B. - VASE DE STYLE RHODO-CORINTHIEN
E 0<$0. Cratère sans pied ou dinos (en guise de poignées quatre anneaux d'argile engagés dans des douilles cylindriques). — Sur le col Quatre sphinx de style corinthien, enfermés chacun dans une métope dont le champ est semé de grosses rosaces noires incisées. — Sur la panse, trois zones d Animaux passant, partie en style corinthien, partie en style rhodien. il. Animaux de style corinthien (incisés et retouchés de rouge). Deux cygnes affrontés entre deux griffons, deux cygnes affrontés entre deux lions rugissant une patte levée; un de ces
lions pose sa patte sur la tête d'une biche au corps tacheté (motif répété quatre fois). Le champ est semé de grosses rosaces noires incisées. — B. Animaux de style rhodien (non incisés, détails réservés, retouches rouges). Deux bouquetins retournant la tête sont affrontés de chaque côté d'une large rosace centrale (ce motif répété quatre fois et enfermé dans une métope). Les quatre métopes longues sont séparées les unes des autres par quatre métopes plus petites contenant un large fleuron à quatre pétales et quatre demi-cercles. Le champ est semé de petites et grandes rosaces au trait et non incisées. — C. Animaux de style rhodien : onze bouquetins paissant à la file dans un champ semé de rosaces semblables à celles de la zone précédente.
Dans l'embouchure cercles rouges et blancs sur fond noir; grecque noire sur le plat du rebord ; bâtonnets verticaux sur le rebord extérieur ; groupe de languettes noires et rouges sous chaque métope du col. Les zones de la panse sont séparées les unes des autres par des cercles noirs, blancs et rouges. Près de la base, zone de fleurs et de boutons de lotus noirs, zone d'arêtes rayonnantes noires. Sur le fond convexe et destiné à s'emboîter dans un support creux séparé (analogue à E 558, 662, ^74) cercles noirs.
Terre claire, un peu rosée; surface revêtue d'un engobe blanc, jauni et picoté de points noirs. Peinture en noir lustré, peu brillant, jauni par endroits. Retouches de rouge vineux sur les animaux et les ornements. Emploi du blanc pour quelques cercles. Un des anneaux d'argile est brisé. Haut. o,35. Diam. o,34-
(Inv. Campana, 21). Trouvé à Caeré, en Étrurie, et entré au Musée en i863.
Publié par E. Poltier, Monumenla et Mémoires Piol, I, p. 43, pi. 4. Cf. Boehlnu, lonisch. Nekropol.j p. 82-83; Furtwaengler, Philolog. Wochenschrifly février 1895, p. 272.
c. - VASES DE STYLE CYRÉNÉEN
E 660. Grande Hydrie (deux petites anses horizontales rondes et une anse verticale divisée en trois filets saillanf s). — La panse présente une zone circulaire ornée de chaque côté d*un Motif floral accosté d'animaux affrontés. -- A. Sur la face du vase Deux lions rugissant (retouches rouges sur le corps), affrontés de chaque côté d'un ornement (boutons de lotus superposés entre deux enroulements). — B, Au revers, Deux chèvres ou bouquetins affrontés (retouches de rouge très effacé).
Embouchure et intéricurdu vase en noir. Un listel saillant, clair, sur le rebord extérieur de l'embouchure. Autour du col noir deux anneaux saillants. Sur l'épaule une zone déboulons de lotus noirs et rouges, la pointe en bas, reliés par des entrelacs, et un large cercle noir. La zone d'animaux est encadrée entre des grecques noires de style primitif. Sur le bas de la panse, large zone noire et une petite zone de boutons de lotus noirs. Près de la base double rangée d'arêtes noires rayonnantes. Sur le pied godrons noirs. Aux attaches des anses, grandes palmettes à double enroulement et centre en rouge. Sous chaque anse horizontale, un gros boulon de lotus (centre rouge) accosté de deux enroulements.
Terre pâle, assez rose et tendre, avec un peu de mica. Peinture noire peu lustrée. Retouches rouges peu nombreuses. Travail d'incisions détaillé. Il y avait un engobe blanc sur lequel était posé le noir, mais qui a presque partout disparu. Peinture fatiguée et endommagée. Haut. 0,47-
(Inv. Campana 68). Trouvé à Cacré, en Etrurie, et entré au Musée en i863
Publié parPuchsIein, Arch. Zeitung, 1881, pi. 10, n» 1 ;S. Reinach, Répertoire des Vases antiq., 1, p. 433, n* 4> Cf. DuinoDt el Chaplain, Céramiques de la Gr. propre, 1, p. 3o5.
E 061 . Cratère (anses rondes et droites, reliées à Tembouchure par une partie plate et coudée). — Sur la panse, une zone circulaire d'Animaux passant. — Un taureau, tête baissée entre deux lions rugissant (sous le taureau un oiseau posé, près du lion de droite deux ornements végétaux dans le champ) ; un cygne marchant à droite, les ailes déployées, un bouton de lotus à double enroulement entre un oiseau volant et un cygne les ailes déployées, un grand ornement végétal (bouton de lotus renversé et surmonté d'une palmeltc à double enroulement), deux sphinx affrontés de chaque côté d'un grand ornement (six palmettes et enroulements combinés; derrière le sphinx de droite, un cercle dans le champ avec point central) ; deux sphinx affrontés de chaque côté d'un ornement semblable. -
Embouchure et intérieur noirs. Sur le rebord extérieur une grecque noire circulaire entre deux lignes de points, une zone de zigzags noirs. Sur le col une zone de boutons de lotus noirs reliés par des entrelacs. Sur l'épaule godrons noirs et rouges. Sous la bande d'animaux une zone de lotus noirs rehaussés de rouge. Près de la base double série d'orôles noires rayonnantes. Sur le pied, godrons noirs et rouges. L'attache des anses, à l'embouchure, est décorée d'une grande rosace à quinze ou seize pétales en clair. Sous chaque anse un ornement au trait noir sur le fond clair (gros lotus accosté d'enroulements).
Terre claire, un peu rosâtre, sur laquelle est placé un engobe blanc. Peinture en noir peu lustré. Retouches rouges nombreuses sur les ornements et sur les animaux. Travail d'incisions détaillé et soigné. Le pied est recollé. Haut. o,35.
(Inv. Campana 67). Même provenance.
Publié par Puchbtein, Arch. Zeitung^ 1881, pi. 11, n* 2et 2a; Baumeister, Denkmaeler des Mass. AUeriams, flg. 2089; S. ReinBch,i?^perfoirtf des VaseSy I, p. 433, n** 9, 10. Cf. Dumont et Chaplain, Céramiques^ 1, p. 3o5.
E 662. Cratère (forme de dinos sans anses). — La panse est décorée de deux zones circulaires. — I. La zone supérieure comprend trois sujets : A. Combat d'Hercule et des Centaures. Le héros agenouillé dans Tattilude archaïque de la course, nu (chevelure et barbe rouges), 'tient de la main droite sa massue noueuse (arc et carquois attachés sur son dos) et saisit de la main gauche le poignet d'un Centaure à jambes humaines (barbe et cheveux rouges) qui tend vers lui sa main droite ; à Tarrière-plan, un arbrisseau feuillu. A droite, un Centaure semblable s'enfuit, portant une grande branche d'arbre feuillue ; à gauche, un Centaure à jambes de cheval, xléjà frappé par le héros (œil incisé ovale', s'elTondrc sur ses pieds de devant, la tête tournée en l'air, serrant encore entre ses mains une grande branche d'arbre ; près de lui, un autre Centaure semblable, frappé à mort (œil ovale et clos), gît par terre sur le ventre, tenant aussi sa branche d'arbre de la moin J,^^uche. Plus loin, sur la gauche, deux autres Centaures semblables fuient au galop, armés de la même manière. — De cette scène, on passe sans interruption, vers la droite, au sujet B, Embuscade d'Achille. Troïlos à cheval (chevelure rouge), conduisant près de lui un second cheval, tenant de la main gauche une baguette feuillue en guise de houssine, fait boire son cheval libre dans un grand bassin posé par terre. Polyxcne debout, drapée (coiffure et manteau en rouge), portant unehydrie sur sa tête, est tournée vers son frère et le»regarde. Derrière elle un édicule en forme de pan de mur noir, strié de quelques raies incisées et couronné d'un fronton, figure une fontaine derrière laquelle Achille est agenouillé en embuscade, vêtu en hoplite (casque, bouclier, lance, cncmides, tunique) ; il est suivi d'un oiseau volant pour indiquer Timpétuosilé de son élan prochain. — On arrive aussi sans interruption à une troisième scène. C. Le Komos. De chaque côté d'un grand cratère ciselé, sur lequel est posée une œnochoé, deux gros hommes barbus et courts, la taille serrée d'une ceinture frangée, se font vis-à-vis. L'un (cheveux et barbe en rouge) tient une
phiale de la main droite et tend de la main gauche un ustensile (vase en forme de bateau ? acatos ?) ; l'autre danse, les deux pieds complètement ramenés en arrière, et tend la main gauche (restauration mauvaise sans doute, car la bouche est couverte d'un bandeau, f opCeicc, qui indique un joueur de double flûte). — II. Zone inférieure composée d'Animaux passant : aigle posé entre deux lions rugissant, aigle posé, la tête retournée, entre deux coqs picorant, oiseau volant entre deux sphinx aux ailes recourbées, aigle posé, deux sirènes affrontées aux ailes déployées.
