SCENE X
Lea Précédens. LE GRAND DUC DK MI- LAN, LES DUCS URBAIN. DE FL0R1':N CE, DE FERARE. suite DU GRAND DUC,
ViUa g^eOlS. Ces derniers se placent auprès de Laurencia et de Valentine quils prennent pour u ne simple bachelette.
LE GRAND DUC, écartant vivement tout ce qui scppose a son passage-
Toute résistance est inutilt-: ilfautt[ue je le TOjev il faut que je lui parle.
VALENTINE bas "a Laurencia., Ciel, mou perel Elle se cache parmi les villageois: Urbain la cherche des yeux.
LE CONNETABLE, tirant lo n épee avec fureur. Le Duo de Milan ose pénétrer jusquicil
il se met au devant du Prince.
LOUIS, toujours assis.
Connétalile. daig^nez l'entendre!
LE CONNETABLE, avec menace.
Pourquoi profaner cette enceinte? ... venez-vous insulter a votre victime?
LE GRAND DUC, avec la plus noble assurance.
Si je n'eusse écouté que le ressentiment qu inspire une pareille accusation, je me serais déjà disculpé en présence de nos armées... Mais instruit que Louis de France existait encore, je nai du songer quà le détromper moi-même, a ne pas le laisser emporter au tomheau un odieux soupçon qui. seul, eût empoisonné le reste de ma
▼ le .... s'avancant vers Louis PriUCe,]e SUIS
innocent: je n'emploierai pour vous convaincre, ni le lanH:ag;e d'un accusé, ni les sermens des ames faihles . tirant son épée . Mais je dépose a vos pieds mon épée-. et je jtire a Dieu de ne la reprendre, qu après que vous aurez reconnu que jamais elle ne fut souillée d aucun crime
Il va déposer son épée aux pieds du Prince. LOUIS, le ret enant du geste.
Connétable, 6 mes amis! celui qui se livre ainsi a ma foi. pourrait- il être mou assassin?
LE GRAND DUC. avec élan.
Moi attenter a des jours couverts de g^loire! percer ce coeur maj^uanime sur lequel ma main s est unie a celle du Connétable de France!
VALENTINE, attirée par le noble élan du Grand Duc, et se montrant tout a coup.
Non, non: mon père eu est incapable.
LE GRAND DUC
Que vois -je! ma fille!
LOUIS, lui tendant les bras.
Dieu! quand je crojais la voir et 1 entendre, ce n était donc point une illusion? SIRE ALBERT.
Ce serait la Princesse !... (à Laurencia^Quoi! vous m auriez trompe!
LAURENCIA, avec Tivresie de la joie.
Ab si vous nétes jamais trompé que dia sorte, je n vous conseille pas d'vous en plaindre.
LE GRAND DUC, avec austérité.
Seule eii ces lieux- ei sous CJ? deiruisemeut! VALKNTINE.
O mon père, excusez une demarohe que seinhle accuser lappareiicel mais ne pouTairi, ainsi que vous- supporter 1 affreux soupcou qui planait sur Totre aug;uste téte. jai tout hraré pour de'tromper le Prince....
SIRE ALBERT
Et cest elle (jni la sauvé: oui. ce sont le,« douces émotions dont elle vient delentouro; ({ui ramènent dans ses sens et le calme et la vie.