‹ Vases grecs et italo-grecs du Musée Archéologique de MadridChapitre 7 sur 34 · APOGEE DE LA PEINTURE A FIGURES NOIRES · texte numérisé non relu

APOGEE DE LA PEINTURE A FIGURES NOIRES

J'ai rassemblé ici quelques vases, de style avancé, déjà contemporains des premières figures rouges, qui sont tous d*un travail excellent. C'est à ce dernier titre qu'il faut les séparer des produits de fabrication courante, dont se composent les groupes suivants. Le procédé des figures noires est déjà tout près de céder la place à une technique nouvelle, mais le style n'a pas cessé de progresser et ne témoigne encore d'aucune lassitude. La date relativement récente de ces vases se reconnaît à plusieurs signes; c'est d'abord l'emploi simultané des deux techniques rivales; c'est aussi la présence de motifs ornementaux, comme les palmettes couchées, que nous retrouverons constamment dans la céramique à figures rouges; c'est, enfin, la liberté plus grande du dessin, la souplesse des attitudes, le rendu plus habile des draperies flottantes.

La grande amphore n° 63, signée par Andocide, est un des trois vases de ce potier traités à la fois selon les deux techniques (cf. l'amphore du Louvre F 2o3 et la coupe de Palerme, Arch. Jahrb.y 1889, IV, pi. 4; un vase semblable, mais non signé, a été publié par G. Smith, The Formun Collection, n. io5). Les deux tableaux valent plus par le fini de l'exécution que par la composition et le mouvement des scènes. De part et d'autre, l'ensemble est un peu froid, l'allure compassée, mais avec cette belle tenue et cette délicatesse du dessin qui caractérisent les œuvres du maître. Je ne sais si, comme le suppose Furtwangler {Griech. VasenmaLy I, p. 17), Andocide usait des deux techniques, sur un même vase, pour montrer la supériorité de la plus récente. En tout cas, devant l'amphore de Madrid, on serait plutôt tenté de conclure en faveur des figures noires. L'auteur du groupe de» quatre divinités n'est certes pas un

VASM ATTIQtlIt A rtOl HM iioiiin 35

dt^buUnl dans la peinture «ur fond clair, mais il ne manio pta • I pinceau avrc auUini do maltriitc que le burin. I^ travail dinciaion est, dans l'autro tableau, d*une incomparable flnetae.

Les deux vancs n** 6.^ et 65 sont du mt^mo ly|>c que le prédf dent« d*une facture aussi soignée, mais peints dans une tout autre manière. L'ampbon* n*6.^ nous donne un l>eau spécimen d'une représentation familière aux peintres de flgures noires : le combat d'Iléraklès contre les Amazones, {datai, of FilziriUUun Mitseum, pi. \III; Gsell, Vulci, pi. V-VI). Le sujet du revers (Atbéna et les joueurs de des) se retrouve presque identique sur une amphore de Londres, à figures rouges et noires, qui est certainement de l'atelier d'Andocide. Comme cet artiste signe toujours avec la formule irc{r,?£v, et parait Aire, non pas un peintre, mais un potier; comme, d'autre pari, notre amphore aux joueurs de dés présente exactement la forme et le décor accessoire de celles qui portent son nom, il ne serait pas absurde d'y reconnaître une pièce modelée dans le môme atelier, niais peinte par un autre maître.

La même remarque s'applique à l'amphore n* 65, déjà publiée par Von Bienkowski. On y voit représenté un épisode peu connu de la vie d'Héraklès, le combat contre Eurytos et ses fils, pour la possession de lole.

L'hydric n® 66 nous montre une jolie variante du tableau classique des Athéniennes à la fonlaine. Tandis qu'une femme 8*éloigne à droite, en respirant une fleur, un vase posé sur la léte, une autre s'arrête, au moment de présenter son hydrie au jet d'eau, en apercevant un enfant qui s'est glissé dans la niche de la fontaine et prend une douche, accroupi sous la tête de lion.

