VASES ATÏIQUES A FIGURES ROUGES
VASES DE STYLE SÉvicRE
La coupe de Pamphaios (no i5o) établit le lien entre ces vases et ceux qu'on a décrits plus haut. Elle est Tœuvre d'un potier qui hésite, comme Andocide, entre les deux techniques et qui tend à les combiner. La tête de Gorgone, ou de Phobos, s'y dessine en traits noirs sur le fond clair de l'argile, mais la chevelure, la barbe, les yeux, sont détaillés par des incisions; les retouches blanches sont moins discrètes que dans les peintures postérieures à figures rouges.
La coupe n* i5i, qui porte le nom de l'éphèbe Dioxippos, garde encore dans son style quelques traces d'archaïsme, et appartient aux premiers temps de la nouvelle technique. La composition, comme le caractère des sujets, la rattachent au groupe d'Épiclétos (Pottier, CataL, p. 885), le premier des maîtres spécialisés dans la peinture des cylix et dans les sujets familiers. Le groupe des deux courtisanes dont Tune tend sa coupe à l'autre en lui disant rt/s xal rj annonce la célèbre psychter d'Euphronios et fait aussi songer à la joueuse de flûte du trône Ludovisi. A noter, entre autres traits d'archaïsme, les incisions et les retouches claires dans les chevelures, le dessin des petites mèches ondulées ou tortillées, les couronnes de feuillages à fruits blancs, tous détails dont le maniérisme se retrouve dans la grande sculpture du môme ûge. Le dessin de la musculature demeure très abrégé et n'use pas encore du trait délayé au brun pâle.
L'éphèbe à la strigilc de la coupe n^ i5a, qui n'a pas de décor au revers, est un bon spécimen d'un style apparenté
YAftBS ATTIQOIUI A riOVRBt ROUOn ^3
à celui d'Euphronios. On rapprochera nolamment la U^te et rexprrssion du visage de cclleA du jeu no Thésée dans la coupe du Louvre. Le nom de IVphobc Lykos, inscrit dans le champ, se retrouve sur un vaAC siffné d'Kuphronios, sinon Hur deu« (klein^ Liehimgsiiischr., p. 113).
La cylii n* i53, aux scènes do banquet, représente le niveau moyen de la fabrication courante. I^s longues inscriptions dépourvues de sens qu'on y peut décliifTrer se n*pMent, avec un style analogue, sur plusieurs vases du peintre qu'liartwig a baptisé « le maître à la tête chauve » (Hartwig, MeUiersch., p. 437; Poltier, Catal.j p. i()3i).
La suivante, n» i5.^, avec ses si^ets éphébiques, rappelle fort une œuvre d*Hiéron (Vorlegehlàlter, C, IV). On notera le groupement par deux des personnages dans les tableaux des revers. Ce procédé simpliste dé composition caractérise les peintures de style sévère et plus spécialement les grandes coupes du temps de Brygos et d'Hiéron (Pottier, Catql.^ p. 839). Le sujet intérieur est de beaucoup le plus soigné et le mieux venu des trois.
Les huit flgures peintes sur les deux faces du beau stamnos n* i55 forment un même tableau et représentent un komos de vieillards. Le premier éditeur de ce vase, D. Pedro de Madrazo {Maseo espafiol de Anligiiedades, I, p. 3 10), a cru reconnaître des prêtres de Dionysos dans ces personnages barbus, coiffés d'un cécryphale conique, d*oii s'échappent parfois des cheveux flottants. Cette coiffure, souvent donnée aux hommes d'uge, n^est nullement un insigne sacerdotal, encore moins, comme on l'avait aussi supposé, un travestissement féminin dont usaient les hommes dans certaines cérémonies du culte (cf. Saglio et Pottier, Dict. des Ànlu/., s. v. Kekryphalos). De semblables personnages sont figurés sur des coupes archaïques à figures rouges du style de Pamphaios (Pottier, Calai.. p. 885; G & bis). Ni la cithare, ni le cantharc, ni le panier à provisions, dont Madrazo faisait une ciste mystique, ne sont des emblèmes religieux, mais simplement les habituels accessoires du symposion que les convives emportent avec eux dans le komos. *
-jtl TASE8 GRECS 1>U MUS^R DB MADIim
Pour ne pas multiplier les subdivisions j*ai compris sous le m(1me litre de style sévère des vases évidemment postérieurs aux précédents, d'un dessin plus perfectionné, mais qui continuent néanmoins la même tradition. Les œuvres de ce groupe peuvent se placer en gros dans la période comprise entre les guerres médiques et l'époque de Périclès (4Ho /i/io av. J.-C), époque qui coïncide avec la difTusion du style libre. Ils représentent ce que Furtwiingler appelle le style sévère de l'époque de Polygnote (Grieeh. VcLsenmal,, I, p. ii; cf. Walters, Ane. Poil., p. /|/|0 et suiv.; Pottier, Calai., p. 10^7 et suiv. ; Rizzo, Mon. Antich., i9<^4, p. 4 A et suiv.). L'influence de Polygnote est surtout sensible dans certaines peintures, d'un type souvent étudié, où les figures s'étagent à des niveaux divers et où les têtes dénotent une curieuse recherche des jeux d'expression. Mais beaucoup d'autres vases du même temps prolongent sans aucune innovation essentielle la liste des œuvres de style sévère, antérieures aux guerres médiques. La composition conserve une extrême simplicité; les sujets sont pris au vieux répertoire. Les attitudes gardent dans leur noblesse une raideur archaïque. Le progrès du dessin se manifeste surtout dans les détails. Les profils perdent peu à peu la forte carrure du menton; les lèvres sont moins détachées du visage; l'œil est correctement rendu, avec l'indication des cils et de la paupière supérieure. Il y a plus de rondeur sinon dans les gestes, du moins dans le contour des corps. Telles sont, entre beaucoup d'autres, les œuvres signées d'Hermonax et de Polygnotos, le peintre de vases.
La grande kalpis de Triptolème (n* 163) nous donne un excellent spécimen de ce style sévère attardé. Le peintre y reprend un sujet des plus banals; mais il en renouvelle l'intérêt par l'extrême fini et la noblesse du dessin. On remarquera la pureté des profils, l'indication ti^s exacte et très minutieuse des yeux, ombragés par de longs cils; mais aussi le rendu un peu sec des draperies et l'absence d'expression sur les visages (cf. pour le style^des figures, le cratère de New -York, Furtwungler-Ucichbold, Grieeh. VasenmaL, II, pi. CXVIII).
I,a romic (io lu kalpi^^ déjà n*pivM* niée dans noire collection par un va»c à figures noires, tend maintenant k éliminer l'ancien type de l'Iiydrie, dont elle diffère pur la rondeur de la panse et la fnthle hauleur du col. L'hydrie élnncc^e, u col mince, retrouvera plus tant toute sa faveur dans Içs ateliers italioles.
Avec les cratères n- ir>r»-i68, h oreillettes et u colonncttes, nous nMrouvons une forme très ancienne, déjù commune dans la fabrique de Corinthe (n* aa). Dëlaissëe pendant les fibres noires, elle revient à la mode ù l'upogée des figures rouges, avec un galbe un peu plus ëlancc. De sa lointaine origine, elle conserve dans son décor les boutons de lotus, déformés et renversés, qui ornent son col, et parfois môme une lone d*animaux peints en figures noires sur la tranche de son rebord (n* 166) (cf. Pottier, Calai,, p. 867 et suiv.).
Les deux cratères campaniformes n"* 169, 170 semblent provenir d'un même atelier. La guirlande de laurier ou de myrte, autour du col, est un motif nouveau, qui atteste, comme la qualité du dessin, une date relativement récente. Le premier nous conserve la plus belle représentation, en figures rouges, du meurtre de Méduse. La Gorgone couchée, de trois quarts, la tète vue de face, est comparable à certaines figures du Cratère d'Orvieto (Louvre, G 3.^i; Pottier, Calai., p. 1082; P. Girard, Monum. grecs, 1895-1897, p. 18). Dans le second vase, la svelte figure de Thésée, menaçant l'Amazone, annonce déjà la manière dont on traitera de pareils groupes dans les reliefs de la seconde moitié du \' siècle. Elle a son pendant exact sur le vase des Amazones de Huvo (Reinach, Réperl.^ II, p. 278), dans l'hoplite qui menace son ennemie tombée à genoux.
Je rattacherais volontiers au style sévère tardif, plutôt qu'au style libre, la série des grandes amphores dont nous avons trois bons spécimens dans les n- 171-178. La fabrication en a peutêtre duré pendant une assez longue période, mais en général ces œuvres se groupent avec celles qu'on s'accorde à placer entre les guerres médiques et 43o. L'un des chefs-d'œuvre du genre est le vas* du Cabinet des médailles qui représente GCdipe enfant sur les bras du pfttre Euphorbos (Baumeiiter,
Denkmaler, p. 10^9, fig. 1266; Roscher, Lexic, s. v. Oidipus, col. aog). La forme, plus décorative que commode, retourne'un peu aux grandes dimensions auxquelles on renonçait pour les amphores depuis le déclin des figures noires. Les anses sont souvent torses, surtout, je crois, dans les plus anciens spécimens. Le col est court avec un rebord bien marqué, à double ressaut. La panse prend un galbe élancé et décèle le même goût pour les formes sveltes qu'on observe dans les personnages peints. La décoration est moins sobre que dans le type de Nola (cf. n"' 174 et suiv.). De grandes palmettes ornent les deux faces du col et les flancs de la panse entre les sujets. Ceux-ci sortent rarement du banal. La scène de l'adieu au guerrier (n° 172) se retrouve sur un exemplaire du Louvre. (G 429; cf. aussi deux cratères du même style, Furtwiingler-Reichhold., Griech. VasenmaL, pi. XXXV, I, p. 189). Les tableaux sont d'un style assez particulier, sculptural et froid. Les personnages ont des proportions à la fois élancées et massives avec de fortes attaches, de petites têtes sur de grands corps. Les ûgures placées de face ou de trois quaris sont fréquentes. Le dessin est habile mais sans aisance; il n'a plus la vigueur, la spontanéité des belles œuvres du groupe Douris-Brygos, et pas encore la souplesse du style libre. On constatera aussi une tendance à grandir le plus possible les personnages pour donner au décor les dimensions d'un véritable tableau. C'est un courant opposé à celui qu'on fait remonter à Polygnole et qui dans des œuvres du même temps fait disposer des figures plus petites sur des plans différents. L'amphore d'Éos el Céphale (n* 171) semble un peu plus an(|enne que les deux autres. (Sur celte série, cf. Pottier, Calai., p. 1107 et suiv.; Furtwangler-Reichhold, /6id., I, p. 188 et suiv.).
Les amphores dites de Nola (n*' 17/1 et suiv.) forment dans notre collection un groupe important et comptent quelques pièces de choix. Leur type se distingue par une forme nouvelle, un peu plus trapue et maniable que celle des vases n** 171-3, par la décoration qui se réduit à deux sujets isolés, chacun souligné d'une grecque, enfin par la qualité du vernis qui est du plus beau lustre. L'identité de la technique dans tous ces
VAttll àtTIQOlt A nOURtt MOOOtt ^
viaat, el auMi le fait qu'ils te rencontrent en grand nombre sar les mêmes poinU. notammenl à Noia, laissent supposer qu'ils proviennent d'un seul atelier. On voit d'autre part, à des diffi^rences de style assex prononcées, que la fabrication s'en prolongea pendant un laps de temps considi^çabte. La série entière parait hc placer entre le début du v* sitTle et Tépoque de Përiolàa. Les plus ancirnnoH se raltacbent au grou|>e IX>uris-Brygos; les dernic^^res sont drjà t^nites proches du Hlvle libre. La grecque faisant le tour complet de la panse est un indice d'ancienneté; autant que j'ai pu l'observerf ce détail d'ornementation coïncide avec un cert^iin archaïnmc du dessin. L'anse à trois arêtes, au lieu de l'anse plate trifide, est au contraire le signe d*une date récente. On remarquera que, dans tous ceux de nos exemplaires où l'anse a cette forme, les attitudes sont plus aisées, et l'œil d'un dessin toujours correct. Dans l'ensemble, les amphores de Nola représentent le niveau moyen de la fabrication attique. Il s'est pourtant glissé dans leur nombre quelques œuvres d*un style excellent, entre autres celle de Madrid qui porte le nom de Charmidès et que décore une si charmante figure de Mcnade ^n" lyj). (Sur l'ensemble de la série, cf. Poltier, Catal.y p. loa^i; p. 1081; Furtwangler-Reichhold, Griech. Vasenmal., II, p. 28 et a4i.) Avec les séries que nous venons de mentionner commencent de devenir usuels pour le revers des vases les groupes des manlellale figure. Désormais et jusqu'à la fin de la peinture à figures rouges, l'un des côtés des vases à deux faces sera sacrifié; nous y retrouverons sans cesse, tracés d'une main négligente, ces personnages debout, enveloppés dans de longs manteaux. Rien n'est plus monotone que ces peintures de remplissage, mais il ne faut pas se hâter de dire qu'elles sont dépourvues de toute signification. Dans bien des cas et surtout à l'origine^ le groupe des manteliate figure représente une scène de palestre, plus spécialement des athlètes vainqueurs. On remarquera que les tètes sont toujours couronnées de feuillages ou de bandelettes. Souvent une stèle se dresse auprès des personnages; sur un des vases de Madrid, cette stèle porte Tinscription MK>A. Les lemnisques qui sont peints dans le
78 Vases grecs du musée de maobIi)
champ) parmi d'autres accessoires des concours gymniques, sont aussi des insignes de victoire. La fréquence de ce tableau tient au fait que beaucoup de vases peints étaient donnés comme prix dans des concours. Les manlelUile figure jouent ici le même rôle que les scènes de lutte ou de course au revers des amphores panathénaïques. Elles veulent représenter le possesseur du vase, le vainqueur auquel il a été décerné. Mais comme on ne savait à l'avance à quelle sorte de concours l'objet était destiné, on ne fîgure pas l'athlète en action; on nous le montre après sa victoire, enveloppé dans son himation, la tète couronnée, au milieu de ses camarades. Parfois une femme s'approche de lui, tenant dans une patère la collation qui va le réconforter. Il va sans dire qu'une fois entré au répertoire des céramistes, ce sujet put trouver place sur d'autres vases que ceux spécialement destinés aux concours gymniques, et perdre ainsi sa raison d'être. Dans la majorité des cas, il ne doit pas être considéré comme vide de sens.
150 (Inv. 10910). Cylix. Haut., Cia. Diam., o^Si. (PI. XIV.)
Vasque profonde, sans ressaut ni à l'intérieur ni à Textérieur ; anses arrondies et courtes; pied large et bas, avec filet en relief, à son attache sur la vasque.
Terre rosée, surlace orangé sombre. Beau vernis noir lustré recouvrant tout le vase moins le dessous du pied, le dessous des anses, et un médaillon réservé au fond de la vasque. Dessin du même noir, avec incisions et retouches rouges et blanches. Brisée et réparée sans repeints sur les cassures.
Dans le médaillon central, Gorgoneion barbu ou Phobos. Cheveux et barbe noirs, avec incisions; autour du front de petites frisures marquées de points rouges. Dents blanches. Prunelles des veux et langue rouges.
Autour du médaillon, l'inscription peinte en noir :
n ^ ^ C> ^ ^ ^ ^ Menoi E SEV
Sans doute le môme vase que celui jadis signalé dans BnlUl. deW /«<., i84^, p. 100; et Klein, Meistertignat., p. 90, n. 3. Sur ce type de Gorgoneion qui est plus exactement la représentation de Phobos, cf. Weiisàcker, dans Roschcr, Lexk., s. v. Phobot,
VAttRS ATTIQtM A rilUJkM M>UOB» 79
ir>l 1 - Cyiix. Diiin..o- t llM.f ,o«i4. (PI W)
Vasque êâtti. pto nirlm ; piod utaMif, à Iranchr prollU***.
