‹ Vases grecs et italo-grecs du Musée Archéologique de MadridChapitre 19 sur 34 · Inv. 10991). Haut., o · texte numérisé non relu

Inv. 10991). Haut., o

Col brisé.

Coll. \sensi.

284 (Inv. 10984). Haut.,o*i4.

Coll. Salamanca.

285 (Inv. 10988). Haut.; o-oq.

Col brisé.

Coll. Salamanca.

286 (Inv. 10989). Haut., 0*10.

Col brisé.

Coll. Salamanca.

Petits askos.

Panse ronde, plate, avec goulot court évasé; anse arrondie «Forme figurée dans Wallers, Anc.PoU, I, p. 200, fig. 6a;.

Terre jaune ou rosée. Fond noir lustré. Dessin au Irait noir brillant. Pat de retouches.

Coll. Salamanca.

287 (Inv. 11608). Haut., 0-06.

Sur le dos bombé du vase. Deux panthèret couchées, vis-à-vis l'une de l'autre, la tète vue de Tacc.

288 (Inv. 11609). Haut., o" 07.

Deux oiaeaax volant.

289 (Inv. 11610). Haut., o"07.

Deux panthèret coachéet.

290 (Inv. 11611). Haut., 0*07.

Deux cjgnet poi^.

l54 VASES GRECS DU MU^EE DE MADRID

291 (Inv. ii6ia). Haut., 0-09.

Deux palmettet. Languettes sur le goulot.

292 (Inv. ii6i3). Haut., 0-09.

Deux palmettes entre deux volatei.

2ÎKI (Inv. 11619). Haut, o" II.

Même forme, avec bouton et cercles en relief sur le dos bombé du vase. Même technique. Bon état de conservation. Une branche de laarier. Au-dessus, un rang d'oves.

GuttUS.

Panse de m^me forme que celle des askos; anse annulaire; goulot pointu. Même terre et même technique que les précédents. Coll. Salamanca.

2Î>4 (Inv. 11616). Haut., o"o65.

En guise de bec, une tête de lion. Quatre palmettes et quatre fleurons.

2Î)5 (Inv. 1Ï617). Haut., o"'o4.

Une palmette. Une panthère et un chien couchés; entre eux, un rinceau.

LF'CYTIIES ATTIOCES A FOND BLANC

Les lécyUies funéraires sont dann notre colleclion les seuls spécimens de la peinture attiquo & Tond blanc. Ceux qu'on vt voir ont tous été acquis en Grèce, les uns par De lu Rada, les autres par Stiitzel. Ils sont moins intéressants par les sigets représentés que par la qualité du style ou les procédés de l'exécution. Les plus importants sont les quatre lécythes de grandes dimensions qui viennent en dernier lieu.

Pour les autres, ceux de moindre taille, nous avons adopté la division en deux groupes, proposée par Fairbanks et fondée sur la couleur du dessin au trait Dans les onze premiers les Ggures sont tracées sur la couverte blanche au moyen d'un vernis noir, brillant, plus ou moins épais. Pour les autres on s'est servi d'une couleur mate et pâle, rouge, jaune ou violacée. Les vases du premier groupe peuvent être considérés, dans l'ensemble, comme plus anciens que ceux du second; mais les deux techniques ont existé simultanément et c>st toujours la qualilé du style qui permet de dater ces peintures avec le plus de précision. Le n* 296 qui vient en tête de la série n'est pas antérieur au milieu du v* siècle. Il se classe parmi les œuvres du style sévère tardif, comme l'hydrie n* 162 et les amphores n*" 1 71-173. Le plus récent de tous ces vases, le n* 32 1, est^datable des dernières années du v* siècle. La série tout entière se trouve donc comprise entre 45o et ^00.

La forme du lécythe ne varie guère pour les vases des deux premiers groupes. Elle reste à peu près telle que nous l'avons vue devenir à l'époque des figures noires. La panse est haute et cylindrique, le pied épais et plat, l'épaule peu tombante, l'embouchure hémisphérique, le col assez court.

La polychromie, par teintes plates, surajoutées à l'esquisse

l56 VASES GRECS DU MUSÉE DE MADRID

au trait, tend à s'enrichir graduellement; elle est nulle, ou très restreinte dans les vases les plus anciens. La couverte blanche passe d'un ton d'ivoire à un ton plâtreux. Elle est moins pâle et plus résistante dans les vases décorés au trait brun.

Les quatre grands lécythes du dernier groupe sont d'un type bien plus rare que les précédents. Le dernier (n" 821), qui a fait l'objet d'une publication spéciale (CoUignon, Monum. Piol, t. XII, p. 43 et suiv., pi. V et fig. 4), mesure tout près d'un mètre. Ce n'est plus un vase à parfums, fait pour être déposé dans la tombe, mais un véritable monument funéraire, qu'on dressait comme une stèle, sur un socle, sans doute à l'abri d'un naïskos de pierre ou de bois. Les œuvres similaires sont fort peu nombreuses. On les trouvera mentionnées dans l'article précité (cf. aussi, Winter, 55^ Winkelmannsprogr,, Berlin, 1896, p. 1/4, n^G; Furtwângler, Beschreibung der Vasensamml. in Antiquariam, n° 2686; Zahn, Arch. Anzeig., 1898, p. 189). La forme diffère surtout du type habituel par l'allongement du col. L'embouchure est faite d'une pièce mobile posée sur le sommet du col, pièce qui manque au grand lécythe du Louvre, mais que le nôtre a conservée. Le pied et le goulot ne sont plus peints en noir, comme auparavant; la couverte blanche s'étend sur toutes les parties du vase, qui tend visiblement à imiter les grands lécythes de marbre, aux reliefs colorés.

Mais c'est surtout le procédé pictural qui s'est transformé depuis les œuvres des deux autres groupes. Le dessin au trait tend à disparaître sous les couleurs qu'on lui superpose, non plus en teintes plates comme autrefois, mais en couches épaisses. La polychromie s'enrichit d'une gamme de tons très variés. La perspective est rendue avec plus d'exactitude. Enfin et surtout, les reliefs des corps sont indiqués par des hachures sombres près des contours. Parmi les peintures céramiques il n'en est point qui nous puisse donner une idée plus exacte de la manière acioptée et des progrès réalisés dans la grande peinture par les artistes grecs de la fin du v" siècle. Notre n" 3'ii se classe par le style après le grand lécythe du

LiCYTHES ATTIQt'R» k fnnu lll.4!lC l57

I/>uvre et m^me après ceui de Berlin. On peut le dater des environs de iioo av. J.-C. Il n'y a plun tn'*s loin de ce lableau funérairo h roux qu'on verra |irin(M sur les sièlet de Pagasac.

Les Irois lécylhes prt»cédenU, n- .'h8-3ao, servent de transilion entre les types ordinaires de petite (aille et le grand modMe, tardiT, représenté par le n^ ',\'jt\. Ils dépassent dc»jà la hauteur d'un demi-mètre; mais ils gardent les zones de vernis noir sur le col et le pied. Le dessin au trait, d'une exécution un peu rapide, n'est rehaussé que de teintes légères.

Sur les lécythes blancs attiques cf. Potlicr, Les lécyih^s blancs à représentations funéraires; Murray, IVhile athenian vises in ihe Brilish Musetun; Fairl)anks,/l//ie/i(Vi/i white lekythoi; Collignon, Monum, PioL, \II, p. ag et suiv.

296 (Inv. II 189). Lôcythe. Haut., 0-38. (PI. \X\IV.)

Panse assez massive.