L'hydrie n* 68, signalée jadis, était depuis longtemps cataloguée comme disparue. La scène principale, dont une inscription précise le sens, est tirée d'un épisode homérique. C'est le départ de Priam pour le camp des Grecs, en présence de Paris. En fait, il s'agit simplement d'un sujet banal et passe-partout, le départ en char, dont quelques additions ingénieuses ont renouvelé l'intérêt.

L'hydrie n° 09, dont le sujet n'a rien non plus d'inédit

36 TASES GRECS DU MUsés DE MADtllD

. (rapt du trépied), mérite pourtant une attention spéciale. Je ne connais pas de peinture à figures noires d'un style plus libre et plus vigoureux. Bien des peintres de figures rouges n'ont jamais su donner à leurs personnages cette beauté de geste et ce solide aplomb. Les mains d'Héraklès, ses bras contractés dans Tcffort sont d'un dessin irréprochable; les attitudes n'ont plus la moindre gaucherie; les visages, à l'expression sévère, ont perdu le sourire archaïque. La scène classique du rapt du trépied s'est réduite à ses éléments essentiels; les personnages secondaires ont disparu, pour laisser le champ libre au dieu et au héros, dont le groupe harmonieux et simple a quelque chose de sculptural. En comparant ce vase, des dernières années du vi® siècle, à l'hydrie n. 5i, qui n'est pas antérieure à 56o av. J.-C, on peut mesurer l'importance des progrès accomplis par les peintres attiques, au cours des cinquante années qui représentent la belle époque des figures noires. On notera aussi les modifications apportées à la forme de l'hydrie. La panse a perdu son profil ovoïde pour accuser nettement le méplat de l'épaule; le col plus haut et plus large fait mieux équilibre au reste du vase. En revanche, l'artiste se montre conservateur dans la composition du décor accessoire. La zone d'animaux qui souligne le sujet central, et la zone de guerriers peinte à l'épaule témoignent qu'il se souvient encore des modèles corinthiens.

63 (Inv. 11008). Grande amphore signée par Andocide. Haut., 0-61. (PI. VetVI.)

Col large, haut rebord; panse massive; anses larges avec méplat saillant sur la tranche; pied large profilé (tore et fllet).

Terre rosée, surface orangée. Beau noir lustré. Quelques rares retouches blanches dans le tableau A. Pas d'incisions dans le tableau B, sauf sur répisème du bouclier.

Un grand tableau sur chaque face de In panse, avec figures noires d'un côté, figures rouges de l'autre.

?ÀSM ATTIQVtft A nOUAM MNAU $7

A. Mguret noiret. Dionysos entre deux Silènes et deux Ménades. Au centre Dlooysoe, liarbu, ix>uroniié de lierre (rcuillc» altcrtices rougee et noires), vêtu du chilon (fioinU rouget) el de l'Iiiiitâtioo (points incitas et boniur« roiifrc), est tlelK>iit, se r«toumAnt vers le gauche. Il tient de la main droito un rniiienu de vtfrne, de la gauche un canthare. De chaque i^lé, un Silène, nu, portant une couronne de lierre (rouge>. Celui de gauche, dont la tète est vue de fiioe, tieot dans sa main gauc^he un rnmeau de vigne. Les barhes de ces trois personnages sont striées d'incisions ondulées d'une finesse eitrême. Plus loin k droite et k gauche, deux Ménades dansant (chairs blanches, bandelette rouge dans les cheveux, long chiton rayé d'incisions oodulées). Celle de gauche tient des crotales; peut-être aussi celle de droite. Peinture endoininagéo.