Terre roaée; «iiri.* uni d'un beau noir lutin*. I>f»ftin au Irait
n;)lr brillant, irèa»t»i|(né. p;i itioniiau noir di^layé, ménip dan» le»
musculaluret. Deux chevelu u .: . ..U)urincl!iéet feslonnanl. NombrcuMm reloochet rouget, et quelque» n^touchesi blanches, fracea de resquisnc. Cassures reooUéas, sans restaurations iniporlanles. Dessin très soigné.
l n sujet sur chaque face des revers.
A. Deux femmes nues couchées, se faisant face. Celle de gauclic, tournée vers la droite, a les jambes croisées, le dos soutenu fMir un coussin tacheté de noir, et joue de In double flùti*. Klle porte un cécryphale (réservé) à points noirs, qui se termine en arrière par un gland (rouge), et sur le cécrvphalc une couronne de feuillage (rouge). (Deux bracelets et un collier au trait rouge; les parties visibles de la chevelure bordées d*un trait réservé et de petites mèches frisées au trait noir épais; la pupille de Tœil marquée par un cercle centre d'un |K>int). En face d'elle, une autre femme dans une attitude analogue (torse un peu plus relevé, coussin sous les reins; les jambes non croisées), tient de la main gauche un skyphos, et du bras droit allongé présente à sa compagne une grande cylix (chevelure noire à contour incisé festonnant, autour du visage et sur les épaules longues frisures, couronne de feuillage rouge, rehaussée par des incisions, bracelets et collier rouges avec médaillon). Au-dessus des deux femmes, une inscription peinte en rouge explique le geste de la seconde:
TTÏvt xx: TJ
B. Éphèbe uu poursuivant un tinreau (Thésée?). Il court vers la droite, la main gauche étendue en avant, la droite ramenée en arrière tenant un lasso roulé. (Chevelure noire avec contour incisé et festonnant en arrière, réservé pour les frisures au-dessus du front; couronne de feuillage rouge avec fruits marqués par des points blancs; musculature très abrégée, indiquée par des traits noirs brillants; prunelle marquée d'un point noir). Le taureau galope vers la droite, cabré sur ses pattes de derrière (traits noirs brillants détaillant la musculature et les plis du col).
Au-dessus du groupe, l'inscription peinte en rouge :
So VASES GRfeCS t>U MUSEE DE MADRID
Traces d'un •/ ou d'un x après le premier s.
A droite et à gauche de chaque an»e, une large palmette réservée qu'encadre un long pédoncule. Au-dessus et au-dessous des deux sujets, tout autour de la vasque, un filet réservé; un autre à la tranche du pied. A l'intérieur, comme motif central, quatre palmettes réservées eptourées par de longs pédoncules. Autour de l'ensemble un filet réservé, un autre au bord de la vas({ue. Noir sur tout le reste du vase, y compris le dessous du pied.
Coll. Salamanca./
BuUet. delV Itl , i844, p. lot); Arch. ZeiL, i844, p. 35»; Bethe, Arch. Anzeig., 1893, p 0; Hartwig, MeUterschaUn, p. 56; Klein, LUblingsinschr., p. 81; Ossorio, Vasot griegos, pi. XXXII; Arch, Jahrb., XXVI, 1911, p. 169, ng. 7^.
152 (Inv. 11269). Cylix. Diana., o-aS. Haut., 0-09. (PI. XVI.)
Vasque assez profonde; pied mince, anses courtes, relevées.
Terre rosée, surface orangée. Fond d'un beau noir lustré. Dessin au trait noir brillant. Traces de l'esquisse. Brisée en plusieurs morceaux, et recollée sans repeints sur les cassures. Dessin très soigné.
Un sujet dans l'intérieur.
Ëphèbe se frottant avec une strigile. 11 est nu, le corps tourné à droite, la tête à gauche, le bras droit étendu ; il se frotte de la main gauche au côté droit (chevelure noire, à contour réservé, ondulé, bordée de points noirs épais; courtes frisures autour du visage, les pointes des seins incisées). A ses pieds, une pioche. A droite, une besace.
Très bon spécimen d'un style apparenté à celui d'Euphronios.
Dans le champ, à droite et à gauche de l'éphèbe, l'inscription peinte:
lO>lA5« UVK05 y.aXsç A6y.o;
Autour du sujet une grecque. Le reste du vase peint en noir, moins le dessous des anses et un filet réservé autour du pied. Coll. Ascnsi.
Klein, Lieblingsinschr,^ p. iia, 8; Ossorio, Vasos griegot^ pi. XXXIV.
153 (Inv. iia66). Cylix.'Diam.o-33. Haut., o-iS.
Vasque large; anses assez courtes; pied trapu, à large base, avec léger remut.
Terre rosée; surface orangée. Fond noir lustré. Dessin au trait noir lustré. Quelques détails au noir délayé. Retouches rouges. Incisions autour des chevelures. Traces de l'esquisse. Brisée et restaurée assez maladroitemeni* Travail rapide.
VA9KS ATTIQt'tft K flOtflItft ROOOU Si
Un SHJel danit Tinlérieur et un sur chaque revers.
A (Intér.). Romme birba portant deax cyliz. Il court vers la droite, la t^te retourna* h f^nurlie. une cvlix dan» chaque main, les brat êcartêa ^himation oblique. a\cc trait mince en bordure; chevelure et iMrbe Doires, à oontour incitu^ festonnant; bandelette rouge autour do la lèle). Devant lui, à droite, un bâton noueux. Dans le champ, des lettres rouges dénuées de 8en< :
XOXnO XN AXAN
B (Rev.). Silène dansant entre deux conyi^es couchés, il tient du bras droit une grande amphore à pied conique et étend le bras giuclie en avant, vers le convive de droite (queue de cheval, couronne rouge dans les cheveux, avec de grosses fleurs, longues oreilles, chevelure noire à contour incisé). Les deux convives sont couchés sur des coussins, face à gauche. Celui de gauche se retournant vers le Silène, tient de la main gauche un canthare (noir). Celui de droite a dans la main droite une sorte de large cuiller (?) ou bien une coupe sans pied (même technique pour les deux têtes, himation drapé sur le bas du corps). Sur le sol, devant ces deux personnages des objets noirs, allonge, figurant, semble-t-il, les reliefs du repas. Dans le champ, un carquois, une massue et une épée dans son fourreau (cordons rouges); des groupes de lettres dénués dé sens :
NOXNX NXONONO NONOAO AOAEO
Sur l'amphore que porte le Silène :
HO OXAIONOA
B (Rev. ). Même sujet. Le Silène (ithyphalle), dans la même attitude, porte une œnochoé. Le convive de droite tient une bourse et une coupe sans pied. Devant lui un canthare. Celui de gauche tient une coupe et un canthare qu'il présente de la main gauche à son compagnon. Mêmes objets dans le champ, avec des groupes de lettres dénués de sens :
NXAO NOXOKNl NON NONO NOOA
Filets réservés au-dessus et au-dessous des deux tableaux, sur le pied, autour du sujet centr^ et au bord de la vasque. Noir sur le reste du vase, moins le dessous des anses. Noir sous le pied.
a. Lsaoui. 7
Sa Vases gIiecs du i^usée de MADâtD
i54 (Inv. 11268). Cylix. llaul. o"' i3. Diarn. 0-29. (PL XVil el XVIII.)
Vasque assez profonde; pied haut el mince; anses courtes.
Terre rosée, surface orangée. Beau fond noir lustre. Dessin au trait noir brillant. Retouches rouges. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation. Dessin soigné.
Un sujet à l'intérieur, un autre sur chaque revers.
A. A rintérieur. Éphôbe debout jouant de la cithare. 11 marche vers la droite, tenant la cithare de la main gauche, de l'autre le plecire (chevelure noire h contour réservé, couronne de feuillage rouge, himation posé sur les bras et flottant dans le dos, sandales rouges). Dans le champ, ù droite, un panier à fond rond. Autour du sujet, une grecque.
Au revers :
B. Conversation d'éphèbes. A gauche, un éphèbe assis face à droite sur un siège cubique, tenant de la main gauche une cithare, de l'autre un plectre (rouge) réuni à celle-ci par un cordon (chevelure noire à contour réservé, couronne de feuillage rouge, himation enveloppant le bas du corps). Devant lui, un autre, debout et appuyé sur un bdton, lui montre de la main droite un court rameau de feuillage rouge (môme technique, couronne rouge, himation oblique découvrant l'épaule droite). A droite, deux éphèbes debout se faisant face; celui de gauche, tenant de la main droite un rameau rouge, l'autre main levée (même technique et même costume); celui de droite, présentant à l'autre, des deux mains, un lièvre (même technique, même costume).
C. Même sujet. A gauche, deux éphèbes debout, face à droite, appuyés sur leurs bâtons; le premier tenant de la main gauche un rameau rouge (môme technique, môme costume). A droite, tourné dans le môme sens, un éphèbe assis sur un siège sans dossier et tenant un lièvre sur ses genoux ; un autre lui faisant face, appuyé sur un bâton, élevant de la main droite un rameau rouge (même technique, mêmes costumes).
Sous chaque anse, un siège sans dossier, à pieds droits.
Filets réservés au bord de la vasque, au-dessous des sujets du revers et i la base du pied.
Coll. Asensi.
Ossorio, Vcuos grieyos, pi. XXXIV.
155 (Inv. 11009). Stamnos. Haut., o'^SS.
Col large et court à rebord profile; deux anses horitontales et courtes; base plate h tranche convexe.
Terre rosée, surface orangé pâle. Fond noir lustré; tourné par place au
VAsfts ATTiQir» A riGtiliBS hovoks si
brun. De«ln au iniil noir brilUtil ou délay<^. Relouchet rouget. TrtOM de l^oiate. Le vemb noir et la trrre tonl d'un atped Maet terne. Pat de reilaiinillona Importantes. Destin très soigné.
Le nêine si^et se développe en deux groupes de quatre |)er9onDigei sur les deux faces delà |Kin»e.
Prooesiion et danse de TieilUrdi. Tous sont barbus ci portent une coiffure e( un coutume purement féminins (aHTvphalc pointu d'oà s'échappe un cliignon, long cliiton plissé bordé d'un mince trait noir, himalion posé en cliàlc ou obliquement, à large bordure noire; les barbes et les chevelures brunes, indiquées au noirdélayé; le dessin des jambes visible sous les cliitons ; quelques-uns des chitoos rayés de' traits bruns pâles).
A (de gauche k droite). Un vieillard marchant vers la droite et retournant la tête, tenant de la main gauche un parasol (rehaut rougo sur le manche) qui pose sur son épaule, de l'autre un skyphos; un second, marchant dans le même sens, un parasol dans la main droite, la gauche sous l'himation : un troisième, face au précédent, le parasol dans la main gauche, la droite relevée et couverte par l'himation, la tète retournée; un qu<atrième, marchant vers la droite, mais regardant le précédent; il agite les deux mains écartées au-dessus de sa tète et danse, la jambe droite levée pour frapper le sol.
B. Un vieillard marchant vers la droite, le parasol sur l'épaule gauche, le bras droit levé tenant une corbeille à anse (au lieu du cécryphale une longue bandelette); un second, marchant dans le même sens, le parasol sous le bras gauche et jouant d'une cithare à longs bras; un troisième, face au précédent, mais retournant et baissant la tête, le parasol dans la main gauche, la droite présentant un skyphos; un quatrième, marchant vers la droite et se retournant vers le précédent, le parasol dans la main gauche, la droite levée (au lieu du cécryphale, une longue bandelette).
Sous une anse, un siège à dossier, drapé d'une étoffe rayée; audessus, une corbeille suspendue par des cordons; sous l'autre, un siège semblable, mais sans dossier.
Sur le rebord du col, zone d'oves; sur l'épaule, zone de godrons noirs; zone quadrillée à poinb noirs entre des filets noirs; au -dessous du sujet, une grecque.
Autrefois à la Bibliothèque Nationale.
Hûbner, Ant. Bildir.f n. 893 ; Madrazo, Maseo espanol de Aniigûedadet, l, p. Sioetsuiv.; Ossorio, Vatos griegos, pi. IX.
156 (Inv. ito38). Péliké. Haut., o-4r.
Col court, panse ti;|pue; base plate à tranche convexe; anses simple». Terre rosée, surface orangée. Fond noir. Dessin au trait noir brillant.
84 VASfeS GRECà bu MUSEE DÉ MADRiD
Retouches rouges; pas d'incisions. Nombreuses traces de l'esquisse. Recollages assez nombreux sans repeints importants. Travail soigné.
Un tableau encadre sur chaque face.
A. Thétis enlevée par Pelée. La déesse fuit vers la droite, le haut du corps vu de face, la tôte tournée en arrière, la main droite levée, la gauche tenant au-dessus de l'épaule les plis de l'himation (contour des cheveux réservé, diadème orné de trois feuilles; long chiton à petis plis, himation posé en châle). Pelée, sous les traits d'un éphèbe (couronne de lierre rouge, chiton court et baudrier), la saisit à bras-le-corps, les deux mains rejointes et fermées. A gauche, une Néréide (long chiton avec apoptygma, bandelette rouge dans les cheveux, sans chignon) fuit vers la gauche, la tête tournée vers Thétis, la main gauche levée, la droite relevant le bas de son chiton. A droite, une autre Néréide s'enfuit en sens opposé (bandelette rouge, ornée de feuilles, dans la chevelure, sans chignon; long chiton à plis, himation posé en châle^ que retiennent les deux mains abaissées.
B. Suite du tableau précédent Deux jeunes filles (Néréides) fuyant à droite vers un vieillard (Nérée) dont elles semblent implorer le secours. La première à gauche (cécryphale, chiton et himation oblique) court, les deux bras levés en se retournant à gauche. La seconde (bandelette rouge dans les cheveux, chilon, himation en châle) étend les deux bras vers le vieillard. Celui-ci (chiton long rayé de rouge clair, himation) élève la main droite et tient delà main gauche un long sceptre.
Autour de chacun des tableaux : à droite et à gauche, bande de points reliés par un zigzag. Au-dessus, bande de palmettes; au-dessous, une grecque. Sous chaque anse, deux palmettes opposées. Le reste du vase peint en noir, moins deux filets réservés à la base, et une zone réservée à Tintérieur du col.
Ossorio, Vasos griegos, pi. XXXIV.
157 (Inv. iiaoi). Péliké. Haut., o-3o.
Col court; anse plate et large; pied concave à tranche convexe. Terre rosée, surface orangée. Dessin au trait noir brillant; détails au noir très délayé. Pas de retouches rouges. Surface noire écaillée et pâlie.
Un sujet sur chaque face.
A. Jeune fille remplissant une corbeille. Elle est debout, vêtue d'un chiton a manches, et d'un himation noué autour des reins. Elle tient dans chaque main un objet peu distinct, qui semble fait de deux moitiés symétriques et ajustées (crotales?), et se penche vers une corbeille d'où l'on voit émerger une draperie (chevelure noire, avec contour et bandelette réservés, chignon k mèches flottantes).
TAfttS ATTIQUIS A nOlîRIt ROVOIS 85
B Éphèbe tenant une bourse. Il porte un himation oblique qui lui découvre la moiiié du torse. De la main ^raurlic il lient une Imiirio pleine; il élève U droite vers sa bouche, Miil |Mnir Taire un si^ne, soit |Niur fMirter 4 ses lèvres un objet invisible (sur le Tront. petites mèriies noirrn en relief).
Sous chaque» miJcI» une courte grecque. Sous chaque ansic, une palmetto renversée. Noir sur tout le reste du
Sous la iMse, la marque incisée : > i -
Autrefob à la Bibliothèque NaUonale. ^ I
158 (Inv. iiiaa). Péliké. Haut., o^Si.
'(x>l asses dégagé; anses légères; pied plat.
Terre rosée, surface orangée. Dessin au trait noir brillanl; quelques détails en noir délayé; pas d'escjuisse visible. Retouches rouges. Quelques traits noirs repeints,
Un tableau encadré surcliaque face de la panse.
