NÉCESSAIRES POUR LA COMPOSITION DES PRINCIPAUX IDIOMES EUROPÉENS
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(prosodie)
éàèùâêîôûëïüÉÈÊË
âé î düêôâôÂÉIÔÙÊÔÂÔ
à è i ô ù À È (en poésie, on emploie parfois les accents trémas), ôàèiâëïôüâêîôûd s tÔÀÈÎÂË ÏÔÎJÂÊ ÎÔÛ D S T âé i düôüôuÂÉIÔU. ÔÜÔÜ
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(4) Note grammaticale. — Il y a trois accents en français :
V accent aigu, proposé dès 1529 et 4531 par Giles du Guez et Sylvius, employé couramment à partir de 4580 à la fin des mots seulement, et dont on n’a commencé à se servir dans le corps des mots que vers la seconde moitié du XVIIe siècle. Aujourd’hui, on le met : 4° sur tout e fermé terminant une syllabe : bon-té, vé-ri-té ; 2° à la place d’un ancien s supprimé : é-pée pour es-pée, é-co-le pour escole.
L’accent grave, employé au XVIIe et au XVIIIe siècle uniquement à la fin des mots en es comme après, succès, progrès, et dont l’usage ne s’est généralisé qu’au commencement du XIXe siècle. Aujourd’hui, on le met : 4° sur tout e ouvert qui termine une syllabe dans le corps d’un mot : pè-re, ri-vi-è-re; 2° sur tout e ouvert qui se trouve dans la dernière syllabe d’un mot finissant par s : accès, succès ; 3° sur à et dès prépositions, là et où adverbes, çà, deçà, déjà, holà, voilà.
L’accent circonflexe, proposé dès le XVIe siècle, mais qui ne figura réellement dans l’écriture qu’à partir de la réforme de l’orthographe par l’Hôtel de Rambouillet en 4654 et qui se met aujourd’hui : 4° sur des voyelles longues : rô-le , flûte ; 2° sur l’avant-dernière syllabe des deux premières personnes du pluriel du passé défini : nous aimâmes, vous finîtes; 3° sur la dernière syllabe de la troisième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif : qu’il allât, qu’il rompit ; 4° sur l’o des pronoms possessifs le nôtre, le vôtre ; ce qui les distingue des adjectifs possessifs notre, votre; 5° sur Vu des adjectifs sûr et mûr; 6° sur Vu des participes passés dû, crû, de croître, mû, mais seulement au masculin singulier ; 7° sur Vi des verbes en offre et aître dans les formes où cet i est suivi d’un t : il paraît, il croîtra. Presque toujours l’accent circonflexe remplace une voyelle supprimée ou une consonne supprimée qui est le plus souvent un s : flûte pour flaïite, rôle pour roole, mûr pour meur, âme pour anme, âne pour asne, tête pour teste, évêque pour evesque.