‹ Variations: de l'équilibre vagosympathique au cours de quelques érythèmesChapitre 15 sur 29 · Mile X..., 25 ans. Consultation du D Louste · texte numérisé non relu

Mile X..., 25 ans. Consultation du D Louste

Eruption thoracique de type prurigo, datant de quelques jours, d'origine toxi-alimentaire probable R.O C.le matin à jeun 24-24.

3. Mme X..., salle Foville. Service du D° Crouzon (Salpétrière).

(Courbe IV, planche IV) (Voir page 41).

Erythème polymorphe à type érythémato-papuleux, d'origine alimentaire probable, généralisé à tout le corps le 12 février 1923. Ce jour-là, prédominance de l'érythème simple sans papules ; R. O0. C. 32-30.°

Le 13 février (le lendemain) présence d'éléments papuleux et d'éléments ortiés en nombre important, bouffissure des paupières. R. 0. C. le matin à jeun 30-35.

Revue le 15 février, l'éruption a disparu, R. O. C. matin à jeun 28-26.

Revue le 24 février, R. O. C. matin à jeun 25-23.

Dans tous ces cas, on note une sympathicotonie relative ou bien franche pendant la présence de l’érythème, et on a pu voir dans les cas où on a pu suivre les malades, le tonus vago-sympathique revenir à son équilibre normal lorsque l’érythème a disparu.

La sympathicotonie, comme l'érythème qui l’accompagne (et peut-être la traduit), semble donc disparaitre quand l’organisme s’est débarrassé des produits toxiques qui ’imprégnaient.

Tout cela correspond aux faits observés dans l’éruption urticarienne sérique et il semble que la conclusion doive être la même dans les divers cas : c'est que l’érythème et

la sympathicotonie sont probablement une réaction de défense de l'organisme.

Nous désirons dire un mot, avant de terminer ce chapitre, d’une autre catégorie d’érythème que nous plaçons ici parce que se rapprochant peut-être pathogéniquement des érythèmes toxiques. Nous voulons parler du dermographisme chez les épileptiques. Il est, en général, chez ces malades, plus accusé que chez les sujets normaux ; et d'autre part, chez les comitiaux, les phénomènes dermographiques sont modifiés par les accès et même par les vertiges. Féré et Lamy disent que « Pendant l'attaque, il cest impossible d'obtenir même une simple raie rouge ; 4 heures après, chez 3 de nos malades, nous avons obtenu une simple rougeur sans saillie ».

J. Roubinovitch qui a repris l’étude de cette question, sans être aussi catégorique que les précédents auteurs, dit «.L’expérimentation clinique m'a démontré que si l’on reckerche cette formule (formule ou indice dermographique d’un malade) au cours ou peu de temps après l'accès comitial, elle montre par rapport à l’état de repos :

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