Terre rosée. Beau vernis noir lustré sur le col cl l'anse. le bas de la panse et le pied. Couverte d'un blanc d'ivoire, épaisse et résistante. Dessin au trait brun pâle (noir délayé) d'une finesse extrême. Ilougc et violet, en teinte plate, sur les vêlements. Brisé en plusieurs morceaux et recollé, sans repeints sur les cassures. Excellent spécimen du plus beau style. On notera le dessin 1res précis et très correct des mains et la beauté des deux profils.

Deux femmes portint des offrandes. Celle de droite, debout, le corps vu de face, la tête tournée à gauche, élève de la main droite une pyiis à loog pied, surmontée d'un bouton pointu (sur cette forme de vase, cf. Journ. of hell. Slud., 191 1, p. 7a etsuiv.)(cécryphale entouré d'une large l>andc violette ; péplos violet, très pi\Ii, agrafé sur les épaules et formant apoptygma). Celle de gauche, debout, face à la précédente, tient des deux mains un large lemnisque terminé à chacune de ses extrémités par deux cordons (cheveux bruns, au noir légèrement délayé; péplos rouge, dont l'apoptygma, très long, est fixé par une ceinture). Les corps sont entièrement dessinés au trait brun sous les vêtements. A droi|f en haut, une petite œnochoé; à gauche, un lemnisque suspendu.

r5S VASES GRECS DU MUS^E DE MADttlb

Entre les deux personnages, Tinscription peinte au trait brun .

H Y r I A / ^ ON 'VYiaîvwv .

Au-dessus du sujet, une grecque mêlée de croix. Sur l'épaule, au-dessous d'une bande d'oves, trois palmettes, rouges et noires, à longs pédoncules.

Acquis en Grèce par De la Rada.

Klein, Lieblingsinschr., p. iG8; Mélida, Vasos griegos, p. ^5; Hcydemann, 3 hall. Winckelmannsprogr., p. 36; Ossorio, Vasos griegos, pi. XLIH; sur Tinscription, cf. Catal. oj Brit. Muséum, D 48, 49-

297 (Inv. iii85). Lécythe. Haut., o™ 29.

Col court ; large pied évasé ; anse massive.

Terre orangée. Beau vernis noir lustré. Couverte d'un blanc d'ivoire épaisse et bien conservée. Dessin au trait brun (noir délayé); teintes plates: noir et rouge violacé. Bon état de conservation.

Offrande au tombeau. A droite, un jeune homme est debout, adossé à une haute stèle, cravatée d'un lemnisque brun, dont le couronnement est invisible (cheveux bruns, longues mèches, ample himation noir). Il étend la main à gauche vers une femme qui s'approche de lui et lui présente de la main droite un alabaslre, de l'autre un lemnisque noir (cheveux bruns, sans chignon; chiton sans manches rouge violacé). Entre les deux personnages, en haut, un lemnisque noir suspendu; trois autres, rouges pâles, retombant du sommet de la stèle.

Au-dessus du sujet, une grecque. Sur l'épaule, au-dessous d'un rang d'oves, trois palmettes disposées en sens divers, avec de longs pédoncules, ornés de rameaux.

Dessin un peu rapide.

Acquis en Grèce par De la Rada.

Fairbanks, Athenian white lekythoi, p. 189, class V, n" 6.

298 (Inv. II 188). Lécythe. Haut., o-3a.

Col court ; panse massive.

Terre jaunâtre. Vernis noir lustré tournant au brun. Couverte d'un blanc jaunâtre, très mince, en partie disparue. Dessin au trait noir brillant, quelquefois légèrement délayé. Pas de couleurs en teintes plates. Le vase est entier, mais sa surface endommagée.

Offrande à Tautel funéraire. Au centre, une femme debout, le corps vu de face, la tète tournée à gauche, tient de la main droite une phiale dont elle verse le contenu sur un autel bas, placé auprès d'elle. De la main gauche elle s'appuie sur une lance ou un sceptre, et tient

LtcTTIIB!! ATTIQU18 A ro?lD BLAWr |Sq

eo même temps un bouquet d'épis (cheveux au noir d<'la)c. «iiadème réservé, orné de feuilles pointues, chiton à manches, himation oblique, bordé d*unr bande noire). L'autel, posé sur un degré, est couronné die deui volutes et d'une Trise de points noirs. Il porte des traces d*orncnients.

Vti<de»U!i du !(ujet, une grecque. Sur l'épaule, dessloéet en noir, à m^me l'argile, cinq palinetles disposées en divers sens. Acquit en Grèce par De la Rada.

ISm (Inv. 19497). Lécythe. IlauL. o-35. (PI. XX\IV.)

Col asses court; épaule très plate; large pied.

Terre rosée Vernis noir de bonne qualité, étendu seulement sur le bas de la panse et la surrace du pied, l'anse et rembouchure. Ia* col et l'épaule sont de la couleur do Targilo. (x)uverle blanc d'i\oirc, bien conservi-e. Dessin au noir délaye en brun pâle. Pas de couleurs en Icinles plates. Quelques cassures réparées sans dommage |)our le sujet peint.

Offrande au tombeau. Au centre, une courte stèle, dressée sur un socle à trois degrés; au sommet de la stèle, un canlhaie; sur le fût, cinq rangées de courtes hachures. .\ gauche, une femme debout, présentant de la main droite un objet ovoïde (chevelure au noir légèrement délaye avec double bandelette réservée; chilon à manches, himation oblique) A droite, face à la précédente, une femme debout, élevant des deux mains un lemnisque (cheveux noirs, avec diadème réservé; chiton à manches, himation oblique). Dans le champ, près de la stèle, un lécythe et un alabastre(P) suspendus.

Au-dessus du sujet, une grecque mêlée de damiers; au-dessous une grecque simple. Trois filets blancs sur le noir au bas de la panse; k l'épaule, au-dessous d'une zone de languettes, cinq palmcltcs en sens divers avec de longs pédoncules à rinceaux.

Coll. Slûtzel.

Ossorio, Vasos griegos, pi. XLIII.

300 (Inv. Il 181). Lécythe. Haut., o'aS.

Col haut, à embouchure peu saillante; ressaut sur le pied.

Terre rosée. Vernis noir peu brillant, ne couvrant pas le col au-dessous de l'emlMUchure. Belle couverte, ne montant pas au-dessus de l'épaule. Dessin au trait brun clair Cnoir délayé), avec quelques touches d'un noir bleuté <?). \Ai décor est en grande partie effacé.

Offrande an toabeao. Une femme vue de face, la tète tournée k gauche, les deux bras écartés du corps, se tient près d'une stèle pointue (cheveux bruns, himation oblique, noir gris et brun, sans teinte

iCo VASES GRECS DU MUSEE DE MADRID

plate). Derrière la stèle, qui est cravatée d'un lemnisque noir, se voit une sorte de tertre ovale.

Au-dessus du sujet, une grecque Sur l'épaule, peintes en noir à même l'argile, deux zones de languettes.

Acquis en Grèce par De la Rada.

Les six lécythes suivants n'ont qu'un décor purement ornemental, peint au noir brun sur couverte blanche. Sur l'épaule, à même la terre, double zone de languettes; la couverte n'occupe que la partie cylindrique de la panse; sur l'embouchure, le bas de la panse et le pied, vernis noir. Il n'y a de décor que sur la face antérieure du vase.

Tous ces vases ont été acquis en Grèce par De la Rada.

aOl (Inv. iii63). Haut., o"'20.

Au milieu de la panse, rectangle peint en damier, avec points noirs dans les blancs. Au-dessus, grecque et bande quadrillée; au-dessous, bande quadrillée.

302 (Inv. II 174). Haut., o"'20.

Guirlande de lierre avec fruits, entre deux bandes quadrillées. Au dessus, une grecque.