\ Citharède devant un antel et un hermès. 11 marche vers U droite en jouant d'une cithare à longs bras minces (six cordes noires, cordon rouge). Il est vêtu d'un simple himation, chaussé de hauts brodequins, et porte une couronne (rouge) de laurier (barl^e noire rehaussée de traits épais donnant un véritable relief; contour de la chevelure réservé). Devant lui, un autel cubique, à deux volutes, paré de feuillages et orné à la base d'un motif qui semble figurer des palmettes. Sur Tautel, un brasier flambant (rouge). A droite, un hermès barbu (même technique que le citharède). Au tenon latéral de la gaine est suspendu un triple collier (points noirs en relief).
B homme barbu poursuivant un épbèbe. A gauche, un pédagogue ou un éromène (himation oblique), un bâton dans la main droite, la gauche étendue en avant (même technique de la tête que pour le citharède); devant lui, fuyant vers la droite, et se retournant, un éphèbe, la main droite levée, la gauche tenant un cerceau (himation, bandelette rouge dans les cheveux).
.\utour des deux tableaux, un encadrement fait, dans le bas, d'un simple trait réservé, sur les autres côtés d'une bande ornée de points noirs ou de petites feuilles très stylisées. Au-dessous des tableaux et sur le col, un filet rouge. Noir sur le reste du vase, moins un filet réservé à Tintérieur de rem&ouchure.
Coll. Salamanca.
Ossorio, Vasos griegot, pi. \.
ioîl (Inv. iii58). Grand Lécythe. Haut., 0-39.
Panse haute, cylindrique; col court.
Torre rosée, surfSte orangée. Dessin au trait noir brillant; quelques
86 VASES GRECS DtJ MUSÉE DE MADRID
détails au noir délayé. Retouches rouges. Traces de l'esquisse. Quelques morceaux recollés, sans restaurations nuisibles. Le vernis noir du fond assez endommagé.
Sur la panse, Éos enlevant Céphale. La déesse vole vers la droite, les ailes déployées, la tête retournée à gauche (chevelure noire, avec diadème et contour réservé, long chiton à petits plis, himation oblique à plis en escalier). Elle porte des deux bras Céphale, qui étend le bras droit comme pour appeler a l'aide, et porte de la main gauche une cithare (étroit himation pose sur les épaules; cheveux noirs bouclés, avec bandelette réservée; retouches rouges sur la barre et le cordon de la cithare).
A droite d'Ëos Tinscriplion, peinte en rouge :
K A V O ^ xaXiç
Au-dessous du groupe :
\< B A A 0 5 K£[5]iAo;
Au-dessus et au-dessous du sujet, une grecque, mêlée de croix simples ou accostées de points.
Sur l'épaule, nu-dessous d'une bande d'oves, quatre palmettes et deux fleurons réunis par des pédoncules à rinceaux. Noir sur le reste du vase, moins la tranche du pied et de l'embouchure.
Sous la base, la marque incisée : A /
Coll. Salamanca. '^
Ossorio, Vasos griegos, p. XXXVI.
160 (Inv. III 17). Hydrie. Haut., o"38.
Panse élancée; col haut; anses latérales courtes et légèrement relevées; anse postérieure formant crosse, avec deux tenons circulaires, à son attache sur le col; pied de profil concave.
Terre orangé pâle. Fond d'un très beau noir lustré. Dessin au trait noir brillant. Ketouches rouges. Traces de l'esquisse. Quelques morceaux recollés; sans restaurations importantes. Travail très soigné.
A. Sur la panse, Femmes à la fontaine. A gauche, une colonne dorique, posée sur un large socle, et portant à mi-hauteur du fût une bouche de fontaine figurant une tôte de lion. L'eau (peinte en rouge) coule de cette bouche dans une grande hydrie, placée sur le socle, qui est déjà pleine et déborde. A gauche, une femme debout, le corps vu de face, les bras écartés, se retourne pour parler à une Jeune fille, qui s'éloigne à gauche, en la regardant, le bras gauche levé; l'autre tenant l'hydrie qu'elle porte sur sa tète (même costume pour ces deux figures; cheveux noirs avec contour et diadème réservés, lonÎ5'ucs tresses, bracelets routes, lon^ chiton h manches,
uns ceinlure. rave veriicalenient de traiu noirt groupés par quairp). La figure de gauche eal noUblement plu» priitr que l'Autre ; non pa». aans doute, parce que le peintre l'a voulu monirer plun jrune, niait, en vertu de la loi de VUocéphaiiê, à cause de l'hydrie quelle porte sur sa t^le.
B. Sur l'épaule, au-dessus de A : Éroi Tolant (ailes déployéea, tachetées de points noirs, la télé retournée 4 gauche, diadème rouge dans les cheveux, les deux bras écartés tenant une iNindelctlr rouge). A droite et k gauche, une palmette, au bout d'un long pédoncule formant deux rinceaux.
Au-deasous de A, grecque mêlée do croix. Ovcs sur le rebord du col. Nohr sur tout le reste du vaiie, moins le dessous des anses Utvrales. Sous le pied, la marque incisée :
hh il\
Coll. Salanuinca(?).
Oasorio, rasas griegot, pi. XXXV.
161 (Inv. iiiaS). Hydrie ou Kalpis. Haut., o-S8.
Col mince et court; anses latérales relevées; panse rebondie; pied large et convexe.
Terre orangé sombre, surface du mémo ton. Fond noir lustré et bronzé. Dessin au trait noir brillant; traces de l'esquisse. Brisé et recollé. Nombreux repeints sur les cassures.
Sur répaule : Cavalier en costume perse. Il est debout, face k droite, tenant des deux mains deux longs javelots (bonnet phrygien tacheté de points noirs, manteau rigide posé en châle sur le dos, décoré de points, de grecques et de zigzags; hauts brodequins k revers découpés). Son cheval est derrière lui, tourné dans le même sens, la tète vue de face.
Au-dessous, une grecque mêlée de croix. Noir^ur tout le reste du vase moins une zone réservée autour de l'embouchure.
Coll. Salamanca.
162 (Inv. iioaS). Hydrie ou Kalpis. Haut., o-44. (PI- XX.)
Col mince et court; épaule plate; panse rebondie; pied concave.
Terre jaunâtre; surface du même ton ayant l'aspect du vieil ivoire. Fond noir lustré, tourné par place au rouge. Dessin au trait noir brillant. Traces de l'esquisse. Brisé en morceaux et recollé. Repeints sur le» cassure». Une anse latérale incomplète. Dessin très soigné.
88 VKSEB GRECS DU MUSÉE DR MADllID
Un sujet sur la panse.
Départ de Triptolème en présence de Déméter et de Goré.
Au centre, Triptolème, assis sur un char ailé, face à gauche, un sceptre dans la main gauche, et tenant de la droite une coupe sans pied (cheveux noirs tombant dans le dos, avec contour et couronne de laurier réservés; himation semé de points noirs et découvrant tout le haut du corps ; le char porte un siège léger avec deux accoudoirs ornés de volutes et un dossier surmonté d'une tête de grifTon). A gauche, Coré vue de face, la tétc tournée à droite, lève la main gauche dans la direction de Triptolème et tient de la droite une œnochoé (chevelure noire, à chignon, avec contour et triple bandelette réservés ; péplos agrafé sur les épaules et formant apoptygma). A droite, Déméter, vue de face, la tête tournée à gauche vers Triptolème, la main droite sur la hanche, l'autre tenant un sceptre (chevelure noire avec contour et haut diadème réservés; chiton plissé sans manches; himation oblique). Les trois têtes sont d'un très beau style et d'une rare fmesse d'exécution. A noter le dessin très correct de l'œil, avec double trait pour la paupière supérieure et indication des cils.
Au-dessus de la scène, sur le col, zone de palmettes, dont une sur deux est encadrée par son pédoncule. Au-dessous, une grecque. Sur le rebord du col et à l'attache des anses, zone d'oves. Noir sur tout le reste du vase moins le méplat de Tembouchure, deux filets réservés au bas de la panse, et le dessous des anses.
Coll. Salamanca.
Ossorio, Vasos griegos, pi. XXX.
163 (Inv. II 124). Hydrie ou Kalpis. Haut., 0-4 1.
Panse massive et rebondie, épaule plate, col court à rebord profilé; anses relevées, pied court à deux ressauts.
Terre rosée, surface orangée. Fond noir lustré tourné sur le bas de la panse au rouge vermillon. Dessin au trait noir brillant. Pas de retouches. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation.
Un sujet disposé en zone à l'épaule.
Scène d'enlèvement (Leucippides?). Au centre, deux hommes imberbes se dirigeant en sens contraire; celui de gauche, tenant de la main gauche deux javelots, le bras droit tendu en avant pour saisir la jeune fille qui fuit devant lui (cheveux noirs avec contour et couronne de laurier réservés, courte tunique plissée tombant à mi-cuisse, himation étroit noué autour de la ceinture et passant sur l'épaule droite, pétase rejeté dans le dos); celui de droite, dans la même attitude (cheveux noirs h contour réservé, chlamyde bordée de noir, pétase rejeté dans le dos, brodequins k courroies nouées à mi-jambes).
YABIS ATTIQUtt A nOUBlt MOUOIH 89
Devant rhomme de gauche, une jeune fllle fuit en rcloumnnt U uHe, les deux bras écarl^t du corps (cheveux noirs, avec contour ri dotible handelelta réaervéa, chiton plissé, sans manches, fornianl dciu co1|m)s et bordé de noir), l^ne autre, plus à gauche, se dirige dnns le mémo sens, les deux bras tendus en avant (chevehire noire avec contour et cécryphale réserves, chiton plissé n manches et à bordure noire). Devant elle et lui faisant face, un homme chauve et bartni est assis sur un rocher, tenant de la main droite une patèrc; s'appuyani de l'autre sur un sceptre ou une lance (cheveux et barbe noirs, chiton plissé i manches et à bordure noire, himntion obli(]iic) A dmilcdu tableau, devant riiomme imberbe de droite, fuient aussi deux jeunes (illes. \jk première seTetourne vers lui, les deux bras à demi-tendus en avant (cheveux noirs avec contour et cécryphalc réservés, péplos agrafé sur l'épaule droite et bordé de noir) ; l'autre, rciournant aussi la télé, écarte les deux bras (cécryphale réservé, chiton plissé sans manches h large bordure noire). Plus à droite, une dernière femme marche dans le même sens, mais d'un pas calme cl sans gestes de frayeur; elle tient de la main gauche une patère et tend l'autre main en avant (cheveux noirs k contour et cécryphale réservés, chiton plissé à manches, himalion bordé de noir). (Cf. un tableau presque identique sur le col de la célèbre amphore des Amazones, de Huvo [Schulz, Die Amazonen-vase von RuvOy pi. I, 3; Heinach, fUperi., Il, p. 278]. Sur une face de ce vase est Gguré le rapt de Thétis, sur l'autre une scène d'enlèvement pareille à celle de notre hydrie, que nul indice ne permet d'identifier.)
Au-dessous des figures, large zone décorée de palmetles rondes, opposées, alternant avec des lotus opposés et reliés par leurs pédoncules comme par un entrelac. Au-dessus des figures, autour du col, zone plus mince ornée d'un seul rang de palmetles et de lotus semblables. Sur le rel>ord du col et à l'attache des anses, zone d'oves. Place réservée sous les aoses latérales, filets réservés autour du pied.
Coll. Salamanca (?).
164 (Inv. iiia6). Hydrie ou Kalpis. Haut., o*34.
Col mince et court; anses légères; épaule plaie; panse rebondie; pied concave.
Terre jaun&tre, surface du même ton, avant un peu l'aspect du vieil ivoire. Fond noir lustré, de belle qualité, ayant pris par endroit des tons bronzés. Dessin au trait noir brillant. Traces de l'esquisse. Brisée et recollée. D'assez nombreux repeints sur les cassures.
Un sujet sur l'épaule.
Combat de Grecs et d'Amazones. A partir de la gauche, une Amazone debout (en partie repeinte;, le corps et le visage vus de trois quarts, tenant de la main droite une haclielle posée sur son épaule,
la gauche tendue en avant (bonnet phrygien, pantalon et tunique à manches bariolées, carquois (P) dans le dos). Devant elle, lui tournant le dos, un hoplite grec (en partie repeint), la lance en arrêt vers la droite (casque attique, bouclier rond vu de trois-quarls par dessous, cuirasse, chiton court, cnémides). A sa droite, lui faisant face, une Amazone debout, tenant de la main gauche un fourreau, de la droite brandissant une épée (même costume que la première, avec une mitre à couvre-nuque au lieu du bonnet phrygien). Derrière elle, une Amazone à cheval (chiton court plissé, bonnet phrygien, baudrier, hauts brodequins) qui atteint de sa lance un hoplite tombé à genou devant elle; il tient une épée de sa main droite qui touche terre, et du bras gauche se couvre de son bouclier, en retournant la tête vers l'Amazone (casque attique, baudrier, bouclier rond avec, en épisème, une étoile). Plus loin, vers la droite, un homme barbu, sans armes, qui marche vers la gauche, en brandissant une pierre dans la main droite et en se retournant (bonnet pointu, chlamyde bordée de noir, brodequins à bandelettes). Il est suivi d'une dernière Amazone (même costume que la seconde) qui brandit à deux mains une hache. Entre ces deux derniers personnages, un palmier.
Au-dessus du tableau, autour du coi, zone de palmettes verticales dont une sur deux est encadrée par son pédoncule. Au-dessous, zone de palinettos hori/on laies, opposées deux à deux avec des pédoncules formant rinceaux. Sur le rebord du col et à l'attache des anses, bandes d'oves. Noir sur tout le reste du vase.
Coll. Salamanca.
165 (Inv. iio44). Cratère. Haut., o^ag.
Oreilles plates posant sur dos anses verticales rondes; col haut, évasé, à rebord épais, incliné vers l'intérieur; panse haute ayant le galbe d'une amphore; pied à double tore.
Terre rosée, surface orangée. Dessin au trait noir brillant, détails au noir délayé. Pas de retouches rouges. Pas d'esquisse visible. Surface noire endommagée.
Un sujet sur chaque face.
A. Éphèbe tirant de rarc(?). A gauche, une sorte de pilier massif, ù socle haut, sur Ici^uel est posé un himation; à droite, un éphèbe nu, debout, le bras gauche tendu en avant de toute sa longueur, la main fermée, le bras droit ramené en arrière, la main passant derrière la tête (contour de la chevelure réservé). Cette étrange attitude doit sans doute s'expliquer par une erreur du peintre, due, comme il arrive souvent, au procédé du dessin par ombre portée. Si l'on dessinait la main droite de Téphèhe devant et non derrière sa tête, il serait exactement dans la position d'un homme tirant de l'arc. Le peintre a
▼4«ltt ATTIQVI» A riflOAM MMMIK» 9I
rrproduit tant la reconnattre une tillioueUe d'arclier; il a négligé de repréteoter Tare, cl n'a pat compris le geiile du brai drf>ii. On noiera le caractère eipre»»irdu visage marquant rcITort et l'altcnlion. L'obII grand ouvert et très correctement dessiné indique la dernii>re époque du style st^vîTC.
H. Silhtuiriif* trf^ rlTaciV d'un Êphébe drapé appuyé aur un béton.
Au-dessus de A, Isrge baiulo diVortV d'une lige di> lirrrc a rcuilh^n iiyiiictriques, alternant tvoc des fruits. Noir »ur le reste du vmi* et à l'iulériour du col.
Coll. Salâmsnra.
KU» (Inv. II043). Cratère. Haut., o-3C. (PI. XXI.)
Oreillettes plaies» légèrement relevées, posant sur des anses verticales; rebord déversé; col baut et large; pied proQlé en double tore.