Intérieur en noir; sur le plat du rebord, languettes noires accostées de points. Sur l'épaule, godrons noirs et rouges. Des groupes de quatre cercles noirs avec un large cercle rouge séparent les différentes zones. En bas de la panse, une zone de grenades à pistils dressés. Près de la base, godrons noirs el rouges. Sous la base, une grande rosace à quatre branches en croix couverte de traits incisés.
Terre rosée, recouverte d'un engobe blanc. Peinture noire peu lustrée, tournant par places au jaune. Retouches rouges sur les figures et les ornements. Travail d'incisions très détaillé. Nombreux morceaux recollés; quelques restaurations dans les personnages. Haut. 0,25. Le dinos est posé sur un pied très restauré qui ne lui appartient pas et qui est plutôt déterre corinthienne.
(Inv. Campana, numéro effacé). Même provenoncc.
Publié par Puchstein, Arch. Zeilung^ 1S81, pi. 11, n* i; S. Reinach. Répertoire des Vases, I, p. 433, n» 8. Cf. Dumont et Chaplain, Céramiques, I, p. 304.
E (>63. Fragment de cottpe (rebord intérieur saillant et droit, anses minces horizontales). — L'intérieur est décoré d'une zone d'animaux représentant la Chasse au lièvre. — Quatre chiens lancés à la poursuite d'un lièvre (collier rouge au cou des chiens, détails des côtes et des museaux en rouge). Le centre portait probablement un sujet peint, qui manque.
Rebord intérieur noir avec deux cercles réservés en clair. Au-dessus des animaux, une zone de grenades noires, la tête en bas. Série de cercles noirs concentriques allant vers le centre et aboutissant à des cercles rouges. A l'extérieur, cercles noirs sur le rebord. A l'attache des anses noires, palmettes en éventail avec centre vermillon. Sur les revers et le fond, un cercle rouge entre cercles noirs, une zone de languettes noires, un cercle rouge entre cercles noirs, une zone de petits oves noirs et rouges, un cercle rouge entre cercles noirs, une zone de grenades noires à pistil double. Le reste manque avec le pied.
Terre rose, fine et mince, très légère, Engobe blonc. Peinture en noir peu lustré et retouches d'un rouge viT. Travail d'incisions soigné. Pièce très endommagée, recollée, mais non restaurée. Une anse, une partie du rebord, tout le fond avec le pied ont disparu. Haut. o,o65. Diam. 0,19.
(Inv. KLC a3). Retrouvé dans les fragments de la collection Campana entrée en i863. Provient probablement de Caeré, en Étrurie.
Publié par E. Pottier, Bulletin de correspondance hellénique, XVII, i8c3, p. 227, lig. 1.
E 604. Coupe (rebord intérieur saillant, petites anses horizontales, pied court orné d'un tore saillant). — L'intérieur est décoré d'un grand Sphinx accroupi, tourné à droite. Ses pieds sont posés sur une ligne ondulée formant terrain, rehaussée de deux ornements en forme de grenades accostées de deux enroulements. Sa tète porte un grand ornement en forme de pédoncule d'où émergent des palmettes, lotus et grenades (chevelure rouge pendante, ailes recourbées avec rehauts rouges). Dans le segment inférieur, un Poisson nageant vers la gauche.
Rebord intérieur noir avec deux cercles réservés en clair. Cercles noirs au-dessus du sujet central. A l'extérieur, le rebord eu blanc avec quelques cercles noirs, les anses en noir. Sur les revers et le fond, un cercle rotige entre cercles noirs, une large zone noire avec cercle réservé en clair. Le pied en clair; quelques cercles incisés sur la base plate.
Même terre plus épaisse. Môme technique; engobe blanc plus épais, un peu jaunâtre ; relouches de rouge vineux. Bon état de conservulion. Haut. 01 25. Diam. o,ao.
(Inv, Campanu 35i). Trouvé à Caeré, en Etrurie, el entré en i863.
Publié par Puchstein, Ar:h. Zeilung, 1881, pi. 12, n" 4. et pi. i3, n» 6: S. Reinach, Itèperloire des Vast'S, 1, p. 4*^5, n** 4 el 12. Cf. Cataloghi Campana, Sér. II, no 48; Dumont el Chaplain, Céramiques, I, p. 3o3, n» 16.
E GG3. Coupe (rebord intérieur saillant et droit, pied
SALLE E
conique, au^es horizontales allongées). — Le sujet est placé dans Tintérieur. — Épbôbe nu, à cheval. Il tient une baguette de la main gauche (chevelure longue, en partie rouge ; sur la tête un ornement floral, grenade accostée de deux enroulements) ; il marche à droite, suivi d'un oiseau volant, précédé d'une petite figure ailée qui court les mains étendues (Niké ou Kère, ou un Génie du vent exprimant la rapidité; ailes recoquillécs, talonnières ailées aux pieds, même ornement floral sur la tète). Sur le col du cheval est posé un oiseau ; sous ses jambes trois autres oiseaux, dont l'un se retourne pour se gratter avec son bec (relouches rouges nombreuses sur tous les animaux). Le terrain est figuré par une ligne droite noire. — En dessous, dans le segment inférieur, large Ornement floral (palmettes et lotus d'où partent deux volutes terminées par une demi-palmetle).
Même décor intérieur. A Textérieur, rebord blanc avec deux cercles noirs ; à l'attache des anses noires, une palmette en éventail à centre rouge se détache sur une zone réservée, sans engobe. En dessons, même décor que dans E 663 (la zone de petits oves remplacée par des points noirs). Tout le pied noir.
Même technique que E 663. Retouches rouges abondantes. Recollé, en beaucoup de morceaux, mais sans restaurations nuisibles. Haut. 0,12. Diam. 0,18.
(Inv. N 3569; MN 56). Trouvé en Italie et acquis en 1848.
Publié par Puchslein, ibid. pi. i3, n« 3; S. Reinach, Ibid. p. 435, n« 9. Cf. Dumontet Chaplain, ibid. p. 29S, n« 8. Sur rinlerprélation funéraire de la figure ailée, voy. Lœschcke, Jahrbuch des deat. Inst. 1887, p. 376.
E 66G. Fragment de coupe (structure analogue). — Le sujet de Tintérieur est seul conservé en partie ; peut-être Hercule emmenant le troupeande Géryon (?j. Un taureau retournant la tête et suivi d'un oiseau volant est entraîné de force par un homme nu, barbu, qui a passé son bras droit autour du col de ranimai ; il marche à droite avec effort, serrant son genou gauche avec sa main pour prendre un point d'appui (cheveux et barbe en rouge, retouches rouges sur le col, le corps et la corne du taureau, sur les ailes et la queue de l'oiseau). Le terrain est figuré par une ligne droite d'où émerge une grenade noire accostée de deux enroulements. Le segment inférieur parait avoir été occupé par un Motif floraL
A Texlérieur, le décor parait avoir élé le même que dans E 663.