303 (Inv. 1117a). Haut., ©-"ao.

Même décor.

304 (Inv. 17234). Haut., 0-18.

Même décor moins la grecque. "

305 (Inv. II 176). Haut., o™22.

Trois palmettes, dont deux renversées, avec de longs pédoncules à rinceaux. Au-dessus, une grecque; au-dessous, un zigzag réservé sur une bande noire, et une bande quadrillée.

IMHi (Inv. 11173). Haut., o"'20.

Même décor, moins le zigzag réservé.

307 (Inv. II 186). Lécythe. Haut.,o"*3i.

Col effilé, large embouchure, pied étroit

Terre rougeâlre. Beau vernis noir lustré, couverte d'un blanc laiteux, épaisse et plâtreuse. Dessin au trait violet pâle; en teintes plates, du jaune verdâtre, du violet, du noir bleuté. Quelques traits bruns (noir délayé) dans le décor accessoire. Le vase est intact, mais la couverte endommagée.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle dressée sur deux degrés, couronnée d'une haute palmette à volutes et d'une bande d'oves; un lemnisque violet est noué autour du fût. A gauche, un homme debout, face au tombeau, la main droite à demi levée (cheveux violets, himation oblique, blanc, bordé d'une large bande violette). A droite, un homme debout, vu de face, la tête tournée à gauche, levant la main droite et s'appuyant du bras gaucho sur une lance

lActthis attiquu a fond bla^ic i6i

(cheveux violets, chiton jaune, court et sans manches, flxé par une ceinture, himntion violet, posé en chAle sur les épaules). Près de lui, appuyé contre la sièlr, un bouclier rond, peint cii gris bleuté. Cp haut, à gauchr de la stèle, un objet rond.

Au-dessus du siijol, une grecque violcllo, cnirc deux paire* de lllets brun;*. Sur l'épaule, trois palmettcs violettes, dis|K>9éc8 en divers m'u», avec de longs pédoncules ornés de rinceaux.

\cquis en Grèce par De la Rada.

•a08 iliiv. Il 190). Lécythe. Haut., o"^?.

Col haut, épaule tombante: ressaut sur le col au-dessous de Tembou* chure; double fUet sur la panse à l'attache du pied.

Terre rougefttre. Vernis noir de belle qualité. Couverte d'un blanc mal, très détériorée. Dessin au trait rouge pâle. Couleurs en teintes plates : rouge« bleu, gris noir. Brisé en morceaux et recollé, sans rep<*ints sur les cassures.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle dressée sur un socle à deux degrés, couronnée d'une large corniche et d'une palniette (noire et rouge). Sur le socle est assis, face à droite, un homme imberbe, drapé (cheveux rouj^^es, himation bleu). Devant lui, à droite, un personnage drapé, debout, lui présente un objet rouge indistinct (cheveux rouges, tout le reste efTacé). A gauche se tient un homme barbu, drapé, qui semble appuyé sur un bâton (cheveux et barbe rouges ; la l^Xe seule est intacte).

Au-dessus du sujet, une grecque noire entre des ûlets bruns. Sur l'épaulé, restes de palmettes rouges et noires. Acquis en Grèce par De la Rada.

309 (Inv. 19498). Lécythe. Haut., o-^i.

Col très allongé, avec ressaut près de l'embouchure; filet on relief au bas de la panse.

Terre rougeàtre. Vernis noir assez terne. Couverte blanc d'ivoire. Dessin au trait rouge pâle. Couleurs en teintes plates : rouge et noir. Bon état de conservation.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle dressée sur un socle arrondi, couronnée d'un bouquet d'acanthe et d*une sorte de dé rouge (bande noire au haut du fût). A droite, une femme drapée, debout, la main droite étendue vers la stèle, l'autre élevant un Icmnisque rouge (cheveux rouges, chiton sans manches, himation oblique bordé d'un double trait muge). A gauche, une autre femme, dans le même costume, s'avance la main droite levée, portant du bras gauche une

G. LBHOl\. t>

lÔQ VASES GRECS DL MUSEE DE MADRib

large corlieille d'où pendent des leninisques rouges et noirs (himation noir).

Au-dessous du sujet, grecque noire entre des filets bruns. Sur l'épaule, trois palmcltcs, rouges et noires, en sens divers, avec de longs pédoncules à rinceaux.

Coll. Stùtzel.

310 (Inv. igSoi). Lécythe. Haut., ©""lo.

Panse massive; col court; pied mince.

Terre rosée. Beau vernis noir intact. Couverte brillante. Dessin au trait rouge brun. Couleurs en teintes plates : rouge et noir. Sans cassures; le sujet en partie elTacé.

Offrande au tombeau. A gauche, une stèle, à deux degrés, cravatée de deux lemnisques rouges; le couronnement est invisible. A droite, un éphèbe drapé, tenant des deux bras écartés un long lemnisque (cheveux rouges sombres, le corps presque effacé).

Au-dessus du sujet, une grecque entre des filets bruns. Sur l'épaule, au-dessous d'un rang d'oves, trois paimettcs en sens divcre, avec de longs pédoncules à rinceaux.

Coll. Stûtzei.

311 (Inv. iii8a). Lécythe. Haut., o~a4.

Panse assez massive; anse légère.

Terre rougeâlre. Vernis noir décoloré et terne. Couverte d'un blanc plùtreux. Dessin au trait rouge. En teintes plates: du rouge, du noir, du rose pâle et du bleu. Brisé et recollé sans repeints sur les cassures.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle, dressée sur un degré, couronnée d'une sorte de fronton à chéneau, que surmonte un acrotère noir en forme de feuille; au-dessous de la corniche, une grecque; autour du fiit, deux(?) lemnisques noués. Derrière la stèle, un tertre ovale, presque de même hauteur, sur lequel sont posés trois lemnis(iues, l'un rose et les deux autres noirs. A gauche du tombeau, une femme(?) debout, drapée dans un ample himation d'un bleu vif, bordé de rose (chevelure rouge, sans chignon). A droite, une femme portant de la main gauche une large corbeille d'où |)endenl des lemnisques noirs (chevelure rouge, le corps entièrement effacé).

Au-dessus du sujet, une ;;rccque noire, entre des filets bruns. Sur l'épaule, trois pahncttcs noires en sens divers, avec de longs pédoncules à rinceaux.

Acquis on Grèce par Do la Rada.

lIcTTIIIS «TTIQVtS A ro^D feUHC

:M2 finv. Il 187) Lécjthe. lUui., o-3o.

Gol trè» hâul. à large embotichurr ; «épaule relevée.

Terre rougoàire. Vernb noir, tourne par places au rouge. Couvrrir d'un blanc d*lvolre, endommagée. Destin au Irall rouge. En teintet platet : du rouge el du grU nolritre. Briaë en pluslcun morceaux et rçcollé Mas repeints tivr les cassures. Le sujet est en grande partie elDicé.

Off^aDde au tombeau. .\u centre, une stèle couronnée d'une palmette à volutes au-dessus d'un rang d'oveset cravatée d'un Icmnisqiie noir. A ):^auche, un jeune homme (?), assis sur un siège cubique, face au' tombeau, la tète inclinée en avant (cheveux rouges, himation, dont la couleur est elTacéc). A droite, une femme, debout, la main droite étendue devant la stèle, la gauche tenant une large corbeille d'où {X'ndent deux lemnisques, l'un rouge, l'autre noir (seuls sont visibles le bras droit et le bas du corps).

Au-dessus du sujet, un rang d'oves noires entre des fliets bruns. Sur l'épaule, traces de trois palmcttes noires et rouges. Acquis en Grèce par De la Rada.

