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INFLUENCE DE LA DILUTION

É resolu sésress

L'individualité physico-chimique du sérum, dit Jonnarp, semble bien se refléter dans le comporte- } ment de son indice au cours de la dilution avec l’eau. 4

Si nous considérons deux sérums, qui ont le même

indice, et si nous les diluons dans le même volume d’eau distillée, les mélanges présentent des indices très différents. Ce phénomène révèle des structures physico-chimiques dissemblables.

L'interprétation de ces résultats semble bien mettre en cause la plus ou moins grande stabilité des constituants du sérum, puisque la stabilité des

protéines et du sérum sanguin se trouve sous la dé-

pendance de leur concentration, de leur hydratation et de la quantité d’électrolytes présents.

Or, les conditions de stabilité du sérum sont étroitement liées par l’intermédiaire de l'équilibre acido-

basique, à la nutrition des tissus et à ses nombreuses

déviations pathologiques. Les sérums qui offrent une résistance à la dilution, et gardent par le fait une forte concentration, témoignent d’une stabilité de leur composition, puisqu'ils sont rebelles aux dislocations moléculaires.

Ce procédé permet donc d'interroger les sérums sur leur résistance, il est un mode de pronostic ; eur amélioration en cours de traitement est de bon augure.

Méiange de sérums.

M. Zucxerkanpz a étudié l'indice de réfraction des mélanges de sérums d’espèces différentes, et a pu constater que ces mélanges avaient des indices tout à fait différents de ceux des constituants ;

comme le démontre le tableau IV.

lo

Tableau IV (ZuckERKANDL)

L Sérum Indice de réfraction Hommen(a)H)PeRPRERPENPRREECEre Os Mouton (b} Rte ER ERP ER CR + 5,60

15/2 Fan A RIDER RER EEE 2h + 7,95 Chéval (a) M 0 Moutons{(Dler. ete Re Crea + 18,50

MORE RS PS EEE re bb ado gout + 8,00

L'auteur s’est trouvé en face de phénomènes ‘analogues en mélangeant en proportions déterminées des sérums humains non modifiés, avec des échantillons des mêmes sérums chauffés pendant 80 minutes à 560. Il a pu noter des écarts considé- - rables entre les indices des mélanges et des constituants. De plus, il a remarqué que l’indice des mélanges, à parties égales, présentait un minimum ou un maximum pour toutes les proportions différentes à la moitié. Ceci permet de l’assimiler au « phénomène de zone » qu’on observe lors de l’épreuve de floculation en vue du dosage d’une toxine (Méthode de Ramon).

Ramon l’avait observé lors de la neutrahsation de l’anatoxine diphtérique par l’antitoxine. Au point de neutralisation, où il existe donc la même quantité d'unités toxiques et antitoxiques, on constate le maximum de floculation. Pour tous les autres rapports, la floculation devient plus faible ou s’efface entièrement.

Ceci permet de croire qu’il y a aussi floculation

(1) L'indice de réfraction d’un des sérums est pris comme 0,

SN te

(invisible) lorsqu'on met un sérum en présence d’un autre sérum d’une espèce différente, ou que l’on modifie le sérum par le chauffage. Ces floculations se traduisent par la différence de l'indice de réfraction.

SÉRUM ET NaCl

Il est très intéressant d’étudier à l’aide du réfractomètre ce qui se passe dans le sérum quand on y ajoute des substances chimiques différentes ; divers auteurs ont mis en évidence le pouvoir de fixation du sérum vis-à-vis du sel.

Parmi les travaux qui ont été faits à ce sujet,

| ceux de MM. R. Farzzre, R. Jonnar» et F. Zuc- À

KERKANDL, Sont particulièrement précieux. Ces auteurs ont étudié par l’interféromètrie les modifications de l’indice de réfraction du sérum auquel ils ont ajouté des corps chimiques divers (NaCl,

KCI, sels biliaires, ete.). Le tableau suivant présente les résultats obtenus par les auteurs en traitant le sérum des sujets sains (Donneurs de sang BW nég.) avec différents échantillons de NaGE | :

Tableau V

ue JonNarD et ZuckerkaANpDi)

Fe tableau traite de la différence entre l'indice de con du sérum pur et du sérum additionné de

; re NacCIL. Se

L'indice du sérum pur est pris comme 0.

Les auteurs se sont servis de l’appareil construit sur les indications de M. Joxwarp.

j du ‘ T an. 4

mr ; de NaCl ss Omg05 |Omg10 [0 mg20| 1 mg 2 mg |3 mg |6 mg

men

er |

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0|—0,30/+0,20 | +1,10|+0,80 e 5[+0,70| — 12 SEA ES) EAU re : É 13 nl 0) 0:70 = |

__ Les observations précédentes montrent nettement qu’en ajoutant au sérum de petites doses de NaCI (0 mgr. 05,0 mgr. 10, 0 mgr. 20) l'indice de réfraction

diminue.

Le chiffre de cette diminution est plus élevé que

celui de l'augmentation qui aurait dû se produire par l'addition du sel (1), puisque une augmentation de

À se (4) Exprimé en D. T. (Degrés de Tambour) de l'appareil de Jon- | __ namp, l'indice d’une solution aqueuse contenant 0 mgr. 20 de NaCI par cc. donne une augmentation de 0,45 et de 2,30 pour 1 mgr.

VeAO EE

concentration appelle une élévation de l'indice de réfraction. C’est donc un abaïssement paradoxal. À partir de Î mer. de NaCI, l'indice de réfraction augmente graduellement.

Les sérums de vieillards et des ascitiques font exception à cette règle, présentant une augmentation d'indice après l’addition de la moindre trace de sel (comme le démontrent les observations 5, 6, 10, 11,

Les résultats obtenus par M. R.Bror et Mile Pzrsson, de Lyon, sont groupés en 4 types :

1er Type de réaction normale :

Les chiffres sont analogues à ceux du tableau précédent.

Tableau VI

Teneur en

À mg de NaCl 0 mg 10 : 0 mg 20 4 mg 3 mg par ce.

2e Type. L'indice diminue vis-à-vis de toutes les concentrations de 0,1 à 3 mgr. traduisant une affinité spéciale des protéines sériques pour le sel.

ben VII

Teneur en mg de NaCl 0 mg 10 0 mg 20 1 mg 3 mg par cc.

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