PLAN
Notre travail comprend trois parties.
Dans la première partie, après un aperçu anatomo-pathologique, nous étudions l’évolution anatomo-clinique de la tuberculose rénale, et nous essayons de montrer que pratiquement la guérison spontanée de cette affection n'existe pas.
Nous passons ensuite en revue les effets du traitement médical, plus spécialement du traitement par la tuberculine, et nous arrivons à cette conclusion que s’il semble donner parfois de bons résultats, il est incapable de procurer la quérison définitive de l’affection.
La deuxième partie de notre mémoire est destinée à légitimer la néphrectomie, en particulier la néphrectomie précoce.
Après un aperçu historique, nous abordons l'étude détaillée de la pathogénie de la tuberculose rénale (la théorie de l’infection descendante ou hématogène légitime la néphrectomie), et nous montrons que Famélioration des statistiques dans ces dernières années est due surtout : 1° au perfectionnement des moyens d'exploration de lappareil urinaire; 2° au fait que lon connaît mieux la tuberculose rénale
qu'autrefois; le diagnostic est établi d’une façon plus précoce et l'opération effectuée à un stade moins avancé de l'affection, ce qui constitue évidemment des conditions très favorables.
La troisième partie de notre travail comprend l'étude des suites immédiates et surtout éloignées de la néphrectomie dans la tuberculose rénale.
Nous passons rapidement sur la technique opératoire, en indiquant le traitement qu'il convient d’appliquer à l’uretère au cours de l'intervention.
Puis nous énumérons les documents, personnels ou autres, qui ont servi de base à ce travail, et nous publions les observations détaillées de tous les néphrectomisés de notre Maître, au nombre de 64.
La mortalité opératoire de la néphrectomie est très faible, puisque M. ANDré ne compte que 2 décès imimédiats. Nous rendons compte aussi de la mortalité secondaire et de ses causes.
Nous étudions ensuite l'influence de la néphrectomie sur l’état général, sur les symptômes vésicaur, sur les lésions génitales et pulmonaires; nous insistons sur le traitement post-opératoire.
L'état du rein unique des néphrectomisés est des plus importants à considérer. Nous essayons de montrer que, dans la grande majorité des cas, ce rein SUTIL parfaitement à assurer la dépuration urinaire, el qu'il se comporte fort bien vis-à-vis des infections et des intoxications qui peuvent atteindre les opérés.
La grossesse n’est pas interdite chez les femmes néphrectomisées.
Rarement le rein restant est atteint à son tour par la bacillose.
La néphrectomie précoce dans la tuberculose rénale unilatérale est donc, à part les contre-indications énumérées à la fin de notre mémoire, une opération rationnelle qui met les malades dans les meilleures conditions de guérison durable.
Telle est la conclusion de ce travail qui se termine par un index bibliographique détaillé”.
(1) À ce mémoire sont annexées plusieurs planches radiographiques et cysloscopiques, ces dernières en couleurs.