‹ Vade-mecum du typographieChapitre 60 sur 269 · DU CROCHET · texte numérisé non relu

DU CROCHET

Le crochet s’emploie dans les formules algébriques concurremment avec la parenthèse (voir Algèbre) et dans la composition des vers, lorsqu’une ligne est trop longue pour entrer dans la justification :

Voici présentement la lune, et puis l’histoire

D’Adam, d’Ève et des animaux...

Voyez, Messieurs, comme ils sont beaux!

Voyez la naissance du monde ; [fonde,

Voyez... Les spectateurs dans une nuit pro- Équarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien

[voir ;

L’appartement, le mur, tout était noir.

Comme on le voit, il est permis d’introduire la fin de la ligne ou du mot dans le blanc de la ligne précédente ou suivante. S’il y a impossibilité, on fait une ligne spéciale.

Lorsque, dans une intercalation mise entre parenthèses, il

se présente une autre intercalation à mettre également entre parenthèses, on se sert de crochets :

Ce pouvoir conducteur est à peu près le double de celui du fer (fer forgé à 50° 17,72 [Forbes]) et de l’étain (14,46 à 0° [H. F. Weber]), la moitié de celui du cuivre (71,98 jusqu'à 72,26 de 0° à 100° [Lorenz]), et 1/3 de celui de l’argent (109,6 à 0° [H. F. Weber]).

Les crochets peuvent encore être employés pour renfermer dans un texte original des parties de phrases explicatives ou complémentaires .

Page 1