Même technique. Le fragment se compose de plusieurs petits morceaux recollés. Manquent le visage de l'homme, la télé de l'oiseau, le mufle et Tarrière-train du taureau. Long. max. o.i4-
(Fragm. Ca.mpana i26j. Retrouvé dans les fragments de la collection Campana entrée en i863.
Publié par E. Potlier, Bulletin de Corresp. Hell. XVII, 1898, p. 282, flg. 2.
E C67. Coape (rebord intérieur saillant, anses horizontales allongées, pied court et massif refait). — Dans l'intérieur, A, le centre est occupé par un grand Motif floral, palmettes et lotus reliés par des entrelacs. Au-dessus, une zone de personnages montre cinq fois, avec des variantes, le même motif. Scène de banquet. Un homme barbu, à demi nu, le bras gauche et les jambes sous un manteau, est couché sur un lit de droite à gauche, tenant de la main gauche une phiale (un seul ne lient rien) ; près de lui est posé un petit plat contenant des fruits ronds et un autre menu récipient. Un petit personnage s'approche de chaque convive. Près de l'un, un grand dinos est posé sur son pied et un petit serviteur nu lui apporte une œnochoé et une couronne (dans le champ coupe suspendue) ; près de l'autre. Sirène à bras humains tenant une couronne et l'ornement floral composé de la grenade accostée de deux enroulements (cf. E 664, 665) ; près du troisième, Eros volant tenant la couronne et l'ornement floral (dans le champ corne à boire) ; près du quatrième. Sirène semblable à la première (dans le champ une coupe) ; près du cinquième, Eros semblable au premier (dans le champ une corne à boire). Trois convives regardent du côté du petit pei'sonnage; les deux autres retournent la tête en arrière ; trois manteaux sont semés de gros points en rouge efl'acé. — B. Les revers sont décorés d'une zone circulaire d'Animaux passant. Cygne aux ailes
déployées entre deux coqs, palmette et lotus accostés d'enroulements entre deux oiseaux à têtes de grifl'ons, oiseau volant entre deux sphinx accroupis, le même motif floral entre les deux oiseaux-griffons (retouches rouges sur les animaux). Dans le champ, deux rosaces incisées.
Sur le rebord intéri(>ur, zone de boutons de lotus noir'x. Sur le rebord extérieur, guirlande noire, composée d'un côté de feuilles lancéolées, de l'autre de grenades à trois pistils. A l'attache des anses, palmettes à centre rouge ; sous chaque anse, un bouton accosté de volutes. Au-dessus des animaux, zone de boutons de lotus alternant avec des fleurons noirs. Au-dessous des animaux, zone de boutons et de fleurs de lotus noirs. Près de la base, arêtes noires rayonnantes.
Terre claire, jaunAlre, assez épaisse. Engobe blanc, peu conservé à l'Intérieur. Peinture en noir lustré ; retouches de rpuge vineux. L'intérieur a souffert; quelques repeints au centre et sur les figures. Tout le pied «st refait en plâtre et trop court. Haut. o,i3. Dium. 0,22.
(Numéro d'inv. disparu). Provenance inconnue.
Publié par E. Potlier, Bull. Corr. Hell , XVII, 1893, p. 288, flg. 6 et 7. Cf. Dumont, ibid. p. 2î)9, n" 14 ; Loeschcke, Jahrbuch des deut. //laf. 1887, p. 276 (qui interprète le sujet comme funéraire); Weicicer, De Sirenibas, 1895, p. 59-60 (qui regarde les Sirènes comme les âmes des morts dans le banquet funéraire).
E 668. Coupe (même forme, pied élancé). — Le sujet est placé dans Tintérieur. Zeu8 et l'aigle volant. Il est assis sur un siège sans dossier (sorte de large autel), les pieds posés sur un tabouret ; Taigle s'approche de lui en volant (rehauts rouges sur la queue et les ailes). Dans le champ, deux rosaces noires incisées. Le dieu (barbe rouge, longue chevelure noire retombant dans le dos) est drapé et ses bras sont invisibles sous la draperie (tunique talaire à bordure rouge, himation serré étroitement par-dessus, orné de bandes transversales rouges et de dessins incisés qui figurent une riche broderie, denticules, grecques, gros points rouges).
Rebord intérieur noir avec un cercle réservé en clair. Trois cercles noirs au-dessus du sujet central. Sur le revers, même décor que E 663 (sans la«zone de pelils oves). Anneau saillant à la jointure du pied et de la coupe ; le pied cl la base en noir. Sous la base, deux cercles noirs.
Même technique que E 663. Bon étal de conservalion ; la base ébréchée. Haut. o,i3. Diam. 0,18.
(Inv. Campana 346). Trouvé probablement h Caeré, en Etrurie, et entré en i863.
Publié par Puchstein. Arc/i. Zeitung, 1881, pi. 12, n" 3; Sludniczka, Kyrcne^ p. 14. flg- 7; S. Reinach, Jtéperloire des Vases, ï, p. 4^, no 2; Wiener Vorlejebîâlter, D, pi. 9, n» 2; Rayet et Collignon, Céramique grecque, p. 85, fig. 4; Saglio, Dict. des Antiquités, flg. 782; Reichel, Ueber vorhell. GôltercuUe, p. 4»» flg- 10. Cf. Cataloghi Campana, Sér. II, n» 55; Dumont çl Chaplain, I, p. 3no, n<» i5. Le sujet a élé diversement interprété (Promèlhée, devin interrogeant le vol des oiseaux).
E 669. Coupe (même forme). — Le sujet est placé dans Tintérieur. Cadmos combattant le Dragon deThôbes. A droite, Cadmos sous l'aspect d'un hoplite (casque rouge à très haut cimier rouge et noir, çrand bouclier rond orné d^une tête de Gorgone tirant la langue), dans Tattitude agenouillée, brandit de la main droite la lance haute contre un serpent enroulé sur lui-môme, qui dresse sa gueule ouverte d'où sort une langue fourchue jusqu'à la hauteur de la tête du héros (rehauts rouges, incision ondulée tout le long du corps). Au-dessus de la tête de Cadmos et à sa droite, en signe de victoire, un oiseau volant ; un second plus grand derrière lui (rehauts rouges). Le corps du Dragon (rehauts rouges et incision ondulée) se déroule devant une colonne dorique, qui, posée sur deux degrés et placée en avant d'un petit édifice à fronton, représente sans doute un temple précédé d'une colonnade. Le mur plein du naos est figuré par un quadrillé rempli de gros points rouges alternant avec des carrés noirs. L'architrave porte des triglyphes rouges et noirs. Le fronton est surmonté d'un grand disque rond en acrotère. Sur ce fronton sont perchés deux oiseaux qui regardent le combat. Derrière le mur du temple un second serpent se déroule et dresse en l'air sa gueule ouverte (rehauts rouges et incision ondulée). Le terrain
est figuré par une ligne noire. — Dans le segment inférieur Lierre courant à droite entre deux rosaces noires incisées.
Même décor que E 66) (la zone des petits oves remplacée par une
grecque sommaire). Bon étal de conservation. Le rebord ébréché.
Haut. o,ia. Diam. 0,18.
(Inv. Campana 967). Même provenance.
Public par Puchslein, tbid. pi. 12, n* a; S. Reinach, ibid. p. 433, n« 1;
Studniczka, Kyrene, p. 33, fig. 25 ; Benndorf, Jahreshefle des œsterr.
/n5^, II, 1899, p. i4i flg- lA- Cf. Gataloghi Campana, Sér. II, n«â7',
Dumontet Chaplain, I, p. 297, n* 5.
