SCÈNE VI
LesMêmes, LAURENCIA, VALENTINE, en
même habit de bachelette.
SIRE ALBERT, à demi-voix.
Approchez, approchez.
LAURENCIA, à Valentine qui lui donne le bras.
Reste Ik, toi.
Elle la laisse k l'écart, auprès de l'entrée de la voûte. SIRE ALBERT.
Quelle est donc cette jeune fille^''
liAURENCI A, k demi voix.
Uue dînes nièces qui justement v'nait d'arriTer d' Vérone, quand j^ai rqu vot' émissaire: vous seute;^ hen qn je n'pourais pas laisser c'te jeunesse dans ma cabane seule pendant la nuit... ^KU* ne bougera pas, soyez tranquille; c'est encore simple et timide; mais ça n'vous a que dtonnes intentions, j'en reponds.
SIRE ALBERT
Ajez soin seulement quelle ne se montre pas aux reg^ards du Prince.
LAURENCIA.
Laissez moi f aire. . . et comment s"trouve-t-il ? SIRE ALBERT.
n est dans ce calme momentané qm succède ordinairement a Textréme souffrance.
LAURENCIA, vivement.
Bon sifi^ne ça.... et sa hlessure?
Ne serait , rien, si son imag;ination continuellement ag;itée par Vidée détre victime de la perfidie du Duc de Milan —
VALENTINE, a part-
Kt je ne mexposerais pas a tout pour le détromper! LAURENCIA.
Est-ce (£uil nj aurait pas mojren dcalmer c'f agitation la?... J'men charge, moi.
SIRE AliBERT.
Il désire vous parler seule: le libre accès que TOUS avez auprès de la princesse Valentine. est le motif qui vous amena auprès de lui- Je vais donner des ordres, et veiller ace cpj on ne puisse vous interrompre . Gardez vous surtout de troubler son sommeil; et dès quil s'é-
veillera, montrez-vous a ses re^rards. ^
11 sort.
V^alentine et Laurencia le suivent des yeux.