Terre rougeàtre, surface du même ton. Fond noir bronzé tourné par place au rouge jaunâtre. Dessin au trait noir brillant, souvent tourné au rouge. Retouches blanches. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Un éphèbe et trois bommes barbus. L'éphèbe marche vers la droite* enveloppé d'un ample himation, tenant de la main ^^auclie un béton à poignée transversale (chevelure noire avec contour réservé, diadème réservé orné de feuilles blanches). Il est suivi d'un homme barbu, qui a les deux mains sous son manteau (même coilTure et même costume). Ln autre personnage semblable le précède, et se retourne vers lui, la main droite levée, la gauche tenant un bâton pareil au sien. Un quatrième lui fait face, h droite, dans la même attitude.
B. Trois éphèbes drapés. Celui de droite s'avance à gauche, la main droite levée, tenant du bras gauche un bâton^ Les deux autres viennent â sa rencontre, tenant chacun un skyphos. l'un se retournant à gauche (himation, couronnes de fleurs blanches dans les cheveux).
Au-dessus des deux tableaux, bande de godrons; à droite et à gauche, lige de feuilbge stylisée. Sur le col, au-dessus de A. bande de boulons de lotus efniés, reliés par des entrelacs. Sur le rebord du col, un motif archafque assez inattendu : une zone d'animaux, comprenant six groupes d'un lion aflfronié avec un sanglier.
floir sur tout le reste du vase.
Coll. Asensl.
107 (Inv. iio4o). Cratère. Haut., o-^i.
Oreillettes plates posant sur des anses verticales, rek>ord épais et déversé; pied profilé avec Qlet^ tore.
Terre rougeâlre, surface du même ton. Fond noir lustré. Dessin au trait noir brillant, avec touches au noir délayé. Retouches rouges.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Dionysos entre deux Silènes. Le dieu, barbu et diadème, marche vers la gauche. les deux bras levés, un rameau de feuillage (rouge) dans la main droite (contour des cheveux et diadème réservés; long chiton plissé sans manches; sur le busle, une pièce detofTe double, rabattue, ornée de dessins et rigide, qui est peut-être Tapoptygma du chiton). Devant lui, à gauche, un Silène nu, lui faisant face, et jouant de la double fliUc (queue de cheval; il tient dans sa main, en même temps que ses deux flûtes, une longue besace). A droite, un autre Silène, qui titube et semble près de tomber à la renverse. 11 tient de la main droite un rhyton et porte sur l'épaule gauche une longue nébride.
B. Trois éphôbes drapés. Celui du milieu, debout, tourné vers la droite, s'appuie sur un balon (himation oblique). Les deux autres le regardent et étendent une main vers lui, celui de gauche en s'éloignant vers la gauche (même costume).
Même décor accessoire que sur le cratère précédent, plus une zone de dents de loup au bas de la panse.
Coll. Salamanca.
168 (Inv. iioZia). Cratère. Haut., o^SG. (PL XXI.)
Oreillettes plates posant sur deux anses verticales; col à rebord massif et déversé; pied profilé en double tore.
Terre rosée, surface orangée d'un ton vif. Fond noir lustré. Dessin au trait noir brillant. Retouches rouges. Nombreuses traces de l'esquisse. Très bon état de conservation.
Un tableau sur chaque face de la panse.
A. Hoplites s'armant. Un hoplite imberbe, vu de face, la tête à gauche, revêt sa cuirasse, dont il ajuste une épaulière de la main gauche (cheveux noirs avec contour et bandelette réservés; étoile sur l'épaulière; chiton court). A droite, une femme debout, vue de profil, tient sa lance et son bouclier (cheveux noirs à contour réservé, himation oblique bordé de noir; sur le bouclier, en épisème, un sanglier). A gauche, un vieillard debout lui présente son casque (forme corinthienne) et tient de la main gauche un bâton (barbe et cheveux de la couleur de la terre, bandelette rouge autour de la tête; chiton plissé à manches; himation oblique); plus à gauche, derrière le vieillard, un hoplite armé s'éloigne, en retournant la tête, s'appuyantdu bras droit sur sa lance, le torse couvert par son bouclier (casque nttique à gardejoues relevés; chlamyde; épée au côté gauche; en épisème, un serpent).
B. Troif éphèb«s drapé i. Olui tlu centra, Uce k f^aucbe. enUire* roeni enveloppe* tlan» son liimation : les deux autres, (|ui In ref^ardent, s'appuvant d'un bra» sur de hauts bAtona (chevelure noire avfx contour n^«»rvtM.
Au-dessus des dei II (âbloaux. t>ande do godronn; à droite et s Ka*ichi*/ double -«Mifée de point!» noirti M^paris par un trait (rameau de fruillaifc très »tyllM^) Sur le roi. au-dessus de A, bande de boutons de loltiii Ir^ einiA». la pointe en ba«, reliés par des entrelacs. Sur le rebord du col, au-dessus de A, guirlande de lierre festonnante, à feuilles alternées; au* dessus de B, même motif que snr les côtés des tableaux.
Hoir sur le reste du vase, moins deux filets et une zone réservée sur le pW.
Goll. Salamanca.
Ossorio, IVuos ^rie^of , pi. X\I\
1611 (Inv. iioio). Cratère campaniforme. llaut.,o-36 (IM.WIl).
Anses hautes, légèrement relevées; panse rebondie; pied plat.
Terre rosée, surface orangée. Fond noir lustré de belle qualité. Dessin au trait noir brillant. Retouches blanches. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation. Dessin très soigné.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Persée tuant la Méduse en présence d'Hermès et d'Athéna. La Gorgone est couchée sur le sol, endormie, la lêle et le corps vus de face, les ailes repliées (cheveux noirs, nez épaté, langue tirée; la télé rappelle de fort près, avec un peu moins de stylisation, le motif du gorgoneion; chiton court, sans manches). Persce, debout auprès d'elle à droite, le corps vu de face, se penche, une serpe à la main, pour la décapiter, tout en se retournant à droite, vers Athéna (casque béotien avec ailes, cheveux tombant sur le cou en mèches frisées; chiton court sans manches : une besace pendue au bras gauche). Au-dessus, l'inscription peinte en blanc :
A sa droite, est debout Athéna, tournée vers le groupe central, la lance dans la main gauche, la main droite levée (cheveux noirs, avec contour réservé, ceints d'une triple bandelette; chiton long à manches; himation oblique agrafé sur l'épaule gauche). .Au-dessus :
*AOr,vatia
A gauche de Persée, derrière Méduse, Hermès, barbu, regarde la scène, debout, la main droite sur la hanche, la gauche présentant
gi VASES GHECS DU MUS^E DE MADtltl)
le caducée (pétase, cheveux noirs en boucles frisées; chlamyde, cnémides à bandelettes). Au-dessus :
B. Vieillard portant an sceptre, entre deux femmes. Au centre, un homme barbu (barbe et cheveux blancs), debout, face à droite, appuyé sur un sceptre (himation oblique et chiton tacheté de points noirs). A droite et à gauche, deux femmes qui s'éloignent, en courant, les bras à demi levés, la tête tournée vers lui (cheveux noirs avec contour réservé et bandelettes blanches; chitons à manches; himations obliques). Ces trois personnages sont sans doute détachés d'un tableau représenlant une scène d'enlèvement, comme le rapt de Thétis.
Au-dessous des deux sujets, une grecque. Au-dessus et tout autour du col, une tige de feuillage à longues feuilles pointues stylisées, une zone d'oves sur un filet saillant. Oves à l'attache des anses. Noir sur tout le reste du vase, moins la tranche du pied et deux filets réservés à Tintérieur.
Autrefois à la Bibliothèque Nationale.
Hiibner, Ant. Bildw., n. Sgi; Mtiseo espanol de Antigùedades, I, p, Sig et suiv., pi. X\1I; Bethe, Arch. Anzeig., 1898, p. 6; Ossorio, Vasos griegos^ pi. XXXI.
170 (Inv. I ioi3). Crdtère campaniforme. Haut., o"34. (PI. XXII.)
Même forme.
Terre rougeâtre, surface orangée. Fond noir lustré. Dessin au trait noir brillant; quelques détails au noir délayé. Iletouches blanches. Traces de l'esquisse. Brisé et recolle; nombreux repeints sur les cassures. Dessin très soigné.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Combat de Thésée et d'une Amazone. Le héros s'avance vers la droite, nu, l'cpée à la main, se couvrant de son bouclier (casque atlique, avec garde-joues relevés; fourreau d'épée au côté gauche; du bouclier rond, qui est vu de trois quarts, par dessous, pend un tablier dessiné au trait blanc, orné de cercles et d'un œil prophylactique). Au-dessus l'inscription, peinte en blanc :
Devant lui, une Amazone recule en lui faisant face, tenant un arc dans la main gauche, et brandissant de la droite une épée (bonnet phrygien; chiton court, à manches, bordé de noir, orné de rayures, de points, et de zigzags; carquois, et hauts brodequins). A gauche,
VA8K« ATTIQI IM A riOUMf HOUOIt 9S
un jeiin« homme (aiii ln)it qtiarU repeint) t'avance derrière Thétée, poinUnt vert TAmaione une lonfrue iance« le brat gauche levé tout ta cblamvde (catque btotien, brodequint à bandelettet).
B. ConTeraation de trois éphébet. Au centre l'un t'appuie sur un bAton, la main droite tendue en avant, dra|>é dant un himation oblique; à droite un autre lui fait face, debout, entièrement cnvoloppé de ton himation. V gauche le troisii^mc fait face au précédent, le brat droit dégagé de l'himation et tendu en avnni ^( hcvojuret noiret, avec contour réservé et bandelettes blanches).
\u-detiOUS des deux sujets, une grecque iiiôl< •■ <!•• noix. Autour du cd une tige de feuillage à longues feuilles poinluo ^l}li:iûc8. Ove« à l'attache des.anaet. Noir sur le reste du vase, moins la tranche du pied et deux filets réservés à l'intérieur.
Les analogies de style et de technique avec le >■ lent dénotent
une œuvre du même atelier, mais non de la même inaiu.
Coll. Salamanca.
Otaorio, Vatoi gritgoê^ pi. XWI.
171 vl»v. 11097). Amphore. Haut., o'"5o. (PI. XXIII.)
Panse élancée; anses torses; col assez court, avec large rebord convexe; filet et tore à la tranche du pied.
Terre rosée pâle, surface orangée. Fond d'un beau noir lustré. Dessin au trait noir brillant, parfois délayé. Relouches blanches. Traces de l'esquisse. Excellent état de conservation. Dessin très soigné.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Éos, Géphale et Sisyphe. Au centre, Eos, ailée, court à droite, les bras étendus, vers Céphale (cécryphale, contour réservé autour des parties visibles de la chevelure, diadème blanc, péplos borde de noir, avec apoptygma fixé par une ceinture). A droite, Céphale fuit devant elle en se retournant. Il brandit de la main droite une massue et tient de la gauche deux javelots (casque béotien, chlainydc bordée de noir, sandales à bandelettes). A gauche, Sisyphe, imberbe, fuit dans la direction opposée, deux javelots dans la main gauche (même costume, pétasc dans le dos, chevelure noire à contour réservé, avec bandelette blanche). Au-dessus des trois personnages, les inscriptions peintes en blanc :
5l5Vfo5 N^C)^ KÇ.A O
Stwçaç vis; (pour 'Hci;?) Ki[?]a[Xj5[;l
B. Homme barbu, debout entre deux femmes. Il est tourné vers la droite, s'appuyant de la main droite sur un bâton noueux (himation, même technique de la chevelure). A sa droite et à sa gauche, deux femmes tournées vers lui, une main tendue en avant (cécryphale,
96 VASES GHfiCS DU MUS^E DE MADRID
chiton à manches, himation). Dessin beaucoup moins soigné que dans le tableau précédent.
Sur chaque Tace du col, une palmctle accostée de deux rinceaux et encadrée d'un filet; à l'épaule, bande de godrons noirs; au-dessous des deux tableaux, grecque mêlée de croix. Sous chaque anse, un grand ornement fait de deux palinettes opposées et accostées de rinceaux. Sur le bord de l'embouchure, zone d'oves. Filets réservés sur le pied, au bas de la panse, à l'attache du col et à l'embouchure.
Coll. Salamanca.
Bethe, Arch. AnzeUj., 1893, p. 6.
Ossorio, Vasot griegoSy pi. XXXVL
172 (Inv. 11098). Amphore. o"/i4.
Même forme, avec panse plus élancée, et anses simples.
Terre rougeàtre, surface orangée. Fond d'un noir lustré qui a pris la teinte du bronze. Dessin au Irait noir brillant; quelques détails au trait noir délayé. Retouches rouges. Traces de l'esquisse. Bon éfat de conservation. Dessin soigné.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Femme et hoplite. A droite, un hoplite barbu, appuyé sur sa lance, le torse caché par un grand bouclier rond (casque à gardejoues relevés, points noirs sur la crinière, rosace noire sur Tépaulière de la cuirasse; sur le bouclier orné d'un double trait incisé, en épisème, un serpent noir; cnémides). A gauche de l'hoplite et lui faisant face, une femme, debout, lui présente de la main gauche une large phiale. De la droite, elle tient une œnochoé à bec trilobé (chevelure noire à contour réservé, diadème surmonté de fleurons, chilon à manches agrafées, bordé dans le bas d'un mince trait noir ; himation oblique).
B. Ëphèbe et homme barbu. Au milieu, une colonne dorique avec son chapiteau (filet orné sous l'échiné). A droite un homme barbu, s'appuyant de la main droite sur un haut bAton (chevelure noire à contour réservé, himation). A gauche, lui faisant face, un éphèbe, qui tient de la main droite deux longs javelots (chevelure noire à contour réservé, ceinte dune bandelette rouge; chlamyde couvrant le bras gauche, pétase tombé dans le dos, épée au côté gauche, sandales à bandelettes; cordon rouge aux javelots, aux sandales, et au pétase).
Sur chaque face du col, encadrée d'un fllet réservé, une palmelte accostée de deux rinceaux. Sur l épaule, bande de godrons. Sous chaque anse, un grand motif fait de deux palmcttes renversées, accostées de plusieurs rinceaux. Au-dessous des deux sujets, grecque mêlée de croix. ^oir sur le reste du vase.
Coll. Salamanca.
VAMS ATtlQUIt A flQUAlS ROVOIi 9)
I7M itn 11096). Amphore Ibtif . o«r>rt dM. WIV.)
M» lut iortntM|tir l'amphore U'Ko!k (M. 171;.
Itrio roM'«\ surrace orange. Fond noir lustré. Dessin su Irail noir brilUtil. Kctourhes rouges vi blanrhr». Trace» de l'esquisse. Le vase, brisé en menus morceaux et recolle, a subi de nombreuses restaurations. In vemb modeme • changé l'sspect primitif du fond noir et de Is dérx>rstion.
Un sujet sur rhaque faco do In panse.
A. Ftmme entre deux hoplites. Au centre, une femme marchant vers la gauche, la tête retournée à droite. Elle tient de la main droite une petite «pnochoé. de In gauche une phiale qu'elle semble offrir à l'hoplite de droite (péplos nottnnt, avec apoplygmn ; chevelure noire k contour réservé, diadème). A droite, un hoplite, imberbe, appuyé sur sa lance, le torse caché par un bouclier rond (casque à garde-joues relevés, en épiscme (réservé sur le fond noir) une massue; tablier pendant sous le bouclier). A gauche, face au précédent, un autre hoplite, imberbe, appuyé de la main gauche sur deux longs javelots (chevelure noire à contour réservé, chlnmyde bordée de noir, pétase dans le dos). Au-dessus de la femme, l'inscription peinte en blanc :
B. Trois éphèbes drapés. Le premier à droite, enveloppé d'un ample himation, s'appuie sur un haut bâton. Les deux autres lui font face; celui du centre a les deux bras cachés par l'himation; celui de gauche a dégagé son bras droit et posé la main sur Tépaule du précédent (chevelure noire à contour incisé).
Sur le col et autour des sujets, même décoration que pour le vase 11* 17U
GoU. Salamanca.
Oawrio, Vasos griegot, pi. WXVI.
Amphores dites a de Nota ».
174 (inv. 11 119). Amphore. Haut., o~3o.