E 670. Coupe (même forme, le rebord plus évasé, le pied plus mince et plus court). — Le sujet est placé dans Tintérieur. Chasse du Sanglier de Calydon. Le sanglier disparaît à droite et Ton ne voit plus que son arrière-train (croupe rouge, blessures doù découle le sang rouge). Derrière lui, deux chasseurs arrivent en courant. L'un barbu (barbe rouge, chevelure longue en trois nattes retenue par un bandeau orné, œil incisé ovale, tunique rouge ornée de franges et d'une bordure de volutes incisées, serrée à la taille par une ceinture ornée de volutes incisées, manches courtes avec dessins incisés) pose la main gauche sur la croupe du sanglier et lui enfonce sa lance dans Je flanc. L'autre imberbe (œil incisé ovale, coiffure et tunique rouge analogues, avec peau noire d'animal attachée en bandoulière par-dessus) court, la main gauche avancée, et darde la lance de la main droite ; son pied droit disp:irait à gauche et n'est pas dessiné. Dans le champ, au-dessus de leur stêtes, un long javelot brisé dont la boucle {amentum) est visible. Dans le bas, entre leurs jambes, trois petits oiseaux volant (rehauts rouges). Le terrain est figuré par une ligne noire. — Dans le segment inférieur Trois poissons nageant ; un poisson placé verticalement entre deux autres nageant horizontalement (rehauts rouges).
Rebord intérieur noir avec un cercle réservé en clair. Quatre cercles noirs au-dessus du sujet central. A l'extérieur, le rebord porte une zone noire et une zone claire. A l'attache des anses, palmettes noires avec centre rouge. En dessous, cercle rouge entre cercles noirs, une zone de languettes noires, cercle rouge entre des cercles noirs, une zone de gros points noirs, cercle Duge entre des cercles noirs. Le pied en noir. Cercle noir sous le fond et dans le trou du pied.
Terre analogue, un peu plus épaisse que dans les précédents, aucun engobe blanc visible. Peinture en noir assez lustré. Travail d'incisions très fin et très soigné. Le pied séparé du fond a été rajusté assez grossièrement. Buse du pied brisée en partie. Haut. 0,126, Diam. 0,19.
(Inv. Campana 332). Même provenance.
Publié par Micali, Monumenli inedili, 184^, pi. 4^, n* 1. Cf. Puchstein, Arch. Zeilung, 1881, p. 218, n»* i5 et i5 A (c'est la môme coupe) ; Dûment et Chaplain, 1, p. Soi, n* 19; Calaloghi Campana^ Sér. II, n* 52.
E 671. Fragment de coupe (structure analogue). — Le sujet est placé dans l'intérieur. Deux combattants Asiatiques. Le bas des corps est seul conservé. Tous deux marchent dans l'attitude agenouillée, vers la droite. Le premier porte la lance basse (tunique semée de points rouges, à franges et à bordure incisée, cnémides rouges). Le second porte sa lance un peu relevée (tunique rouge à large bordure incisée, cnémides rouges) et tient devant lui un bouclier (rehaut rouge et bord incisé). Dans le champ à gauche, une rosace noire incisée et une large fleur de lotus (rehauts rouges). Terrain en ligne noire. — Dans le segment inférieur, Deux lions affrontés rugissant (celui de droite manque presque entièrement ; rehauts rouges).
Décor très analogue à E 670. La terre avec engobe blanc et la technique se rapprochent de E 669. Restes d'une anse brisée. Trou dans le fond, ù l'attache du pied qui manque. Long. max. 0,12.
(Inv. KLC n« 22). Retrouvé dans les fragments de la collection Campana, entrée en i8C3.
Publié par E. Poitier, Dali, de Corresp. Hellénique, XVII, 1833, p. a35, fig. 3. Cf. Dumont et Chaplain, I, p. 3o2, n* 20.
E 672. Fragment de coupe (structure analogue). — Le sujet est placé dans l'intérieur. Scône de Banquet. Le bas du sujet est seul conservé: les pieds tournés du lit, les coussins
posés sur le chevet (rehauts rouges), les pieds droits de la petite table qui portait les mets, et sous cette table un tabouret à trois pieds en griffes de lions, sur lequel sont posés les cothurnes des deux convives. Terrain figuré par une ligne noire. — Dans le segment inférieur, une Sirène entre deux oiseaux posés (rehauts rouges).
Décor et technique analogues à E 668. Mais le rebord extérieur porle, de plus, une guirlande de feuilles lancéolées (myrte?). Incisions soignées. Une anse est conservée, l'autre brisée. Le pied manque. Diam. 0,18.
(Inv. KLC 21). Même provenance que le précédent.
Publié par E. Poitier, ibid, p. 2%, fig. 4 et 5. Cf. Dumont et Chaplain, I, p. 3o2, n* 2V
D. - VASES DE STYLE IONIEN (Fabriques non déterminées.)
E 677. Cratère (oreillettes plates, posées sur deux anses rondes relevées). — La panse est décorée d'une zone circulaire d'Animaux passant. Deux biches affrontées et paissant (gros pointillé blanc sur le cou, retouches blanches sur le museau et les oreilles, gros pointillé et retouches rouges sur le corps) ; deux cygnes posés (gros pointillé rouge sur le col), un bouc paissant, autre cygne pareil. Le champ est semé de rosaces noires largement espacées; au-dessus des deux biches, une palmette accostée de deux enroulements (rehauts blancs et rouges). Sur le plat de Toreillette (l'autre manque) un Cygne posé.
Intérieur du vase noir. Sur le plat du rebord, languettes noires, le col noir. Sur l'épaule et seulement au-dessus des deux biches (pour indiquer la face du vase) bande de godrons noirs et rouges. Sous la zone d'animaux, large bande noire rehaussée de cercles rouges. Près de la base, arêtes noires rayonnantes; le pied noir.
Terre rougeàtre, analogue à celle des Chalcidiens. Lustre avivant la couleur de l'argile, mais pas d'engobc. Peinture noire peu lustrée; retouches rouges et blanches (celles-ci plus rares). Travail d'incisions rapide. Plusieurs morceaux recollés. Manquent une an.se et la moitié de l'autre. Haut. o,3o5.
(Inv. Campana 87). Trouvé en Etrurie et entré en i863.
Vue d'ensemble dans noire pi. 52.
E 690. Cratère à figure blanche (oreillettes plaies et coudées, rejoignant les deux anses rondes verticales). — Poterie analogue aux n°' £616 à 639, mais avec des différences de structure et de décor qui indiquent une autre fabrique. Sous chaque anse est peint, en blanc sur le fond noir, Un oiseau allant à droite, la tête retournée (oie ou cygne).
Sur l'épaule, de chaque côté, sont superposés dans une longue métope réservée en clair une bande de godrons noirs et rouges et une bande d'arêtes noires la poinle en bas. Sur le rebord extérieur, une grecque noire sommairement tracée entre deux litrnes de points noirs. Sur le bas de lu panse, arêtes noires rayonnantes. Sur le pied laissé en clair, deux cercles noirs. Le dessous est creux, avec partie centrale peu bombée. Tout le reste de la panse, le coi les anses et tout l'intérieur sont en noir.
Terre rosée, revêtue sur toute la surface extérieure d'un engobe blanc assez épais, picoté de noir. Peinture en noir peu lustré et en rouge vineux; emploi du blanc pour les animaux. Aucun travail d'incisions. Un large morceau de la panse et plusieurs du rebord ont été brisés et recollés.
(Inv. Campana 2700). Trouvé à Caeré, en Etrurie et entré au Musée en i863. Haut. c,d2. Diam. max. o,36.
Vue d'ensemble dans notre pi. 52.
E 694. Grande Hydrie (deux anses horizontales et rondes, anse verticale plate, col assez haut). — La panse est décorée de quatre zones d'Animaux passant, les deux premières interrompues au revers par Tanse. — A. Bouquetin paissant à gauche, lionne tête de face posant la patte gauche sur la tête d'un bouquetin paissant, lionne tête de face devant un bouquetin paissant, même sujet (rehauts rouges sur les animaux). Dans le champ, à gauche, une palmette rehaussée de rouge portée par un pédoncule. — D, Coq tourné
SALLE E
à gauche, dfiux sirènes affrontées (ailes d'oiseau), deux coqs affrontés, deux sirènes opposées et retournant la tête, deux coqs affrontés, deux sirènes affrontées (rehauts rouges sur les animaux). — C. Lionne tête de face devant un bouquetin paissant, deux autres fois le même sujets bouquetin paissant entre deux lionnes têtes de face, bouquetin paissant. — D, Deux coqs affrontés, deux sirènes opposées et retournant la tête (ailes d'oiseau), deux coqs affrontés, deux sirènes opposées et retournant la tête, bouton de lotus porté par un pédoncule, sirène retournant la tête.
