Hansen. Nord. med. Arkiv, 1902, n° 9; 1903, n
= 294 Je la tuberculose rénale en associant l'infection et le traumatisme. On conçoit toute l'importance de cette question au sujet des accidents du travail : elle attend encore une solution définitive. Rappelons que le professeur RecLus”, parlant dans une de ses cliniques de la tuberculose en général, concluait que cette infection peut être « créée » aussi bien qu'aggravée par le traumatisme.
Différentes affections organiques du rein ont été aussi invoquées comme causes prédisposantes de la tuberculose de cet organe : l'hydronéphrose intermittente (Lecueu; Traité chirurg. d'Urologie, p. 536): la lithiase rénale (voy. p. Ar) dans tous les cas où des lésions bacillaires se greffent sur un rein lithiasique ou plus souvent anciennement lithiasique? (ex.: obs. XLVIT et LIV de M. Anpré), les pyélonéphrites non tüuberculeuses, enfin et surtout le rein mobile.
Les pyélonéphrites non tuberculeuses, ascendantes ou descendantes (ex. : obs. VIII de M. ANDRÉ), parmi lesquelles il faut ranger la pyélonéphrite gravidique (GarRé et ErrrnarDt), prédisposent à l’inféction tuberculeuse. Cependant on cite nombre de cas dans lesquels toutes les conditions étaient réunies pour le développement d’une bacillose rénale : tuberculose d’un des reins, néphrectomie, pyélonéphrite ascendante de l'organe adelphe, où, malgré cela, le deuxième rein échappa à la bacillose.
1. RecLus. Tuberculose et accidents du travail. Presse Médicale, 1912, n° x P., 1-5.
2. Par rein lithiasique nous entendons aussi bien le rein calculeux (chirurgical), contenant ou ayant contenu un calcul (extirpé dans le dernier cas par
os que Je rein « pondeur » de petits graviers (lithiase médicale). :