‹ Van der Meer de DelftChapitre 10 sur 21 · Concert, avec quatre personnages · texte numérisé non relu

Concert, avec quatre personnages

T., H., 4 pieds; L., 3 pieds.

« Intérieur de salon , avec deux fenêtres. Deux dames et un monsieur, en riche costume, jouent du violon et chantent; un quatrième monsieur, dans l’ombre, fait aussi de la musique. »

Je n’ai pas vu le tableau. Je dois cette description à mon ami M. Cremer, qui tient la peinture pour être du Deiftsche, et qui ajoute : « Superbe, bien conservé; quelques faiblesses de dessin dans les mains, et quelques défauts dans les ombres; mais quelle couleur! Tout le Vermeer y est : caraco jaune citron, jupe rouge, éclat de lumière sur la figure. Étonnant! Signé T*. d’IIooyh, vieille signature, — mais probablement apocryphe. »

Le tableau appartenait, il y a quelques années, à un amateur de Berlin, connaisseur et spéculateur, M. Kurt, qui en demandait 30,000 francs, et qui l’avait présenté, on 1861, à ce prix et sous le nom de Pieter deHooch, au musée de Bruxelles. Les experts du musée ne reconnaissant pas de Ilooch, l’affaire n’eut pas de suite.

Où est maintenant ce tableau? — A vérifier.

Tableaux à une seule figure.

25 *. La Laitière.

N® 2 de la vente de 1696.

Collection Six van Hillegom, à Amsterdam.

Vente à Amsterdam, 1701 — 320 florins. A la môme vente, composée de chefsd'œuvre, apparemment, un Gérard Dov atteignit le prix de 4,025 florins! environ 9,000 francs! en 1701 !

Vente Jacob van Hoek, Amsterdam, 1719 — 126 florins. A cette môme vente, le môme Gérard Dov atteignit 6,000 florins! Gérard Dov était alors \<îUon delà Hollande, et aussi de^’Europe.

VAN Di;i’. MliEH DE DEL ET.

Vente l’ieter Leinclert (le Neufville, le vieux, Amsterdam, 1765, — 560 (lorins. A celte vente célèbre, Berchem, du Jardin, A. van de Veido, Paul Polter, van Huysum, .Metsu, Wouwerman, Teniers, atteignirent de hauts prix. Un Rubens fut vendu 4,000 florins.

Vente J. J. de Bruyn, .Vmsterdam, 1798 — 1,550 florins : « une des plus belles peintures de ce maître inimitable. »

Vente .Mullman, .Amsterdam, I8J.} — 2,125 florins (?).

Cité par .M. Waagen, Manuel, t. III, p. 27.

Cette ÎMilière, que nous avons décrite ailleurs, et dont nous avons la |)hotograpliie, est un des tableaux les plus extraordinaires de toute l’école hollandaise. Sa guimpe blanche, son caraco citron, sa jupe bleu intense, s’enlèvent en silhouette sur une muraille, d’une — maçonnerie inimitable. La figure est coupée à mi-jambes, suivant la manière de Vermeer. A la plinthe, en bas du lambris, on remarque les mêmes petites plaques de faïence, avec figurines bleutées, que dans ma Jeune femme au elarecin, et que dans mon Pieter de Ilooch , qui ont été exposés à l’Exhibition rétrospective des Champs-Elysées.

Quelque jour, nous ferons graver à l’eau-forte ce chef-d’œuvre, en publiant un tra\\ail, depuis longtemps annoncé, sur la superbe galerie Six van llillegom.

La sïgmture est à peu près :

'26 La l’eseuse d’or.

N® I de la vente de 1696.

Vente à Amsterdam, 1701 — 113 florins.

