DE L ÉPIGRAPHE
§6. — De l’épigraphe.
L’ épigraphe est une sorte de maxime qui se place au grand titre ou aux subdivisions d’un livre, en la renfonçant de deux cadratins sur la droite.
Elle se compose en petits caractères, sur les deux cinquièmes environ de la justification; mais cette donnée peut varier selon l’étendue de l’épigraphe ou de la largeur du titre.
En prose, l’épigraphe se compose en alinéa ordinaire :
Le travail est un des meilleurs remèdes contre les peines, les ennuis et la souffrance.
Si elle est en vers, on compose ceux-ci d’après la règle qui leur est propre :
Elle était de ce monde où les plus telles choses Ont le pire destin.
Et, rose, elle a vécu ce que vivent' les roses, L’espace d’un matin.
Malherbe.
Souvent l’épigraphe comprend une citation en langue étrangère, accompagnée de sa traduction. Dans ce cas, la première se met en italique, et la seconde en romain, sans guillemets :
Conjitebor tibi in gentibus... et nomini tuo cantdbo.
Je confesserai votre nom dans les nations, et je chanterai sa gloire.
Ps. XVII, 50.
Anciennement, il était de mode de placer l’épigraphe entre deux filets. Cela ne se fait plus.
g 7. — Des lettrines, initiales ornées et lettres de deux points.