SCENE III
Les mêmes, LAURENCIA, sa petite pharmacie en sau- Et que disait de moi votre belle Princesse, toir, et fermant la porte de sa chaumière, pendant la LAURENCIA, avec bavardage .
ritournelle. I Qu' vous saviez commander Tadmiration même à vos
LAURENCIA, apercevant le prince. ' ennemis;et qu'sinous avions la paix tant d'sirée,c'est à
Eh 1 oui, c'est c'beau cavalier qu' j'eus TboDheur de vous seul q^'on la devrait. Là dessus Tduc de Florence.
s'courir l'autre jour... Il est avec ce médecin français que j 'rencontre souvent herborisant sur ces montagnes. LOUIS, l'apercevant à son tour.
Je ne me trompe point, c'est la digne femme .... (allant au devant d'elle.) Bonne mère,est-ce quevous ne me reconnaissez pas ?
LAURENCIA.
oh qu'si fait, vous n'avez pas d'ces figures qu'on oublie .
LOUIS
Sire Albert, vous voyez ma libératrice: sans elle, emporté par un consier fougueux à travers ces rochers ...
LAURENCIA, l'interrompant .
qui la courtise, d'pâlir et d perdre cont'nance; l'duc de Ferare qui aspire à sa main, d'foncer Tsoucil et d'endêver en silence . . . c'est qu'la belle Valentine fait tourner la tête a tous les princes» de 1 italie.
LOUIS
j:t soupçonne-t-on quel est l'objetde ses secrète pensées?
LAURENCIA.
chacun là dessus jase à sa manière; mais moi j'dis que jusqu'à ce qu'elle trouve un époux digne d'elle . . . c'est qu'elle est si affable, si bonne, si généreuse.' j'peux en parler mieux qu'tout autre, moi.. . mais, je m'tais, je m'tais...(à part. jet c'nest pas sans peine.
LOUIS
Nous nous reverrons, j'eçpère ... je veux que vous
l'n'faut pas tant me vanter pour ça... Dans mon mé- veniez me voir au camp je veux qu'on sache dans tier,on s'coure un chacun, sans distinguer personne: toute l'armée ce que vous avez fait pour moi
Tant mieux quand ca s'trouve être queuqu'beau garçon,ou queuqu'grand personnage^ comme i'm'paraît qu'vous êtes?... la richesse d'vot armure, et c'colier d'or qu'vous m'avez forcé d'accepter, tout m' dit
qu'jai l'bonheor de parler
SIRE ALBERT
Au prince Loui-,au frères du roi de France. LAURENCIA.
Quoi ! vous seriez c'prince français qui, dit on, vaut à lui seul toute une armée, et qu'nos habitans bénissent chaque jour, pour les avoir sauvés du pillage !.. Dieu, je l*vois,a voulu m' donner en vous secourant,la récompense du peu d'bien qu'j'ai pu faire en ma vie la joie... le respect... l'saisissement...
LOUIS
Croyez, digne et excellente femme, que je n'éprouve pas moins de plaisir que vous .
LAURENCIA, avec ivresse.
Excellente femnie'. ... Santa Madona. qu'il est bien!... Ah jen'suis plus surprise de c'que j'entendais Taut'jour dire de vous a la princesse Valentine. (mouvement du prince.) c'est qu'telle qu'vous m'voyez,j'onsrhon neur de 1 approcher, de lui parler souvent.
Il lui serre la main .
LAURENCIA.
Ça n'mérite pas d'en parler; non, vrai, (ja n'en mérite pas la peine.... ah çàn'montez donc plus d'courcier si fougueux jet songez qu'îes jours d'un prince tel que vous , sont si chers! si précieux '...(à part.J ah [qu'il est bien ! pas plus d'fierté qu'un simple soldat -.m'serrantlamain comme si j 'étais son égale. . . Santa Madona ! qu'il est bien! Elle sort panle fond du théâtre, en portantà plusieus reprises ses regards sur le Prince.