Noir dan3 lembouchure ; le rebord extérieur en clair avec zone de feuilles de lierre isolées, le coi noir avec anneau saillant à la base. En haut de l'épaule, godrons noirs et rouges. Entre chaque zone, un cercle noir. Entre la seconde et la troisième zone, à la hauteur des anses, zone de godrons noirs et rouges. Près de la base arêtes noires rayonnantes. Le pied noir.
Terre claire, iin peu rosée et pailletée de mica. Peinture en noir peu lustré, avec retouches rouges (quelques repeints). Une des anses horizontales manque ;ran8e verticale refaite et repeinte. Haut. o,4A-
llnv. Campana, numéro disparu). Trouvé en Etrurie et entré en i863.
Vue d'ensemble dans notre pi. 52.
E 096. Grande Hydrie (deux petites anses rondes horizontales et une grande anse plate verticale en arrière, ornée de quatre filets saillants). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A. Chasse du Sanglier de Calydon. A gauche, un sanglier, après avoir éventré un chien dont le corps avec les intestins pendants est séparé en deux parties placées au-dessus et au-dessous de la bête, fonce tête baissée sur un groupe de chasseurs placés h droite, deux hommes armés d'une courte massue et une femme (?) tirant de l'arc (on pourrait penser à Alalantc, à moins que le personnage ne soit un éphèbc vêtu d'une tunique plus longue par-dessus laquelle est jeté un manteau ; il n'y a pas de blanc visible, mais le noir est moins épais sur les nus). Les deux hommes sont imberbes (tunique à manches courtes tomljant jusqu'aux genoux, chevelure courte chez le premier, longue chez le second, yeux incisés ovales). — B. Enlèvement d'Europe. A droite, sur un taureau courant vers la gauche est assise Europe drapée, la chevelure flottante, tenant une fleur qu'elle respire (chairs nues indiquées en partie par un noir très délayé, tunique parsemée de points rouges efTacés) ; en avant, un dauphin plongeant indique la mer. A gauche, une éminence surmontée de trois arbustes feuillus représente nie de Crète ; un lièvre efl'rayé gravit rapidement la pente du tertre. — Sous une anse, un Singe debout, les genoux fléchis, la patte droite levée avec un geste indicateur; sur le col, un grand Oiseau d'eau posé. Sous le pied, le croquis rapide, au trait noir, d'une Tête imberbe dont le type parait plus barbare qu'hellénique (voy. la reproduction). Ce profil est peut-être dû à la fantaisie du peintre décorateur étudiant un modèle d'après nature.
Dans l'embouchure, godrons noirs rehaussés de tons effacés (rouge et blanc probablement); autour du rebord extérieur, une grecque noire en denlicules mêlés de points. Sur le col, trois grands motifs géométriques en forme de svastikas (un curviligne avec points rouges et deux recti lignes) et un motif végétal composé de deux lotus opposés. Sur l'épaule, une large guirlande noire de lierre avec baies. A l'aliache des anses, godrons rayonnants en noir rehaussé de rouge effacé. En bcs de la panse, zone décorée d'une seconde guirlande noire de lierre avec baies. A la base, arêtes noires rayonnantes. Sur le pied, godrons noirs rehaussés de blanc et de rouge.
Terre jaunâtre et pâle, sans engobe de couleur. Peinture en noir peu lustré, jauni ou rougi par places. Retouches de blanc et de rouge sur les ornements, rares sur les personnages (rouge sur les sabols du taureau). Ailleurs, le ton coloré est donné plutôt par du noir délayé et passé au rougeâtrc (intestins du chien, crinière du sanglier, col du taureau). Les incisions sont nombreuses et appuyées; elles dessinent parfois le contour entier du sujet. Le vase brisé, surtout dans le col, a été recollé, mais n'a pas souffert de restaurations. Haut. 0,44.
(Inv. Campana 63). Trouvé à Caeré, en Étrurie, et entré au Musée en i863.
Publié parHelbig, Monumenli delC Inal,, VI-VII, pi. 77; Annali, i863, p. 2io; S. Reinach, Répertoire des Vases, I p. 162. Détail du cro-
quis de tête imberbe dans notre pi. 52. Cf. Dumont et Chaplain Céramiq.^ I, p. 265; DQmmler, BOmische Mitlheilangen, 1888, p. 167 ; E. Poltier, Bull, de Corr. HelL, 1892, p. 254; Endt, Beitrâge zur ionischen Malerei, p. 1.
E 697. Hydrie (même forme). — Un sujet sur chaque côté de la panse. — A. Chasse an cerf. A droite, un éphèbe (tunique rouge et manteau noir flottant) sur un cheval au galop (crinière, queue et sabots rouges), brandissant de la main droite un long javelot h hampe ondulée, poursuit deux cerfs (robe noire tachetée de points blancs) qui fuient vers la gauche. — B. Deux taureaux ailés. De chaque côté de la palmette, placée sous la grande anse verticale, un taureau ailé de style oriental (aile recoquillée blanche et rouge, une seule corne visible^ ; les deux animaux sont opposés dos à dos et les bouts de leurs queues se croisent au centre.
Dnns l'embouchure, godrons noir.s rehaussés de rouge et de blanc- Autour du rebord extérieur,une grecque noire en denticules accostes de croix rouges. Sur le col, grandes fleurs de lotus opposées alternant avec des grandes rosaces à huit pétales (retouches blanches e rouges). Sur l'épaule et à l'attache des anses, mêmes ornements que dans le précédent. En bas de la panse, zone de grandes fleurs de lotus alternant avec des palmettes à double enroulement (retouches blanches et rouges). A la base, aréles noires rayonnantes. Sur le pied, godrons noirs rehaussés de blanc et de rouge.
Terre un peu plus foncée. Relouches blanches et rouges sur les ornements et les flgures. Travail d'incisions détaillé et soigné. Bonne conservation. Haut. 0,40.
(Inv. Campana, 62). Môme provenance. ^
Publié par E. Pottier dans le Bulletin de Correspondance Hellénique^ 1892, p. 207, iig. 7 ; p. 209, flg. S; p. 261, flg. 9. Cf. Calaloghi Campana. II, n» 3o; Dumont et Chaplain, Céramiq., I, p. 265; Endt, /. c.
E 698. Bydrie (même forme). — A, Sur la face du vase, Chasse au lion. A gauche, une énorme lionne, aux mamelles rouges, dressée sur ses pattes de derrière, devant un arbrisseau feuillu, rugit à l'approche de deux chasseurs qui accou- Tent, brandissant un javelot (visages imberbes, chevelures rouges, tunique rouge et manteau enroule autour du bras gauche pour faire bouclier, tunique blanche et manteau flottant). Deux petits quadrupèdes, qui courent se glisser sous le ventre de ranimai, représentent soit les lionceaux se réfugiant près de leur mère, soit deux chiens accompagnant les chasseurs (Fun en noir délayé rougi, l'autre en noir). — B. Au revers, Aigles saisissant un lièvre. De chaque côté de la palme tte qui termine l'attache de la grande anse verticale, deux groupes symétriques d'un aigle volant qui saisit de son bec un lièvre fuyant.
Môme décor que dans le précédent.
Môme terre. l'einture en noir plus lustré. Retouches blanches et rouges sur les ornements (pas sur la guirlande de lierre) et sur les flgures. Le noir délayé tourne au ton rougeatre sur la queue et la langue de la lionne, un des petits chiens ou lionceaiix, les serres d'un aigle, la tète de l'autre aigle et un des lièvres. Même travail d'incisions. Les flgures des deux chasseurs ont soufTerl des restaurations. Haut. 0.42.
