CONCLUSION
Les premières pages de ce manuel ont été consacrées à des considérations sur l’ordre et la méthode que tout ouvrier consciencieux doit observer dans l’exécution de son travail journalier.
Nous terminerons en livrant les mêmes conseils à la méditation de celui qui veut conduire une imprimerie et diriger comme il convient le personnel qu’il a sous ses ordres.
Il ne suffit pas de s’improviser chef de maison : il faut en avoir les aptitudes ou chercher à les acquérir.
Combien d’industriels ne doivent s’en prendre qu’à euxmêmes des résultats peu satisfaisants qu’ils obtiennent après plusieurs années d’exploitation.
Un mauvais agencement du matériel et une mauvaise compréhension du travail paralysent l’action commune, la coordination qui doit exister entre tous les rouages de l’exécution.
Et finalement les frais généraux s’élèvent à un taux exagéré, nullement en rapport avec l’importance du chiffre d’affaires, ce qui rend la concurrence difficile, si lias impossible.
Le choix du personnel aussi n’est pas sans exercer une influence considérable sur la marche des affaires. S’entourer d’auxiliaires intelligents doit être la préoccupation constante de celui qui a la responsabilité de la direction.
Tout travail vaut ce que Von paie. Ah ! si chacun pouvait se pénétrer de cette indiscutable vérité, nous 11e verrions pas se produire ces prix inexplicables qui 11e sont malheureusement que la conséquence de calculs mal établis, peu ou point étudiés, ne s’appuyant par conséquent sur aucune base sérieuse.
Le remède à cette situation, qui ne date pas d’hier . (1)?
Travailler de plus en plus à l’expansion de l’enseignement professionnel technique, — le rendre meme obligatoire ; créer des cours d’enseignement professionnel commercial, afin de former non seulement des travailleurs d’élite, produisant vite et bien, mais mettre aussi les jeunes gens à même d’acquérir les connaissances nécessaires pour remplir dignement la mission qui peut leur être dévolue plus tard comme chefs de maison.
C’est vers la réalisation de ce but que doivent tendre aujourd’hui toutes les bonnes volontés.
(1) « II y a tant de maîtres imprimeurs qui connaissent mal leur état; tant d’autres qui, seulement prête-nom ou associés d’industrie, sont obligés de travailler à tout prix, ou qui ne voient dans un marché que la proximité du moment de toucher de l’argent comptant ou des effets négociables, sans songer en même temps aux frais énormes que chaque jour de travail prépare lentement mais inévitablement, que les prix d’impression sont variés à l’infini et presque tous à un taux au-dessous de leur valeur moyenne. » ( Manuel nouveau de typographie, par A. Frey, Paris, 1835.)
Vocabulaire illustré
DU