313 (Inv. 19000). Lécythe. Haut., o-a3.

Col élancé; épaule tombante.

Terre rosée. Vernis noir tourné au rouge. Couverte plâtreuse. Dessin au trait rouge grisâtre. Couleurs en teintes plates: bleu clair, rouge vir, rouge grisâtre, noir. Sans cassures.

Éphèbe et femme. Au centre^ un arbre à branches retombantes (palmier?). .V droite, une femme assise sur un roiher, les deux mains ramenées sur la poitrine (cheveux d'un rouge grisâtre, chiton blanc, himation bleu). En face d'elle, à gauche, un éphèbe appuyé sur un bâton, le bras droit tendu en avant (mi^me ton pour la chevelure, himation rouge découvrant l'épaule).

.\u*dessus du sujet, grecque noire entre des fliets bruns. Sur l'épaule, trots pal mettes noires à longs pédoncules. Coll. StùUel.

314 (Inv. 19499). Lécythe. Haut., 0*24.

Col allongé, avec ressaut près de l'embouchure.

Terre rouge. Beau vernis noir. Couverte blanc d'ivoire, gâtée par des concrétions calcaires. Dessin au trait rouge vif. Couleurs en teintes plates: rouge, bleu de cobalt, noir, jaune d'ocre(?). Le col du vase est recollé, la panse intacte.

l64 VAdES GRECS DU MUSÉE DE MADRID

Offrande au tombeau. Au centre, une large stèle, dont le couronnement est invisible, dressée sur un haut degré et cravatée de lemnisques rouges, bleus, noirs. A droite, un homme imberbe, le torse nu, appuyé sur un bâton (?), le bras droit étendu derrière la stèle (cheveux rouges, himation rouge). A gauche une femme debout, le corps vu de face, la tête tournée vers la stèle, la main gauclie levée, l'autre abaissée (cheveux rouges avec<;hignon en flamme, chiton long sans manches, recouvert sur le torse d'une tunique courte, noire). »

Au-dessus du sujet, une grecque noire entre des filets bruns. Sur l'épaule, perles et palmcttes rouges et noires.

Coll. Stutzel.

315 (Inv. 11180). Lécythe. Haut., o'"26.

Panse légèrement rebondie.

Terre jaunâtre. Vernis noir, terni. Couverte d'un blanc mat. Dessin au trait brun clair. Couleurs en teintes plates : gris noir, brun et violel(?). brisé et recollé sans repeints sur les cassures. Le sujet est en grande partie effacé.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle dressée sur un haut degré et couronnée d'un double bouquet d'acanthe (violet?). A droite se tient un jeune homme, nu(?), le pied droit posé sur le degré de la stèle, le bras droit appuyé sur le genou (cheveux bruns, le torse est effacé). Un oiseau est posé sur sa main. A gauche, quelques traces d'une figure drapée debout, la main gauche tendue en avant.

Au-dessus du sujet, une grecque. Sur l'épaule, trois palmettes brunes et noires en sens divers avec de longs pédoncules à rinceaux. Acquis en Grèce par De la Rada.

310 (Inv. iii83). Lécythe. Haut., 0-24.

Panse élancée; pied droit, évidé par dessous.

Terre rougeàtre. Vernis noir peu brillant. Belle couverte. Dessin au Irait rouge pâle. Couleurs en teintes plates: rouge, violet, gris bleuté. Le violet semble provenir d'un beau ton indigo, altéré, dont il reste çà et là quelques traces. Le vase brisé en menus morceaux a été recollé sans repeints, mais le décor a beaucoup souffert. L'anse et le col manquent.

Offrande au tombeau. Au centre, une haute stèle, couronnée d'une double volute et de deux grandes feuilles d'acanthe, entre lesquelles s'élève une lige violette. A gauche, une femme s'avance vers la stèle, tenant des deux mains une large corbeille, d'où s'échappe un rameau de feuillage (cheveux rouges, sans chignon, chiton sans manches, décolore; tout le bas du corps est efTacé). .Vu-dessus de sa té le est

litcTTiiRn %TTigttii A rofiD ntk^c i65

5U9|>riulu un lemniftqiie violet. A droitr. clann 1a même aiUlude, une rcniiiio |vu(r une corbeille semblable «roti Uinibeot dat feuilUget (bruns) et tic» lemnisques (violets) (clieveux violets, cbilon long kHs bleu, tuoif]uo rourte violet foncé; lo bat du oorpt aifaoé).

Kllets au noir di^tayô, au-deiMis et au-dessous du sujet. Pas de décor «ur répaule.

Acquis en Cirfce par l>e la Rada.

:II7 rinv. 11184). Lécythe. Haut., o- 35.

• ' Il ( l.ii .1-, anse plate; pied tninav "l«ji« uuipe. Vomis noir décolore. Couverte d'un blanc JsunAtre, bril* lante. Dessin au irait rouge violacô; \iolel foncé en teintes plates. Brisé en morceaux et recollé. Re|>einl8 sur les cassures.

Offrande au tombeau. Au centre, une stèle dressée sur trois degrés, cravatée de deux lemnisques violets, dont le couronnement est invisible. A gauche, un personnage imberbe (éphèbe ou femme), debout, présente de la main droite une phiale (cheveux violets; seuls les bras et la tête sont encore visibles). A droite, un éphcM>e en armes, appuvé sur sa lance (brune), le bouclier au bras gauche (casque attique, i haute aigrette; le milieu du corps effacé).

Au-dessus du sujet une grecque rouge, entre deux paires de cercles bruns. Pas de décor sur l'épaule.

Acquis en Grèce par De la Rada.

, 3i8 (Inv. 1 1 193). Grand lécythe. Haut., 0-54. (PI. XXXV.)

Panse élancée; ressaut au sommet et à la base du col; filet en relief II l'attache du pied.

Terre rougeàtre. Vernis noir décoloré. Couverte d'un blanc jaunâtre mat. Dessin au trait rouge sombre. Couleurs en relouches et en teintes plates: rouge brun, bleu, rose violacé, noir verdÂtre. Brisé et recolle sans repeints sur les cassures.

Offrande an tombeau. Au centre, une brge stèle, dressée sur un socle à deux degrés, cravatée d'un lemnisque (violet), couronnée d'une frise de triglyphes (noirs^) et d'un grand bouquet d'acanthes (deux feuilles peintes en rose violacé, deux autres bleues, le reste en blanc). Sur le socle est assise, face à droite, une femme demi nue, qui porte la main gauche à son front et de l'autre tient sur ses genoux un grand lécythe (chevelure rouge, sans chignon; himation violet sur le bas du corps). Du degré où elle est assise pendent de larges lemnisques violets. Devant elle, à droite, une femme debout, le corps vu de face, Il t>t3 tournée vers la stèle, élevant des deux mains un lemnis<|ue

l66 ITASES GRECS DU MUSÉE DE MADRID

rouge et violet (cheveux rouges, chiton sans manches, himation semé de motifs noirs pareils à des fleurs de lys). Entre elle et la stèle, dans le champ, un miroir, à pied mouluré. A gauche du tombeau, une autre femme(P) debout, la main droite sur la hanche (cheveux rouges, himation (P) orné d'une guirlande noire à fleurs rouges, et semé de fleurs noires).

Au-dessus et au-dessous du sujet, filets bruns. Traces de palmettes sur répaule.

Acquis en Grèce par De la Rada.

319 (Inv. II 192). Grand lécythe. Haut., o"56.

Panse élancée; col allongé avec double ressaut; filet en relief sur la base à l'attache du pied.

