‹ Vade-mecum du typographieChapitre 235 sur 269 · SUR PARCHEMIN · texte numérisé non relu

SUR PARCHEMIN

il n’arrive pas souvent, à notre époque, qu’on imprime des ouvrages entiers sur parchemin, mais on l’emploie assez bien pour couvertures. Il est donc utile que les imprimeurs soient mis au courant des instructions relatives à son impression.

O11 intercale le parchemin, feuille par feuille, dans du papier d’un plus grand format, modérément trempé. Ce papier, qui communique sa moiteur au parchemin, doit être d’une pâte égale; sans cela, ses défauts, ses grains, ses vergeures se reproduiraient en gaufrages dans l’épaisseur du parchemin. Le temps en temps, on s’assure de la souplesse acquise. Lorsqu’il a perdu sa raideur, on procède à l’impression, sans retirer toutes les feuilles à la fois.

L’opération ne demande pas plus de dix minutes. Il est essentiel que le parchemin 11e soit pas trop humide, cela lui communiquerait une teinte jaunâtre et lui ferait perdre une partie de sa valeur.

Le parchemin imprimé se met à l’abri de l’air; on le pose à plat, sans le moindre pli, entre des feuillet de papier sec, lesquelles sont mises à leur tour entre deux planchettes légèrement chargées. C’est ainsi qu’on le laisse sécher, lentement, jusqu’à ce qu’il reprenne sa première apparence. On ne peut satiner ni glacer le parchemin.

Page 1