SCENE m
VALENTINE, URBAIN, LAURENCIA elle porte en sautoir un coffret de cnir contenant sa pharmacie. On remarque à .son roi un riche chaîne dor; snr sa poitrine est suspendue une grande n^nn Htsœur hospitalière . Son vêtement est relui d iiiie riche villag-eoise du Milanais.
URBAIN, l'introduisant.
Entrez, bonne mère, entrez.. . n'ayez pas peur .
LAURENCIA, avec assurance et bavai da^-e.
Peur! qu'est-ce que vous dites donc t Santa madona! j'nons peur de rien... lîen M.S.)
4fi vot ' servante, princesse, (elle lui fait une révérence.) J'peux ben dire qu'il n'est pas dans l'zenvirons d'Cortose une seule cabane où je n'sois connue, de'>irée. Jamais j n'entre au camp du (irand Duc, sans que l'premier soldat (pie j'rencontre, ne m'serre la main , et ne m'dise: Bon jour, mère Laurencia ; Srace a vos soins, ma blessure est guérie , et j'espère a la premièr.e bataille montrernu brave de plus qu'vous avez sauve! . Oh! c'ia fait un bien!... (à Valentine.) Comment va son Altesse ?
Merci, bonne mère; mais si tremblante, si troublée par le combat qui se donne en ce ni<mient ...
L ALRENCIA .
On l's'rait a moins... Kaut-i'qu'not' (irand Duc ait voiilir soutenir les Flamands cont' la France, et attaquer chez eux ces braves Flelvétiens qui viviont s! paisiblement dans leurs montagnes! ...mais j'parle d'ça, moi, comme SI j'j entendais queuqu' chose . Allons, allons, chacun son métier; et pour ca, parlons des commissions qu' vot' Altesse à bien voulu me donner .
VALETI NE, l'interrompant .
Oh! je ne doute pas que vous ne les ayez remplies av« c exactitude.
URBAIN
Taire le bien (ju'elle fait, est l'unique prix
que recherche Valentine.
LAURENCIA
Si vous pouviez voir la princesse parcourir avec moi, des l'aube du jour, les hameaux, les chaumières des environs, et l'camp du (irand Duc . . .
URBAIN
Ah! je ne SUIS plus surpris de ces absences mystérieuses, de cet habit de bachelette, sous lequel je vous vis un de ces matins , et qui vous allait si bien.
LAURENCIA.
Il n'j a qu'not villaD:e (iù son Altessenail point encore daigne porter ses pas.
VALENTINE, lui serrant la main.
C'est que vous ne m'j laissez rien a faire, di£:ne et excellente femme.
LAURENCIA.
Il est certain ([ii'je m'fais un devoir de soulager tout être souffrant qui s'trouve sur mon passai:;e. Français, Milanais ou Flamand, peu m'importe: on militaire bless^ n'est plus d'aucun parti, il n'appartient qu à l'humanite. C'est comme ce i:;iierrier qu' j'eus Faut' jour le bonheur de secourir.
VALENTINE, avec intérêt .
Comment cela ?
LAURE^'CIA,ave^ volubilité.
C'est ben la plus sin£:uliere aventure ! j'm'en vais vous conter ça.
j ' TRIO.
Flûtes.
Hautbois.
Clarinette .
Cors enLa Bassons.
1'! Violon. , 2'. Violon. I
Alto.
Vm.en ri\L.
L \rn \ a.
II R n A I > .
Violoncelle Contre B:'
Haii.
Allegro vivace 160.