Vente à La Haye, 1780? — 180 florins. N° 97 : « Dans un salon est debout une dame charmante, vêtue d’un caraco de satin bleu garni de fourrures, et d’un jupon r«H(;e ; la tète est couverte d’un chaperon worr ; elle tient dans sa main th'oite une balance dans laquelle elle paraît peser de l’or ( monnayé ) qui est devant elle, sur une table couverte d’un tapis. Par la parle entr’ouverle, on voit dans un autre appartement. Tout est parfaitement naturel et peint admirablement bien; la lumière tombant fait un bel effet. T., IL, 24 pouces (62®); L., 21 pouces (54®). »

Un tableau analogue a passé dans la seconde vente Laperière, Paris, 1825, sous le nom de .Metsu. Mais la femme est assise et elle lient la balance de la main gauche. Les dimensions sont d’ailleurs très-différentes. Nous donnons ce|)endant pour mémoire la description de ce tableau, qui nous semble être un Vermeer :

N" 130 du catalogue par Henry ; « /.a Peseuse d’argent. IL, H., 8 pouces; L., 7 pouces. Une femme seule, assise dans un fauteuil vis-à-vis d’une table couverted’un tapis bleu, pèse des pièces d’or et d’argent. Elle tient la balance de la main gauche, et de la droite y place un (‘cu; l’attention est bien exprimée sur sa physionomie.

« Ces trois table aux de Metsu (le n" 128, (\eiForgerons, (pi’une noie manuscrite

sur mon exemplaire du catalogue attribue à Terburg. et le n” 129 \' Écrioain) ne sont au-dessous d’aucune de ses plus belles productions connues. On y admire son exécution brillante, sa touche facile et large, son beau fini, son intelligence peu commune à mettre en harmonie les teintes les plus opposées, et en un mot toute la vérité, toute la beauté d’etfet imaginables... »

Qu’est devenu ce tableau de la vente Laperière, catalogué Metsu dans le Supplément de Smith comme étant chez ^I. Labouchère en 1842?etsurtout qu’est devenue la Peseuse d’or de la vente 1696? M. Ilorsin m’a assuré qu’il aurait restauré, il y a quelque vingt ans, une Peseuse d’or signée du monogramme :

27 *. La Peseuse de perles.

Collection de .M. Casimir Perier.

Jeune et jolie fille, debout, presque de profil à gauche, vue jusqu'à mi-jambe, la main gauche avancée et reposant sur une table où sont des perles, des cassettes, des joyaux et une grande draperie bleu sombre. La main droite en l’air tient la balance soulevée; dans les plateaux sont des perles et des pièces d’or (?). Caraco bleu foncé, bordé d’hermine ; jupon feuille-morte. Sur la tête un chaperon blanc, qui encadre le jeune ^visage. Ici encore la tête s’enlève sur un grand tableau à cadre noir: / ^ ^ Juejemcnl dernier, qui paraît être celui de Lucas de Leyden, à l’hôtel

If-- d^.l'GyJen, avec le Père éternel dans une gloire en haut. A gauche, / en retour, une glace à cadre noir ; un coup de lumière

*1 ( frappe là, près d’un bout de draperie jaune siamois^Tcomme dans la Jeune femme qui se pare). Au milieu, fond de lambris gris, tout simple. /l V

Ce délicieux tableau était déjà dans la collection de M. Casimir Perier père, ancien ministre de Louis-Philippe, laquelle fut vendue à Londres en 1848, n° 7 du catalogue de cette vente : « Van der Meer. Intérieur, connu sous le nom de la Peseuse de perles ; une femme, en corsage de velours garni de fourrure, pèse des bijoux Qcioe/s), à une table, près d’une fenêtre. H., 1 pied 5 pouces; L., 1 pied 3 pouces. — De la col- Icction Laperière.» — Payé 141 livres ISsbillings (sans doute par M. Casimir Perier fils).

On voit que cette Peseuse de perles se dilférencie de la Peseuse d’or. L’une a un chaperon « blanc » et un jupon feuille-morte; l’autre, un chaperon « noir » et un jupon rouge; cl dans la Peseuse d’or, « une porte est entrouverte sur un autre appartement. » Les dimensions diffèrent aussi, la Peseuse r/’or ayant 62'= sur 54, et la Peseuse de perles n’ayant que 17 pouces sur 13.

