SCENE QUATORZIEME
VALENTINE, (seul.)
Charles !.... Charles !.... il ne m’entend point! il me fuit !.... il évite ma présence !.... toute espérance s'éloigne de mon cœur !.... Mon oncle est inflexible ! .…. quel destin est le mien !.... Faisons une dernière tentative. Mon oncle est là ;.….. jetons nous à ses pieds; mais non, il vaut mieux lui écrire !.…..
j'éviterai son premier emportement. (elle s’assied à
la table, et prend une plume)... Que lui dirai-je...! Ah ! laissons parler mon cœur !.... (elle jette les yeux sur le papier.) mais, qui a tracé ces mots !.... Charles évitait mon approche !.... serait-ce pour moi ?.. quel pressentiment!…. sortons de ce doute qui m’accable !... lisons !
“Ne conservant plus despoir de bonheur dans le reste de ma vie ; elle me devient insupportable, je nai plus qu'à siourir.” (on entend un coup de pistolet). Grand Dieu! le malheureux !... courons! s’il est temps encore !.... (clie veut se lever.) Ciel! mes yeux s’obscurcissent ; ma tête s’égare, un froid mortel me saisit !... Ah! (elle retombe évanouie.)