‹ Vade-mecum du typographieChapitre 220 sur 269 · EN C R ES COMM UNICATI VES · texte numérisé non relu

EN C R ES COMM UNICATI VES

Nous croyons utile de donner ici la manière de se servir des encres communicatives; car, si elles sont d’un emploi facile, il y a plusieurs précautions à prendre, précautions diamétralement opposées à l’emploi des encres typographiques ordinaires.

Il faut surtout employer du papier bien collé et satiné pour que F encre 11e soit pas absorbée, des rouleaux bien dégraissés et très secs, de façon qu’aucun ingrédient provenant de l’encre ordinaire 11e puisse se mélanger à l’encre communicative. La table à encre doit également être lavée et nettoyée avec précaution, ainsi que la composition. Il est évident que celle-ci ayant été encrée à l’encre ordinaire pour donner épreuve au client, il s’ensuit qu’elle doit subir un lavage et un rinçage complets ; on la laisse ensuite sécher.

Si le blancliet du cylindre est souillé, il faut le recouvrir d’une feuille de papier propre.

On ne doit ajouter à l’encre communicative ni vernis, ni matière grasse, ni eau, mais simplement un peu de glycérine si elle est trop forte, cas assez rare, mais qui peut se produire si l’on conserve par trop longtemps une encre communicative sans s’en servir.

Il faut aussi encrer fortement.

Nous avons copié des formulaires ayant deux ans d’impression, en pratiquant comme il est dit ci-dessus.

Une fois le tirage terminé, la forme, la table et les rouleaux doivent être lavés tout simplement à l’eau pure.

Une précaution qu’il ne sera pas inutile de prendre est, si le tirage n’est pas terminé à la fin de la journée et doit se

continuer le lendemain, de laver au moins les rouleaux, car l’encre sèche assez rapidement sur la pâte et pénètre dans les pores.

Page 1