11 me paraît que le tableau de M. Casimir Perier pourrait être le même que celui de la vente Nieuwhof, Amsterdam, 1777 : « Un intérieur où une jeune femme s’occupe à peser de l’or (?). Sa tête est couverte d’un chaperon blanc (ce n’est donc pas la Peseuse d'or, n" 26, laquelle a un chaperon noir). Sur ses épaules, un manteau

bleu foncé, garni de fourrure blanche. Elle est debout devant une table couverle de drap bleu, où il y a une cassette avec des perles. Au mur, un tableau. Peint très-délicatement et grassement; du meilleur temps. B., H., IG pouces 1/2; L., 14 pouces. » — Acheté par van den Bogaerd, 2.35 florins.

Le même tableau avait passé, je crois, à la vente du duc de Caraman, Paris, 1724 r?).

Il y a donc certainement une Peseuse d’or {à retrouver], celle de la vente de 1696; et il y a aussi la gentille Peseuse de perles, que nous avons eu tant de plaisir à voir chez M. Casimir Perier.

Et pmt-ètre y a-t-il une Peseuse d’argent, n'ayant que 8 pouces de haut sur 7 pouces de largo, celle qui a passé, comme Metsu, dans la vente Laperière 182.3.

Le tableau de M. Casimir Perier est signé en toutes lettres, dans la forme habituelle à Vermeer.

28 La Guitariste.

N" 4 de la vente de 1696.

Collection de M. Cremer, à Bruxelles.

Charmante jeune femme, assise, presque de face, la tête souriante, un peu tournée vers la gauche. La narine est gonflée, et la bouche entr’ouverte montre des dents blanches; car elle chante, en s’accompagnant sur la guitare. La lumière vient de droite, et une douce pénombre enveloppe la tête, frappée de coups de lumière sur les plans en saillie, le haut du front, la narine, le menton. Les cheveux sont retroussés mollement des deux côtés de la tête qui s’enlève sur un tableau à cadre doré : paysage en hauteur, accroché à la muraille pâle. Collier de perles. Caraco citron, décolleté, et largement garni d’hermine sur la poitrine et aux manches courtes : les bras sont nus jusqu’au coude, le coude droit touchant la bordure. Le jupon de satin blanc brille comme ceux de Terburg. La figure est coupée aux genoux. A droite, une table à tapis bleu foncé, et sur la table trois livres. Pas de signature apparente.

J’ai connu quelque temps ce tableau chez M. de Gruyter, à Amsterdam, et, ne pouvant l’acheter moi-même, je l’ai fait acheter par mon ami, M. Cremer, qui possèdedans sa collection quelques autres raretés de l’école hollandaise.

J’ai la photographie de cette peinture.

29 *. Jeune femme au clavecin. ■ ^--7

N“ 18 de la vente do 1696.

Collection de W. Bürger.

Vente à Amsterdam, 1714 : « Jeune femme jouant du clavecin dans une chambre, habilement peint; » — 55 florins.

Vv4

Vonle Danser Nyman, dirigée par l'loos van Amslel, Jan Vver et autres, Amsterdam, l'OT. N“ 169 : « La Clavecinislc... Au lambris sont accrocliés des tableaux. Très beau d'exécution. T., H., 20 pouces; L., 17. » — Acheté par Berg, 49 florins.

Après avoir passé à la vente de la célèbre collection Solly, dont une partie avait été cédée au musée de Berlin, cette Pianiste a été vendue en 1847 dans une vente publique à Londres (vente Lake?) : « Intérieur d’appartement, dans lequel une jeune lady, coquettement costumée, est debout devant un clavecin. La lumière du soleil vient d’une fenêtre sur le côté; effet à la manière de do Hooch. Excellent exemplaire de ce maître rare. »

Signé en toutes lettres :

Exposé à l’Exhibition rétrospective.

Voir l’eau-forte de M. Valentin.

30 *. Jeune femme au clavecin.

Galerie de Pommersfelden, aux comtes Schônborn.