B. Figures rouges. Groupe de diTinitès. A partir de la gauche, Ariémis, tournée vers la droite, debout, la main gauche levée (cheveux relevés en double chignon, par un diadrine réservé, d'où tombe une bandelette rouge, long rhiton semé d'étoiles noires; peau de panthère aux pattes nouées sur la poitrine, carquois). Apollon, tourné dans le môme sens, debout, jouant de la cithare (même coiffure, mais le diadème est remplacé par une simple bandelette rouge; long chiton et himation, cordon rouge au plectre). liera, faisant face à Apollon, debout, les avant-bras k moitié relevés (diadème, longues tresses; chiton, himation ramené en voile sur la tête). Derrière elle, tourné dans le même sens, Ares, barbu, debout, en armes, la main droite levée (casque corinthien, chiton et chlamyde, bouclier rond avec pour épisème un coq à crête rouge, cnémides). Pas d'incisions dans les chevelures. La prunelle des yeux indiquée d'un point noir pour les deux derniers personnages, d'un point entouré d'un cercle pour les deux premiers.

En haut des deux tableaux, zone de palmettes opposées entre de longs lotus, barrés par un entrelac horizontal. Sur les autres côtés du tableau B, zone de palmettes. Même zone au bas du tableau B. Sous chaque anse une large palmette; tige de feuilles stylisées sur la tranche des anses. Au bas de la panse, dents de loup et cercle rouge saillant. Sur le tore du pied, Tinscription gravée :

*Av5cxi3tj; ixstjyrv

Coll. Salamanca.

Publiée par Von Bienkowski, HevUta de archivos, 1899, p. 607, et Wiener Jahrethefle, IIl, 1900, p. 69 et sulv., ttg. 7 et 8; cf. aussi Baliel. deW Itl., 1845, p. aè (première mention du rtae, alors chez Braun); Klein, MeitUnignaL, p. 190, 3; Amer. Journ. of Archaeol.. 1896, p. i et sulv.; Furtwàngler-Reichhold, Griech. Vasenm., p. i5 et sulv. ; Wallers, Ane. Polt., I, p. 386; Ossorio,4'aJos yri^^of , pi. X\IX.

64 (Inv. 10918). Grande amphore. Haut., 0-61. (PI. VII et VIII.)

Même forme que la précédente.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré tournée par place au rouge. Retouches blanches et rouges. Travail d'incision soigné. Brisée et recollée avec des repeints sur les cassures.

Un grand tableau réservé sur chaque face de la panse.

A. Ajaz et Achille tirant au sort en présence d'Athéna. Au centre Athéna' debout, la tôte tournée à gauche, tenant la lance et levant la main gauche (chairs blanches, casque à haut cimier qui déborde sur la zone de palmettes et à crinière rouge, égide à écailles incisées, sur un long chiton rayé de rouge et semé d'étoiles). Ajax et Achille sont assis de chaque côté (pour l'un des deux [à droite] le siège, un cube légèrement évasé, a été oublié, mais la position, identique à celle de l'autre, est bien d'un homme assis). Les deux guerrieis tiennent chacun une lance de la main gauche, et de la main droite jettent les dés sur ime table de pierre, massive, qui les sépare (barbe rouge, cuirasse, chiton semé de svastikas incisés et cnémides bordées de rouge pour le guerrier de gauche; pour l'autre, chiton rayé de rouge). Ils ont placé derrière eux leurs casques posés sur leurs boucliers à double échancrure (casque à double cimier, à droite, aigrettes rouges; bordure rouge aux boucliers, en épisème, à gauche un bucrane blanc, à droite une couronne de feuillage blanche).

R. Combat d'Héraklès contre trois Amazones. Au centre Iléraklès s'élançant à droite, le pied gauche levé, brandit de la main droite une épée (poignée blanche), de la gauche saisit au casque l'Amazone qui est devant lui. 11 porte l'arc et le carquois (baudrier blanc) et la peau de lion. Devant lui une Amazone blessée, s'affaisse en fuyant vers la droite, la tête tournée à gauche (chairs blanches, casque à haut cimier, chiton court rayé de rouge). Elle se couvre d'un bouclier rond (bordure rouge, en épisème un trépied blanc) et brandit une lance de la main droite. Elle porte au côté une épée à poignée blanche. A droite, une autre Amazone debout (même costume, plus un court himation bordé de rouge) fait face ù Iléraklès avec sa lance et son bouclier (en épisème, une couronne de feuillage blanche). A gauche, derrière Iléraklès, une autre Amazone (même costume, moins l'himation) s'éloigne en se retournant à droite, tenant la lance basse et se couvrant aussi du bouclier.

