‹ Variations de l'Affinité des Protéines Sériques Pour le Chlore de Sodium Au Cours de Certains États EndocriniensChapitre 21 sur 23 · INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

Rien ne paraît plus compliqué que d’expliquer ce qui se passe au sein des molécules des protéines sé-

riques. Il est donc bien difficile d’interpréter les modifications que M. Jonxarp et ses collaborateurs ont observées et que nous avons pu vérifier par la suite. |

Comment expliquer cet « abaissement paradoxal » de l'indice de réfraction qui semble être normal, puisque c’est le schéma qu’on rencontre chez tous les sujets que nous avons l’habitude de considérer comme normaux ?

En ajoutant du sel dans un sérum, le nombre de ses molécules devrait forcément augmenter entrafnant une élévation de la concentration du milieu, et par conséquent l'indice de réfraction devrait aussi augmenter. Se a

Or, nous avons pu constater le contraire. En ajoutant de petites doses de NaCI, de l’ordre de 0 mgr. 10 et O0 mgr. 20 par ce. de sérum, l'indice deréfraction diminuait. Qui dit diminution de l'indice, dit diminution de la concentration et, par conséquent, diminution du nombre des molécules. N'est-ce pas une contradiction ? ;

sale

D pe de

Diverses hypothèses ont été émises pour expliquer cet « abaissement paradoxal ».

Nous en reproduisons quelques-unes :

M. JonnarD avait recherché ce que donnait à l’interféromètre l’addition de glucose dans le sérum et 1l a trouvé une augmentation de l’indice de réfraction supérieure à celle qu’aurait dû produire l'addition de la fraction de glucose. Il émet à ce sujet trois hypothèses possibles :

1) On peut supposer l’existence d’une réaction chimique entre la substance additionnée et les constituants du sérum.

Or, une nouvelle réaction chimique peut, soit diminuer, soit augmenter la concentration d’une substance donnée.

2) Cette hypothèse admise, la nouvelle substance issue d’une réaction chimique serait répartie d’une façon hétérogène dans le sérum.

3) Dernière hypothèse, qui suppose l'existence d’une phase solide (structure colloïdale) dans le sérum où le sucre serait uniformément réparti entre les particules en suspension.

Hypothèse de fragmentation des molécules sériques.

M. LecomrTe pu Nouv, en étudiant les modifications qui se produisent dans le sérum par le chauffage à 560, a expliqué ces phénomènes par une pénétration des molécules d’eau à l’intérieur de l’édifice protéique, en changeant ainsi sa symétrie structurale.

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