‹ van Houtte, Louis: Ognons, bulbes, rhizomes 1887Chapitre 32 sur 109 · CULTURE EN POTS · texte numérisé non relu

CULTURE EN POTS

Les Amaryllis passent l'hiver sur une tablette de serre tempérée. On les tient en pots dans leur vieille terre, sans les arroser. Au printemps, on procède au rempotage dans de la terre neuve, composée uniquement de terreau de feuilles mortes mêlé à un peu de sable, On secoue d’abord toute la vieille terre ; on met les racines à nu, sans les casser, et dans ce but, on se sert d’un bout de baguette à l’aide duquel on tisonne la terre qui y adhère. On enlève soigneusement toutes les racines pourries ou cassées, et on passe le doigt à la base inférieure du bulbe pour en enlever les parties détériorées; on doit se garder de dépouiller le bulbe des pellicules dont il est revêtu, fussent-elles même lâches; plus tard, quand ia plante sera en pleine végétation, l’ognon en se gonflant, reprendra sa fermeté première et les tuniqu»s feront corps avec lui.

On garnit alors le fond du pot de tessons, et tenant le sommet du bulbe d’une main, les racines pendant dans le pot, on laisse glisser doucement un peu de terre autour de celles-ci et on continue jusqu’à ce que toutes les racines et tout le bulbe soient enterrés jusqu’au collet exclusivement. La terre ne doit être que modérément tassée,

L'opération terminée, on place les Amaryilis près du jour, dans la serre tempérée ou dans la serre chaude, suivant qu’on veut les voir fleurir plus ou moins tôt, sans les arroser, jusqu’à ce qu’elles semblent se mettre en mouvement, et même alors, il ne leur faut que bien peu d’humidité. 11 n’en sera plus ainsi quand la végétation se montrera dans toute sa force; pendant cette période, les arrosements seront abondants,

Après la floraison, on enterre les Amaryllis, avec leurs pots, en plein soleil, dans de la terre de jardin ou dans de la vieille tannée, en continuant les arrosements tant que la végétation est vigoureuse; puis on les discontinne tout à fait, en laissant exclusivement aux plantes l’eau qui tombe du ciel. — Avant de placer les pots dans les trous qu’ils doivent occuper, il faut forer, à l’aide d’un bâton pointu, un second trou dans la terre du fond, juste sous l’orifice par où l’eau du pot s'écoule; ce trou, creusé assez profondément, a pour but d'empêcher les lombrics de s’introduire dans le vase et d’en bouleverser la terre.

On rentre les Amaryllis aussitôt que l'atmosphère se refroidit et que les pluies cessent d'être chaudes, et, comme nous l’avons dit, on place les pots, à sec, sur quelque tablette élevée de la serre, où ils se ressuient, où les feuilles se fanent, où la plante se prépare à un repos indispensable, si l’on veut que les fleurs fassent merveille l’année suivante.

On peut aussi procéder au rempotage des Amaryllis après leur floraison. Dans ce cas, on doit secouer la motte sans briser les racines nouvelles qui sont très-cassantes. Ce mode a pour effet d’assurer une floraison plus luxuriante que si le rempotage avait lieu au printemps. On place ensuite les pots à l'ombre, sous les arbres, jusqu’à ce que le temps soit sombre et que la venue de la pluie soit certaine. À ce moment, on enterre les pots en plein soleil, pour les rentrer en serre à l’approche de la saison rigoureuse,

ANÉMONES (Anemone coronaria) (Fzorr, XVI, 13h).

Disponibles depuis août jusqu’en mars et fleurissant en mai-juin.

Anémones doubles.

Les douze, Le cent.

d'ordre, ë Fr. C. Fr. C.

1. Admiranl Zoutman. Belle fleur DIEU DIS DUBIS ie à Ji ns 0 CNP 1.54 2. Azur incomparable. Fleur bleu foncé . . . . 2 RES CE A UT tn ci. 3. Bleu aimable. Grande fleur bleu tendre, très-belle ER Te Mu Ne NIET OS Fa 4. Couleur de sang. Fleur écarlate très-vif . . . . . . RE. ti on. 5. Duchesse de Lorraine. Grande fleur fouge, trés-bélis 5 Pt, 2 RE NERERR ERE ES 6. Feu incomparable. Fleur loupe VIF Striée ds Diane. ne PARU NO >

7. Feu superbe. Fleur très-belle, très-double, rouge feu . , . . . . . 1 50 IO »

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