LU IA
d'abord étudiée, où lélasticité artérielle joue un rôle important : c’est la sphygmométrie.
Puis les recherches portèrent sur la mesure de la pression en d’autres points plus éloignés du cœur, où le tonus vasculaire joue un rôle prépondérant : c'est la tonométrie.
On s’aperçut rapidement que lintérêt n'élait pas lant
de connaitre la pression dans les artères radiales, ou dans les terminaisons artérielles, mais celle qui règne dans linüimité des {issus, au niveau même des capillaires. L’exemples était donné des brigthiques, chez qui à une pauvreté marquée de la circulation périphérique correspond une tension artérielle habituellement élevée: et s’il semblait logique d'admettre qu'à une énergique contraction cardiaque doit correspondre une tension élevée dans l'artère, et en même temps une pression également élevée dans le système capillaire, la réalité venait contredire ces vues théoriques.
Des phénomènes de vasomotricité intervenaient pour modifier du tout au tout le résultat attendu, par des corrections régulatrices automatiques. Au principe théorique devrait se substituer cette donnée pratique, que la pression sous laquelle le sang vient aborder l'intimité des organes, la quantité de ce sang el la rapidité avec laquelle il chemine à leur niveau sont praliquement très différentes de la tension exprimée en chiffres par évaluation instrumentale au niveau d'une artère de calibre moyen.
Marey ayant montré expérimentalement que la pression
à laquelle se trouve soumis le sang dans les artères dépend
d'une part de la masse du sang, d'autre part de la violence de l'impulsion cardiaque, une lension faible correspondant à une contraction faible, et inversement, et enfin de l'obstacle apporté à l'écoulement du sang par la résislance des vaisseaux périphériques, M. Hucnar», le premier, insista tout particulièrement sur l'importance clinique de l'état de la circulation dans les terminaisons artérielles, et, dès 1883, décrivant les cardiopathies artérielles, montra qu'en opposition à un cœur central il existe un cœur périphérique, et que dans l'étude des affections cardio-vasculaires, il fallait reconnaitre à l’état d'intégrité de ce cœur périphérique une importance considérable. Alors que les lésions cardiaques proprement dites sont pour ainsi dire sans influence sur l'état des artères. les allérations de ces dernières au contraire peuvent avoir sur le cœur une influence néfaste, et aboutir à son insuffisance fonctionnelle. «€ Bien plus entrainé qu'entraineur », le cœur règle son effort d’après la résistance qu’il éprouve, et pour lutter contre l'hypertension habituelle, s’hypertrophie et s'altère : @ IL faut veiller à nos artères pour alléger, pour faciliter le travail du cœur ; car si les artères à l’état normal sont ses auxiliaires, à l’état pathologique elles en deviennent les plus grands ennemis. On devient cardiaque par les artères, on ne devient pas artériel par le cœur ; ce
qui prouve que dans toutes les cardiopathies, et surtout
les cardiopathies artérielles, le cœur central souffre par le
cœur, périphérique, et: qué c'est à ce dernier que doit
s'adresser tout l'effort thérapeutique. »