LE PAYSAN
— Il est une chose que le paysan comprend mieux que personne : c'est qu'on lui met sur les épaules un fardeau trop lourd.
La municipalité, les écoles, le gouvernement, la religion, etc., lui grugent ses économies, sans retour appréciable. On lui dit : c'est tant et il paie ; mais il a tant payé de
cette façon, qu il en est fatigué et vous regarde, sinécuristes et percepteurs quelconques, droit dans les yeux. Ce n'est pas un présage de paix.
l'ouvrier ?
— L'ouvrier vend ses sueurs et ne les donne pas. Il en veut au capitaliste parce que celui-ci cherche à l'exploiter ; à leur tour, les capitalistes le détestent, parce qu'il leur force la main. A quand l'union de ces deux castes ?