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de la peau. Catrina pu étudier microscopiquement la peau dans un cas de rougeole terminé par la mort. Il a trouvé : dans le derme, une diapédèse des globules blancs ; dans l’épiderme une substance colloïde distendant la cavité péri nucléaire des cellules de Malpighi et refoulant le protoplasma. À ces masses colloides s’ajoutaient des cellules, épithéliales, des globules blancs, lésions bien suflisantes pour expliquer la desquamation qui termine le processus éruptif. Ils’agit-là, en somme, d’une nécrose par coagulation.
Le même processus congestif se retrouve sur les muqueuses donnant naissance aux localisations lésionnelles dont la description clinique est bien connue.
Réserve faite des complications, ce processus congestif ne présente aucun caractère anatomique distinct.
Voici donc encore une affection où l'élément congestif domine le tableau clinique comme il est la caractéristique au point de vue lésionnel. Quelles vont être les modifications de l’état vago-sympathique au cours de la maladie et en particulier au cours de l’éruption ?
Nous les avons étudiées sur 29 cas de rougeole, bénigne, moyenne ou grave, chez des enfants de 1 an à 15 ans, et nous avons trouvé pour tous des résultats concordants. Cette étude a été faite pour 20 cas dans le service de contagieux de M. Apert, aux Enfants-Malades, et pour contrôle dans le service de M. J. Renaut à l'hôpital St- Louis pour 6 cas, et enfin pour 3 cas dans la parte dun service de M. le Professeur Nobécourt, nouvellement affectée à la rougeole.
Les courbes que nous avons construites d’après nos ob-
servations, et dont nous reproduisons ici six (voir la planche IIT ci-contre et la planche V page 47), ont une allure générale uniforme. Leur étude nous permet de dire :
1° pendant la période d’invasion (courbes 1 et 2), le sujet est en état d’hypervagotonie; dès qu’apparaît l'éruption d’une façon un peu marquée, la vagotonie diminue. En même temps que l'éruption devient nette, la sympathicotonie remplace la vagotonie,cette sympathicotonie est parfois relative, mais le plus souvent franche (R. O. C. nul ou inversé), et d'autant plus marquée que l’éruption est plus intense.
La sympathicotonie passe par un maximum quand l'éruption est à son acmé (en général au deuxième jour de l’éruption). Puis, au fur et à mesure que l’éruption diminue, la sympathicotonie fait place à une vagotonie,soit progressivement croissante, soit très forte d’emblée. Quand l’éruption a complètement disparu, le sujet est revenu à son état de vagotonie normale, état qui est précédé parfois d’une courte phase d’'hypervagotonie (ce qui est comparable à ce que nous avions déjà remarqué dans l’éruption sérique),
Nous n’avons rencontré au cours de notre étude sur la rougeole que deux sujets normalement sympathicotoniques. Dans ces deux cas sürvenus chez de grands enfants (11 ans et 13 ans), la maladie a été très bénigne, très courte, réalisant une forme fruste avec une éruption très discrète et fugace, qui a coincidé avec une vagotonie legère et très passagère, la sympathicotonie réapparaissant au bout de 24 heures ou 48 heures et se maintenant les jours suivants.
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En résumé, on peut dire que dans la rougeole, comme dans l’éruption sérique, comme dans les autres érythèmes jusqu'ici étudiés, on voit, dans la très grande majorité des cas, la sympathicotonie apparaître avec l’érythème, coexister avec lui, disparaître avec lui.
Notons dès maintenant que dans une rougeole moyenne (forme commune), la tension artérielle reste le plus souvent normale, fout au moins pendant la période d’éruption, et mêmeen général au cours de toute la maladie, et il n’y à pas à faire intervenir dans notre étude de cette fièvre éruptive l'élément glande endocrine, en l’espèce la surrénale, pour comprendre la courbe des variations de l'équilibre vago-sympathique qui suivent une marche absolument parallèle à celle de l’érythème.
Nous verrons plus loin qu’il n’en est pas de même pour la scarlatine.
Ce parallélisme de l’éruption et de la sympathicotonie est particulièrement intéressant dans la rougeole. En effet, on sait, et tous les cliniciens l'ont noté depuis longtemps :
4. Qu'une éruption discrète signifie souvent rougeole fruste, bénigne, ou bien au contraire rougeole grave, suivant que cette éruption est accompagnée d’un état général satisfaisant ou inquiétant (rougeoles mal sorties) et dans ce dernier cas des complications sont à craindre.
2. Que dans une rougeole bien fleurie, quand léruption rétrocède ou même disparait brusquement, la venue d’une complication en général grave, coïncide avec la diminution de l’élément éruptif.
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