Terre grisâtre. Vernis noir d'assez bonne qualité, décoloré. Couverte d'un blanc mat. Dessin au trait brun ot gris noirâtre. Couleurs en teintes plates: rouge brun, rose violacé, bleu, gris-noir. Brisé en morceaux et recollé sans repeints.

Offrande au tombeau. Au centre, une large stèle, couronnée d'acanthe, identique à celle qui est figurée sur le vase précédent. Sur le socle est assise, face à gauche, uae femme accoudée du bras gauche sur un objet violet indistinct; de la main droite elle porte à son visage une fleur (cheveux bruns violacés, chiton blanc sans manches, himation rose violet sur le bas du corps; lemnisques sur le socle de la stèle). En face d'elle, à gauche, une femme debout, le corps vu de face, la tête tournée à droite; relevant du bras gauche son himation au-dessus de son épaule, étendant la main droite à gauche vers un objet dessiné dans le champ, fait d'une boule et d'une boîte carrée (cheveux bruns rouges, chiton blanc sans manches, himation semé de fleurs noires). A droite de la stèle, un homme nu, debout, dont il ne reste plus que le bas des jambes et la main droite tendue en avant. En arrière, exactement sous l'anse, un arbre avec des branches en bouquet et le long du tronc (branches noires, feuilles violacées).

Au-dessus et au-dessous du sujet, filets bruns; quelquesoves noires, entre les filets, au-dessus de la stèle. Pas de décor sur l'épaule.

Le décor est non souleuieiit du nic^me style, mais certainement de la mômo main que celui du lécythe précédent.

Acquis en Grèce par De la Hada.

:)20 (Inv. 11191). Grand lécythe. Haut., o^bS.

Panse très effilée; ressaut sur le col au-dessus de reipbouchurr, el sqf la panse à l'atlaclic du piei|.

tic I mi» ATT1QCRII 4 fOWD tLAIir iftiy

Trrre rot^. VemU ndr d« bonne quâlllé. Couverte il un tuAur plAIreux. mal. DeMin au Irait rouge pâle. Dea oouleura en tHnti*» plalo. le muirr ieul a lalaaé dea Inice». Briaé en ili* nombrrui fhigmenta et maladrtrftrmrnl rettaurè; certalna morceaux de la iniiim» u'oiiI pat élé mit à leur plare; dm partie* ont é\é re|ielntes; par endroilu Ip trait muge a Hi* reprii au crayon noir.

Offrande au mort. \ii centre, un homme, assis face k gauche, sans doute, sur le s(H!1o d'une stMc, le bras gnuche posé sur un bouclier rond O^iination sur le bas du corps, le buste et la t4^tc elTac^s). Au-dessua, tracea de dessin indistinctes. Derrière lui, à droite, un homme imberbe, drapé, del)out et nppuvé, du bras droit, sur un bAtnn (<;hcveux rouges, himation rouge découvrant le côte droit du buste). .\ gauche, un personnage imberbe, debout, tenant de la main droite un large plateau ou une corbeille où sont |>osés trois vases en forme de calices et d'où pendent de longs Icmnisques muges et noirs (la télé entièrement repeinte; le corps, moins les jambes, effacé).

Au-dessus et au-dessous du sujet, filets bruns, l'a» de décor sur l'épaule. Acquis en Grèce par De la Hada.

:r2l (Inv. Il 194). Grand lécylhe. Haut., 0-81. (PI XXXVI.)

Panse haute, épaule tombante; col mince avec double ressaut au sommet et à la base; pied massif à tranche convexe.

Terre jaunAlre. Pas de vernis noir sur lo haut et le bas de la panse, tne couverte d'un blanc mat, en grande partie disparue, était étendue sur toute la surface du vase, moins la tranche du pied. La technique picturale n'csi plus la mt^me que sur les Iccythes précédonls. Lo dessin au traita partout été recouvert d'une peinture aux tons sombres. Les couleurs ne sont pas disposées par teintes plates, mais dégradées et nuancées. L'artiste dispose d'au moins cinq tons primitifs, qu'il n'emploie pas à l'étal pur, mais en les mélangeant : un bleu de cobalt épais et granuleux, pareil à celui des autres peintres de lécythcs; un rouge sombre et un jaune d'ocre dont la combinaison fournit les tons nuancés des chevelures et des chairs ; un rose violacé; un vert sombre qui a presque partout tourné au noir; ce dernier ton a la m^me consistance granuleuse <|ue le bleu de cobalt et s'obtient peut-^tre en le mêlant au jaune d'ocre. L'esquisse qu'on retrouve en quelques rares endroits semble tracée au jaune d'ocre sombre.

Le vase brisé en de très nombreux fragments a été recollé, mais la peinture n'a pas subi de restaurations.

Offrande au tombeau. Le sujet qui comprend quatre personnages est développé sur tout le tour de la panse. Au centre, une stèle dressée sur un socle à degrés et supportant un large bouqiret d'acanthe (le fût de la stèle peint en bleu, le couronnement rose(?) avec des cercles noirs, et des raies verticales ; l'acanthe vert sombre avec du rose violacé entre les feuilles: une feuille vue de face, deux autres de profil). Sur le socfe où sont posés des lemnisques (violets) est assis,

l68 VASES GRECS DU MUSÉE DE MADRID

face à gauche, un jeune homme imberbe, le bras gauche accoudé sur un objet invisible, l'autre posé sur les genoux. Le corps est vu de trois quarts, la tête, d'un très beau dessin, placée de profil. Les chairs sont d'un rouge sang, relevé de jaune, avec des hachures du même ton plus sombre, pour marquer les ombres; les cheveux, bouclés, ont la même couleur que les parties ombrées des chairs; le torse est nu ; le bas du corps et l'épaule gauche couverts d'un himation blanc, dont les plis sont indiqués à l'ocre clair. En face de ce personnage, à gauche, est debout un jeune homme drapé, appuyé sur un bâton. Les chairs et la chevelure sont traitées de la mrme manière; son vêtement se compose d'un grand himation sombre (rouge violacé), qui couvre le derrière de' la tête et ne laisse à nu que l'avant-bras droit. Derrière lui s'avançait une femme, portant de la main gauche une large corbeille, ne reste plus de cette figure que le bas du chiton (ocre et rouge) et la corbeille (jaune). Adroite de la stèle, se tenait un jeune homme drapé, dont seulement la tête (même technique que les précédents) et l'épaule (himation brun violacé) sont encore visibles.

Au-dessous du sujet sur la panse, une zone ocre clair; au-dessus, à rt'paulc, une zone d'un ton gris ^verdâtre. Acquis on Grèce par De la Rada.

(lolli^non, Monum. Pioij, XII, p. 43 et suiv., pi. V, ,

VASES A'ITIQLKS A FKîLRES HLANCIIES SUK FOND iNOlK

Il ne s'agit pas encore du .sl>lc.dil de Gnaihia ri «le In céramique noire à décor floral, mais de vases dont les sujets appartiennent au répertoire des figures rouges. L'emploi de la couleur blanche pour détacher les personnages^ sur le vernis noir n'est pas une invention récente dans Thistoire de la poterie antique. On en peut trouver des exemples des le ▼II* siècle (Walters, Aric. Pott., H, p. 297 et suiv.). Andocide et Nikosthènes connaissaient déjà cette technique (Pottier, Calai., 644; Louvre, F 11 4, aoS); depuis lors, elle semble avoir toujours gardé quelques partisans. Elle revient en faveur au IV* siècle avant Fabandon de la peinture u personnages et produit alors des vases tels que les deux suivants. Elle remporte tout à fait pendant la dernière période de la céramique peinte, lorsque la mode se décide pour l'ornement floral et que l'on cherche à imiter les vases de métal décorés de fines incrustations.

