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DU POINT

Le point indique la fin d’une phrase.

On l’emploie aussi comme signe d’abréviation. Exemples : LL. MM. S. M. S. A. R. N.-D. fr. M. etc.

Les lettres grandes capitales employées comme renvois de notes et de pièces justificatives, ou placées au milieu de la

DE LA VIRGULE

ligne dans certains ouvrages, tels que catalogues, dictionnaires, tables, etc., ne doivent pas être accompagnées d’un point.

Points de suspension. — On emploie les points de suspension pour indiquer un sens inachevé ou une citation incomplète.

Nous ne nous expliquons pas la diversité qui existe dans l’emploi de ces points : trois ou cinq, disent les uns; d’autres, trois ou six, trois ou davantage, lorsqu’on veut indiquer une lacune.

Pourquoi ? Et qui doit décider de l’importance de la lacune ? Le compositeur? Mais il ne la connaît pas !

Ne serait-il pas plus simple de n’en mettre jamais plus de trois?

C’est la solution que nous préconisons. Exemple :

... Nous allons examiner, dit encore l’orateur... Mais ceci est sans intérêt pour nos lecteurs.

M. N... (quelle que soit la longueur du nom).

O11 peut aussi indiquer une suspension dans le discours par une ligne entière de points espacés d’un cadratin ou d’un demicadratin, selon la justification.

DE LA VIRGULE

La virgule sert à séparer les sujets, les verbes, les attributs, les compléments de même nature, en un mot, toutes les parties semblables d’une phrase.

Au point de vue de l’élocution, elle indique qu’il faut faire une courte pause avant d’énoncer le mot qui suit. Exemple :

Les Belges sont bons, généreux, braves et industrieux.

L’attelage suait, soufflait, était rendu.

On emploie aussi la virgule pour séparer entre elles les différentes propositions d’une phrase :

Le paysan qui croit tout, le citadin qui ne croit rien, celui qui doute de tout, sont des êtres mal organisés.

On emploie encore la virgule dans les phrases à deux membres :

Les effets dont vous parlez, je les avais sentis depuis longtemps.

Il faut mettre entre deux virgules tout mot ou toute expression qu’on peut retrancher sans nuire au sens de la phrase :

L’ambition, comme la colère, conseille toujours mal.

Les mots mis en italique et entre virgules peuvent être retranchés, parce qu’ils ne sont pas ' rigoureusement necessaires au sens de la phrase.

Quand le mot ou les expressions qu’on peut retrancher sont placés au commencement ou à la fin de la phrase, il faut les détacher par une virgule :

Triste et abattu, Télémaque suivait de près.

Les méchants ne sont pas toujours heureux, quoiqu’ils prospèrent quelquefois.

De même, toute proposition qui vient couper une autre proposition et qui peut être supprimée sans nuire au sens doit être mise entre virgules :

Le castor, que tout le monde admire, sait, comme l’homme, sé mettre à l’abri de l’intempérie des saisons.

Mais si cette coupure est indispensable au sens de la phrase, on doit composer :

L’animal que nous regardons comme le plus intelligent, c’est le cheval.

Si on mettait une virgule après animal, le reste de la phrase serait inintelligible, car on ne saurait dire dans un sens général :

L’animal c’est le cheval.

Pour la même raison on composera :

1° Avec deux virgules, les propositions incidentes explicatives suivantes :

Les passions, qui sont les maladies de l’âme, viennent de notre révolte contre la raison.

La femme, qui fait le plus bel ornement de la société, néglige souvent ce qui peut la rendre aimable.

DE LA VIRGULE

parce que la partie de phrase mise entre virgules peut être supprimée sans nuire au sens général ;

2° Avec une virgule, les propositions incidentes déterminatives :

Les passions qui font le plus de ravages, sont l’ambition et l’avarice.

La femme qui se montra la première, fut la seule dont la présence inspira quelque intérêt.

parce que la partie de phrase mise en italique ne pourrait être supprimée sans rendre la suite incompréhensible.

Il en résulte que les mots car, mais, si, ainsi, aussi, comme, toutefois, pourtant, néanmoins, or, et, que, donc, enfin, d'ailleurs, cependant, aujourd'hui, demain, le lendemain, ce soir, ce jour-là, Jè te., prennent après eux une virgule chaque fois qu’ils sont suivis d’une expression ou d’une proposition qu’on peut retrancher, et n’en jirennent pas lorsqu’aucune proposition de cette nature ne les accompagne. Quelques exemples :

Avec une virgule :

Cependant, dès le moment que l’on fut instruit des événements malheureux , on s’empressa de secourir ceux qui restaient encore.

Mais, au lieu de l’écouter, il le fit lapider par ses gens.

Donc, pour peu qu’on y fasse attention, il est facile de comprendre la règle.

D’ailleurs, dans les circonstances où nous sommes, il est difficile de connaître la vérité.

Aujourd’hui, si vous voulez, nous prendrons le parti que l’on a proposé.

Sans virgule :

Cependant on s’empressa de secourir ceux qui restaient encore.

Mais il le fit lapider par ses gens.

Donc il est facile de comprendre la règle.

D’ailleurs il est difficile de connaître la vérité.

Aujourd’hui nous prendrons le parti que l’on a proposé.

Lorsque le mot si signifiant très, tellement, est suivi d’un second que, la virgule ne se place qu’avant ce second que :

Il est si (tellement) difficile que cette maxime instruise, qu’k peine voudra-t-on y ajouter foi.

Tandis qu’il faudrait la virgule avant le premier que dans cette phrase :

La règle est si facile, qu il est impossible de ne pas la comprendre.

On ne met pas de virgule devant le mot et lorsque ce mot sert à unir deux mots simples ou deux idées de même nature et de peu d’étendue :

Un imprimeur, un musicien et un peintre ont souvent le verre en main.

Des bancs de coquilles et des productions végétales pétrifiées, prouvent le séjour que la mer y a fait.

Mais il faut une virgule devant le mot et chaque fois que ce mot se trouve entre deux idées de nature différente, ou bien entre deux idées d’une même nature, mais d’une étendue trop grande pour ne pas être séparées par une virgule :

Vous avez envie de rire, et moi je suis accablé de tristesse.

Admirez un guerrier dans l’action, un pilote dans la tempête, et la vertu dans les revers.

La même règle s’applique aussi avec les mots ni et ou :

Sans virgule :

Ni l’or ni la grandeur ne nous rendent heureux.

Vous lirez ou vous écrirez.

Avec virgule :

Je ne veux plus vous voir dans l’état où vous êtes, ni vous parler des risques que vous courez.

Tout reconnaît ses lois, ou brigue son appui.

On met encore une virgule pour remplacer un verbe qui, déjà mis dans un premier membre de phrase, est sous-entendu dans le second :

L’amour de la gloire meut les grandes âmes, et l’amour de l’argent, les âmes vulgaires.

Les mots dit-il, dit-on, ajoute-t-il, répondit-il, dis-je, ainsi que les mots monsieur, madame, etc., lorsqu’on adresse la parole, se mettent toujours entre deux virgules.

Remarque. — Il importe de ne pas employer indistinctement une virgule ou un trait d’union dans les cas suivants :

Voir pages 25, 45; années 1864, 1866.

Voir pages 25-45; années 1864-1866.

La virgule indique que c’est à la page 25 et à la page 45, à l’année 1864 et à l’année 1866 qu’il faut recourir; tandis que le trait d’union signifie depuis la page 25 jusqu’à la page 45, etc.

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