‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 118 sur 184 · NOC. CU. De · texte numérisé non relu

NOC. CU. De

3. Marion. Journal d'Urologie, t. 1, n° 5, 19 mai 1912, p. 605.

4. Plusieurs épreuves radiographiques, prises à différents jours d'intervalle, ont toujours montré nettement et au même endroit, c'est-à-dire au niveau de ia douzième côte, trois taches sombres, arrondies, des dimensions d’une noisette (PL. radiogr. IH).

sible était la néphrostomie; à la suite de cette opération, l'urine en totalité s’écoula par la fistule lombaire; la vessie se trouva donc complètement « exclue® ».

Josepuson et FoRsELL nous semblent avoir donné la meilleure description des ombres radiographiques dues à la tuberculose caséeuse. « Les dépôts calcaires, disent ces auteurs, sont révélés sur les clichés par de petites ombres, disséminées ou distribuées en groupes (aspect tigré de MaRIoN) ; ces ombres se présentent sous la forme de traits ou de taches, à contours nets très accusés, offrant les dimensions d’un pois ou d’un haricot. À l’opération on peut constater que ces ombres sont produites par de petites cavernes avec incrustations calcaires... »

Lorsque, en outre, les contours du rein sont réduits, il sera permis de conclure à un processus de régression (DIETLEN). Dans d’autres cas, au contraire, le rein figré peut être hypertrophié (Casper).

Les caractères des ombres correspondant aux lésions caséeuses ne sont nullement pathognomoniques. Bien souvent elles ont conduit au diagnostic erroné de calcul (ex. : obs. XIX).

D'après KapsamMER, les ombres de la tuberculose calcaire seraient moins bien limitées que celles des calculs; contrairement à ces dernières, elles se verraient plutôt dans l'ombre du rein que dans celle du Passinet. Rovsine et ForseLL se sont élevés contre

1. À. Borcke. De l'exclusion de la vessie dans la tuberculose réno-vésicale. Journal d'Urologie, t. I, n° 3, 15 mars 1912, p-.345-372.

cette manière de voir et ont insisté sur les difficultés très grandes d’une interprétation exacte”.

La méthode de la pyélographie, préconisée en Allemagne par VoELckER et LiIGHTENBERG*, modifiée par ALBARRAN et ERTZBISCHOFF, a été appliquée par ces derniers auteurs à la tuberculose rénale”. Plus récemment, LICHTENBERG et DierLex", NoGier et REYNARD° l'ont également employée avec succès dans la bacillose du rein à la phase cavitaire.

La pyélographie, c'est-à-dire la radiographie du rein après injection dans le bassinet d'une solution de collargol à 10 p. 100° révèle des déformations de l'uretère et la dilatation du bassinet s’il en existe; mais surtout, par suite de l’usure des papilles, de l'existence de cavernes ouvertes dans le bassinet et où peut pénétrer la solution de collargol, elle montre une irrégularité, une découpure du contour des calices. LICHTENBERG et DIETLEN ont employé cette méthode dans 11 cas de tuberculose rénale qu'ils rapportent avec des schémas très démonstratifs. L'examen des pièces de néphrectomie à permis de confronter les lésions anatomiques et les aspects radiographiques et d’en reconnaître la correspondance exacte.

1. Cons. aussi Becor. Note sur la radiographie du système urinaire. Bull. Soc. radiolog. méd. de Paris, janvier 1912, p. 23.

>. Norrcker et LicarengerG. Münchner Med, Wochenschr., 1906.

3. AzBarRan et Enrzsischorr, in Braun et CruEr (loc. cil.), p. 1536.

h. LicureNBerG (von) et Diercen. Loc. cit.

5. Nocier et Reynarp. Injection de collargol dans le bassinet suivie de radiographie pour servir au diagnostic de certaines affections rénales. Lyon Chirurgical, 17 déc. 1911.

6. Il est préférable, avant l'injection, de laisser la sonde en place pendant une heure et de pratiquer l'aspiration. Au lieu de collargol on peut aussi injecter de l'oxygène dans le bassinet. Pour les détails de technique, voy. LicurENBERG et Diercex. Die Darstellung des Nierenbeckens und Ureters im

Rôüntgenbilde nach Sauerstofffüllung. Münchner Mediz. Wochenschr., n° 25. IOTI.

M. DieTLen, à qui nous adressons ici tous nos remerciements, a bien voulu nous autoriser à reproduire deux de ses figures (fig. b et c); nous les faisons précéder d’un pyélogramme normal (fig. a, p. 336).