N'’ 60 du catalogue ; « Jacob van der Meer. Portrait d’une jeune femme jouant du clavier. T., IL, 1 pied 8 pouces; L., 1 pied 5 pouces 1/2. »

Signé sur le fond gris perle :

Voir, plus haut, la description.

31 *. La Liseuse, du musée de Dresde.

Voici les fortunes singulières de ce tableau ;

Présenté dans V Abrégé de Heinecke comme un Rembrandt.

Gravé en 1783 par A. H. Riedel junior, sous le nom de Govaert Flinck.

Catalogué au musée de Dresde, jusqu’en 1862, comme :

« Pieter de Hooghe, élève de Nicolas Berghem, né en 1643. — N° 1484. En avant d’un rideau vert, et en face d’une fenêtre ouverte, est debout une jeune fdle lisant une lettre.» (Catalogue de la galerie de Dresde, 1836.)

Gravé comme Pieter de Hooghe dans V Histoire des peintres de toutes les écoles (livraison 149), et longuement décrit comme un des types de ce maître.

Signalé comme van der Meer de Delft, par M. Waagen, dans sa brochure : Quelques observations sur le Musée de Dresde, Berlin, 1858.

Enfin, après une visite au musée de Dresde, en 1859, comme j’avais confirmé l’attribution à van der Meer et assuré que le tableau devait être signé, M. Julius Ilübner, un des conservateurs de la galerie, m’a écrit ; « Nous avons trouvé des traces visibles du mot Meer dans le fond. »

El maintenant, dans le nouveau catalogue, Dresde, 1862, le tableau est restitué à « Meer (Jan van der), né à Delft, vers l’an 1632. N° 1433. Une jeune fille est assise (elle est debout) à une fenêtre ouverte, à rideaux verts, et lit une lettre. T., H., 2 pieds 9 pouces; L., 2 pieds 3 pouces. » (Mesure de Dresde.)

Cité par M. Waagen, Manuel, t. III, p. ^6.

32 *, La Liseuse, du musée van der Hoop, à Amsterdam.

Vente Pieler van der Lip, Amsterdam, 1712 : N® 22 du catalogue : « Une petite femme (vrouivlje) qui lit dans une chambre, par van der Meer, de Delft. » 110 florins. — Il se pourrait cependant que ce tableau fût le n® 44 ci-après.

Vente Paillet, Paris, 1809 : «Une jeune femme dans un déshabillé du matin, occupée à lire, debout. Une table, des chaises et une carte géographique forment les accessoires. Remarquable par l’expression et par l’effet de lumière, mérite ordinaire des ouvrages de ce peintre. H., 17 pouces; L., 14. » — Vendu 200 francs.

Vente Laperière, Paris, 1825, n® 127 du catalogue par Henry : « La Toilelle. T., II., 17 pouces; L., 14 pouces. Une femme vue à mi-corps, debout, nu-tête, vêtue d’une camisole de soie bleu de ciel, est placée vis-à-vis d’une toilette, sur laquelle on remarque un collier de perles et un coffre ouvert. Elle lient dans ses mains une lettre qu’elle paraît lire avec beaucoup d’attention. Celte figure se détache en demi-teinte sur une muraille blanche, ornée d’une grande carte géographique suspendue à des rouleaux. Outre que ce tableau est très-piquant d'effet, rien n’est plus naturel que la pose de la femme, ni mieux exprimé que l’intérêt que lui inspire la lettre qu’elle lit.» — Acheté par Bellandel, 1,122 francs. (?) /<^ ^

La figure est absolument de profil, et le devant de la taille très-bombé semble trahir un état intéressant. Peinture extrêmement originale, et qu’on n’oublie jamais.

Voir Musées de la Hollande, par W. B., î. Il, p. 67.

Cité parM. Waagen, Manuel, t. III, p. 26.

J’en ai la photographie.

33 *. Jeune femme qui se pare. -

N° 17 de la vente de 1696.