Au-dessus de chaque tableau, bande de palmettes opposées entre des lotus très allongés, barrés d'un entrelac horizontal. .\u bas de la panse, dents de loup rayonnantes, (Uct rouge saillant. Filet réservé sur le pied. Sur la tranche des anses, lige de feuillage stylisé. Peinture npire sur le resta

TAtM ATTIQrtll A fioimi» nmftM S9

du vftte ei à rintérieur du col. Filrl rouffe k ml-hAuieur du rnl unn palmrttê tout chaque anse.

Coll. Salamanca.

Onorio, Vtuoi grUgot, pi. \X.

(US (Inv. ic>9iri). Grande amphore. Haut., o'kh- (PI. IX et X.)

Même forme que la précédente.

Terre Jaunâtre, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Retouchai rouges et blanches. Travail d'Incision très soigné. Bien conservée.

«Deux tableaux réservés, sur les deux faces de la panse.

.\. Combat d'HérakIés contre les fils d*Euryt08. A gauche, lieraklès debo:it (tuni(|uc courte, peau de lion, carquois flxé par un double cordon rouge) marche vers la droite, tenant Tare bandé à bout de bras. A ses pieds, un guerrier barbu (barbe rouge, longues tresses), est tombé sur le côté, tenant un arc k la main (carquois rayé de rouge à la ceinture, double cordon blanc à l'épaule gauche); audeasus de lui, l'inscription peinte :

Plus à droite, marchant à la rencontre d'Héraklès, dont la flèche le touche, un vieillard (cheveux et barbe blancs, chiton, et himation bordé et taché de rouge), la main gauche baissée, l'autre levée. En haut, rinscription :

Derrière le vieillard et marchant dans le même sens, un guerrier qui tend les bras en avant (barbe rouge, casque à haut cimier et crinière bordée de rouge, épée au côté, poignée et bout du fourreau blancs, chiton court semé de points rouges, cnémides). Près de sa tète, l'inscription :

O V O O T N A 'AvTçsXc (pour 'AvTÎçovo;?)

Derrière lui, une femme debout, lole, tendant les bras dans la même direction (chairs blanches, himation Bordé et taché de rouge, longues tresses). Devant elle, l'inscription :

4o TA8ES r.RECS DU MUSés DE MADRID

A ses pieds, un guerrier barbu, tombé sur le côté gauche (bonnet phrygien, chiton semé de points gravés et rouges, épée à poignée blanche). Devant lui, l'inscription :

On remarquera sur l'épaule de lole, une pomme (?) dans laquelle sont plantées quatre flèches; peut-être est-ce une moitié du même objet qu'on voit à terre, à ses pieds.

B. Banquet d'HérakIès. A gauche, Dionysos, barbu, marche vers la droite (barbe et couronne de lierre rouges, long chiton blanc, himation rayé de rouge dans le bas) embrassant du bras droit le cou d'un Silène, nu, qui tient une corne d'abondance dans la main gauche, une grande outre de la main droite. Au-dessus l'inscription (peut-être, comme le conjecture Bienrkowski le début du chant du citharède) :

AlOVAV^Oi <»N

Aiévuaov Yiv

A droite de ce groupe et tourné dans le même sens, un personnage barbu, debout, jouant de la cithare (bandelette rouge dans les cheveux, bas du chiton blanc, himation bordé de rouge, cordon et trait rouges, sur la cithare, dont le haut des bras est peint en blanc).

