‹ Variations: de l'équilibre vagosympathique au cours de quelques érythèmesChapitre 12 sur 29 · EE 7 RES · texte numérisé non relu

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et beaucoup moins accentuée. Elle précède l’apparition d’un érythème local, tardif, léger, habituellement assez fugace, et qui, en général, n’est pas suivi d'urticaire.

2 L'érythème local précoce ainsi que l’urticaire (localisée ou généralisée) se produisent d’une façon générale

pendant les périodes de sympathicotonie qui succèdent

à une légère exagération de la vagotonie normale.

Les recherches de Tinel et de Santenoise sur l’équilibre vago-sympathique et le choc anaphylactique et en particulier sur la notion qu’ilsont acquise expérimentalement de lhypervagotonie, cause prédisposante nécessaire à la production d’un choc, éclairent les conclusions que nous vénons de dégager de l’étude de nos courbes et permettent de penser très fermement que c’est à la faveur de l’hypervagotonie relative constatée avant les périodes d'érythème que se réalise le choc humoral traduit par les deux manifestations cutanées de l’éruption sérique. Nous pourrions même ajouter sans crainte de dépasser la limite des déductions permises, que dans l’éruption sérique, l'érythème précoce est à l’urticaire, ce que dans l’anaphylaxie l'injection préparante est à l'injection déchainante.

Cela nous amène à dire quelques mots de la physio-pathologie et de la pathogénie de l’urticaire. On avait pensé souvent qu’elle était une angio-névrose, puis plus récemment on en a fait un phénomène anaphylactique. L'étude que nous venons d'exposer sur l’éruption sérique confirme ces manières de voir et montre que l’érythème simple ainsi que l'urticaire coincident toujours avec des

troubles de l’équilibre vago-sympathique et n’en sont

ne /

peut-être que le symptôme cutané comme les manifestations du choc’hémoclasique en sont le symptôme humoral.

Si l’hypervagotonie est la cause prédisposante nécessaire à la production d’un choc anaphylactique, par contre la sympathicotonie empêche la production d’un tel choc. Ce dernier fait a été trouvé expérimentalement par Tinel, Santenoise et Garrelon. L'observation suivante que M. Tinel à bien voulu me communiquer a, à ce point de vue, la valeur d’une expérience.

M. Fr. 16 ans. Urticaire chronique.

Entre à l'hôpital en août 1922. Ce jeune homme est atteint depuis deux mois et demi d'une urticaire chronique (c'est-àdire en réalité d’urticaire à poussées répétées à de courts intervalles). Les poussées sont surtout violentes le soir 2 h. ou 3h.après le diner et sont très pénibles pour le malade. (R. O. C. fortement vagotonique).

On essaie sans résultats l’adrénaline, le peptone par voie digestive, le chlorure de calcium.

M. Tinel a alors l’idée de le traiter par le sérum de cheval par voie sous-cutanée.

Le 12 septembre injection de 10 cc. d'hémostyl, un peu d'urticaire le soir.

Le 13 septembre R. O. C. 19-19, pas d'urticaire.

Le 15 septembre R. O0. C. 20-25, pas d'urticaire.

Le 17 septembre R. O. C. 20-25, pas d'urticaire.

Le 20 septembre R. O. C. 19-17, un peu d'urticaire.

Le 22 septembre R. 0. C. 20-20, pas d'urticaire jusqu'au 23 au soir.

Le 24 septembre R. O. C. 27-17, urticaire.

Le 28 septembre R. O. C. 20-10, urticaire ainsi que les jours suivants.

Etre

On voit là très nettement la sympathicotonie empéchant la production des poussées répétées d’urlicaire. (c’est-à-dire de chocs anaphylactiques répétés).

Remarques à propos de quelques courbes

Planche II. — Courbe 6. Choc sérique chez une malade sensibilisée. s

Mlle B.a recu en !913 plusieurs injections de sérum. Ayantomis de l'interroger à ce sujet, elle nous l'apprend pendant que nous pratiquons l'injection de sérum de cheval dont elle ne reçoit que ! ce. 5.

Assez fortement vagoltonique avant l'injection, elle fait à la suite de son injection un très léger choc anaphylactique au point de vue des phénomènes généraux, mais dès le soir de l'injection urticaire généralisée. Le R. 0. C. montre une sympathicotonie relative qui persiste pendant presque tout le temps que dure l'urticaire pour faire place à la vagotonie quand celleci à disparu. Cinq jours après l'injection, la malade fait son éruption sérique proprement dite, d’ailleurs légère et fugace, elle entraine une sympathicotonie parallèle. Le lendemain la malade revenait à son état normal.

Planche I. — Courbe 9. R. Henri, 6 ans. Trousseau.

Entré pour diphtérie, est traité par le sérum et fait une éruption sérique. Nous le voyons une première fois au 3° jour de son éruption alors qu'elle est presque terminée : R. 0. C. 26-19 (forte vagotonie). Le lendemain, reprise de l'éruption qui est très intense, R. 0. €. 30-30 (sympathicotonie). Revu 24 heures après, l'éruption a complètement disparu, R. O0. C 30-22 (forte vagotonie). Le lendemain R. O. C. 21-14,

(CAE. dene

: Enfin à titre documentaire, citons à propos de la vago- =

i tonie pendant le sommeil, le cas d’une des petites ma-

| lades que nous examinions à Trousseau et pcur laquelle «ir nous avons pu prendre (au cours de l’étude de son érup-

É tion sérique) le même jour le R. O. C. pendant le som- : __ meil et immédiatement après le réveil. Suzanne H., ar | Tans 1/2. 26 janvier. | Ro | Pendant le sommeil R. O. C. 27-20. ù 15 ; Au réveil R. O. C. 28-28. | Æ

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