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ÉTABLISSEMENT DES PRIX

dans les spécimens des fondeurs doivent être produits d’après un original à graver aux frais de celui qui les demande.

Ces originaux sont de trois espèces : en bois, en zincogravure et en photogravure.

Un dessin quelconque suffit pour produire une gravure sur bois; pour la zincogravure, il faut un dessin correct au trait ou une épreuve de gravure sur bois, non usée, et pour la photogravure, une photographie.

La dimension en centimètres (hauteur et largeur) doit être soigneusement indiquée.

Quand les clichés à fournir sont des reproductions de dessins industriels ou de marques spéciales, il est prudent de s’assurer si le. client est le propriétaire de ce dessin ou de cette marque, car les tribunaux condamnent aussi bien celui qui a imprimé la marque que celui qui en a fait usage.

Châssis. — En passant une commande de châssis, il importe d’indiquer :

1° Les dimensions extérieures ;

2° L’épaisseur du fer à employer ;

3° S’il faut une barre;

4° Si les châssis doivent être simples ou jumeaux.

Et s’assurer, avant de commander, de la dimension du marbre de la presse, afin que celui-ci puisse facilement recevoir le châssis.

§ 6. — Etablissement des prix.

Pour fixer le prix â facturer au client, il est nécessaire de connaître le prix de revient du travail exécuté (1).

Ce prix de revient doit comprendre :

1° Le montant des salaires payés pour l’exécution du travail et des acquisitions de matériel ;

2° Une part proportionnelle dans les frais généraux;

3° Le bénéfice net.

(1) Un livre d’inscription des commandes, établi d’après le formulaire annexé ci-après, est indispensable pour permettre l’établissement des prix de revient d’un travail.

Les frais généraux comprennent :

1° Les appointements de la direction, du personnel, des voyageurs ;

2° Le salaire des hommes de peine et apprentis non occupés à la casse;

3° Les frais des imprimés administratifs et de bureau;

4° Les commissions allouées;

5° L’amortissement du matériel;

6° Les intérêts du capital engagé;

7° Le loyer, l’entretien de l’immeuble, les patentes, contributions, assurances, l’eau, le chauffage, l’éclairage, la force motrice ;

8° Les dépenses pour les encres ordinaires, vernis, pâte à rouleaux, graisse, huile, colle, cordons, blanchets, ficelles, brosses, etc.;

9° Le temps passé aux travaux accessoires, tels que fonte des rouleaux, comptage et trempage des papiers ;

10° Une somme approximative pour les frais de réparation des machines.

Pour ne pas avoir à se livrer à des calculs constants, l’imprimeur ajoute au prix de revient un certain taux pour cent représentant la part proportionnelle dans les frais généraux et son bénéfice net. Cela s’appelle les étoffes.

Si l’on doit établir un prix avant l’exécution du travail, on commencera par fixer celui du papier.

On procédera ensuite à l’établissement des frais de composition. Si celle-ci comporte un texte varié, exigeant l’emploi de caractères divers, ou si elle est trop irrégulière, il faut baser le prix sur le nombre d’heures nécessaires pour la faire ; si, au contraire, la composition est à établir dans un même caractère, il faut calculer le nombre de lettres à la page.

En fixant un prix basé sur le temps nécessaire pour l’exécution du travail, il est souvent prudent de majorer les heures, afin de prévoir les délais ou les corrections que l’on ne peut pas toujours faire figurer sur la facture.

Quant aux frais du tirage, ils peuvent être diminués par l’emploi de clichés.

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