Devant lui, sur un lit de banquet (ornements blancs), près d'une table chargée de gâteaux (blancs) et de feuillages (rehaussés de rouge), Héraklès, barbu, tient une coupe dans la main droite et tourne la tête à droite (himation bordé et pointillé de rouge). Au-dessus, près d'un carquois, d'un arc et d'une massue (relouches rouges) pendus au mur, l'inscription :

X I O I O X^®^^ (scil. itvou)

Plus k droite, une femme debout, face à gauche (AlcmèneP) (chairs blanches, bandelette rouge dans les cheveux, chiton long, semé d'étoiles, himation bordé et pointillé de rouge), met une couronne (rouge) sur la tête d'HérakIès. Au-dessus des deux tètes :

XITO (pour XITTOÛ ?)

vAtit ATTiQVKt A noimit «OmBH

Les ét^9ltÊ blancs qui pendent de la lablr tonl ou bicti tle« morcr«tit cl«» pain roott (Benndorf, Branoi Vindobon., p. 3731, ou blon dc« lr«nrhr« de \Undi* (KurlwAngler-Ilcicliliolcl. (iriêch, \aâtnnml., pi. 83; Limj. /^îm. J/i/l.. 1894. pi. 9^; Pollak. .4fAr/i. Mill.. 189^. p. 176).

Au-deasua det dcui tahlMiux, mt^uio uiotif que sur le vaie prërédenl. A la beee, entre deux fileta rouges, clout le !»econd m relief, une tooe de den(a de loup rayonnantes. FUet réservi^ sur le pUnl ; tige de feuillage ttyliaéesur la trancbe dea ansea. Noir sur tout le reste du vase.

Coll. Salamanoa. Trouvée à Vuld.

Publiée et commenlée en dt^lail par \ on BicnkowskI, HevUta de archivos, 1899, p. 6o4, et JahtÊÊh^, III, 1900, p. (13 et suW., flg. 0 et 7; cf. aussi, Mlnervini, ÈÊêmoriê delta Henle Aeademia BrcoUmete, Napoll, i85i ; Vorleçebiâlier, n* s; Méllda.Kasos griegot, p. s5 et sulv.; Bethe, \rch. Anzeiç., 189S, p.' 5; ÛMorio, Votoi griegot, pi. \l\.

66 (Inv. 10934). Hydrie. Haut.. o-^S. (PI. XI.)

G>l évasé; épaule tombante; anses latérales courtes; pied légèrement concave en deasus, convexe sur la tranche.

Terre roaée, surface orangée. Peinture en noir lustré, tournée par place an bmn verd&tre. Retouches blanches et rouges. Travail d'Incision très aoigné. Quelques morceaux recollés. Pas de restaurations importantes.

Un tableau sur la panse, un autre sur Tépaulc.

A. Sur la panse. Femmes à la fontaine. Au centre, un édicule dorique, i trois colonnes portant un fronton (tympan et acrotères blancs). Entre les colonnes, deux têtes de lions (couronne rouge), d'où Teau tombe sur deux cubes de pierre (blancs). Sur le cube de droite, se tient accroupi un enfant, nu, qui reçoit en douche le jet de la fontaine. A gauche, une femme approche de l'autre jet une hydrie (chiton bordé de rouge, semé d'étoiles incisées, chairs blanches, prunelle indiquée d'un point noir, résille marquée de p<)int8 incisés et tenue par un bandeau rouge). Derrière elle, un groupe de deux femmes, portant chacune une hydrie sur la tête; l'une, face h la fontaine (même cnifTure que la précédente, même chiton recouvert d'un ample himation), élève de la main gauche trois courts rameaux de feuillages. L'autre, tournée vers la gauche (même costume, moins la résille, bordure rouge sur l'himation), respire une (leur rouge qu'elle tient de la main droite. (Traits rouges sur la panse des hvdries.) A droite de la fontaine, une autre femme (même costume que la précédente) s'approche, une hydrie dans les mains; une autre s*éloigne, portant sur la tête son hydrie pleine cl respirant une fleur rouge qu'elle tient de la main gauche.

B. Sur l'épaule. Scène gymnique (?). Au centre, un homme imberbe (chiton court, bandelette rouge dans les cheveux), monté sur un char i quatre chevaux (crinières et colliers rouges). Devant le char, nn

hi TASCS GBKC8 DU UVtéE DB MADHID

homme imberbe assis sur un siège sans dossier (rehauts blancs), drapé dans un himation, un haut bâton à la main. Derrière le char, un personnage identique causant avec un éphèbe (bandelette rouge dans les cheveux) qui porte de la main droite un bâton ou une lance, sur l'épaule un étroit himation.