Collection de W. Biirger. / ■<^

Debout, de profil à gauche. Nœud rouge dans les cheveux blond cendré, relevés à la chinoise. Caraco citron , garni d’hermine; jupon gris neutre. De ses deux mains, elle noue le ruban de son collier de perles, en se regardant dans un miroir à cadre noir, accroché au mur, près d’une fenêtre d’où vient la lumière. Fond tout uni, plus pâle encore que celui de la Liseuse du musée van der Hoop. Sur la table de toilette, un vase bleu du Japon, une coupe, un peigne fin, une brosse à cheveux, et une ample draperie bleu foncé. En avant, à droite, une chaise en velours grenat, avec clous d’or. En arrière de la table, on voit le dossier d’une

JEUNE FEMME lÿ U 1 SK PARE, PAR VAN D E R M E E R DE D E L F T

(Collection de M W. Bürgor.)

VAN D1:K .VIEEH UK b EL F T.

Gi)

autre cliaise à Heurs d’un ton brun tournant vers l’olive. Un pan de rideau safran, tiré le long de la fenêtre, est frappé d’un vif rayon.

Sijjné stir la talila ;

Provenant de la collection de M. Henry (jievedon. Exposé à l'EixIiiGition rétrospective.

Voir, ci-contre, la «ravure en bois.

ne»

3/i *. Géographe tenant dans la main dioite un compas.

Galerie de M. Isaac Pereire.

i T., IL, ()"■ 50; L., 0"' 'i3.

Vente à Uotlerdam, 171.3 : « Un savant malhé:Tialicion, et un dito, » — ensemble, 300 florins.

Vente Hendrik Sorgh, Am-terdam, 1720 : « Un astrologue inslrologisl) , extrabeau, et son pendant, non moindre, » — ensemble, 160 florins.

Vente Govert Looten, Amsterdam, 1729 : les deux mêmes o Astrologistes, magistralement et habilement peints, » — ensemble, 104 florins.

Vente Danser Nyman, Amsterdam, 1797, n” 168 : « Intérieur. Près d'une fenêtre vitrée, devant une table couverte d un tapis, et sur laquelle est étendue une carte géographique, un homme tenant de la main droite un compas, la gauche appuyée sur la table; au fond, sur une bibliothèque pleine de livres, est un globe. Artistement et magistralement peint. T., IL, 20 pouces; L., 18 pouces.» — Acheté par Josje, 133 florins.

Vente Goll van Franckenstein, Amsterdam, 1833, n° 47 : « Devant la fenêtre de son cabinet d’étude, un érudit, la main armée d’un compas, mesure des distances sur une carte géographique. A terre, auprès de lui, sont répandus des livres et des dessins. L’armoire dressée contre le mur est surmontée d’une sphère ; à côté, une chaise et. d’autres accessoires complètent ce sujet remarquable par la belle manière dont il est traité. H., 0,52; L., 0,46. » — Acheté par Nieuwenhuysea, 193 florins.

Catalogue du cabinet de M. A. Dumont, de Cambrai, 1860 : « Le Géographe... » Suit la description, avec de judicieuses observations sur le maître.

Paul Mantz, alors que le tableau était encore à Cambrai, en a donné aussi une description détaillée. Gazelle, t. VIH, p. 304.

C’est M. Dumont qui a bien voulu me céder, pour la galerie Pereire, cette superbe peinture, dont nous avons signalé les analogies — comme composition — avec le Fansliis de Rembrandt.

Gravé en bois dans V Hisloire des peintres.

Exposé à l’Exhibition rétrospective.

Voir la gravure ci-contre.

Relie signature :

/Mee^

Il y a une répétition (?) de ce Géographe chez M. Neveu, a Cologne.

GlîOGRAPHE TENANT DANS LA MAIN DROITE VN COMPAS

{ Galerie Percire.)

;^5 *, Géographe, la main gauche sur une sphère.

Galerie de M. Isaac Pereire.