L'hydrie n* Saa (Œdipe et le Sphinx) a été trouvée en Cyrénaïque. Il n'est pas certain qu'elle provienne d'un atelier athénien. La technique des figures blanches était connue des fabriques provinciales, qui s'employaient à contrefaire les produits attiques; nous la retrouverons bientôt en Italie.

L'alabastre n* 323 semble sinon d'une date, du moins d'un style un peu plus récent. Les incisions et les retouches rouges et jaunes qui rehaussent les tons blancs nous rapprochent déjà beaucoup plus du style de Gnathia.

Sur les vases à figures blanches du iv* siècle, cf. Furtwiingler-Reichhold, âriech. Vasenm., texte de la pi. loo.

a22 (Inv. 111^3). flydrie. Haut., o™2^.

Panse massive et rebondie; col court et mince à large rebord; anses latérales peu relevées, mais légèrement coudées en leur milieu; pied convexe.

Terre bistre, de grain fin, qui était recouverte d'un vernis noir de belle qualité sur toute la surface du vase. Le vernis a par endroits complètement disparu, ou tourné au rouge violacé. Le décor était dessiné sur le fond noir au moyen d'une couleur blanche épaisse, qui a pris un ton jaunâtre. On distingue sur les personnages quelques retouches d'une couleur diflérente, peu t-ôlre jaunes. La surface du vase est endommagée.

Un sujet encadré, sur la face antérieure de la panse.

Œdipe et le Sphinx. A gauche, Œdipe, imberbe, est assis sur un rocher, la jambe gauche relevée, tenant en main deux longs javelots (chlamyde (?); pétase tombé dans le dos). Le Sphinx lui fait face, à droite, assis, les ailes à demi déployées, une des pattes antérieures levées.

Au-dessous du sujet et tout autour de la panse, un rang d'oves; à droite et à gauche, ainsi qu'autour du col, un rang de petits carrés remplis d'une croix. A.u-dessus du sujet, dans l'encadrement, une palmette.

Coll. Asensi. Trouvée en Gyrénaïque.

:V2ii (Inv. ii569). Alabastre. Haut., o'-iô.

Panse effilée; pied profilé. L'embouchure recollée ne semble pas antique.

Terre altique rosée, entièrement recouverte d'un enduit noir lustré. Peinture en blanc mat, avec retouches rouges et bistres. Quelques incisions. Décor en partie effacé.

Sur la panse, occupant toute la hauteur du vase, un Éros ailé, tenant un miroir. Le dieu est nu, tourné vers la gauche, la jambe droite posée sur un chapiteau ionique, le corps penché en avant, le bras gauche posant sur le genou droit. Du bras droit il élève un miroir orné de palmettes (?) (relouches rouges sur les ailes, bistres sur la chevelure; la musculature indiquée par des traits bistres. Les deux bras, le bas de la jambe droite, la partie gauche de la tête sont effacés).

Sur le revers du vase, une haute lige blanche accostée de six rinceaux. Dans le bas, à sa droite, une rosace (?) rehaussée de rouge; à sa gauche, un alabastre, rehaussé de jaune bistre. Au bas de la panse, une zone d'oves incisée; un filet réservé ù l'ai lâche du pied,

Coll. Salamanca,

VASr.S \ KKitllES IlOLGES ni: L ITALIK MIÎRIDIONALE

Toutes les grandes séries de la céramique peinte italiote eoni représentées au Musée de Madrid. Les vases apuliens, qui, d'ordinaire, abondent dans les collections formées en Italie, sont relativement peu nombreux. La Campanie fournil le lot principaL

J*ai réparti en quatre groupes la céramique à figures rouges. En tête viennent les vases de slyle atticisant, imitations fidèles, parfois même trompeuses, des produits grecs importés. Ces vases se sont rencontrés en divers points de la Grande Grèce; il semble difRcile d'en localiser avec précision la ou les fabriques. Ge (|u*on peut dire, c'est que les potiers campaniens se sont souvent exercés à la contrefaçon du style attique. J'en vois la preuve dans le fait que l'imitalion littérale des modèles attiques coïncide souvent avec Temploi d'une tecbnique spéciale aux ateliers de la Campanie, celle des figures peintes h la couleur rose sur fond noir. Tel est le cas des petits skyphos portant pour tout sujet une cbouette semblable à celle des monnaies attiques; ces vases sont certainement campaniens (n- 566-569). '

Pour les séries de slyle proprement italiote, j'ai respecté le classement traditionnel, qui correspond aux divisions géographiques de la Grande Grèce, et j'ai distingué trois groupes, lucanien, apulien, campanien. Au chef-d'œuvre d'Asstéas, le cratère de la folie d'HérakIès, j'ai fait une place d'honneur, mais sans ouvrir pour lui et ses semblables, comme on le fait parfois, une rubrique nouvelle. Le style d'Asstéas, ou de Paestum, n'est en somme qu'une variété du style campanien.

Un quatrième groupe, assez disparate, comprend tous les vases italiotes à figures rouges que nous n'avons pu répartir entre les trois précédents. Quelques-uns témoignent d'influences étrusques. Les plus curieux sont des cratères que décorent des scènes burlesques, traitées dans le style le plus enfantin. Ce sont les plus mauvais produits de la fabrique italiote, mais non les moins curieux. Avec les beaux vases atticisants du premier groupe, ils marquent les deux niveaux extrêmes de l'art céramique dans les ateliers de la Grande Grèce. Là, nous trouvons sur de l'argile italiote de véritables peintures attiques, exécutées par des colons de race grecque. Ici se montre Tart indigène, messapien, osque ou samnite. On peut apprécier devant ces dessins barbares les services rendus à Tindustrie italiote par les modèles et les artistes venus d'Athènes.

Rappelons sommairement ce qui est aujourd'hui connu sur la date des séries italiotes. La fabrication des vases à figures rouges s'étend en Italie sur une période d'environ deux siècles, à laquelle on peut donner pour limites approximatives les années ^5o et 25o av. J.-C. Cette longue durée explique les multiples variétés de style qu'on observe parmi les produits d'une même région. Le classement chronologique de ces variétés est rendu ici difficile, beaucoup plus difficile que pour les séries attiques, par la rareté des inscriptions céramiques. Dans l'ensemble, les vases atticisants représentent le groupe le plus ancien. Les grands vases campaniens ou apuliens, tels que le cratère d'Asstéas et l'amphore n* 346, sont pour la plupart de la première moitié du iv® siècle. Les petites poteries campanienncs ù sujets banals, les menus vases apuliens, dont le décor évolue vers le style de Gnathia, appartiennent aux derniers temps de la production et datent en partie du m" siècle. Avec le style de Gnathia nous pouvons descendre jusqu'au 11*.

ioTM 01 1** h - 1 < I r \rrigti i^S

VA8B.S ITAUOTR8 A l-liil liè-.> liotohi» i>K PUR ilTYLB ATTIQUB

Les vases suivants, que nous pinçons en Ic^le des séries ita- Ilotes, ont les plus étroits rapports avec les derniers produite de la fabrique attique. Hn ce qui concerne le style et les st^jets, il ne faut pais parler ici de ressemblances, mais d'identité. Un seul indice à peu près sur justifie ici l'attribution aux ateliers de la Grande Grèce, c'est l'aspect de l'argile et du vernis noir. On remarque que la pAte, quel que soit le point où s'est arrêtée la cuisson, n'a jamais le ton rose de la terre attique. Cette légère différence de couleur ne saurait s'exprimer par des mots, mais elle devient bienté^t sensible à ceux qui ont manié de nombreux vases appartenant aux deux fabriques. Le vernis noir ne semble pas être en Italie d'une composition nouvelle; il faut noter cependant qu'il a souvent des reflets violacés et qu'il ne tourne que très rarement au rouge, par grandes taches, comme fait le vernis attique. J'avais cru quelque temps pouvoir établir ce fait, où Ton eût trouvé un précieux critère, que le vernis italiote ne se décolorait jamais par oxydation. Ces accidents de cuisson, j'ai pu depuis lors m'en convaincre, demeurent très rares, mais ne sont pas sans exemples, au moins dans la fabrique campaniennc et dans les vases italiotes de style attique dont on va voir ici quelques spécimens.