Au-dessus de B. bandes de godrons noirs; à gauche, à droite et au-dessous de A, bande de palmcttcs. Au bas de la panse, cercles rouges, zone de dents de loup, filet noir saillant. Palmette sous l'anse postérieure. Le rebord du col et les anses latérales réservés, le reste du vase peint en noir, y compris l'intérieur du col.

Coll. Salamanca

Ossorlo, Vasos grietjus, pi. XXVIII Sur le sujet du tableau principal et le nom qu'il convient de donner à la fontaine (Dionysia?), cf. Furtwângler- Reichhold, Griech. VasenmaL, II, p. 119 et suiv.

67 (Inv. 1090A). Hydrie. Haut., 0-^6.

Col haut, très évasé; l'anse de la face postérieure, qui est brisée, était accostée de deux disques placés sur chant, à l'attache supérieure; anses latérales relevées; pied légèrement concave, à tranche légèrement convexe.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Travail d'incision soigné. La surface du vase est assez endommagée; la peinture noire s'est écaillée en maints endroits.

A. Tableau réservé sur la panse. Départ de guerriers, en présence d'un homme et de deux femmes. Au centre, tourné vers la droite, un homme barbu est assis sur un siège sans dossier à pieds croisés (barbe rouge, couronne de feuillage, chiton rayé de rouge et bordé d'une bande incisée, himation bordé de rouge, semé de rosaces incisées et rehaussées de points blancs, rehauts blancs sur le siège). Il tient de la main droite un rameau de feuillage, de la gauche un long sceptre, terminé par un fleuron à trois lobes. Devant lui et lui faisant face, deux femmes debout, l'une cachant l'autre (chairs blanches, prunelle marquée d'un point noir, couronnes de feuillage indiquées par des relouches rouges sur le noir de la chevelure, péplos bordé de rouge sur le côté du buste, avec ornements incisés, postes et points en bordure, losanges et points sur le bas du corps. L'une des deux femmes élève, pour la poser sur la tête de l'homme barbu, une couronne ou une bandelette, la seconde (celle qui est en partie cachée) lui touche d'une main la barbe, de l'autre les genoux. Derrière elles, face dans le môme sens, un hoplite barbu, debout (casque corinthien rehaussé de rouge, barbe rouge, cnémides, bouclier rond, bordé de rouge, avec en épisème un serpent blanc). Derrière lui, un cheval, monté par un cavalier drapé, couronné de feuillage et armé de la lance (retouches rouget sur la couronne.

▼4S«S ATTIQDBi k nooMi fNNUn 4S

rinmation. la crini^ro de la k>é(e). SctiU l'avanttrain du chevalet la |Mirtif antt^ricure du buste du cavalier sont vitiblea. A terre, à moitié caché, lui aut»i. par la bortiurc du tableau, un chien (collier rouget A giudie de la so^e, derrière rhoniine b/irbu, et facxs à droite, un quadrige, dont muI est visible l'avant train des chevaux (un cheval blanc k r^nes rouges, l<^ autres noirs, à collier rouge et harnais inci»ôs: Tun avec chanfrein blanc).

R. Tableau réservé sur Tépaule. Combat d'hoplites. Au centre, deui hoplites combattant avec la lance au-de^us d'un troisième, tombé k terre. L'un des deux porte un bouclier rond bonlé de rouge avec, en épisème, un œil blanc (?), et un casque k haut cimier; l'autre un bouclier échancré (baudriers blancs, chitons courts, cuirasseï», cnémides; points blancs sur le bouclier de l'homme tombé). A gauche un hoplite (même costume, en épisème un trépied blnnc) terrassé par un autre (en épisème un bucrane(P), rehauts blancs sur les casques, les baudriers, rouges sur les chitons). A droite, un groupe symétrique : un hoplite (même costume, en épisème une jambe), tombé k genoux, devant un autre qui le perce de sa lance (point blanc sur le bouclier).

