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DU POINT TYPOGRAPHIQUE

le iioint Didot et le mètre qu’entre celui-ci et le point Fournier. On peut s’en rendre compte en examinant l’échelle (pie voici, établie très minutieusement :

Système Fournier.

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Système Didot.

On est généralement peu au courant de toutes ces questions techniques, que l’on croit 11’ètre pas indispensables au travail de chaque jour. C’est ainsi que dans les imprimeries où le point Fournier est en usage, la plupart des typographes, confondant les deux systèmes, appellent, par exemple, corps 13 ce qui est du 12 Didot, ou corps 39, du 36 Didot; tandis que dans les imprimeries montées sur point Didot, on appelle corps bâtard ce qui est en réalité du point Fournier.

Ft comme, généralement, les imprimeurs achètent un peu partout les fantaisies qui leur plaisent, sans les blancs nécessaires, et souvent sans s’inquiéter du point ou de la hauteur des caractères, les compositeurs appellent bâtards tous les corps dont ils ne trouvent pas à l’atelier les blancs correspondants.

Depuis l'invention de Fournier, il n’y a plus de corps bâtards, sauf dans quelques imprimeries qui possèdent encore des types de provenance très ancienne, ne pouvant être remplacés parce qu’ils sont engagés dans des modèles d’une certaine importance, et dont l’impression est périodique.

Mais, chose extraordinaire, en Angleterre chaque fondeur observait encore il y a cinq ou six ans son système personnel de fabrication. Et les caractères d'une même fonderie n’avaient aucun rapport exact entre eux ! Encore bien moins avec ceux des autres maisons.

Depuis, l’unification du point a fait un grand pas dans ce

pays. Le point- System, que les fondeurs anglais ont adopté, est le même que celui observé par les fondeurs américains, et ce système se rapproche sensiblement du point Fournier. On en jugera en comparant des lettres fondues sur point Fournier avec les lettres reproduites ci-dessous et fondues en Amérique :

60 points.

La Conférence du Livre, qui s’est tenue à Anvers en 1890, a émis le vœu de voir baser le point typographique sur le système métrique. C’est évidemment la solution la plus rationnelle, mais comment la faire entrer dans le domaine de la pratique sans bouleverser complètement l’état de choses existant ?

§ 2. — Des caractères.

On entend par caractère l’assortiment complet des lettres et signes qui servent à la composition typographique.

DES CARACTÈRES. 9

Chaque caractère cle texte comprend :

1° Les lettres bas de casse (minuscules), se subdivisant en :

a) lettres simples :

abcdefghijklmnopqrstuvxyz

b ) lettres doubles :

æ ç ff fi fl ffi fil œ w (et ij pour le flamand)

c) lettres accentuées (1) :

àâéèêëîïôôôoùûü

2° Les grandes et petites capitales (majuscules), se subdivisant de même en :

a ) lettres simples :

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVXYZ (2)

b ) lettres doubles :

c ) lettres accentuées :

3° Les chiffres :

1234367890 4° Les signes de ponctuation :

3° Les signes :

’ de l’élision ou apostrophe ; - trait d’union ; § paragraphe ; ) parenthèse ;

[ crochet; / barre de fraction ; * astérisque; » guillemet; — tiret; Jç croix.

6° Les lettres supérieures :

(1) La composition de certaines langues étrangères exige d’autres lettres accentuées : on en trouvera le tableau à la page 30.

(2) Les caractères de genre et de fantaisie n’ont, pour la plupart, ni petites capitales, ni supérieures, ni signes autres que les signes de ponctuation.

Et enfin :

7° Les blancs, qui sont moins hauts que les lettres et qui comprennent :

Les cadrats, de trois dimensions, valant respectivement 2, 3 et 4 cadratins;

Le cadratin, à quatre faces égales, équivalant à la force de corps du caractère;

Le demi-cadratin, qui équivaut à la moitié du cadratin ;

La grosse espace, valant le tiers du cadratin;

La moyenne espace, valant le quart du cadratin ;

L’avant-fine et la fine espace, qui servent à parachever la justification des lignes.

Note. — Quelques typographes ont pour habitude de désigner les cadrats par le mot blancs. C’est une erreur : les blancs comprennent sept espèces différentes, ainsi qu’on vient de le lire.

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