LAON ES
samment précis pour pouvoir servir de base à une étude clinique. Les résultats concordants que nous avons obtenus pour l’ensemble de ce travail, et les données analogues qui nous ont été fournies pour des cas particuliers en nous faisant contrôler par des camarades ou un appareil, montrent suffisamment que nous sommes dans le vrai.
Pour ce qui est des autres modes d’exploration du tonus vago-sympathique : injection d’adrénaline, réflexe pilo-moteur, etc., ils ne sont pas supérieurs en réalité au R. O. C. au point de vue de l'exactitude et de la précision, ainsi que l'expérience nous l’a montré, et beaucoup moins facile à faire accepter pour des examens quotidiens et nombreux.
C'est pour ces différentes raisons que nous avons employé le R. O0. C. avec compression digitale dans la présente étude.
Nous avons donc suivi chez 20 sujets normaux ou atteints d’affeclions diverses aiguës ou chroniques, les variations de l’équilibre vago-sympathique provoquées par l’éruption sérique consécutive à une injection souscutanée de 10 ec. de sérum de cheval. x
Le R.O. C. a été pris la veille de l'injection, le jour de l'injection, puis quotidiennement jusqu'au lendemain de la disparition complète des manifestations cutanées.
Les variations de l'équilibre vago-sympathique sont différentes suivant que l’on a affaire à un sujet normalement vagotonique (cas de beaucoup le plus fréquent : 8 ou 9 fois sur 10) ou à un sujet normalement sympathicotonique.
(Notons à ce propos que la vagotonie est à vrai dire un élat inconnu, mais elle se manifeste à nous par les données du réflexe oculo-cardiaque).
CEE,
L. — Si l'injection est faite à un sujet modérément vagotonique (vagotonie normale), on observe en général, dès le second jour, en même temps que se produit un érythème local le plus souvent peu intense, une diminution du R. O. C. qui peut aller jusqu'à sa suppression ou son inversion, traduisant donc une phase d’hypovagotonie ou même de sympathicotonie franche.
Vers le 4 ou le 5° jour, lorsque l’érythème a disparu, on constate une réapparition momentanée du réflexe qui traduit alors une courte phase d’hypervagotonie. Cette phase dure en général 24 heures ; elle est suivie d’une inversion en sympathicotonie qui coincide avec l’apparition de l’urticaire ou quila précède d’un jour. La sympathicotonie dure tout le temps que persiste l’urticaire et disparaît avec elle.
Le cycle est terminé par un retour à l’état vagotonique normal précédé quelquefois d’une courte hypervagotonie.
Il. — Sile sujet était sympathicotonique avant l’injection (ce qui est rare), la courbe indiquant les variations de l’équilibre vago-sympathique est sensiblement différente. On observe une ascension lente et très modérée en vagotonie commençant en général deux jours après l'injection ; celte vagotonie précède l'apparition d’un érythéme local inconstant, tardif et léger, et le plus souvent fugace. Puis le sujet revient lentement à son état antérieur de sympathicotonie et habituellement, la deuxième manifestation cutanée, c'est-à-dire l’urticaire, fait défaut ou est extrêmement passagère.
LAURENT
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