Assis devant une table couverte d’un tapis oriental, et sur laquelle sont une sphère, une équerre, un jcompas, des livres. La main gauche est posée sur cette sphère; la main droite tient un livre ouvert. La tête, de profd à droite, est coiffée d’un ample bonnet, sous lequel descendent de longs cheveux blonds. La robe, très-large, est d’un gris assez sourd. Contrairement à l’habitude du maître, qui aime tant à enlever ses figure^ sur des lambris pâles, les fonds ne sont pas clairs; on distingue, dans ces demiteintes, une bibliothèque, une carte géographique, un pan de rideau; une espèce d’équerre est appendue au plafond. Un des livres ouverts sur la table laisse deviner des mois assez indéchiffrables. Là, sans doute, on trouverait la signature ou un monogramme, puisqu’on y, trouve, assez confusément, la date 166o.

Ce tableau, dont j’ai la photographie, est probablement un des deux « Aslrologistes » des ventes citées au numéro précédent. Mais je crois néanmoins que le vrai pendant au Géographe tenant nn compas est le tableau gravé dans Lebrun, et qui est aujourd’hui en Angleterre.

Voir le numéro suivant.

36 *. Géographe, la main droite sur une sphère.

Vente Danser Nyman, Amsterdam, 1797, n° 167 ; « Intérieur avec un philosophe assis à une table couverte d’un tapis; devant lui, quelques livres. De la main droite, il touche à un globe céleste, posé sur la table. Artistement et naturellement peint. T., U., 20 pouces; L., 17 pouces. » — Vendu à Gildemeester, 270 florins.

Vente Gildemeester, Amsterdam, 1800, n” 139 : « Un philosophe dans son cabinet de travail. Il est représenté assis devant une table couverte d’un tapis ; devant lui quel- (]ues livres, près desquels est placé un globe céleste (hemel globe), sur lequel il tient sa main. Très-naturel et très-artiste d’éxécution. » — Vendu 340 florins à Labouchère.

Vente chez Chrisfie, Londres, 1863, n° 73: « Un gentleman, assis à une table, couverte d’un riche tapis, et sur laquelle est un globe. Chef-d’œuvre. De la galerie Lebrun. »

C’est en effet le tableau gravé par Garreau en 1784, sous le titre : le Géomètre, et reproduit dans la galerie Lebrun.

M. Mündler, qui a vu le tableau chez Christie, m’a communiqué le fac-similé de la signature, pareille à celle du Géographe au compas, et de la date en chiffres romains MncLxvm ; il remarque que le v, portant une espèce de barre sur son premier jambage, « semblerait renfermer les éléments d’un x ; » ce qui donnerait la date 1678, au lieu de 1668. Il décrit ainsi la composition, dont on ne peut juger <ju’à peu près [)ar la gravure de la galerie Lebrun :

« Le savant montre un profil long et fuyant. Il est sans barbe. Ses longs cheveux lisses, rejetés derrière les oreilles et tombant sur les épaules, donnent à la tète une apparence pointue. Son vêtement est une ample robe de chambre bleue. Sa main droite (l’estampe a retourné la composition) repose sur le globe, qui est bien éclaire par la fenêtre ouverte; la gauche reste sur la table, couverte d'un beau tapis richement brodé, vert et jaune, et par-dessus est encore un autre tapis, bleu et jaune. Derrièie l'homme, un tableau à cadre noir — une espèce de Sainte Famille — est accroché au

VAN DEU MEEr> DE DEL ET.

mur. Derrière le globe, on aperçoit une armoire avec une rangée de livres et de cahiers. Un dessin mathématique est accroché à l’armoire, à côté de la signature. »

37 La Dentellière.

N” 12 de la vente de ir39G.

Collection de M. BIokhuyzen, à Botterdam.

T., IL, 9 pouces; L , 8 pouces.