(Inv. Campana, numéro disparu). Môme provenance.
Vue d'ensemble dans notre pi. &3 et détail de B dans notre pi. 52. Cf. Dumont, ibid., p. 266; E. Pottier, ibid., p. 255; Endt, /. c.
E 699. Hydrie (même forme). — A, Sur la face du vase, Départ pour la guerre ou la chasse. Au centre, une femme drapée (chairs en blanc, tunique rouge) lient par la bride deux chevaux placés de chaque côté d'elle (crinière, queue et sabots rouges) ; derrière la croupe de chaque cheval, et à demi caché par elle, est debout un éphèbe tenant un javelot (chairs en blanc, manteau rouge). Sur la croupe de chaque cheval est incisé un petit evastika. — B, Au revers. Deux sphinx accroupis de chaque côté d'une palme tte centrale et se tournant le dos (même disposition que dans E 697), une patte de devant levée (aile recoquillée, visage blanc, poitrine rouge).
Dans l'embouchure noire, un cercle rouge (restauration). Sur le rebord extérieur, des oves noirs rehaussés de t>lanc. Pour le reste, même décor que dans le précédent
Même terre. Même système de relouches et d'incisions. Le vase.
recollé en plusieurs parties, a subi des restaurations dans l'embouchure, les attaches des anses, la guirlande de l'épaule, le pied. "La tète de l'éphëbe de droite a en partie disparu. Les visages des deux sphinx sont rerails. L'anse verticale manque en arrière. Haut. 0,^2.
(Inv. Campana 7). Même provenance.
Vue d'ensemble dans noire pi. 53. Cf. Calaloghi Campana^ H, n» 7 ; Dumont, ibid.^ p. 266; E. Pottier, ibid.^ p. 355,* Endt. /. c; Corey, De Amazonum figurix, p. 86.
E 700. Hydrie (même forme). — A. Sur la face du vase, Combat de Lapithes et de Centaures. Il est composé de deux groupes symétriques de combattants. A gauche, le Centaure fuyant se retourne pour frapper avec un arbuste déraciné le Lapithe en costume d*hoplite grec (casque, cuirasse, cnémides, ëpée au côté) qui le saisit par le poignet gauche et dirige vers lui son glaive. A droite, même geste du Centaure que le Lapithe armé' d'une lance saisit par une mèche de cheveux. — B. Au revers, Deux aigles capturant une gazelle. Sous la palmette centrale, une gazelle fu^'ant, que menace de chaque côté un aigle volant (rehauts rouges).
Dans l'embouchure, godrons noirs rehaussés de tons rouges et blancs efTacés. Sur le rebord extérieur, une guirlande de myrtes avec baies. Sur le col, un grand motif floral (rosace accostée de petites palmettes) entre deux grandes rosaces à huit pétales (retouches rouges et blanches). Sur l'épaule et aux attaches d'anses, godrons rehaussés de tons rouges et blancs efTacés. Le bas comme dans les précédents.
Même terre et même technique. Dans les sujets de la panse, le ton coloré rougeâtre est donné principalement par du noir délayé (Centaure de gauche, casque de l'hoplite, crinière du casque de l'autre hoplite, ailes, queues, cols et serres des aigles). Bon état de conservation. Haut. 0,43.
(Inv. Campana 64). Même provenance.
Publié par Ilelbig dans les Anna/i delC InsU, i863, pi. EF; S. Reinach, Répertoire des Vases, I, p. 809. Cf. Calaloghi Campana^ II, n" 5; Dumont, ibid., p. 260; DOmmler, Rômische Millh.j 1888, p. 168; E. Pottier, BulL Corr. HelLy 189a, p. 254; Endt, /. c.
E 701. Hydrie (même forme). — A, Sur la face du vase Hercule amenant Cerbère au roi Eurysthée. A droite, le héros (courte tunique, peau de lion dont la tête forme coiffure, chairs en blanc, yeux ovales) s'avance armé de la massue qu'il porte de la main droite, tenant en laisse de la main gauche le gigantesque chien des Enfers qui s'élance, ouvrant ses trois gueules rugissantes (corps noir, une tête blanche, une noire, une rouge) entourées de serpents (noirs et pointillés de blanc). A gauche, Euryslhée sort à mi-corps d'un pithos, élevant les deux mains en signe de frayeur (longue barbe et longs cheveux, tunique noire et manteau rouge, chairs en blanc, yeux ovales). — B, Au revers, Deux aigles capturant un lièvre. Sous la palmette verticale, un lièvre courant à gauche (ventre blanc) est menacé de chaque côté par un aigle volant (cols, becs, serres et détail de la queue en rouge, partie des plumes en blanc). — Sous chaque anse horizontale, un arbrisseau feuillu.
Dans l'embouchure, godrons noirs rehaussés de tons rouges et blancs; rien sur le rebord extérieur. Sur le col, un grand motif curviligne accosté de points blancs et rouges, entre deux svastikas noirs et rouges (cf. E 696). Sur l'épaule et à l'attache des anses, godrons noirs rehaussés de blanc et de rouge. Le reste comme dans les précédents.
Même terre. Même technique. En plusieurs points (serpents en avant des têtes de Cerbère, pattes de derrière) on observe une esquisse, incisée dans l'argile, qui a été modifiée lors de la pose du dessin définitif cl des couleurs. Le ton rougeâtre est donné parfois par du noir délayé. Bon état de conservation. Haut. o,^3.
(Inv. Campana 66). Même provenance.
Publié par Conze, Monamenli delV Inst., VI, pi. 36; Anna//, iSSg, p. 898; S. Reinach, Répertoire des Va^es^ I, p. i53 ; E. Saglio, Dicl. des Anliq., flg. 8771. Cf. Calaloghi Campana, II, n» 9; Helbig, Annalij i863, p. 210; Dumont, 16/d., p. 264; E.Pottier, ibid., p. 254; Dûmmler, ibid., p. 166 ; Endt, /. c.
E 702. Hydrie (môme formp). — A. Sur la face du vase, Rapt des bœufs d'Apollon par Hermôs. A drojte, le jeune dieu, sous la forme d'un enfant drape, est couché sur un lit à pieds
hauts, la tête appuyée sur deux coussins. En arrière-plan, une femme drapée (chairs en blanc effacé) lève le bras droit et paraît causer d'une façon animée avec deux hommes drapés, placés de chaque côté du lit, l'un imberbe (Apollon? chairs en blanc effacé, yeux ovales, tunique et manteau dont un pan est ramené sur la tête, comme sll venait du dehors), l'autre barbu (chairs en blanc effacé, yeux ovales, tunique longue et manteau rouge effacé). Cette scène est séparée par un trait oblique d'une autre placée à gauche : sous Tanfractuosité d'une caverne figurée par un trait ondulé que surmontent des arbrisseaux feuillus et un lièvre fuyant (cf. E 696, B), sont tapis cinq bœufs, représentant le troupeau dérobé par le petit Hermès à son frère Apollon; tous sont tournés vers la gauche, deux fléchissant sur les jambes de devant, les autres debout (une seule corne visible à la façon orientale). — B. Au revers, Éos et Céphale. A gauche, un cphèbe h longue chevelure (chairs en blanc effacé, œil ovale, tunique courte noire et rouge) fuit à toutes jambes et se retourne vers une femme ailée qui, à droite, s'élance à sa poursuite (chairs en blanc effacé, tunique noire et rouge, deux paires d'ailes à la façon orientale, une élevée, l'autre abaissée, talonnières aux pieds).
Même décor que le précédent.
La terre est plus pâle et plus usée. Môme technique (sans esquisse). Le rouge et le blanc paraissent retouchés dans les ornements. Haut. 0,43*
(Inv. Campana 65). Même provenance.
Publié par Helbig. Naow memorie delV Insl.y II, i865, pi. i5; S. Reinach, /{('ppr/o/re des Vases, l, p. 354. Cf- Calaloghi Campana, II, n^2S; Fœrster, Annali, 1869, p. i64; Dumont, ibid., p. a65; E. Pottier, ibid., p. 254; DQmmlcr, ibid., p. 168; Endt, /. c.
