ÉTOFFES
Sont donc considérés comme étoffes, le bénéfice net ajouté au prix de revient, et la part proportionnelle dans tous les débours effectués en dehors des salaires.
Le taux des étoffes ne peut être le même pour tous les travaux. Ainsi, pour les labeurs, il peut être fixé, sans exagération, à 50 ou 60 °/0; pour les travaux de ville, de 80 à 100 °/0, et pour les journaux, à 30 ou 35 °/0.
Il est en outre permis de prélever 10 °/0 de bénéfice sur tous les achats qui ont dû être effectués pour le compte du client. Sur les papiers, le bénéfice peut être de 20 °/0.
Nous venons de dire qu’une certaine gradation doit être observée dans la fixation du taux des étoffes. Il importe cependant de remarquer que ce taux doit être bien étudié, afin de ne pas tomber d’un excès dans l’autre : demander trop ou pas assez.
Prenons un exemple :
TJn client commande 1,000 factures. Supposons un prix de revient de 5 francs. L’imprimeur appliquera 100 °/0 d’étoffes, soit 10 francs à facturer. Ce qui n’est pas exagéré.
Vient un autre client qui commande un approvisionnement
d’imprimés administratifs, dont le prix de revient est de 150 francs. L’imprimeur lui appliquera-t-il également 100 °/0 d’étoffes, ce qui mettrait le prix de facture à 300 francs?
Evidemment, non.
La conclusion est que l’imprimeur doit se rendre compte très exactement du montant de ses frais généraux annuels , afin de pouvoir fixer d’une manière raisonnable la part proportionnelle pour cent afférente à chaque travail d’après son importance, car il est pour ainsi dire impossible d’établir exactement le prix de revient des plus petits travaux. Il serait même fastidieux de chercher à l’établir.