Panse haute; anses trifldes; col haut, avec rebord de profil convexe, concave à l'intérieur; pied plat, à tranche convexe; filet saillant à l'attache du pied.
Terre rosée, surface orangée. Fond d'un très beau noir lustré. Dessin au trait noir brillant, jamais délayé. Retouches rouges. Traces de l'esquisse. Excellent travail d'une fermeté et d'une finesse rares. Le vase est intact de toute restauration.
Un sujet sur chaque face de la panse.
a. LsaoLi. é
gS Vases GRECS du musée de MADRib
A. Artémis courant, l'arc à la main. La déesse se dirige vers la gauche, le bras droit étendu, le gauche, qui tient l'arc, ramené en arrière. Elle porte un carquois, orné de postes, dont le couvercle retombe en arrière (long chiton à amples manches, bordé d'un trait noir; himation oblique, retombant en longs plis au côté gauche; chevelure noire avec contour et diadème réservés; bandelette rouge autour du chignon; corde rouge à l'arc). On notera la finesse des traits réservés dans la chevelure, le lonj( du visage.
B. Éphèbe debout, drapé. Seules sa tète, tournée à gauche, et sa main droite émergent d'un ample himation qui l'enveloppe tout entier (chevelure noire, à contour réservé, frisures autour du visage ; couronne de feuillage rouge).
Au-dessous des deux sujets, tout autour de la panse, grecque mêlée de croix. Sous chaque anse une palmette renversée. Noir sur tout le reste du vase et l'intéiieur du col.
Coll. Asensi. Trouvée à Nola.
Ossorio, Vasos griegos, pi. XXXV.
175 (Inv. mai). Amphore. Haul;., o"32.
Même forme ; col un peu plus court.
Même terre et même technique. Le fond noir est d'un ton moins uni. Bon état de conservation. Excellent travail.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Ménade poursuivie par un Silène. La Ménade court vers la droite, en se retournant, tenant dans la main gauche un serpent tacheté de noir, de l'autre un thyrse qu'elle dirige, en arrière, contre son agresseur (chevelure noire à contour réservé, couronne de lierre réservée, mèches frisées sur le front; chiton à manches, finement plissé; nébride avec tête de faon; les jambes sont dessinées sous le chiton). Le Silène, nu, la suit, la jambe gauche levée, les deux mains tendues en avant (chevelure à contour réservé, couronne de lierre rouge, queue de cheval; un coup de pinceau maladroit du peintre qui étendait le vernis noir sur le fond, peut-être une goutte de vernis tombée par mégarde, cache la barbe et le bas du visage). Entre les deux personnages l'inscription, peinte en rouge :
X A p /^ I i\ E ^ XapjAÎây;;
K A U O ^ xaXiç
Même nom d'éphèbe sur deux amphores du Louvre, Pottier, Catal., p. 1081, G 337, 338.
B. Dionysos barbu. Le Dieu est debout, face à gauche, s'appuyant de la main droite sur un long thyrse (cheveux longs à contour
VA8B9 ATTIOI'BS A FIOURRS ROUORê 9$
rêstMvô. rDuronnc de lierre réservée, rliilon k mnnchcs, hiniation oblique (Mi\eloppnnl tout le corps, y compris le bras gauche). Devant lui l'iDscription peinte en rouge :
M^me décor accessoire que pour le vase précédent. Sous le pied, la marque incisée :
Coll. Salamanca.
Klein, Liehlingtmschr.^ p. i44; Ossorio, \ asos grieijot, pi. XI.
176 (Inv. iiio4). Amphore. Haut., ©"SA.
Même forme, même terre, même technique. Brisé et recollé, sans restaurations importantes.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Femme ailée portant une cithare. Elle vole vers la droite, en retournant la tète, la main gauche sur sa cithare, la droite relevant le bas de son chiton. Les ailes sont à demi déployées(sur la chevelure, d'où tombent deux fines mèches, double bandeau, pointillé de noir; trait noir au bas du chiton; himation, bordé d'une bande noire, qui découvre l'épaule droite et retombe au côté gauche en longs plis). De la cithare, à sept cordes, pendent un mince cordon rouge, un large ruban, et une draperie tachetée de noir. On notera que la cithare, non soutenue par la main gauche, devrait être suspendue à un baudrier. Le peintre a oublié d'indiquer ce détail. En bas, à droite, fleuron de lotus, au bout d'un pédoncule accosté d'une feuille et d-un rinceau.
B. Éphèbe drapé puisant dans un dinos. Il est debout face à gauche, vêtu d'un ample himation bordé de noir, tenant du bras droit une œnochoé, au-dessus d'un grand dinos, posé à terre devant lui.
Au-dessous des deux sujets, une grecque. Tout le reste du vase peint en noir, y compris l'intérieur du col.
Coll. Salamanca.
177 (Inv. iiioa). Amphore. Haut., o^SS.
Même forme, avec large col.
Terre rosée, surface orangée, même technique. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Femme debout tenant un sceptre. Elle est vue de face, la tête tournée à gauche, s'appuyant de la main gauche sur un sceptre que termine un ornement en fleur de lys, la main droite tendue à gauche (cécryphale semé de points noirs, chiton plissé à manches, himation bordé de noir, agrafé sur l'épaule gauche et formant apoptygma). Derrière elle, un siège à dossier, sur lequel est posé un coussin orné de points et de zigzags.
Devant elle, les lettres suivantes peintes en rouge :
B. Femme présentant une coupe. Elle s'avance vers la droite, le bras droit étendu, tenant une coupe sans pied (rayée de noir) d'où tombe du vin (rouge). (Cheveux noirs à contour réserve, entourés de bandelettes rouges; chiton orné d'une double bande noire verticale; himation oblique.)
Devant elle, en rouge :
Sous chaque sujet, une courte grecque.
Coll. Salamanca(?)
178 (Inv. moi). Amphore. Haut., o-^SS.
Même forme, même terre, même technique. Pas de retouches rouges; traces de l'esquisse. Incisions (autour des boucliers). Quelques cassures recollées sans restaurations importantes.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Achille et Troïlos Le héros, imberbe, marche vers la droite, la tête tournée à gauche, tenant de la main droite sa lance et son bouclier, de la gauche soulevant par les cheveux le jeune Troïlos nu, vu de face, qui a les yeux fermés et semble déjà mort. (Casque à haut cimier bordé de points; épaulière de la cuirasse noire avec rosace réservée; chiton à petits plis et mince bande noire. Sur le bouclier rond, orné dé deux traits incisés; en épisème, un gryphon noir, ailé).
B. Guerrier barbu en armes. Il s'appuie sur sa lance, se dirigeant vers la droite, la tète retournée à gauche (casque semblable, avec garde-joues relevés ; bouclier rond à double contour incisé ; en épisème, un guerrier courant, en armes ; sur TétofTe à feston qui pend du bouclier, un œil prophylactique. Chiton court tacheté de noir).
VASBS ATTIQUBS A riOUABS ROUOES IOI
Sous chaque personnage une bande réservée, avec orncmenli en forme de sigma à trois brandies. Kiicl réservé à la tranche du col et sur It* pied. Noir sur tout le reste du vase et h IMntëricur du col.
Sous le pied la marque incisée :
Os^orio, Vasoi Grieijos. pi. XXXV.
179 (Inv. 11106). Amphore. Haut., 0*34.
Même forme, mémo terre, même technique, sans retouches ni incisions. Traces de Tesquisse. Excellent état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Sphinx assis sur une colonne. Il est tourné vers la droite, les ailes à demi déployées, assis sur l'abaque d'un chapiteau dorique que sup(K)rte un fût 1res court, cannelé, et posé sur une large base sans moulure (chevelure noire à contour réservé, ceinte d'un diadème surmonté de feuilles verticales; frisures sur les tempes; pendants d'oreilles).
B. Femme debout drapée. Elle est tournée vers la gauche, le bras droit étendu en avant (himation oblique, long chiton à manches, orné vers le bas d'une bande verticale; chevelure noire à contour réservé).
Sous les deux sujets, une courte grecque mêlée de croix noires doublées de blanc. Noir sur tout le reste du vase y compris l'intérieur du col. Deux minces traits réservés à l'attache du pied.
Coll. Salamanca.
180 (iiio3). Amphore. Haut., o-35.
Même forme.
Même terre, même technique. Excellent état de conservation.
Un sujet sur chaque face.
A. Ëphébe tenant des javelots. 11 marche vers la droite, deux longs javelots dans la main gauche, une épée au côté gauche. Son pétase glissé dans le dos est retenu à son cou par un cordon rouge. Il n'a pour vêtement qu'un étroit himation posé sur les avant-bras (chevelure à contour réservé, avec bandelette rouge).
B. Femme debout drapée. Figure identique a celle qui est peinte sur le revers du vase précédent.
Sous les deux sujets, une courte grecque mêlée de croix. Coll. Salamanca.
lûa VASES GUECS DU MUSÉE DE MADRID
181 (uni). Amphore. Haut., o"3i.
Même forme.
Même terre et même technique. Brisée et recollée. Nombreux repeints dans les deux sujets.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Dionysos barbu. Le dieu est debout, vu de face, la tête tournée à gauche, tenant de la main droite un canthare, de la gauche un thyrse (chevelure noire à contour réservé, couronne de lierre réservée^ chiton à manclies, himation oblique bordé de noir).
B. Ephèbe drapé. Il est debout, face à droite, enveloppé dans un ample himation (chevelure noire à contour réservé).
Au-dessous des deux sujets, une grecque simple et une grecque mêlée de croix.
Coll. Salamanca.
182(iiii3). Amphore. Haut., o-'SZi.
Même forme, avec col un peu plus haut.
Terre rouge pâle, surface orangé terne. Fond noir, un peu bronzé. Même technique. Quelques repeints sur des cassures.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Guerrier courant, en costume perse. Il court vers la droite, la tète tournée à gauclie; tenant de la main gauche un arc, de l'autre une hachette ; il est coiffé d'un bonnet phrygien, et porte sur un chiton court une cuirasse d'hoplite (rosaces noires sur les épaulières) .
B. Homme barbu et femme. L'homme debout, à gauche, s'appuie de la main droite sur un bâton (chevelure noire à contour réservé, himation oblique). La femme, à droite, lui présente une phiale^dans les cheveux, un diadème réservé, himation oblique et chiton).
Au-dessous des sujets, deux grecques mêlées de croix. Coll. Salamanca.
183 (il 107). Amphore. Haut., o-3a.
Même forme avec large col.
Même terre et même technique. La panse brisée en deux morceaux a él^ recollée sans restaurations imporlantes.
Un sujet sur chaque face de la pansç.
TAftIA ATTIQUI» % PiamRH KOOOM loS
A. Éphèbe courant. Il est nu« cl court vers la droite, deuxjaveloliii dans la main droite, l'autre tendue en avant (chevelure noire, Tnaée sur le rrt)nt, k contour réservé, avec bandelette rouge; pétase tombé dans le dos; un étroit himation posé, comme une écharpe, sur les avant-bras). Devant lui, l'inscription peinte en rouge :
K A A O ( xa/i;
A I -4- A Aixa(«)
• B. Femme drapée. Klle est debout, face à gauche, la main droite tendue en avant (cheveux noirs à contour réservé; cécryphale rouge, chiton plissé à manches, himation).
Sous les doux sujets, deux courtes grecques. Coll. Salamanca.
Klein, Lieblingtinschr., p. i6i; sur Téphèbe Lichas, cr. Bosanquet, Journ, oj heU. Slad., XVI, 1896, p. 164 et suiv.
184 (Inv. iiii4). Amphore. Haut., o*3a.
Même forme, avec anse bifide.
Xerre jaunâtre, surface orangée; même technique. Excellent état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Éphèbe lançant le disque. Il est nu, tourné vers la droite, les jambes légèrement fléchies, les deux bras étendus en avant pour balancer le disque (cheveux noirs à contour réservé). Derrière lui un faisceau de longues baguettes attachées par un cordon rouge; devant lui, un aryballe suspendu, attaché par un cordon rouge à une baguette courbe. Un mince trait réservé indiquant le terrain.
B. Éphèbe drapé et couronné de laurier. Il est debout, vu de face, la tête tournée à gauche, s'appuyant du bras droit sur un long bâton (chevelure noire à contour réservé, couronne rouge, ample himation oblique).
Au-dessous, une courte bande de croix accostées de points. Coll. Salamanca.
185 (Inv. 11118). Amphore. Haut., o*3i.
Même forme, même terre, même technique.
Traces de l'esquisse. Très bon état de conservation,
Un sujet sur chaque face de la papse,
A. Homme barbn brandissant une épée. II est vu de face, la tête tournée à droite et n*a pour vôtement qu'un ample himation posé sur l'épaule et le bras gauche. Du bras droit il élève au-dessus de sa tète une épée courte; de la main gauche, portée en avant comme pour parer un coup, il tient le fourreau de l'épée (chevelure noire à contour réservé; couronne de feuillage, rouge; cordon rouge au fourreau).
B. Variante du même sujet. Personnage semblable au précédent, mais portant un himation drapé obliquement autour du corps et vu de dos, la tête tournée à gauche (fourreau dans la main gauche, épée brandie du bras droit). ^
Sous les deux personnages, une courte grecque. Coll. Salamanca.
186 (Inv. II 120). Amphore. Haut., o'^Sli. *
Même forme, avec anses de section triangulaire.
Même terre et même technique. Traces nombreuses d'une esquisse très poussée, au rouge pâle. Le pied brisé et recollé. Pas de restaurations importantes.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Niké couronnant un éphèbe. Elle marche vers la droite, les ailes à demi déployées, présentant des deux mains un mince diadème rouge (cécryphale, chiton plissé à double ceinture et bordé de noir; points noirs sur les ailes). En face d'elle un éphèbe, enveloppé dans un grand himation bordé de noir (chevelure noire à contour réservé).
B. Femme courant. Elle s'avance vers la droite, les deux bras étendus l'un en avant, l'autre en arrière, la tête retournée à gauche (cécryphale, chiton plissé et himation oblique bordés de noir).
Sous les deux sujets, une courte grecque, mêlée de croix sous le sujet \. Coll. Salamanca (?)
187 (Inv. iiio5). Amphore. Haut., o"3o.
Même forme, même terre, même technique. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Hoplite s'armant en présence d'une femme. A gauche, un homme imberbe, vu de face, la tête tournée h droite, revêt une cuirasse (chevelure noire h contour réservé, chiton court). A sa droite, et le regardant, une femme debout, vue de face, tient de la main gauche sa lance, de l'autre son bouclier rond vu de trois quarts (cécryphale, chiton plissé à manches, pépies bordé de noir, avec
VA8M %TTIQI)Bll h PIOURBfl ROUOIft lo5
ap«M '' < >f^ sur le chiton; sur lo bouclier, dont les courroies
inU'i i - Nisiblcs, zono mnn|uée de points noirs).
B. Femmt debout, présentant une phiala (chevelure noire à contour n^sorvé, avec bandelettes rou^^cs; cliilcm plissé avec trait noir dans le bas. himation oblique); la ligure est tournée vers la droite, lo bras droit, qui tient la pliiale, étendu en avant.
Sous les deux sujets, une grecque.
Coll. Salamanca.
188 (Inv. iiiia). Amphore. Haut., o'"33.
Même forme, même terre, même technique.
Excellent état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Ménade précédée d*un Silène. La Mcnade marche vers la gauche, le bras droit tenant un thyrse, l'autre caché sous l'himalion (cécryphale, chiton plisse, himation). Devant elle un Silène, plus petit, nu, tient de la main droite une corne â boire, de l'autre le col d'une outre posée sur son épaule (couronne de feuillage rouge, queue de cheval ; le poil de l'outre est indiqué par des touches brunes délayées).
B. Ëphèbe drapé. Il est tourné vers la droite, debout et s'appuie sur un bAton (cheveux noirs avec contour réservé, bandelette rouge; ample himation ne découvrant que le bras droit).
Sous les deux sujets, une courte grecque. Coll. Salamanca 0),
189 (Inv. 11099). Amphore. Haut., ©""Sô.
