MONNAIE
Nous pr(
itérons la
méthode l
iclgc, dite
italienne
en France,
d’abord, parce que l’effet est moins disgracieux (il suffit d’examiner l’exemple ci-dessus) ; ensuite, parce que la composition de la tête se fera bien plus commodément.
Souvent aussi, les têtes sont conservées pour être adaptées à d’autres pages. Avec notre méthode, on séparera bien plus rapidement les deux parties du tableau. Et lorsque la même tête se répète souvent, abandonnera-t-on l’avantage de la faire clicher (1), ce qui n’est possible, avec le système de filets traversant la page de haut en bas, que si l’on ne s’inquiète pas de la jonction ?
Généralement, quand on a une tête de tableau à composer dans le genre de celle qui figure page 215, on s’aperçoit, lorsque le travail est terminé, que la partie de dessous est plus forte que la justification sur laquelle a été composée la ligne : TGcîg’ems chargés à 5,000 kilos.
Cette différence doit être attribuée à deux causes :
1° Plusieurs lignes de caractères superposées avec des morceaux d’interlignes ou de blancs amènent un forcement sur un blanc unique de la longueur totale de ces lignes, par le fait de la crasse qui s’attache inévitablement au métal usagé;
2° Les différents montages du composteur amènent fatale-
(1) Recommandons, en passant, d’ajouter une bandelette de papier à chacune des colonnes d’une tête de tableau destinée au clichage, en vue du retrait qui se produit infailliblement.
ment une différence sur une justification unique de la totalité des justifications partielles.
On évitera cet inconvénient en tenant compte des recommandations suivantes :
On monte le composteur sur la justification de la ligne principale : I Vagons chargés à 5,000 kilos, en se servant des mm et des morceaux de filets qui ont servi à délimiter les justifications partielles. On compose ou on introduit le texte de la première subdivision avec les blancs nécessaires, tout en maintenant dans l’outil les cadrats qui simulent les autres subdivisions, et ainsi successivement on compose la suite de la tête. Les lignes qui doivent figurer verticalement seront composées dans un second composteur et introduites à leur place respective dans le composteur dont il est question cidessus.
Mais pour arriver au résultat désiré, il conviendra de passer sur la lime tous les blancs à introduire, pour en faire disparaître la crasse. Et du même coup on enlèvera les bosselures et les bavures dont bien souvent les blancs et les interlignes sont gratifiés.
Il est prudent aussi, quand on a un certain nombre de lignes à composer sur une même justification, de laisser dans le composteur un blanc correspondant à cette justification, de façon que si l’outil se desserre on puisse s’en apercevoir de suite. C’est un accident qui se produit parfois et qui entraîne un travail ennuyeux de rejustification.
La tête étant composée, on adapte le corps du tableau. Ce travail peut se faire sur le marbre, sauf pour les tableaux à colonnes pleines, lesquelles ne peuvent être composées que sur galée.
On 11e placera les filets-cadres autour des grands tableaux que lorsque la composition est en châssis.
Pour les petits tableaux, 011 se servira avantageusement de filets-cadres en cuivre; mais pour les grands tableaux, on emploiera des filets en fonte d’une pièce. O11 coupera ces filets légèrement plus faibles que la composition, afin d’éviter qu’ils forcent au serrage et produisent à l’impression ce vilain effet de contorsion que présentent certains modèles.
COMPOSITION UES TABLEAUX
De même, pour la séparation des colonnes dans les grands tableaux, on emploiera de préférence des filets en fonte, afin de ne pas immobiliser un matériel coûteux.
Les tableaux trop larges pour pouvoir être placés dans le sens horizontal peuvent l’être dans le sens vertical, de bas en haut, que la page soit paire ou impaire; mais on répétera la tête à chaque page pour la facilité du lecteur, à moins que la suppression d’une tête ne permette de gagner une page.
Les notes d’un tableau composé verticalement se placent au bas du tableau, aussi dans le sens vertical. Celles ajipartenant à un tableau dont la justification a été élargie doivent être composées sur cette même justification et se placer au bas de la page.
Si une note figure au bas d’un tableau qui occupe deux pages en regard, le texte de chaque ligne se continue à la deuxième page avec une interruption pour le pli de la feuille.
Voici un exemple :
(1) Si une note ligure au bas d’un tableau qui occupe deux pages en regard, le texte de cette note doit être continué à la deuxième page, en ménageant un blanc au milieu pour le pli de la feuille, ainsi que nous le
démontrons ici.
Quand le tableau forme un tout par lui-même, on l’entoure d’un filet-cadre des quatre côtés. Si, au contraire, il s’agit de tableaux se faisant suite, on ne met pas de filet-cadre au bas.
Et si le dernier de ces tableaux n’occupe qu’une partie de la page, celle-ci sera laissée courte, à moins qu’on ne puisse facilement lui donner la longueur normale à l’aide d’une partie de texte.
Les tableaux composés sur deux pages en regard n’occirpent pas toujours le centre de la feuille dans l’imposition.
Quand il s’agit d’une brochure ne faisant qu’une feuille et que cette feuille ne doit pas être cousue, on peut avoir un tableau portant sur les deux pages du milieu de la feuille sans qu’il soit besoin de le couper, tandis que s’il s’en trouve un, portant sur deux pages autres que celles du milieu, il faut le
Côté de seconde.
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