E 703. Amphore (anses verticales longues et rondes, pied court, col trapu). — La panse est divisée en trois zones circulaires. — I. La zone supérieure comprend deux sujets. A, Embuscade d'Achille. A droite, Polyxène monte les degrés de la fontaine figurée par une sorte d'autel à mur bas couronné de trois dalles superposées, auxquelles conduisent cinq marches (rehauts rouges et blancs). Sur le faite de cette petite construction est perché un oiseau (canard?) qui retourne la tête en arrière ; une vasque est posée sur un support orné de deux enroulements. Polyxène (chairs blanches, chevelure pendante,- tunique rouge à bordure de gros points blancs), qui étend la main gauche comme pour saisir le support, retourne la tête et aperçoit deux guerriers arrivant à gauche. Le premier, Achille, vêtu en hoplite (œil incisé ovale, casque rouge à cimier bas, cuirasse à rehauts rouges, cnémides rouges, tunique bordée de gros points blancs), tire une énorme épte h poignée blanche du fourreau rouge qu'il tient de la main gauche; devant lui, un arbrisseau feuillu et, entre ses jambes, une plante à cinq grandes feuilles sortant du sol. Derrière lui, marche un autre hoplite vêtu de même et tenant un bouclier rond (rehauts rouges et gros points blancs) sur le bras gauche; il élève la main droite armée d'un court poignard (?). Entre ses jambes, un oiseau posé retourne la tête; derrière lui, un chien assis (cou rouge, ventre blanc) lève les pattes de devant en l'air. — B. Mort de Troïlos. A gaucho, une construction analogue figure la fontaine et elle est surmontée d'une énorme tète de lion (crinière rouge et points blancs) qui, par sa gueule ouverte, vomit l'eau dans une vasque (base rouge) posée sur un support à double volute. Au centre, Acliille vêtu du même costume d'hoplite, dans l'attitude agenouillée de la course, brandit son épée haute et sais't de la main gauche, par les cheveux, le jeune Troïlos nu (pectoraux rouges, œil ovale) dont la tête est violemment retournée en arrière, tandis qu'il s'enfuit sur un cheval au galop, ayant à ses côtés un second cheval de rechange (crinières, cous et queues rouges). Derrière Achille, un arbrisseau feuillu représente le petit bois où il se tenait caché en embuscade. — II. Dans la seconde zone Kômos de Silènes et de Ménades. Six Silènes nus et ithyphalliques (barbes et pectoraux rouges, œil incisé ovale)
SALLE E
et quatre Ménades drapées dont les jambes nues sortent de leurs tuniques (rouges et bordées de points blancs, chairs blanches). Les Silènes barbus, à queue de cheval, dansent en faisant des gestes burlesques avec leurs bras. Un d'eux, en vis-à-vis, joue de la double flûte. Au-dessous de chaque anse, interrompant le kômos, une Sirène aux ailes déployées (rehauts rouges et blancs). — III. Dans la troisième zone, Oiseaux passant. File de quinze canards (quatre tournés à droite, trois à gauche, cinq à droite, trois à gauche; rehauts rouges et blancs).
Noir dans l'embouchure. Sur le rebord extérieur, quadrillé noir semé de gros points noirs et rouges; listel saillant à la base. Sur le col, décor compliqué de lotus, enroulements^ palmeltes rehaussées de touches rouges. ATaltache des anses, grandes volutes noires. Des cercles noirs séparent les différentes zones. Près delà base, arêtes noires rayonnantes. Le pied noir.
Terre jaune foncé. Peinture en noir peu lustré. Relouches blanches et rouges assez abondantes. Travoil d'incisions rapide. Style lourd el peinture épaisse. Bon état de conservation. Haut. o,38.
(Sans numéro d'inventaire). Ancien fonds. Provenance inconnue (probablement TÉtrurie).
Publié par Gerhard, Auterlesene Vasenbihier, pi. i85; Duruy, Hisl. des Grecs^ I, p. 687; S. Reinach, Réperloire des Vases, II, p. 92. Cf. Annali, ]85o, p. 9rj ; Dumont el Chaplain, I, p. 269, n* 1; J. Endt, Beitraege zur ionischen Malerei, p. 65.
E 704. Amphore (anses verticales minces et rondes, panse trapue). La panse est divisée en deux zones circulaires. — I. La zone supérieure, interrompue à l'attache des anses par une partie noire, comprend deux sujets. A. Départ d'Hector? A gauche, un guerrier nu (longs cheveux rouges pendants, œil incisé ovale), tirant à demi du fourreau son épée, marche vers la gauche et se retourne vers un vieillard (Priam ?), qui fait le geste de lui parler (cheveux blancs pendants, barbe blanche, œil ovale ^ tunique blanche, himation noir à bordure rouge). Entre eux est posé un oiseau (rehauts rouges et blancs) ; derrière le vieillard est planté en terre un long pédoncule portant deux fleurs de lotus. A droite, quatre éphèbes et trois jeunes garçons se suivent, faisant des gestes d*adieu ou d'encouragement (les Priamides ?j ; mais tous ces personnages sont fortement restaurés et Ton ne peut pas se fier à leurs attitudes ni à leurs costumes (courtes tuniques rouges avec broderie blanche centrale). Un des petits garçons (tunique blanche avec rehaut rouge) est bien conservé et assure Tauthenticité générale de la scène. — B. Scène de combat. A gauche, un éphèbe fuit, tête nue, couvert de son bouclier et se retournant pour lancer un coup de lance (tète restaurée, cuirasse rouge, tunique blanche, cnémides rouges, bouclier rouge à bordure de points blancs, grande épée passée en bandoulière) ; entre ses jambes est posé un oiseau d'eau (rehauts blancs). A droite, trois hoplites accourent la lance haute, couverts de leurs boucliers (tuniques blanches, cnémides rouges). Le premier (casque à cimier blanc, bouclier noir à rehauts blancs et rouges, éj>ée en bandoulière, œil incisé ovale) et le second (casque rouge sans cimier, bouclier rouge bordé de points blancs dont l'épisème en serpent .se dresse, grande épée rouge en bandoulière) ont chacun entre les jambes un oiseau d'eau posé (rehauts rouges et blancs). Dans le troisième (tête restaurée, bouclier noir à bande rouge), le bras levé et le bas de la jambe gauche disparaissent derrière le cadre. — II. Zone circulaire d'Animaux passant. Elle est interrompue, à la hauteur des anses, par une large palmette à centre blanc accostée d'enroulements : cerf marchant à gauche et, entre ses jambes, un petit chien, lion rugissant, autre lion analogue, oiseau volant, cerf courant, poursuivi par un lion rugissant, lionne tète de face, oiseau volant (rehauts rouges et blancs sur les animaux).
Large cercle noir dans l'embouchure Le rebord extérieur, les anses el le pied en noir. De chaque côté du col, une large guirlande de lierre avec points blancs. Sur l'épaule, godrons noirs et rouges. Entre les zones, cercles noirs. Sous la zone d'animaux, une bande de traits noirs obliques (rappelant la zone de traits ondulés cl
obliques des amphores cbalcidiennes à inscriptions). Près de la
base, arêtes noires rayonnantes.
Terre rougeûtre à surface jaune orangé. Peinture en noir peu lustré.
Retouches rouges el blanches assez abondantes. Incisions rapides.
Style lourd. Le vase a subi de fortes restaurations. Haut. o,36. (Inv. Campana258}. Trouvé en Etrurie et entré en i833. Vue d'ensemble dans notre pi. 53.