Cette jeune fille, de trois quarts à droite, la tête baissée et vue en raccourci, travaille agilement de ses deux mains sur son métier à longs fuseaux; ces petites mains en action sont dessinées avec une adresse et une élégance merveilleuses. Sur le métier, il y a du bleu et du rose pcâles. A gauche, un coussin bleu, avec du rouge et du blanc, et des franges rouges, et un coin de tapis à grandes palmes. Le corsage est jaune citron ; un col blanc en guipure est rabattu sur le beau ton clair du corsage. Une partie du visage est voilée d’une douce et légère pénombre; mais les cheveux, d’un blond tendre, séparés par une raie horizontale au-dessus du front et tombant en boucles délicates (coiiïure analogue à celle de la Pianiste, n® 29), sont en lumière. Fond gris perle, très-clair. dr

1(1 Hollande, par W. IL, t. II, p, 71.)

Signé en toutes lettres:

V^ente Muilman, Amsterdam, 1813. — 84 florins.

Vente Laperière, Paris, 1817, catalogue par Pérignon, — uOI francs.

Vente baron Na gel, La Haye, 1831, — 26.3 florins.

Cité parGaultde Saint-Germain.

38 *. La Servante qui dort.

N“ 8 de la vente de 1696.

Collection de W. Bürger.

Catalogue de la collection Nicolaus Hudiwaicker, Hambourg, 1861 ; « Inlérieur d'une cuisine, où, près du foyer, la servante dort, assise sur une chaise, etc. »

La figure est entière (en pied, suivant une mauvaise expression), ce qui est rare chez Vermeer.

Voir, plus haut, la description, et la gravure ci contre.

Signé du monogramme :

Cy'é H ^ —

f, A S RH VANTE VI'I 1)0 HT.

I roliei'tioa de M. W. lîrirpf'r. ;

V\N ÜER MEEI{ DE DEI.ET.

39 *. Un Seigneui’ lavant ses mains.

N" 5 de !a vente de IGDti.

A retrouvrr.

l[{) *. Jeune l'emme écrivant.

N" 16 de la vente de 1696.

Vente à Rotterdam, 1816 : « Une jeune personne en négligé, mantelet jaune, est oceupée à écrire à une table, sur laquelle une cassette, etc. » T., II., '16 pouces; I.., 14 pouces.

Vente Reydon, Amsterdam, 1827 ; » T., II., 0"' 47; L., 0"' 36 (c’est la môme mesure que le précédent). Une dame élégante, assise à une table, sur laquelle divers accessoires, écrit. Excellemment beau de ton et de traitement. »

Vente Robiano, Rruxelles, 1837 : « Jeune dame, en caraco jaune clair, garni d'hermine; elle tient la tète levée vers le spectateur, devant une table couverte d'un tapis. » Mêmes dimensions. C’est probablement le môme tableau. — Acheté 400 francs par .M. Ileris, de Bruxelles.

Un tableau analogue, mais dont les dimensions sont différentes, était en 1752 dans le cabinet de Hendrik van .Slingelandt, bourgmestre de La Haye : « Une jeune demoiselle qui écrit, par Jan van der.Meerde Deift. IL, 27 pouces; L., 24 pouces. »

.1 retrouver.

nom de ' Jeune étu-

diant, dans sa chambre, assis devant une table; il écrit une lettre à son amante {minnaarcs). L'attention qu’il meta écrire est parfaitement exprimée. Près d’une fenêtre ouverte est un globe. Tous les connaisseurs déclarent cpie c’est un des tableaux les plus accomplis qu’on ait jamais vus de ce maître. B., IL, 21 pouces; L., 16 pouces. » — Vendu avec le pendant ; Jeune femme écrivant à son amant, 5,20.5 florins, à 4\’ubbels.

Vente de Busscher, Paris, 1803, par Paillet et La Roche ; « Jeune étudiant assis près d'une table couverte d’un riche tapis de Turquie et contre une croisée, dans un intérieur d’appartement. Morceau pris dans un grand etl’et de lumière, approchant de Metsu. T., IL, 20 pouces; L., 15 pouces. » — Vendu 445 francs. — Ce tableau semble être le môme que celui de la vente Braancamp, si ce n’est qu’il est indiqué ici comme étant sur toile. Aurait-il été enlevé ou démarouflé?

