‹ Valentine de MilanChapitre 1 sur 59 · Valentine de Milan · texte numérisé non relu

Valentine de Milan

"T-e neveu d'un di>s plus grands musiciens français, M. Louis-Josebp Daussoigne-Méhul, né à Givet leiî4juin 1790,est mort à Liège le 10 de ce mois, • En 1797, dit le Guide musical, MlIiuI ref^ut sa double nomination 'd'iuspecleur au Conservatoire et de membre de l'Institut. Il se rendit à Givet et pria sa vie'dle tante de venir à Paris, pour gouverner sa maison. Elle y consentit ; mais elle ne put retenir ses larmes en jetant les yeux sur un enfant de sept ans qu'elle tenait endormi sur ses genoux. Elle ne l'avait jamais quitté, c'était pour lui une seconde mère ; la première était morte. « Voilà, dit-elle, mon » cher Méhul, le plus vif de mes regrets. — Eh bien, l'enfant sera du voyage; » je le placerai dans une classe de solfège, et, s'il est intelligent et honnête » homme, il se tirera d'aflfaire comme tant d'autres. » Louis-Joseph Daussoigne était cet enfant. Méhul n'a point été trompé : les conditions qu'il semblait exiger, les résultats qu'il attendait des soins paternels donnés à son neveu, ont été payés par une tendresse filiale, le dévouement d'un cœur reconnaissant, joints à la sévérité des principes d'honneur et de probité dont son oncle lui avait offert le précieux exemple. Daussoigne s'est ainsi montré digne d'une illustre parenté. Elève de son oncle, il en a terminé les œuvres posthumes. La belle partition de Valentine de J/i7an renferme beaucoup de morceaux de sa main ; la critique exercée n'a pu les reconnaître et les signaler : la touche de l'élève se confond avec celle du maître; on ne saurait louer Méhul sans applaudir au talent de son neveu. Daussoigne avait donné, en 1820, Aspasie, à l'Académie rovale de musique de Paris, opéra qui le fit connaître avantageusement. Plus tard, il exécuta avec beaucoup d'intelligence le travail nécessdre pour la mise en scène de Stratonice, au même théâtre. Après un autre opéra qui eut peu de succès ; les Deux Salem, Daussoigne renonça définitivement au théâtre. » Quelque temps après il quitta le Conservatoire de Paris, où il était professeur d'harmonie èt prit la direction du Conservatoire de Liège. Il garda ce poste jusqu'en 1862, époque où il prit sa retraite. Daussoigne était membre correspondant de l'Institut de France et chevalier de la Légion d'honneur.

PARIS.cJux.Viwri^ SCHLESIXOER. liùraire el £dùcurde ùi ColA r/i^n de'.,- ûpcrns de Jf-l j

Rue de Richelieu . .\ loj / HERf.IX. eh£^\ A M. Scàlej^in^er. liffrat t e el EdUeur de Must^ue

Page 1