E 70 iS. Amphore (anses verticales plates et longues, s attachant au rebord, panse ovoïde allongée). — La panse est divisée en trois zones. — I. La zone supérieure circulaire est séparée par les anses en deux scènes. A, Concours de latte. Au centre, un trépied, proposé en prix, en avant duquel deux hommes nus luttent à coups de poing. De chaque côté, des juges et des assistants : à gauche, un éphèbe nu entre deux hommes drapés ; il s'appuie des deux bras sur ses voisins et gesticule en se retournant pour parler à celui qui est derrière lui ; à droite, un personnage nu analogue, entre deux hommes drapés, mais le peintre, sans doute par inadvertance, lui a mis une queue de cheval comme à un Silène (pas de retouches visibles). — B. Scène de rapt. Au centre, femme drapée que saisissent deux Silènes à queue de cheval, nus et barbus. De chaque côté, des assistants : à gauche, éphèbe nu s'aj)puyant sur ses deux voisins drapes ; à droite, un homme vêtu d'un court himation et les jambes nues, placé entre deux hommes drapés, étend la main vers le groupe central comme pour parler (pas de rehauts visibles). — II. Une seconde zone circulaire ne comprend que des Oiseaux passant : deux coqs affrontés, une poule, deux coqs affrontés, une poule retournant la tête, deux coqs affrontés, une poule (quelques rehauts rouges effacés). — III. La troisième zone se compose d'Animaux passant de style oriental : sirène aux ailes déployées devant une lionne marchant tête de face, autre sirène devant un lion rugissant, autre sirène devant une lionne tcte de face, même groupe (rehauts rougeà sur les ailes des sirènes).
L'embouchure noire. Sur le plat du rebord, une guirlande noire de feuilles lancéolées (myrte? laurier?). Sur le plnl des anses, même guirlande. Le haut du col noir. A la base, même guirlande el zone de languettes noires alternant avec des languettes plus petites. En haut de l'épaule, godrons noirs el rouges. Entre la première et lu deuxième zone un cercle noir ; entre la deuxième et la troisième, une zone d'arêtes noires, la pointe en bas. Sous la troisième zone, une bande de boutons de lotus à entrelacs accostés de petites feuilles noires. En dessous large cercle noir et, près de la base, arêtes noires rayonnantes. Le pied (refait) noir avec anneau saillant en rouge.
Terre jaune clair et tendre. Peinture en noir peu lustré. Des rehauls rouges rares el pas de blanc. Travail d'incisions fln et soigné. Le vnse a soulTerl des restaurations qui altèrent plusieurs personnages, mais l'ensemble du vase est bon. Le pied recollé parait étranger au reste. Haut. o.36.
(Inv. Cumpana bçfii). Trouvé en Etrurie el entré en i863.
Publié par E. Potlier, DuU. Corr. Hellénique, 1898, p. 432, fig. 6.
E 723. Amphore à tableaux (deux anses verticales rondes, panse allongée). — Chaque côté du vase est décoré d'un sujet placé dans une métope formant tahleau. — A, Homme à tête de lion et à qnene de cheval. Il est agenouillé dans rattitude de la course, tourné à droite et rugissant (indication de tunique courte, cuirasse blanche couvrant le torse et ornée de deux enroulements). Les mains sont appliquées sur la cuisse droite; les jambes d'homme se terminent par des griffes de lion. — B. Sirène. Elle est tournée à droite (chevelure pendante, aile recoquillée), munie de bras humains dont le gauche est relevé avec le poing fermé, le droit abaissé avec la main ouverte (le visage, les bras, les pattes, une partie de la queue en blanc ; rouge sur le bout de l'aile ; le corps picoté d incisions pour indiquer les plumes).
Embouchure du vase et tout Tcxtérieur en noir, sauf les parties rc.servées en clair, c'est-à-dire les lableoux, un double cercle sur la panse, la base ornée d'arêtes noires rayonnantes.
Terre jaune foncé, un peu dure. Peinture en noir peu lustré. Fletouches blanches et rouges. Le noir extérieur a été refait, les anses recollées. Haut. 0,34.
(Sans numéro d'invenlaire). Acquis en 1857. Provient d'Italie, peut-être
de Caeré.
Publié par A. de Longpérier, Musée Napoléon II l, pi. 9; Cook, Journ.
ofhell. Sludien, XIV, 1894, p. 117, flg. 12.
E 721». Amphore à. tableaux (deux anses verticales courtes et rondes, panse trapue). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A. Sphinx. Un grand sphinx accroupi retournant la tête (ailes d'oiseau, visage blanc, chevelure ceinte d'une bandelette rouge, rehauts rouges et blancs sur le corps) ; entre ses pattes, sort du sol un bouton de lotus porté par un long pédoncule (rehaut blanc^. — B. Même sujet.
Noir dans l'embouchure avec un cercle rouge sur le rebord extérieur, Je dessus des anses et la panse sauf les tableaux réservés. De chaque côté du col, deux cercles concentriques avec un point central, accostés de deux zigzags verticaux. A la base du col, anneau saillant rouge. En haut de chaque tableau, bande de godrons noirs ; sur chaque côté et en bas, deux filets noirs. Sous les tableaux, zone noire avec un cercle rouge. Le pied noir avec un cercle rouge.
Terre jaunâtre ; surface des tableaux orangée. Peinture en noir peu lustré. Retouches rouges et blanches. Incisions rapides. Bon état de conservation. Haut. o,3i.
(Inv. Campana 77). Trouvé en Etrurie et entré en i863.
Vue d'ensemble dans noire pi. 53
E 728. Amphore à tableaux (structure analogue). — La panse est divisée en deux tableaux réservés. — A, Deux Sphinx. Ils sont accroupis et affrontés (ailes recoquillées à rehauts rouges, visage blanc, chevelure pendante, ligne de blanc sur le ventre). — B. Même sujet.
Embouchure claire, noir sur le reboni intérieur et extérieur, sur les anses et la panse sauf les tableaux réservés. De chaque côté du col, un motif floral composé de deux lotus et de deux palroellcs reliées par des entrelacs (rehauts rouges et blancs). Anneau saillant à la base du col. Sous les tableaux, zone noire avec quatre cercles rouges Près de la base, zone claire avec arêtes noires rayonnantes. Le pied noir.
Terre pâle et engobe blanchAtre. Peinture en noir peu lustré, souvent tourné au rougeAlre. Relouches rouges et blanches (de ton passé). Incisions soignées dessinant presque tous les contours des figures. Manque une partie de l'embouchure: panse fêlée. Haut. 0,82.
(Inv. Campana 10%). Trouvé en Etrurie et entré en i863.
Vue d'ensemble dans noire pi. 53.
E 729. Amphore & tableaux (même forme). Le col et la panse portent de chatjue côté un sujet placé dans une métope réservée. — Sur le col : A, Gygue. H a les ailes déployées, et marche à gauche. — B. Môme sujet. — Sur la panse : (L Sphinx. Il est accroupi, tourné à droite et retournant la tétc en arrière (rehauts rouges sur les ailes, visage blanc, ligne blanche soulignant les ailes et le ventre). — D. Même sujet.
Même décor que le précédent (sauf le col).
Terre plus foncée, jaunAtre. Mime techuiquc. Le côté D très endommagé, fêlé et troué. Haut. 0,34- (Inv. Campana 26.12). Même provenance.
Vue d'ensemble dans noire pi. 53.
E 731. Amphore à tableaux (deux anses verticales rondes et courtes, panse rebondie). — Chaque côté de la panse est décoré d'un sujet placé dans une métope. — A, Iris volant (?). Une femme coiffée d'un bonnet phrygien, terminé en pointe formant fleuron, munie de deux paires d'ailes recoquillées, une élevée, l'autre abaissée, chaussée de hauts brodequins lacés sur la jambe, court vers la gauche en étendant les deux bras (œil incisé ovale, le visage et les bras en noir terne et brun, blanc disparu?, rehauts rouges sur les ailes). — B. Même sujet (partie du noir passée au rouge vif).
Cercle nor dnns l'embouchure. Le rebord, le col, les anses, le pied et la plus grande purlie de la panse en noir. Anneau saillant à la base du coi. Près de la -base, zone en clair avec arêtes noires rayonnantes.
Terre jaune foncé, as«<cz dure. Peinture en noir peu lustré, qui a tourne en partie au rouge-fcu sur le pied, le bas de la ponse, le
personnage en B. Incisions rapides, silhouettant presque tout le personnage. Assez bon état de conservation. Haut. o,36.
(Tnv. Campana 333). Trouvé en Etrurie et entré en 1868.
Vue d'ensemble dans notre pi. 53.