‹ Valentines et autres versChapitre 10 sur 64 · LA DEVISE · texte numérisé non relu

LA DEVISE

Puisque Vous vîntes en ce monde, Sur la Normandie au sol fier, Dans une ville gaie et blonde, Entre les pommiers et la mer ;

Puisqu'il est certain que vous, Femme, Vous pouvez tout, grâce à l'Amour, Vous de qui le regard m'enflamme Comme une Flèche de son Jour ;

Puisqu'il est clair que dans ta tête Ton jugement est ferme et sûr, Et tel qu'en août, aux champs en fête, L'Epi de blé, lorsqu'il est mûr ;

Puisqu'on voit en France les hommes Céder à leurs femmes le pas, Et que les Croqueuses de pommes Leur font mettre à tous chapeau bas ;

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Puisqu'enfin ce n'est pas en rêve Qu'on Te trouve en tout et toujours Parfaite entre les Filles d'Eve Au joli pays des amours ;

J'ai pu calquer votre devise

Sur la mienne, on jugera bien

Si l'on peut penser sans sottise

Que tous deux nous ne sommes rien ;

Donc ma devise est la servante De la vôtre que sans retard J'écris sur la page suivante :

C'est tout une Epopée à part.

LA DEVISE (Suite).

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