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DES TITRES COURANTS ET FOLIOS

On désigne généralement sous le nom de folio la ligne qui reproduit en tête de chaque page d’un volume le titre de l’ouvrage ou simplement celui d’un chapitre.

C’est une erreur.

Cette ligne s’appelle titre courant, et le chiffre qui sert à numéroter les pages est le folio.

Les titres courants se composent en grandes capitales, en petites capitales ou en italique; mais ils doivent être de la même famille que le texte, et d’un œil de préférence plus petit que plus grand.

On peut les placer entre deux filets fins ou les séparer du texte par un seul filet fin sur toute la largeur de la page.

Pour les poésies dialoguées ainsi que pour les pièces de théâtre, les titres courants se mettent toujours en italique, afin d’éviter la rencontre de deux lignes en petites capitales identiques.

Les goûts diffèrent relativement aux titres courants. Certains auteurs demandent à faire figurer le titre de l’ouvrage et l’énoncé du chapitre, du livre, de la partie et du paragraphe; d’autres veulent le titre de l’ouvrage et le libellé du chapitre ou du paragraphe courant.

(d) La première impression où l’on trouve des folios est le Sermon ad populum, in-4°, imprimé en 1470 à Cologne, par Arnold Therhœrnen.

C’est aussi le premier imprimeur qui ait placé des titres, courants au liant des pages, ainsi qu’on peut le voir dans son Quodolibeta de saint Thomas d’Aquin, 1471, in-folio.

Quelques imprimeurs tentèrent de placer des folios au bas des pages. Ils ne furent pas suivis. Depuis, on revient à cette mode.

DE LA MISE EN PAGES

Voici un exemple des deux cas :

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