Même forme, même terre et même technique. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse
A. Ménade poursuivie par un Silène. La Ménade fuit vers la gauche, en retournant la tête, un thyrse sans pomme de pin dans la main droite (chevelure noire à contour réservé, péplos avec apoptygma orné dans le bas d'un mince trait noir). Le Silène, nu, la suit à droite, les deux bras étendus en avant pour la saisir (chevelure noire à contour réservé, couronne de lierre réservée, queue de cheval).
B. Ephèbe drapé. Il est vu de face, debout, la tête tournée à droite, drapé dans un himation oblique qui ne découvre que son bras droit.
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix accostées de points, et une grecque simple.^ Coll. Salamanca.
Ossorio, Vcuot griegot^ pi. XL
Iô6 TABES GRECS DU MUS^E DE MADBID
190 (Inv. 11116). Amphore. IIaut.,o»34.
Même forme, même terre, même technique. La panse, brisée en morceaux, a été recollée sans restaurations importantes, mais il en manque plusieurs fragments.
Un sujet sur chaque face.
A. Hoplite blessé, devant une femme. Il est debout, à gauche, imberbe et casqué; les jambes légèrement fléchies, la tête penchée en avant comme s'il défaillait; de la main droite il tient une lance horizontale; il étend la main gauche en avant. A ses pieds, sur le sol, est son bouclier. Une femme lui fait face, présentant des deux mains un objet invisible (chiton sans manches; la tête et les mains manquent).
B. Éphèbe drapé. Il est debout, appuyé sur un bâton, face h droite, le bras droit étendu, un himation drapé autour des reins (cheveux noirs, avec contour réservé).
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix et une grecque simple. La tranche du pied réservée.
191 (Inv. II 109). Amphore. Haut., o^S^.
Même forme, môme terre, même technique.
Quelques repeints sur des cassures.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Hermès poursuivant une femme. Le dieu court vers la droite, le caducée dans la main droite, le bras gauche étendu en avant sous la chlamyde (chevelure noire frisée, à contour réservé, pétase dans le dos, chlamyde bordée de noir, brodequins à bandelettes). Devant lui une femme s'enfuit en retournant la tête (péplos bordé de noir avec apoptygma, chevelure noire à contour réservé).
B. Ëphôbe drapé. Il marche vers la droite en se retournant, le bras droit dégagé de l'himation et tendu vers la gauche.
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix et une grecque simple. Coll. Salamanca.
192 (Inv. iiioo). Amphore. Haut., o*34.
Même forme, même terre, même technique, sans retouches rouges. Brisée et recollée. Quelques repeints dans les deux sujets.
Un sujet sur chaque face de la panse,
VAiiit ATTiQmi 4 rir.uftm «ovoit 107
A. Femme offrant une coupe à un homme barbu. EWe e«l debout à gauche» une coupe mus pied dnns la main droite (cheveux noirs, avec contour réservé, chiton plisft<^ à ma nchc9, himation oblique). L'homme, presque chauve, s'appuie sur un bAton, les Jambes croisées, la main droite sur la hanche (himation oblique).
B. Êphèbe drapé. Il est debout, face h gauche, le bras droit dégagé de rhimation et tendu en avant (chevelure noire avec contour réservé, pendants d'oreilles).
Sous chaque sujet, une courte grecque.
193 (Inv. 111 10). Amphore. Haut., o* 3a.
Même forme, même terre, même technique. Brisée en menus morceaui et recollée. Nombreuses restaurations.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Silène et Ménade. Le Silène, à gauche, nu, présente de la main droite une œnochoé, tient de l'autre un flambeau (flamme rouge, couronne de lierre rouge, chevelure noire avec contour réservé, queue de cheval). La Ménade, à droite, s'appuie de la main gauche sur un thyrse, de l'autre tend à son compagnon un canthare (chevelure noire, avec contour réservé, cécryphale, chiton plissé, himation oblique bordé de noir).
B. Éphèbe drapé. 11 est tourné vers la droite et s'appuie sur un bâton noueux (chevelure noire à contour réservé, himation bordé de noir).
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix accostées de points et une grecque simple.
Coll. Salamanca.
194 (Inv. iiii5). Amphore. Haut., o" 35.
Même forme.
Même terre et même technique.
Brisée en plusieurs morceaux et recollée. 11 manque une des anses, et des fragments de la panse.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Femme offrant à boire à un éphèbe. Lii femme, debout à gauche, tient de la main droite une œnochoé, de la gauche présente une large coupe sans pied (chevelure à contour réservé, diadème orné de pointes ou de feuilles (réservées) ; chiton à double ceinture, sans manches). L'éphèbe lui fait face, appuyé de la main droite sur deu](
longs javelots (chevelure noire frisée, à contour réservé, pétase tombé dans le dos, chlamyde bordée de noir, brodequins à bandelettes).
B. Homme barbu, drapé, s'appuyant de la main droite sur un sceptre. (Tourné vers la gauche; grand himation oblique.)
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix accostées de points et une grecque simple.
Coll. Salamanca.
195 (Inv. 11108). Amphore. Haut., o" 35.
Môme formé, même terre, même technique, avec retouches rouges. Les traits noirs du dessin ont presque partout tourné au brun. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Combat d'un Grec et d'une Amazone. A gauche, un homme imberbe marche la lance en avant, le bras gauche étendu, sous sa chlamyde, pour parer un coup (chevelure noire avec contour réservé; pétase tombé dans le dos et retenu au cou par un cordon rouge). Devant lui, une Amazone recule vers la droite pour éviter son coup de lance et brandit une épée courte, dont elle va le frapper (casque attique, avec points noirs sur le cimier, bouclier rond vu de trois quarts par dessous, fourreau d'épée au côté gauche; chiton court plissé, à double ceinture et à double colpos, passant sur l'épaule gauche et découvrant toute la partie droite du buste). Les formes de la poitrine n'ont rien de féminin, mais c'est là sans doute une méprise du peintre qui n'a pas vu en copiant son modèle qu'il s'agissait d'une femme. La forme du chiton, l'attitude du personnage et le caractère de la scène laissent assez reconnaître une Amazone.
B. Éphèbe drapé. 11 est debout, face à droite, le bras droit dégagé d'un ample himation, et appuyé sur un haut bâton (chevelure noire avec contour réservé).
Sous les deux sujets, une grecque mêlée de croix et une grecque simple. La tranche du pied réservée.
Coll. Salamanca.
VAfÉa ATTIQUtll A rt(}l<Kltll HtlUOKf lOQ
HTYLK LIBHK I)K i/kPOQUK I)K PI^Hirxàt».
On ne saurait donner du style libre une idée plus précise et plus complote qu'en renvoyant à la célèbre coupe d'Aison (n* 196). Cet admirable vase, le chef-d'œuvre de notre collection, marque rëpoque décisive où lart du dessin vient de faire ses derniers progrès et n'a plus de difYlcullcs à vaincre. 11 pourra, dans la suite, s'exercer à rendre des efTets nouveaux, on peut dire qu'il n'a plus rien à apprendre pour exprimer la forme et la vie du modèle humain. Il n'y a plus d'attitude si contournée que le peintre soit inhabile à reproduire. Les corps ne se présentent plus exactement de profil ou de face, mais toujours avec quelques raccourcis. On remarquera surtout l'étonnante figure de Rerkyon se débattant et se retournant dans les bras de Thésée, celles de Prokrusle et de Skiron, si habilement posées de trois quarts. Tout aspect plat et silhouetté des personnages a disparu; l'art n'ignore plus aucun des moyens qui produisent, dans un dessin plan, l'illusion de la profondeur. Le pas décisif dans le progrès de la peinture grecque a peut-être été fait par Polygnote. Mais il n'est guère douteux que Polygnote ne soit toujours resté au-dessous d'une telle maîtrise. Sur les vases qui reflètent le mieux sa manière, les problèmes de la perspective sont abordés de front, mais non résolus sans effort. Avec la coupe d'Aison, l'art est vraiment alTranchi de toute contrainte et se joue de la difficulté. Dans le dessin des corps on n'observe plus de formes carrées, plus d'attitudes raidies; il y a moins de précision sèche dans les pieds, les mains, les traits du visage. Les contours sont plus gras et plus ronds. Les draperies même paraissent plus vivantes, ondoient et flottent au vent, au lieu de retomber en plis rigides. A noter aussi le souci naturaliste «lui se marque dans le personnage de la
ttô Vases grecs du musée de MADRtb
vieille Krommyo aux genoux fléchissants; le goût du détail pittoresque dans Tindication des arbres, des rochers, des divers objets servant à localiser les scènes. Les retouches rouges et blanches, plus larges et plus nombreuses, accusent une tendance à la polychromie, qui va bientôt transformer l'aspect des vases à fîgures rouges. Les hardiesses d'exécution, la souplesse des lignes et la vie intense des tableaux sont surtout sensibles dans les peintures des deux revers. Le sujet intérieur est d'un style plus froid. L'œuvre d'Aison compte parmi celles cil l'extrôme habileté, la perfection même du dessin laisse apercevoir les causes d'une prochaine décadence. Les attitudes ont dans leur souplesse savante quelque chose d'excessif, une sorte d'aisance académique, qui fait déjà regretter le style sévère. Le Thésée au manteau flottant, combattant le taureau de Marathon, est une fort belle figure, comparable à certains cavaliers du Parthénon; mais le Thésée aux prises avec le sanglier de Krommyo, ou celui qui vient d'abattre le Minotaure, montrent, dans leqrs poses d'athlètes, une élégance convenue qui sent le carton d'atelier.
Avec le cratère n° 197 (soldats près d'un puits), c'est un sujet familier que nous voyons traité dans le style libre de l'époque de Périclès. Le dessin n'a pas le même fini que sur la coupe d'Aison, mais la scène, d'un discret réalisme, les attitudes bien observées, la sûreté du trait compensent ce qu'il y a d'un peu hâtif dans l'exécution.
I9C» (liiv. ifaôo). Grande cylix, signée par Aison. Diam., o^SO; liaul.,o-i3. (PI. XXV-XXVm.)
Vasque large et plate, d'une extrême minceur (de o,oo3 à 0,001); pied large et bas.
Terre rosée, surrace orangée. Fond d'un très beau noir lustré. Dessin au trait noir brillant. Noir délayé en dcmi-teinte, pour les cheveux, les poils du Minotaure. Retouches blanches et rouges, au revers seulement. Quelques traces de l'esquisse. Brisée en six morceaux et recollée sans repeints sur les cassures.
Un sujet à l'intérieur, un autre occupant tout le revers.
VASn ATTIOUM A nOUHtS HotJOM III
A rint^rieur.dans un manillon, au oeotre de U vatqur : A. Théiée ▼tinqaear do MiooUure. Le iiéms, nu, lenani de U main droilr une épée, niardie vert U ^uclie, la ItHe retournée à droite (baudrier rn travers de la |X)itnnc). 11 Imine après lui le cadavre du Minotaure, qu'il tient par l'oirillc. de la main gauche. Le corps du monstre est en partie caclié dans un bAtiment. dont on aperçoit un mur orné de grecques et de damiers et dfu\ minces colonnes ioni(|ues supportant un fronton, au-dessus d'un soubassement de deux msrchcs. L.a grecque dessinée sur le mur de droite est l'indication abrégée du labyrinthe. A gauche du groupe, Athéna debout, face à droite, regarde le moni^trc (long péploe cousu, k bordure noire, fixé sous les bras par une ceinture, égide, casque k grande aigrette). Elle tient la Innce de la main droite, de l'autre son himation. Autour du médaillon, une grecque mêlée de daiiiiors. Au dessus des personnages. 1rs inscriptions peintes en blanr
*A(h;via Hr|7c6; Mivw[txu^;;]
.\u*des80us de la ligne marquant le terrain, la signature peinte en blanc :
A i i J\. N ': EfPAi^CN 'Abwv ivpi'^îv
B. Autres exploits de Thésée.
1° Thésée et Skiron. Le second, assis sur un rot^her, barbu et nu, tourné de trois quarts vers la gauche. Thésée, nu (baudrier), l'a saisi de la main gauche aux cheveux et brandit de la main droite le bassin de bronze. Au-dessus, les inscriptions peintes en blanc :
Derrière le rocher, une tortue.
a* Thésée et le sanglier de Krommyo. I^ héros s'avance vers la droite, le bras gauche levé et entouré de son himation. Le sanglier lui fait face, la tête levée (poils bruns sur tout le corps). Auprès de lui la vieille nymphe Krommyo, tournée vers la droite, s'appuie de la main gauche sur un bâton, et étend l'autre vers Thésée (cheveux blancs, chiton à manches, avec double lisière noire sur le côté). Entre le héros et le sanglier, un arbre. Aux pieds de Thésée, un rocher. En haut, les inscriptions :
0 KPOMY-a
t I !1 VASES GUECS DU MUSÉE DE MADRID
3° Thésée et Siois. Le second, nu et barbu, tombé sur un genou, se tient de la main gauche au tronc de l'arbre, que Thésée saisit de la main droite et courbe violemment. Le héros marche vers la gauche en tenant Sinis aux cheveux (épée et baudrier). Au-dessus, l'inscription :
4° Le taureau de Marathon. L'animal fuit en se cabrant vers la droite. Thésée, tourné dans le même sens, le tient de la main ^'auchc par l'oreille et élève de l'autre sa massue (baudrier et épée, himalion flottant sur le bras gauche). Au-dessus, l'inscription :
5" Thésée et Prokruste. Le brigand, barbu et nu, est couché, de trois quarts, sur son lit, tourné à demi vers la droite, le bras droit étendu en avant. Thésée s'avance vers lui à gauche, brandissant des deux mains une longue hache (épée et baudrier, brodequins à courroies). Derrière le lit, un arbre et un rocher peints en rouge, indication du mont Koridalos. Posés sur le rocher, un casque, un manteau, une lance. Au-dessus des personnages :
O h i ^ r i r^oKPOiTHi
6* Thésée luttant avec Kerkyon. Il est tourné vers la droite, élevant au-dessus du sol son ennemi, qu'il étreint des deux bras (épée et baudrier). Kerkyon, barbu et nu, tourné dans le même sens, appuie ses deux mains sur les bras de Thésée pour desserrer son étreinte. Au-dessus, les inscriptions :
Br^geûç KspxiKÔv
Au-dessous des sujets, une zone d'ovcs. Sous chaque anse, un grand ornement composé de plusieurs rinceaux et de grandes palmctles, avec de longs pédoncules. Cercle réservé sous le pied.
Coll. Salamanca.
Mélida, Vasos griegos, p 3g et suiv. (L'auteur ne fait pas mention de la signature qu'il n'avait pas encore aperçue). Belhe, Ant. DenkmdUr, 11, pi. I (reproduction à grande échelle; première lecture du nom d'Aison). Cf. iBelhc, Arch. Ameig., 1893, p. 6; Mélida, HUloria y Arle (revue d'existence éphcnière fondée en i8g5), t. 1, p. 3a -36; Wolters, Mûnchen. SiUungsber.y
V4tBA ATTtQOBt A mumM KOUOIA t iS
1907, p. iso; Blderliln, Amer. Jwirn. arthirol., igio, p. iS5; lUuierReichliold, Griêtk. VoitnmaL, III, p. 48 el tuU., Ûg. 11: Armlt-Amolung. BUu*kui{fhiiKmen, n. 17S0 (sujet intérieur) ;Onorio, VmêoêgrUgoi, pi. XXXIII. Iléiiie waifi nir deux ooupet de style toelogue, Joarn. o/HêU. stud., II. pl. X ; StvoQf, fiarUiftoM GMet, iqoAi pl. 97* p. ii4» n. 60; Mûnchên. SUzungibtr.,. 1907. PÏ «
107 (Inv. iio39). CraUre. Haut., 0-41. (H. WIX.;
Orelllellet pUtet, potées sur des ansee ▼ertkales rondes; rebord massif déversé; pied proAlé eo deui tores.
