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plus compliqués, les mouvements d’ensemble. €es, groupes sont répartis de chaque côté de la moelle ; les uns président aux mouvements du côté droit, les autres à ceux du côté gauche. Cependant, par l’intermédiaire de la substance grise des relations sont établies d'un côté à l’autre entre les groupes homolodues. Dans l’état normal, ces connexions n’empêchent pas que le mouvement voulu conserve son indépendance, son individualité; mais, dans certains cas pathologiques, lorsque les éléments ganglionnaires son surexcitables, le moindre ébranlement qui se produit d’un côté et y détermine un mouvement volontaire, peut se communiquer de l’autre côté et y provoquer suivant les cas, soit un mouvement volontaire soit un mouvement spasmodique qui n’est autre que la contracture laquelle persiste pendant quelque temps après cet ébranlement. Dans certains cas, des relations du même genre peuvent s'établir entre les groupes cellulaires très éloignés les uns des autres et on comprend que, dans ces cas, les mouvements volontaires exécutés, par les membres du côté sain retentissent sur le côté malade. » (Charcot.)
Il existe donc de véritables appareils automatiques qui auraient pour mission de former des mouvements associés. « Ces syncinésies sont-elles tributaires des centres anciennement connus de la moelle et de leurs relations cordonales, ou bien nécessitent-elles des centres spéciaux ? Nous n’en savons rien et pour le moment ces centres automatiques, dont l’existence ne nous paraît nullement nécessaire, restent, croyonsnous, à l’état de lointaine hypothèse. » (P. Marie et Ch. Foix.) |
Pour M. Babinski, la flexion combinée de la cuisse et du tronc serait due à une parésie des muscles fessiers. L’action du psoas-iliaque ne serait plus bridée comme à l’état normal par l’action des extenseurs de la cuisse et la flexion de la cuisse sur le bassin se produirait. Il est certain que cette théorie explique l'apparition de ce phénomène dans les deux cas de sciatique rapportés par M. Babinski, mais, comme nous l’avons dit et nous le reverrons par la suite, la flexion combinée de la cuisse et du tronc ne se rencontre que dans les hémiplégies avec grosse contracture. Les hémiplégies flasques ou celles qui s’accompagnent d’une contracture minime ne présentent jamais ce signe, et pourtant dans l’un et l’autre cas, les extenseurs de la cuisse sont paralysés.
MM. P. Marie et Ch. Foix, reprenant la théorie que Westphal avait déjà formulée en 1874, attribuent un rôle prépondérant à l’action inhibitrice des centres supérieurs. Tout en admettant Îles circonstances mécaniques de MM. Babinski-Jarkowski, comme favorisantes, ils croient à « la contraction active indubitable des groupements musculaires synergiques ». Cette contraction serait due à l’automatisme médullaire : « Que voyons-nous en effet ? Des mouvements possédant leur fondement à l’état normal qui s’hypertrophient, lorsque sous l'influence d’une lésion pyramidale, la moelle se trouve partiellement soustraite à l’action des centres supérieurs. » Or, c'est bien le cas des hémiplégies pyramidales. « La voie pyramidale est lésée, la moelle n’est plus soumise à
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l'action inhibitricé des cellules corticalés et les mouvements ‘associés peuvent se produire. » (Stræling.)
A cette théorie, nous objecterons que dans les hémiplégies flasques dues à une perturbation du faisceau pyramidal, il n'existe pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc. Cette absence est expliquée par la non existence de contracture et nous pensons, tout en reconnaissant le rôle de l’automatisme médullaire, que l’hyperspasticité est le facteur essentiel à Ja production du phénomène de flexion combinée de la cuisse et du tronc.
Avec MM. Babinski et Jarkowski, nous pensons que les mouvements conjugués deviennent plus apparents dans les affections pyramidales parce que « la contracture permanente augmentant la tension des muscles, empêche le relâchement des antagonistes ». De plus, pour que ces phénomènes se produisent, il faut « que certains muscles aient des connexions avec trois segments, qu’ils soient fixés sur un segment intermédiaire et qu'ils soient capables d’agir à la fois sur deux articulations ». Dans le cas qui nous occupe, le psoas iliaque semble réaliser les conditions mécaniques posées par ces deux auteurs. En effet, ce muscle a des connexions avec trois segments : colonne lombaire et bassin, d’une part, fémur, d'autre part ; le bassin constitue le segment intermédiaire ; enfin, il est capable d’agir à Ja fois sur l’articulation coxo-fémorale et sur l'articulation des vertèbres lombaires. La contracture, très accentuée au niveau de ce muscle, va empêcher le libre jeu du grand fessier. Ce dernier ne pourra pas étendre la
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cuisse sur le bassin et réaliser la fixation des fémurs nécessaire, comme nous l'avons vu, à la non production du phénomène de flexion combinée de la cuisse et du tronc. L'action du psoas lemportant, la cuisse exécutera le mouvement de flexion sur le bassin.
Ainsi donc, dans l’hémiplégie spasmodique pyramidale, ia contracture joue le principal rôle dans la production du phénomène qui nous intéresse. Ce rôle prépondérant, nous le retrouverons dans le prochain chapitre en étudiant la valeur séméiologique de ce mouvement conjugué.
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