Fic.a.

La figure b représente un rein tuberculeux in vivo injecté au collargol. La figure € reproduit le même rein, exlirpé par néphrectomie lombaire.

Bien que l’on puisse reprocher à la pyélographie de n'être applicable le plus souvent qu'à des cas avancés, avec grosses cavernes, et par conséquent faciles à diagnostiquer sans le secours de la radiogra-

= Sa

phie, il n'en est pas moins vrai qu’elle arrivera peut+ être à déceler des lésions plus précoces, telles, par exemple, qu'une caverne très petite et unique ouverte dans le bassinet. Dans ces conditions, l'intérêt de cette méthode serait évidemment accru, puis-

qu’elle établirait ou contribuerait à établir un diagnostic précoce.

La radiographie est encore capable de montrer nettement les contours du rein et de donner ainsi des notions sur le volume et par conséquent quelques idées sur la valeur de cet organe; si, par exemple,

l'ombre est très petite, on conclura à un rein atro- = ? AÉe L phié, et on se gardera bien, en tout cas, d’extirper le congénère. | Les rayons X jouent aussi un rôle capital dans le

diagnostic des anomalies rénales, en particulier du rein unique : les uretères cathétérisés à l’aide de sondes urétérales opaques” se détachent fort bien sur le cliché. C’est par ce procédé qu'ALBARRAN à, l’un des

1. Cf. Pasrpau. Les procédés modernes d'exploration rénale. Journal Médical français, 15 janvier 1911.

Pasreau et Beror. La radiologie dans la chirurgie du rein et de l'uretère. Bull. méd., n°S 25 et 96; 99 mars et 1 avril IQI1.

>. M. Axpré utilise le modèle décrit par FourNer in Annales génitourinaires, 1911, N° 1, p. 44-45.

= 330 = preinicrs, Eagnosliqué l'existence d’un rein unique (d'ailleurs non tuberculeux) chez une femme dont les deux uretères se croisaient dans la région lombaire du même côté pour aller s’aboucher normalement dans la vessie. On conçoit tout l'intérêt d’un tel diaaenostic.

En nous basant sur toutes les considérations qui précèdent, nous nous croyons donc autorisé à affirmer que la radiographie, et la pyélographie en particulier, méritent d'occuper une place importante parmi les procédés d'exploration rénale.

3° Examen de laboratoire

A. Urines totales. — a. Examen histologique

L'examen histologique de l'urine totale n’a pas une grande importance dans la tuberculose rénale et M. Axpré se dispense ordinairement de le faire pratiquer, sauf lorsque le cathétérisme urétéral ou la division échouent.

Dans tous les autres cas, seules les urines séparées sont envoyées au laboratoire d'anatomie pathologique, et leur examen présente alors un intérêt considérable.

Comme les recherches sont les mêmes, qu'il saoisse de l'urine globale ou de l’urine d’un seul rein, nous les étudierons ici inême, d’une façon fort succincte d’ailleurs.

Le principal but de l'examen au microscope est la recherche de la pyurie, car il est exceptionnel, sauf à un stade frès précoce’, que ce signe fasse défaut, et l'aspect macroscopique est souvent trompeur.

r. Ou encore dans certains cas de tuberculose « fermée » ou de néphrite tuberculeuse.

Les leucocytes que l’on rencontre le plus fréquemment sont des polynucléaires; les mononucléaires, qui, d’après Sexaror!, seraient en faveur d’une lésion rénale, sont plutôt moins fréquents. Il faudra reconnaître que les leucocytes représentent le pus, car ils peuvent faire partie du sang contenu dans les urines. La lymphocytose est, pour beaucoup d'auteurs, démonstrative de la tuberculose.

Nous n'insistons pas sur la déformation et l’altération caractéristiques des leucocytes décrites par CoLomBino* et considérées par cet auteur, par ZawiszAŸ et par ViaLLet*, comme pathognomoniques, ou à peu près, de la bacillose. Il y a là une exagération manifeste; le « signe de CoLoMBINO » a été, en effet, contrôlé par quelques auteurs, dont Moscou”, GozLpBerG®, BRAUN et CRuET”; tous ont trouvé que cette déformation pouvait bien se rencontrer dans la tuberculose, mais qu’elle n’y était nullement constante et qu'on la rencontrait, d'autre part, tout aussi souvent dans les suppurations chroniques non tuberculeuses: elle est donc tout au plus susceptible de nous renseigner sur le degré des lésions.

STEINDL® a découvert récemment des cellules géan-

Page 1