Xerre rœée, lurltee orangée. Fond noir lustré tourné par place su rouge. DeMân au trait noir brillant ou délayé. Retouche;* blanches. Traces de l*etqttlase. Exécution plus habile que soignée. Bon état de conservation.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Soldats buTant près d*un puits. A g<iuche, un puits surmonté d'une potence |K)rtanl une |H)ulie; un éphcbe nu, debout sur la margelle, tient de la main gauche la corde (blanche) qui passe sur la poulie et à laquelle est attaché un seau. Il a la main droite posée sur la traverse de la potence (clieveux noirs tournant au brun, avec contour réservé et bandelette blanche). A droite du puits, un homme barbu a saisi le seau des deux mains et boit (même indication de la chevelure, épée au côté gauche, himation posé sur l'épaule gauche). Derrière lui deux autres soldats, le premier barbu, appuyé du bras droit sur sa lance, vu de face, la tête à droite (casque béotien, himation oblique). Le second, imberbe et nu, le torse penché en avant, les jambes croisées, et appuyé du bras gauche sur sa lance. Il tient de la main droite, prêt à boire, un petit gobelet à une anse et à panse côtelée (même casque, himation sur le bras gauche, épée avec fourreau quadrillé).
B. Femme drapée entre deux éphèbes. Elle est tournée vers la gauche, entièrement enveloppée dans un ample himation (cheveux noirs avec contour réservé et bandelettes blanches). De chaque côté un éphèbe (même costume) lui faisant face, le bras droit tendu vers elle. (Dessin négligé.)
Au-dessus des deux tableaux, bande de godrons noirs. A droite et à' gauche, tige avec feuilles stylisées, Sur le col, au-dessus de A. boutons de lotus réunis par des entrelacs. Même décor sur le rebord du col, avec une lige de feuillage stylisée. Une palmette sur chaque oreillette. Noir sur le reste du vase et à l'intérieur du col.
Coll. Saiamanca.
•» LBEOW
ili VASES GRECS DU MUSEE DE MADRID
PROLONGATION DU STYLE LIBRE ET DECADENCE DE LA PEINTURE A FIGURES ROUGES.
A la liberté du style, déjà entière dans les deux peintures qu*on vient de voir, les vases suivants ajoutent certains caractères nouveaux. C'est d'abord une technique plus riche, usant largement de retouches blanches, pour indiquer les chairs et les accessoires des tableaux; c'est aussi, dans le choix des sujets, une prédilection manifeste pour les scènes familières, et surtout pour les scènes de gynécée. La femme et l'enfant jouent désormais les premiers rôles et même aux figures viriles on se plaira souvent à donner un caractère féminin.
On peut distinguer plusieurs courants dans la production de cette période. Un groupe important est formé par les vases d'un dessin minutieux et maniéré, surtout remarquable dans le rendu des étoffes légères, fleuries et tourbillonnantes (Walters, Ane. Poil., I, p. 421, 446 et suiv. ; II, p. 43). Ce style, qu'on potirrait appeler gracieux et auquel se rattache la manière propre du peintre Meidias, est représenté dans notre collection par plusieurs hydries (n"* 198-203). La première, autrefois publiée, mais devenue depuis lors introuvable, est curieuse par le sujet autant que par la qualité du travail (jeunes filles jouant à la bascule en présence d'Éros). Les sujets des kalpis n"" 199 et 200 (scène de palestre et course d'Atalante) n'ont rien d'inédit, mais on remarquera l'allure et les traits enfantins qu'on a doimés aux personnages.
La jeune Ménade en délire, de l'hydrie n» aoi, qui danse, un serpent enroulé autour de chacjue bras, a pour sœurs celles qu'on voit figurées sur un célèbre vase du Louvre (Potlier, Monuni. grecs, 1889-1890, pi. 1\ et X).
Les scènes de gynécée peintes sur la kalpis n® 2o4 et sur les deux grands lébès n"* 207, 208 sont d'une composition plus
VaiIM 4TTIQIRS K riOVUK» ROUCIKII 1 15
froide etd*un travail inoin» ikhimo (cf. Potlicr, Oitat., p. i t'j7). Il y a quelque parente entre leur ntyle et celui qu'on a baptisé style tlo Kcrich.
I.C.H deux ^rnndH cral^re» n- ucmj, aïo méritent particulièrement colle (^pithète de <i riche », dont on se itert souvent pour qualifier vi\ général le style de la décoration céramique dons le dernier quart du v* siècle et les premiers temps du iv*. En eux se réunissent les dernières innovations de la peinture à figures rouges : disposilion des personnages ù des niveaux difTérenls, selon le procédé de Polygnote; indication des lignes et des accidents du terrain; large emploi des retouches blanches; composition pleine et mouvementée; éclat et bigarrure des costumes; figures dansantes aux draperies légères; préférence donnée aux sujets dionysiaques. Cette dernière tendance ira s'affirmant toujours davantage. Dionysos, accompagné du jeune Éros, élimine ou peu s'en faut les autres dieux.
A côté de ces peintures d'un caractère nouveau se maintient encore un style traditionnel, qui traite dans une manière sobre les sujets du vieux répertoire. C*est lui qu'on reconnaît sur les premiers de nos cratères campaniformes (n** 2i3 et suiv.) (Thésée et Skiron, Thélis et Pelée, Borée et Orythie). Ce type de vase, toujours décoré autour du col d'une guirlande de laurier, devient d'une extrême fréquence. Le tableau principal, où la négligence se fait de plus en plus sentir, n'a pas toujours plus d'intérêt et d'inédit que les mantellate figure du revers. On ne se lasse pas des scènes de banquets (n" ai 8) et des groupes dionysiaques.
Les six derniers cratères (n** 333 et suiv.) ont dans leur décor d'étroites analogies et forment un groupe à part. La face antérieure est occupée par une scène bachique, où se mêlent d'autres divinités que Dionysos, telles que lléraklès ou Athéna. Mais, à droite et à gauche du groupe central, se tiennent toujours deux Silènes. Ce genre de tableau semble une variante appauvrie des grandes compositions qui ornent certains vases de style riche et s'inspirent du drame satyrique (cf. Reinach, Réperi., l, p. ii4). Le groupement des personnages reproduit sans doute celui *des acteurs à certain moment du drame,
Il6 TÀSE8 GRECS Dt MUSEE DE MADRID
peut-être dans le tableau final. Dans toutes ces peintures, les retouches blanches abondent, le dessin est souvent lâché, la technique même témoigne d'une fabrication rapide. On serait tenté d'attribuer certaines pièces de ce groupe à des ateliers italiotes, si, à défaut du style, la couleur rose de la terre et la qualité du vernis noir n'en attestaient point l'origine attique.
Sur des vases de diverses formes, hydries ou petits skyphos (n**' 2o5, 258-261) est peinte une chouette, posée entre deux rameaux de laurier (Pottier, CataL, p. 1128, G 616-619). ^^ motif, qui est emprunté aux drachmes attiques, décèle l'influence exercée à cette époque par l'art monétaire sur la peinture de vases. On en trouve, à la même époque, un autre exemple dans ces têtes féminines, pareilles à des effigies de médailles, qui comptent parmi les thèmes favoris des peintres grecs ou grécisants. Le motif de la chouette avait sans doute pour les potiers athéniens le sens d'une marque de fabrique. Et c'est précisément pour cela qu'il fut immédiatement reproduit par les imitateurs des poteries attiques établis dans la grande Grèce (n"' 566-569). Sur un vase du Louvre, ce n'est pas la chouette qu'on voit figurée, mais l'autre signe monétaire attique, la tête d'Athéna casquée (Pottier, CataL, p. ii3o).
Avec les vases de faibles dimensions, pélikés, œnochoés, lécythes et coupes, la décadence de la technique et des styles s'accentue rapidement. Les pélikés n"" 2^0, 2^1 où sont représentés des griffons et des guerriers en costume asiatique, proviennent de la Cyrénaïque, comme c'est Fe cas pour beaucoup des vases ainsi décorés. Les petits lécythes n"' 268 et suiv. adoptent une forme nouvelle, avec panse sphérique, anse ronde et col court. Les coupes n*" 2^3, 24/i, d'un dessin encore passable, représentent des lampadodromes après la course. La grande torche qu'on donnait autrefois à porter à ces athlètes, et qu'on voit encore figurée sur un léc> the d'Érélrie (cf. Briickner, Alhen. Milt.y 19 10, p. 2o3 et suiv.), est ici remplacée par un court flambeau, muni d'une sorte de bobèche (Sur les vases à représentations analogues, cf. aussi Korte, Arch. Jahrb., 1892, p. i48).
Vl^Bfl \TTIQUIS A PlfiUaSS ROUCiBS 117
I^ grande cylLr de style ftëvère a peu {\ pou modiRe hq forme et la composition de son décor. Le pied tend à s'aplulir, jusqu'à ne plus former qu'un simple anneau sous la vasque. Les anses devenues plus fnMes sont brusquement relevées et coudées à angle droit. Aux ornements rouges réservés s'iyoutent des motifs peints sur le fond noir au moyen d'une couleur épaisse et rosée, analogue ù celle de l'argile; une guirlande de fleurs, indiquée de cette manière, entoure parfois le 'sujet central. Parfois aussi le décor principal ne consiste plus qu*en des motifs floraux peints u la couleur rose et en même temps rehaussés d'incisions. L'ornement réservé se réduit à quelques cercles concentriques (n** 253). Ce style annonce l'abandon défmitif de la technique des figures rouges, et la faveur prochaine de la céramique à relief, ou à décor clair peint sur fond noir. Signalons enfin un type de coupe entièrement nouveau, qui a la forme d'un bol hémisphérique, sans autre pied qu'une moulure, avec deux anses redressées (n** 254-267). Il suffira de supprimer celles-ci pour aboutir au bol mégarien à reliefs, de Fépoque hellénistique.
Pour certains vases des séries qu'on va voir, l'origine attique est probable, mais non attestée. Les derniers, notamment des cratères campaniformes, les plus récentes des cylix, et beaucoup des petites poteries, guttus, lécythes, askos, etc., éveillent à cet égard quelques soupçons. Il est certain que vers la fin du iv' siècle, des fabriques rivales, établies non seulement dans la Grèce propre, mais en Oimée, en Afrique, en Italie, fabriques qui recrutent sans doute leurs ouvriers parmi les colons athéniens, s'attachent à contrefaire les produits attiques. Comme ceux-ci d'autre part vont sans cesse déclinant de qualité, il devient fort malaisé, souvent même impossible, d'apercevoir la moindre différence entre eux et leurs contrefaçons. En parcourant les salles du musée d'Athènes, et en examinant les derniers vases à figures rouges trouvés en Attique, on peut se rendre compte que la négligence du dessin, l'infériorité de la technique, l'aspect terne du vernis et de l'argile ne doivent pas être tenus pour l'indice d'une fabrication étrangère. En l'absence de tout critérium sur leur
1l8 TASES GRECS DU HUSÊE DE MADRID
origine, j*ai rattaché aux séries atliques les vases douteux qui en reproduisent très exactement les styles. Les pélikés trouvées à Gyrène et représentant des têtes de griffons, pourraient par exemple provenir d'un atelier local; mais il n'y a nulle raison non plus de ne les pas cataloguer comme des poteries importées. Dans le doute, on peut les classer parmi les produits de la décadence attique, dont nul né songerait à les séparer si elles n'avaient été recueillies hors de Grèce.
198 (Inv. II 138). Hydrie ou Kalpis. Haut., o'"3^. (PL XXIX.)
Col court et mince; panse trapue; anses latérales courtes et un peu relevées ; pied de profil concave.
Terre rosée, surface orangé sombre. Fond noir lustré, tourné par place au rouge. Dessin au trait noir brillant. Retouches blanches. Traces de l'esquisse. Quelques repeints sans importance sur des fêlures.
Sur la face antérieure de la panse :
Ëros et jeunes filles jouant à la bascule. Une longue planche mince repose en son milieu sur un support à large pied et chavire en ce moment du côté gauche. A chacune de ses extrémités se tient une jeune fille, les bras écartés du corps, sautant légèrement sur la pointe des pieds. Celle de droite porte un cécryphale; celle de gauche a les •cheveux flottants (noirs et bruns, contour réservé). Toutes deux sont vêtues d'un long chiton plissé, sans manches, fixé à la taille par une ceinture, sur la poitrine, par deux cordons croisés. Entre elles vole un petit Éros, nu, le corps vu de face, la tête à droite, qui tient de ses deux bras écartes une bandelette blanche.
Près de lui l'inscription peinte en blanc :
H P Hp[a)ç] (pour "Epw;)
Une troisième lettre, placée sur une fêlure, n'est plus reconnaissable, il n'y a pas trace d'une quatrième.
Au-dessus de la jeune fille de gauche :
A P' X E A I A 'ApyeSîa Devant celle de droite :
TA8t8 ATTIQrtS A nOOKM MOIKIIB | 19
AudoMous du ti^ei. une gr«cque mêlée de croix.
Au-dessus, bande de rait de cœur. Sur le bord de l'embouchure, ainsi qu'aux attaches des anses, bande réservée ornée d'oves. Noir lur le reste du vase.
Coll. Salamanca.
Gerhard. Antikê HiMu^erke, p. 53; InglilramI, Pitture di vnâi flttUi, III, pi. CCXCVllI, p. 1^3; l>anorka, Hildrr ans Lehen, Wlll, 8; (;argiulo, fiecueU des inonumenU Us plus intêressanis du Mnxée de \aptei, 4» <kl.. 1867, IV, pi. 37; Saglio et Poltier, Diction, des Antiquités, s,M,OscHtntio; Ofisorio, Vasoi griegot, pi. \\X.
|î>î) (Inv I iiag). Hydrie ou Kalpis. Haut., o-a8.
Col court, à large bord; épaule plate; panse rebondie; anses latérales relevées; anse postérieure mince; pied plat.
Terre orangé pâle, surface orangé sombre. Fond noir lustré de belle qualité. Dessin au trait noir brillant. Retouches rouges. Quelques morceaux recollés. Une anse brisée.
Un tableau sur la face antérieure de l'épaule.
Scène de palestre. Au centre, une joueuse de double flûte, assise sur un siège à dossier, face à droite (cheveux noirs avec contour et diadème réservés; chiton à manches, himation oblique bordé de noir). Devant elle, un tout jeune éphèbe nu, arc- bouté en arrière, les bras posés à terre, le corps horizontal (cheveux flottants, au noir délayé). Au-dessus de lui, une fenêtre double, à trois piédroits doriques; dans chacune des baies, une couronne (rouge). A droite, deux éphèbes nus dansant, la Jambe droite levée, des crotales dans les mains. Derrière eux, des draperies pliées sur un siège sans dossier. A gauche, derrière la joueuse de flûte, un éphèbe, appuyé sur un bâton, face vers la scène précédente, le bras droit tendu en avant (himation oblique); derrière lui, une femme debout, la main droite sur la hanche, la gauche à demi levée (même costume que la joueuse de flûte).
Au-dessus du tableau, bande de lotus reliés par des entrelacs; à droite et à gauche, bande quadrillée à points noirs. Au-dessous du sujet, d'une anse à l'autre, lotus reliés par des entrelacs, très ténus et très stylisés. Le dessus de l'embouchure et le dessous des anses réservés. Noir sur le reste du vase.
Coll. Salamanca.
200 (Inv. iii3o). Hydrie ou Kalpis. Haut., o"a8.
Même forme.
Terre rosée, surface orangée. Fond noir lustré. Dessin au trait noir brillant, sans retouches (?). Une anse endommagée,
laû VASES GRECS DU MUSEE DE MADRID
Un tableau sur la face antérieure de l'épaule.
