ACTE III. SCÈNE VIII
apprenez que le comte de Halzbourg vous abuse, qu’il aime Valérie.
Caroline, froidement. Oui, il en est amoureux fou, je le sais.
Henri. Quoi! vous le savez, et vous l’aimez encore ?
Caroline, le regardant avec tendresse. Presque autant que vous. Et prenez garde, car je n’ai qu’un mot à dire pour que vous partagiez l’affection que j’ai pour lui.
Henri. Pour cela, c’est autre chose.
Caroline. Eh bien, monsieur, apprenez donc, avant tout, qu’il n’a jamais aimé que Valérie, et qu’il ne venait ici que pour l’épouser.
Henri. Comment ! il serait vrai ? Ah ! l’honnête homme ! Je cours le remercier. (Revenant.) Vous êtes bien sûre au moins qu’il l’épousera ?
Caroline. Pourrait-elle le refuser ? C’est à ses soins généreux que, dans ce moment peut-être, elle doit la lumière.
Henri. Que dites- vous ?
Caroline. Le voici.