Vente Lebrun, Paris, 1806, n" 94: « L’intérieur d'une chambre où l’on voit un jeune homme assis, vêtu de noir, dans le costume espagnol, écrivant une lettre sur une table couverte d’un tapis de Turquie, placée devant une croisée ouverte; dans le fond, sur la muraille, l’on voit un tableau représentant un paysage et des animaux, qui semblent être de van der Does (pourquoi pas de van der Meer de jonge?). Une lumière ferme et piquante, une couleur riche, rappellent les beaux ouvrages de Metsu. Ouehpies personnes ont attribué ce tableau à Pierre de Hogger. IL, 20 pouces; L., 13 p'ouces 1/2. » — Vendu 480 francs.

Vente Laperière, Paris, 1825, catalogue de Henry, n" 129, sous la nom de Metsu, a\ec cette correction à la plume sur mon exemplaire : lisez Terburg : peut-être est-ce Vermeer qu’il faut lire : « l’Écrivain. Jeune homme assis devant une table... etc. »

Sic Cliailes Easllake a eu l’obligeance de me prévenir que ce tableau passait en vente publique, à Londres, en 1864. Deux fois; et deux fois le tableau fut retiré par le |)ropriétaire : la première fois, à 80 guinées, la seconde fois, à 90 guinées. Il paraît qu’il est peint dans une manière un peu froide, mais très-juste de lumière.

fil *. Femme assise, personnifiant le Nouveau Testament.

Vente à Amsterdam, 1699 ; « ... Avec plusieurs emblèmes. Vigoureusement et cbaleureusement peint. » — 400 florins.

Vente à Amsterdam, 1718. — 500 florins.

Vente à Amsterdam, 1733 : « Une chambre où est une petite femme représentant le Nouveau Testament. Très-habilement peint. » — 53 florins. — Est-ce le même tableau, vendu à des prix si disproportionnés?

Vente du marchand de tableaux David Jetswaart, Amsterdam, 1749 : « Une dame dans sa chambre, faisant ses dévotions, avec beaucoup d’accessoires, parle Delfse van der Meer; aussi bon qu’un Eglon van der Neer. IL, 4 pieds 1 pouce; L., 3 pieds 3 pouces. » — Vendu 70 florins. — Est-ce encore la Femme symbolisant le Nouveau Testament? Mais quelle proportion inusitée pour Vermeer : plus de 4 |)ieds de haul!

A retrouver.

9 ' ( i€.-> '^'"2 *. Le portrait de Vermeer, peint par lui-même.

N° 3 de la vente de 1696.

Collection de W. Bürger.

Vente à La Haye, 1780, sous le nom de Vermeer, — 480 florins.

Vente Slingelandt, 1783, sous le nom de Picter de Ilooch, — 600 florins.

Vente Goll van Franckenstein, 1833, sous le nom de Nicolas Coedyck, — 430 florins.

Il est sûr que c’est le même tableau qui a passé dans ces trois ventes sous ces trois noms différents. Il est bien de Vermeer; mais est-ce le portrait du peintre luimême?

Catalogué de Ilooch, par Smith, t. IV, 1833, n" 8 de l’œuvre de Pieter de Ilooch. Voir, plus haut, la description, et la gravure ci-contre.

/i3. La Gou.seuse.

Vente à Amsterdam, 1779, n” 103 : « Un intérieur. De\'ant une table couverte d’un tapis, et sur laquelle sont un pot en fa'ience et un verre, une femme, en costume noir, et tablier blanc, est occu|>ée à coudre. On voit derrière elle une seconde chambre meublée de chaises. Le tout éclairé par une fenèlre. Vigoureusement et très-naturellement peint, de main de maître. T., IL, 19 pouces; L., 15 pouces. »

A vérifier, et r) retrouver.

^ l\!\. Vieille femme qui lit la Bible.

Vente James Odin'r, Paris, 1861, sous le nom de Pieter de Ilooch, et avec une fausse signature de ce maître, sur un pajiier, par terre. En enlevant cette fausse signature, on a trouvé, en caractères microscopiques: Jacobua ,/ocl Finis (?;. Cette liseuse

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PORTRAIT DE VERMEER’?

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