L'identité de ces peintures, sur terre italiote, avec celles des poteries attiques, ne peut trouver qu'une explication. Les vases en question proviennent certainement d'ateliers établis dans la Grande Grèce, où travaillaient des artistes de race grecque, tout fraîchement sortis des ateliers de la métropole. En m(^mc temps que se dessine sa décadence, la fabrique athénienne exporte, avec ses ouvriers, ses procédés et son style, d'abord dans la Grèce propre, et bientôt par delà ses frontières. Ainsi se forme, pour la décoration céramique, une sorte de style commun, une y.z\%^ qui n'a plus d'atliquc que son origine et

17^ Vases grecs du Musés de MADRtb

que l'on parle couramment dans Tltalie du Sud. Il est prudent de ne point préciser à l'extrême, pour les vases de cette catégorie, les lieux de fabrication. Tout au plus peut-on remarquer que la qualité du vernis et de la terre est, à très peu de chose près, la môme dans certains d'entre eux (par exemple les n*' 326 et 827) et dans le célèbre cratère d'Asstéas, généralement attribué à un atelier de Paestum.

Dans les meilleures peintures de ce style ilaliote atticisant, on pourra noter les détails suivants, sans méconnaître qu'ils ne leur sont pas spéciaux et qu'on les rencontre déjà dans les vases attiques de la décadence. Les yeux des personnages sont gros et ronds, largement ouverts; les mamelons des seins indiqués par des cercles et non par des points noirs. Le milieu du cou est souvent barré d'un trait fin pour indiquer ce pli qu'on appelle le collier de Vénus et que les sculpteurs du style praxitétien marquent dans leurs statues avec quelque insistance. Le terrain est semé de pierres, de plantes et de fleurettes. Dans les exemplaires les plus soignés, le dessin est encore d'une belle fermeté et correspond à celui des œuvres attiques exécutées dans le dernier quart du v* siècle. Les tètes de face et les raccourcis sont rendus sans erreurs; les attitudes gardent une élégance sculpturale. Les sujets, comme dans les dernières séries attiques, ont pour la plupart un caractère dionysiaque. Le décor accessoire reste d'une grande sobriété. Les costumes ne nous montrent aucune particularité dont les peintures grecques ne nous aient déjà fourni l'exemple. Peut-être faut-il noter comme un indice de l'origine italiote la présence de la situle que portent souvent des serviteurs dans les scènes dionysiaques. (Cf. n°* 82/4 et 827.)

Je ne sache pas qu'on ait jamais fait de ces vases atticisanis une étude spéciale. L'un des meilleurs comme exécution, et le plus fréquemment cité, est le cratère du Louvre qui représente la purification d'Oreste (Uoscher, Lexicon, s. v. OresteSy col. 983). C'est certainement à tort qu'on en a contesté Torigine italiote.

Sur le style attique dans les ateliers de la Grande Grèce, cf. rurlwiingler-Reichhold, Griech. VasenmaL, pi. lao.

VA*KH iTAi.ioTiê nu rvn <tyi.r ATTiQtt 17$

:I24 vluv. 11071)). Cratère campaniforme. Hauteur, o*. 15. (IM. \XXVII.)

Panse cyHiidri(|ue; ans» rabattues; ressaut à l'arête du pied.

Terre bisire clair, surface bistre roaé, recouverte d'une \6gbre et flne concrétion blanch&tre. Fond noir lustré. Desain au trait noir brillant. Pas de reloucbes. Traces de l'esquisse. Bon étal de conservation. Dessin très soigné.

In sujet sur chaque face.

\. EDgagemeut d'une jo^ieuse de flûte pour le banquet. Au centre, un jeune homme, nu, debout, portant un thyrsc du bras gauclie (cocryphale féminin scmr de points noirs, chignon : hiniation posé sur le bras gauche). Vin face de lui, à gauche, une jeune fille, debout, les yeux baissés, tient de la main droite une double fltUe, de l'autre un tvmpanon (cécryphale semé d'étoiles, bracelets, collier de perles, souliers bas). Klle est nue, un himntion rejeté sur le bras gauche. Le jeune homme l'examine avec une grave attention, la main droite posée sur son bras gauche et écartant la draperie dont il vient de la dévêtir. Derrière lui a droite, tourne dans le mcme sens, un jeune serviteur, nu, représenté avec les attributs des Satyres (cornes, petite queue de cheval), tient de la main gauche un candélabre à plateau pour le jeu du kottabos, de l'autre une grande situle. A sa partie supérieure le candélabre porte un crochet auquel est suspendu un long Icmnisque. Derrière la joueuse de flûte, à gauche, un lemnis<|ue dans le champ; devant elle, h terre, un rinceau.

B. Trois éphàbes drapés Celui du milieu s'appuie sur un bâton ; celui de droite, vu de trois quarts par derrière, est entièrement enveloppé dans son htmation ; celui de gauche a l'épaule et le bras droit découverts. Dans le champ, en haut, un ornement en forme de croix.

Autour du col, une branche de laurier sans fruits. Sous les sujets, une grecque mêlée de croix. Sous chaque anse, une grande pal mette à volutes, accostée de rinceaux; à l'attache des anses, une bande de palmettes.

Coll. Salamanca.

Mélida, Vatos griegos, p. 35; Ossorio, Vasos griegot, pi. XII.

:$25 (Inv. 11081J. Cratère campaniforme. Haut., o"'3a.

Panse ret)ondie; pied large avec ressaut près de l'arête.

Terre bistre; surface bblre légèrement rose. Fond noir lustré et bronsé. Dessin au trait noir presque mat. Pas de retouches. Traces de l'esquiue. Bon élat de coQservalton. *

176 VASES ÛRECS bu MUSÉE DE MADRID

Un sujet sur chaque face.

A. Athlète vainqueur et Niké. A gauche, debout et nu, un athlète imberbe, tenant de la main droite un rameau de laurier, de l'autre un bouclier rond ; il porte un long lemnisque noué autour du bras droit (même bandelette autour de la tête). Devant lui, à droite, une Niké, assise sur un siège cubique sans doFsier, lui présente une large phiale (cécryphale orné de dents de loup, en forme de béret, enveloppant (complètement la chevelure, chiton sans manches^ collier et bracelets. Sur le siège, un ornement peu distinct qui veut peut-être figurer un nœud de bandelettes). Dans le champ, deux bandelettes nouées en couronne, pareille à celle que porte l'athlète autour de la tête ; un grand lemnisque, pareil à celui qu'il a autour du bras. Sur le col, deux plantes épanouies en palmettes.

B. Deux éphèbes drapés. Ils se font face, debout, le bras droit dégagé de l'himation, et appuyés sur un bâton. Entre eux, une petite stèle, vue de trois quarts, sans ornements, sur laquelle est peinte de haut en bas l'inscription :

Dans le champ, un disque.

Sur le col, une branche de laurier sans fruits. Sous chaque sujet, une grecque mêlée de croix.

Coll. Salamanca(?).