Course d'Atalante. Au centre, un jeune éphèbe (Meilanion?) court vers la droite (cheveux noirs avec contour réservé, pélase dans le dos, chlamyde, brodequins à courroies). Il poursuit et va toucher de la main gauche une jeune fille (Atalante?) qui fuit devant lui en retournant la tête (péplos bordé de noir, qu'elle relève de la main gauche). A gauche de ce groupe, une autre jeune fille (Niké?) court en sens opposé, la tête retournée à droite, une bourse ou un lemnisque dans la main droite (t;hiton bordé de noir). A droite, un homme barbu (?) drapé dans un himation oblique, regarde la scène, appuyé sur un bâton. Dans le champ sont figurées deux pommes.
Même encadrement que pour le vase précédent.
Ck)ll. Asensi.
Hiibner, Ant. Bildwerke, n. 63a.
201 (Inv. Il i3A). Petite Kalpis. Haut., o»i8.
Même forme.
Terre rougeâtre sombre, surface bistre. Fond noir lustré, endommagé. Dessin au trait noir brillant. Pas de retouches blanches visibles. Une anse brisée. Dessin très soigné.
Danse dionysiaque. A gauche, une jeune Ménade, les cheveux au vent, la tête rejetée en arrière, danse, les deux bras étendus, tenant dans chaque main un serpent (cheveux indiqués en noir délayé, chiton long, sans manches, finement plissé). Derrière elle, à droite, une autre Ménade est assise, face à gauche, appuyée du bras droit sur un thyrse, le bras gauche accoudé sur un tambourin orné de laurier (même costume, bandelette autour des cheveux).
\u-dessus et au-dessous, bande d'oves. Filet réservé à Tembouchure. Noir sur le reste du vase.
Coll. Asensi. Trouvée en Gyrénaïque.
202 (Inv. iii3a). Petite Kalpis. Haut., o^ao. #
Col court à large rebord ; anses minces et relevées; panse rebondie.
Terre rougeàtrc, surface orangé sombre. Fond noir lustré. Dessin au trait noir brillant. Retouches blanches. Traces de l'esquisse. Assez bon état de conservation.
Éros entre deux femmes. Le dieu, au centre, ailé et nu, une courte draperie sur l'épaule gauche, marche vers la droite, tenant dans chaque main un objet rond (cymbale?) (couronne blanche, ornée de feuilles). De chaque côté, deux femmes assises en sens contraire, retournant la tête vers lui; nues jusqu'à mi-corps; celle de droite
VAM8 ATTIQVBII A riOriIBS ROtOM 1)1
flrvant unr handelcUc blanche, à tes pieds une autn* hariilrli ttu blanche ; cv\W do f?auchc Irnant un collier de perict blanc Ihh doii^uci chovrlures. au noir délayé, avec ornements blancs, hîmalions bordés do noir).
Autour du col ei au«destout du ii^et, bandes d'oves. Autour de Tembouchure, points noin et filet réservé. Le reste du vase peint en noir, moins le dessous des anses.
Coll. Asensi. Trouvée à NoU
;203 (Inv. iii33). Petite Kalpis. Haut., 0*19.
Anses latérales relevées; col mince et court.
Terre jaunâtre, surface bistre. Fond noir lustré endommagé. Dessin au trait noir brillant Retouches blanches. Peinture en partie efTacée. Dessin soigné.
Ëro8, femme tenant un coffret, homme drapé Un petit l^ros, nu, vole k droite, tenant des deux mains un rameau de feuillage (diadème réservé, feuillage blanc). Devant lui, au centre, une femme est assise sur une chaise â dossier, tenant des deux mains un grand coffret entr ouvert (longue coiffure, entourée de bandelettes et d'ornements blancs en forme de feuilles, collier de perles blanches, chiton sans manches, trt's finement plissé, himation bordé de noir). Derrière elle, un homme barbu et couronné de laurier, se tient debout, vu de face, appuyé sur un bâton (himation oblique; tout le bas du corps est effacé). Sous le petit £ros, un rinceau avec fleuron.
Sur le rebord du col, au dessus et au-dessous du sujet, bande d'oves. Filets réservés à la base et à l'embouchure. Noir sur le reste du vase. Coll. Asensi. Trouvée en Cyrénaïque.
204 (Inv. II 137). Kalpis. Haut., 0-39.
Col court et mince; anses latérales relevées; panse rebondie; pied concave.
Terre rosée; la surface, qui était orangée, a pris presque partout la couleur p&le de la terre. P'ond noir brillant presque totalement disparu. Dessin au trait noir brillant Retouches blanches. Brisée en menus morceaux et reooUée,^ns repeints sur les cassures.
Un sujet sur la panse.
Scène de gynécée. Au centre, une femme assise, face à gauche, le bras gauche posé sur le dossier de sa chaise, la tête un peu renversée en arrière (longue coiflure, avec opistosphendone, chiton plissé sans manches, ceinturé par un cordon noir à glands, himation sur les genoux, semé de petits cercles noirs, bracelets blancsi. Au-dessus d'elle, vole un petit»Èros, nu, qui tient de U main gauche un coffret k pieds, de la droite une large bandelette (couronne blanche). Der-
tSd VASES GRECS DU MUSÉE DE MADRID
rière elle, une femme, debout, étend le bras droit pour saisir le coffret que tient l'Éros (couronne de feuillage réservée, chiton sans manches, bracelets blancs). Devant la femme assise à gauche, une autre se tient debout et lui présente des deux mains une large bandelette (chiton sans manches, semé de petits cercles noirs, bracelets blancs). Elle se retourne a gauche, vers une quatrième femme, debout, qui a la main droite sur la hanche, et le pied gauche relevé posant sur un support invisible (chiton sans manches, himation dont on ne voit qu'une extrémité sur le genou gauche, bracelets blancs). Au-dessus de cette dernière figure, une couronne de laurier (fruits blancs) et un chapelet de perles blanches, pendant verticalement. Derrière la femme assise, un fleuron s'élevant du sol au bout d'un pédoncule à rinceaux.
Autour du col, double zone d'oves; oves autour de rembouchure et à l'attache des anses.
Sur le sujet, une grecque mêlée de carrés quadrillés. Acquise par De la Rada, à Athènes.
205 (Inv. iiiSi). Hydrie. Haut., o"'28.
Panse rebondie; col mince à large rebord; anses latérales peu relevées; pied bas, concave, avec filet saillant à la base.
Terre jaunâtre, surface orangée. Fond noir lustré de bonne qualité tourné par place au brun. Dessin au trait noir brillant. Pas de retouches de couleur. Traces de l'esquisse. Un fragment du pied est brisé ; une anse refaite.
Un sujet sur la face antérieure de la panse.
Groupe d'Éros et d'une femme. A droite, une femme assise sur un sit'ge sans dossier, tenant de la main gauche un parasol, de l'autre une patère (chignon en flamme, cécryphale étroit; chiton à manches, himation bordé de noir). Devant elle, à gauche, vole un Éros, nu, qui des deux mains lui présente un cofi'ret (cheveux tombant sur le cou, points noirs sur les ailes).
Sous chaque anse latérale, une chouette, entre deux courtes tiges de laurier. Sous l'anse postérieure un grand motif fait de deux palmetles superposées, accostées de longs pédoncules à rinceaux. A la partie gauche, le motif n'a été que cerné de noir, et le champ laissé de la couleur de la terre. Au-dessus du sujet, sur le col, un rang de palmettes et de fleurons. Au-dessous, tout autour de la panse, une grecque. Un rang de languettes à l'attache dos anses; un autre sur le rebord du col.
Coll. Ascnsi. Trouvée en Attique.
206 (Inv. iii44). Hydrie. Haut., o-a4.
Panse rebondie; col haut et mince à large rebord profilé; anses relevées; pied étroit et concave,
VAtes 4TTtQitm A nomit Kouaitt ii%
Terre bUtre rosée, r«couverii! dans Icsi parties rétervéct d'un dr|>âl rouge carmin. Fond noir tourné au brun rouge. Dessin au tmil noir. presque entièrement oflkcé. I^irges retouchcn blanches. Surracc très endommagée.
Un sujet sur la face antérieure de la panse.
Érof entre deux femmes. Le jeune dieu est debout, nu, les ailes k demi déployées, face à droite, le pied gaurbc relevé, la main droite tendue en avant, le bras jrauchc accoudé sur le genou (cliairs blanches, diadème, ailes rouges). A droite et à gauche, deu» femmes debout, se faisant face (cécryphalcs, chitons sans manches bordés de noir). A terre, aux pieds d*Êros, un coffret airré.
Au-dessus et au-dessous du sujet, bande d*oves. Une autre sur le rebord du col.
C^ll. Asensi. Trouvée en Cyrénaïque.
207 (Inv. iia,63). Lébès à grand pied. Haut., 0-43. (PI. XXX.)
Pied haut, évasé par le bas, avec moulure au sommet; panse rebondie, à deux paires d'anses verticales; large rebord plat.
Terre jaune pâle, surface jaunâtre, légèrement rosée par endroits. Fond noir très détérioré, tourné au rouge ou disparu. Dessin au trait noir brillant. Quelques retouches d'une couleur épaisse dont le ton primiliT ne se laisse plus discerner. Brisé en morceaux et recollé, avec de nombreux repeints. Toute la surface du vase décolorée.
Une zone de personnaj^^es sur la panse; une autre sur le pied.
A. Sur la panse : Scène de gynécée. Deux femmes debout, se faisant face, tenant d'une main une corbeille ou un coffret cubique, de l'autre un vase à panse large côtelée et à couvercle. De leurs deux mains pendent des draperies à bordure ornée (celle de gauche porte un cécryphale et un chiton sans manches, bordé de noir; l'autre un chilon à manches, bordé de noir et semé de points sur le bas du corps, un -collier dont les perles peintes en retouches, forment des points en relief). Entre elles, a terre, une sorte de haut coussin, arrondi, orné de raies et de points noirs. Au-dessus, debout sur un objet oblique qui est peut-être le dossier d'une chaise en partie cachée par le coussin, un petit Éros ailé, qui pose la main sur le vase que tient la femme de droite. Dans le champ au-dessous de lui, un alabastre. De l'autre côté du vase, une femme ailée, volant vers la gauche, tenant d'une main une sorte de bourse ovale, de l'autre un calathos (?) cyUndrique (chiton à manches). Deux autres, volant vers la droite, tenant d'une main un calathos, de l'autre une bourse semblable. Au-dessus, un rang de godrons et de points. Au-dessous, une zone de feuilles ovales.
B, Sur le pied : Sujet analogue. Au centre, une femnie debout, fac€
à gauche, portant dans chaque main un coffret cubique et une longue draperie tombante (cécryphale, cliiton sans manches). Une autre à droite, soutenant de la main droite le coffret que porte la précédente, tenant de l'autre un grand objet arrondi par le haut (cécryphale, chiton à manches, himation oblique). Entre ces deux figures, une cigogne. A gauclie, une troisième femme, face à droite, portant de la main droite le sac ovale déjà cité.
Au-dessus du sujet, une zone d'oves; au-dessous, une zone de feuilles ovales à pédoncules.
Sur le rebord du col, une zone d'oves.
Acquis par De la Rada.
Sur ce type de vase et son usage, cf. Brûckner, Àlhen. Mitteil., XXXII, 1907, p. 98 et suiv.; Bcilage I.
208 (Sans n' d'inventaire). Lébès à grand pied. Haut., o^AS.
Même forme, même terre et même technique que le précédent. Brisé en morceaux et recollé avec quelques repeints. La surface du vase est endommagée, le fond noir décoloré.
Même distribution du décor.
A. Scène de gynécée. Une femme debout, face à gauche, portant au bras droit un petit Éros, ailé et nu, accroupi, qui lui présente un objet indistinct, de l'autre un grand coffret cubique. Des deux mains pendent deux longues draperies semées de points, avec bordure ornée (cécryphale, collier de perles peints d'une couleur épaisse et passée, chiton à manches, bordé de noir). A gauche, une femme debout, face à droite, tenant de la main gauche un haut objet cylindrique, de l'autre un coffret et une draperie (cécryphale, chiton sans manches, bordé de noir). Derrière elle, un siège recouvert d'un coussin orné de raies et de points. A droite et à gauche, deux femmes ailées, volant vers le groupe central, tenant d'une main le même objet cylindrique, de l'autre une sorte de bourse ou de sac ovale (cécryphale, chiton sans manches, bordé de noir). Entre elles, sur l'autre face du vase, une femme debout, face à droite, enveloppée dans un grand himation bordé de noir. Dans le champ, auprès d'elle, une bourse ovale et un objet analogue indistinct.
B. Sujet analogue. Sur la face principale, une femme debout face à droite, portant de chaque main un grand coffret et une draperie tombante (cécrypliale, chiton bordé de noir). Sur l'autre face, deux femmes debout, l'une présentant à l'autre un objet cylindrique et une draperie (chiton à manches, grand himation bordé de noir).
Même décor accessoire que sur le précédent, moins la zone d*oves au rebord du col.
Même provenance (?).
VAâlS ATTlQUtl A nOVUlt ROOGftfl laS
a09(lnv. iioiaK Cratère. Haut., o-'SO.
Anaet bataea, longuet et redrewéeii preM|ue vertiralrment ; panse haute, bien évaaée; pied haut et plat, k tranche convexe.
Terre rouire clair, tendre; surface d'un bcHiu ton orangé. Fond nolf lustré de très bonne qualité. Dessin au trait noir brillant. Nombreuses retouche» blanches. Brisé en plusieurs morceaux et rccolli^ sans restaurations importantes. Travail soigné.
Un sujet sur chaque face de la panse.
A. Dionysos et son thiase. Au centre du tableau, le dan, ^ ..^ipuyant sur une Ménade (Ariane?), marche rapidement vers la droite. Il porte de la main droite un th} rsc, d'où pendent deux grappes de raisin (cheveux bouclés, au noir délayé, couronne de lierre réservée, chiton ci>urt sans manches, semé d'étoiles noires et bordé de très riches motifs, himation étroit posé comme un chAle sur les épaules). La Ménado entraîne vivement son compagnon, en retournant la tète vers la sienne; elle porte du bras gauche un plateau chargé d'objets blancs (chignon en flamme, chrveux au noir délayé, collier de perles blanches, chiton long, sans manches, décoré comme celui du dieu). A droite du groupe central, un Silène assis, lui faisant face, le bras droit posé sur un lympanon (couronne réservée, nébride nouée sur la poitrine). A gauche, une Ménade dansant, face à gauche, Ui tète renversée en arrière, un t)iyrse dans la main droite (même costume que la précédente): devant elle, un Silène, la main droite sur la hanche, le pied gauche posé sur un support invisible. Au-dessus de ces personnages, dans la partie haute du tableau, une seconde série de figures : au centre, un Kros ailé marchant vers la droite, un tympanon dans les mains (corps entièrement blanc). De chaque a^té, deux Ménades assises en sens contraire et se retournant vers lui ; celle de droite est assise sur un tympanon et lient un rhyton dans la main gauche (même costume que les précédentes). A gauche de ce groupe, face à droite, un Silène assis, et un Éros ailé tenant un chapelet de grosses perles blanches (couronne réservée). A droite, une Ménade tenant un thyrse et un autre Êros, tous deux coupés un peu audessous des hanches.
B. Groupe de quatre éphôbes. Deux sont assis et nus, face k gauche, la main droite levée, la tète retournée (bandelette blanche dans les cheveux, courte draperie posée sur la cuisse). Les deux autres, alternant avec les précédents, sont debout, un bras levé, se regardant (chiamyde bordée de noir). Au-dessus, dans le champ, un objet peu distinct, pareil à une grosse. pomme de pin: à terre un objet cubique, coffret ou tabouret.
Autour du col, branches de laurier avec fruils.Au ba.« de la panse, bande de palmettes droilesvt alternant avec des lotus sous A, obliques sous B. Le
ia6 VASES GklECS DU MUSÉE DE MADntb
reste du vase peint en noir, moins le dessus des anses et deux cercles réservés à l'intérieur, trois sur le pied.
Coll. Salainanca. Trouvé à Calvi.
Annalideli Isl., i864, pi. H; Arch. Jahrb., XXV, lyio, p. i3i; Furtwàngler, Kleine Schrijten, I, a6, i ; Ossorio, Vasos griegog, pi. I.