Millingen, Peintures antiques inédites de vases grecs^ Rome, i8i3, p. 70, pi. XLVU.

326 (Inv. 11078). Cratère campaniforme. Hauteur, 0-37. (PI. XXXVIII.)

* Panse rebondie; pied haut et large, avec très léger ressaut à l'arête. Terre bistre rosé; surface du même ton, recouverte çà et là de dépôts bruns. Fond noir peu brillant. Dessin au trait noir presque mat. Retouches jaunes pâles, détaillées en brun. Traces de l'esquisse. Bon état de conservation.

Un sujet sur chaque face.

A. Githarèds vainqueur. A droite, un homme imberbe, assis et demi nu, tenant de la main droite le plectre, de l'autre une cithare, à bras minces; dont la panse est faite d'une carapace de tortue. H est couronné d'un diadème et d'une guirlande de feuillage tressée (jaune); un lemnisque est noué à son poignet gauche. Derrière lui, un Ihyrse. Une Ménade, debout devant lui, vue de trois quarts, tient de la main droite une œnochoé (Jaune paie détaillée en brun) et lui présente de

▼ASB8 ITALIOTBt Dl PUR 9TYLK ATTIQrS I77

l'aulre une pliialc (bandelcUe dans les cheveux, ooUier et bracelets; chiton sans manches, avec double bande noire verticale, n^bride). Derrière elle, assis Tace à dniilc. un Silène nu, tenant de la main gaudie UD caotharc, de l'autre un tliyrse (couronne tressée autour de la télé, queue de cheval). Dans le champ, un Icmnisque et un tympanon, à cordons noIlAnts.

B. Trois éphibes drapés. Celui du milieu tourné à droito, les deux autres lui faisant face. Tous trois, appuyés sur des bâtons, le bras droit dégagé du manteau, vt^tus d'un hiniation bordé de noir qui laisse k nu l'épaule droite. Dans le champ, en haut, un flis<]ue.

Sur le col, une branche de laurier sans fruits. Au-dessous des sujets, une grecque mêlée de croix. Sous chaque anse, une double palmelte, accosttW* de pédoncules à rinceaux. A l'attache des anses, bandes de languettes.

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vasot griegot, pi. \V.

IV27 (Inv. iio5o). Cratère A anses basses. Hauteur, 0-44. IM WWIII.)

Panse haute et très évasée; anses longues relevées presque verlicalcmenl; pied haut cl conique, avec Olet en creux à l'arétc; filet en relief au bas de la panse*.

Terre bistre, surface bistre légèrement rosé. Fond noir terne. Dessin au trait noir brillant. Kelouches jaunes et blanches. Bon état de conservation.

Ln sujet sur chaque face.

A. Dionysos et Ariane sur un char. Le dieu, vu de trois quarts, demi nu, tient de la main droite un canlhare,dc l'autre un rameau chargé de fleurs, et les rênes du char (lemnisquc et lierre dans les cheveux). Ariane, à sa gauche, tient de la main gauche un tympanon (cécryphale, chignon en flamme, diadème à perles blanches, cliiton sans manches, himation, bracelet et collier). Le char, traîné par deux cerfs, marche vers la droite; tout le groupe est vu de trois quarts (roues blanclies et jaunes; palmettes blanches sur la caisse du char; les cerfs tachetés de blanc et de noir, avec des bois jaunes et blancs). A gauche, un Silène nu suit l'attelage, tenant de la main droite un amdélabre pour le koltabos (jaune et blanc), de l'autre une situle (couronne blanche, queue de cheval). A ses pieds court un lièvre. Sur le sol, indiqué par des lignes de points blancs, deux plantes épanouies en palmettes. Dans le champ, un lemnisque.

B. Trois éphèbes nos. Celui de gauche, assis sur une draperie, la main gauche tendue en avant. Celui du milieu del>out, présentant une couronne au précédent et appuyé de la main gauche sur un bAton (bandelette blanche dans les cheveux, himation roulé autour du bras gauche). Celui de droite, dans la même attitude, élevant de la main

O. LCHOLl. l3

17^ VASES GRECS DU MUS^E DE «lADtltb

droite une strigile. Sur le sol, des lignes de points blancs. Dans le champ, en haut, un disque et un rectangle.

Sur le col, branche de laurier avec fruits. Sous A., une bande de palmeties alternant avec des lotus blancs. Sous B, une grecque mêlée de croix. Au-dessus de chaque anse, une palmette oblique.

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vasos griegos, pi. Xll.

328 (Inv. 110^7). Cratère campaniforme. Haut., o"33.

Panse cylindrique; col largement évasé.

Terre bistre, surface bistre sombre. Fond noir terne. Dessin au trait noir mat. Pas de retouches. Quelques morceaux recollés sans restaurations notables.

Un sujet sur chaque face. •

A. Femme entre deux éphèbes. Elle est assise, face à gauche, sur un siège invisible, tenant des deu\ mains une grande corbeille cylindrique, dont elle soulève le couvercle (haut bonnet phrygien, tacheté de noir, chiton plissé à manches, himation bordé de noir; sur la corbeille, ornements dessinant des grecques et des feuillages). Devant elle, à gauche, un jeune homme debout lui fait face, appuyé de la main droite sur son bouclier, de l'autre sur sa lance (pétase, chlamyde agrafée sur la poitrine et rejetée dans le dos; sur le bouclier, en épisème, un cercle noir cerné de points). A droite, se tient un personnage semblable, appuyé sur sa lance, un étroit himation posé sur l'épaule.

B. Deux éphèbes drapés. Ils sont tous deux appuyés sur un bâton^ et se regardent; celui de droite vu de face, l'autre de profil (himation bordé de noir).

Sur le col, branche de laurier sans fruits. Sous les sujets, grecque mêlée de croix. Sous chaque anse, une grande palmette, entourée de son pédoncule et accostée de deux rinceaux. A l'attache des anses, l)ande de languettes.

C40II. Salamanca.

îftiO (Inv. 1 1090). Cratère campaniforme. Hauteur, o"^o. (PI. WXIX.)

Panse haute; anses larges et massives; ressaut à Tarètc du pied. Terre bistro, surface bistre rosée. Fond noir assez terne. Dessin au trait noir peu brillant. Ueiouches jaunes. Assez bon état de conservation.

Un sujet sur chaque face.

A. Scène dionysiaque. Au centre, Dionysos (?), debout et nu, s'ap|)uie du bras gauche sur un Ihyrse et présente de l'autre un canard

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à U Mëiiade qui eti iitsite k ta gauche (coumnne de laurier k rcuillr» jaunes, himalion élmit poaé sur les avant- bras) La M<^nado lient dr la main gauche un tym|Ninon (céoryphale, chignon en nanimo. colhcr el bracelet jaunes, chiton »ans manchet, k bande noire verticale). A droite du gn>upc, un Silène nu, vu de trois quarts, regardant vers le groupe prêctHlent, assis sur une amphore pansue entourée d'une guirlande de lierre, el tenant du bras gauche un Uiyrse. Dans le champ, une longue échar|)C. ornée de points noirs.

B. Trois éphèbes drapés. Celui du milieu, face k gauche, entièrement enveloppé dans son himation ; C4îlui de gauche appuyé sur un bâton; le troisième ayant seulement l'épaule et le coude droit» hors du manteau. Dans le champ, un disque.

Sur le col, une branche de laurier sans Truils. Sous les sujets, une grecque mêlée de croix. Sous chaque anse, une double pal mette accostée de pédoncules à rinceaux. A l'attache des anses, bande de languettes.

Coll. Salamanca.

OMorio, Vasos griegot^ pi. \IV.

l80 VASES GRECS DU MUSEE DE MADRID

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