Au-dessus du tableau B, t>andc de godrons, noirs et rouges. A droite et à gauche de A, lige de lierre, stylisée. .\u -dessous, t>andc de |)almettes. Au bas de la panse, dents de loup rayonnantes, filet rouge saillant. Bande réservée sous les anses latérales. Noir sur tout le reste du vase et à l'intérieur du col. Sous le pied les marques Incisées :

Coll. Ferra. ,

68 (Inv., 10920). Hydrie. Haut., o" 49. (PI. XI)

Col évasé; pied plat: épaule inclinée.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en l>cau noir lustré. Retouches rouges et blanches. Travail d'incision soigné.

A. Grand tableau réservé sur la panse. Départ de Priam pour le cimp des Grecs. .V droite, un cheval (crinière rouge) au pas vers la gauche, la tête harnachée et munie d'une muselière. Devant lui, un homme barbu, nu. qui l'entraîne par la bride, en tournant la tête à gauche (barbe rouge, bandelette rouge dans les cheveux, et baguette rouge dans la main gauche). Derrière le cheval tourné k droite, un homme barbu, Paris, en costume asiatique, armé de la lance, le bras gauche levé (bonnet rouge, tunique à manches et pantalon semé d'ornements incisés). Devant lui, au-dessus de la têle du cheval, l'inscription peinte en noir :

n A ^ I K A I. 0 J 0 nisi(;) xaXi;

Au centre, derrière l'homme nu, un vieillard, Priam, tourné vers la droite (barbe et cheveux blancs, himation rayé de rouge), montant sur un char attelé de deux chevaux (crinières et colliers rouges) dont les rênes sont tenues par un cocher, debout auprès d'eux (barbe rouge, long chiton entièrement blanc, couvert d'incisions ondulées). Derrière la tète des chevaux, un homme nu, barbu, portant une lance, en marche vers la droite et se retournant. A sa gauche, la tète d'un troisième cheval, non attelé (crinière rouge, muselière), dont on aperçoit les pattes derrière les roues du char. Près de la tête du vieillard, un arbre qui déploie ses branches dans le haut du tableau. A la droite, au-dessus des chevaux :

TéXr.ç %aX6(;

devant les chevaux :

Kioviç

B. Sur l'épaule au-dessus de A. Course en char. Deux quadriges, se dirigeant vers la droite. Les cochers, barbus, le torse penché, tenant des deux mains les rênes et une longue baguette (cheveux et barbe rouges, longue robe blanche). Les chevaux sont au galop, l'avant-train levé. Au-dessus du quadrige de gauche :

IXa TÔÎ6

au-dessous :

VITTIOV

au-dessus du quadrige de droite :

Ktv{a(;)

au-dessous :

IM I K I A ^ K p O f

Nix(aç x(a)Xè;

Au-dessus de B, bandes de godrons noirs; au-dessous de A, zone de boutons de lotus reliés par des entrelacs. A droite et à gauche, bande de palmettes. Au bas de la panse, dents de loup, fllet en relief, entre deux cercles incisés. Sous l'anse verticale, une paimettc. Noir sur le reste du vase et k l'intérieur du col. Double ûlet rouge autour de la panse, au-dessous de A.

Coll. Salamanca.

VAMt ATTiQt M A noimit JtOUUtt 45

ao/ifl. dêW /«!.. i8|3, p. 75; llcydemann, Ành. Jûhrb., tV, p|. lo; Overbeck. Heroengatlêriê, p. 4M; Kldn, i,i#6«/H|i(Aj<*hr., p. 4i; RotclMr, L«cte.,«. V. /Viamot, coll. 3957, flg. 6; OtMMrlo, IVuoi «/rit^of, pi. XXVIII.

im (Inv. 1091 n. Hydrie. Haut., o"45. (PI. Xll.)

Forme Irmpue ; épiule inclinée.

Terre Jaunâtre, tutftice orangée. Peinture en beau noir lutlré. Retouches rongea et blanches; r. ombreuses incluions d'un travail très soigné.

A. Tableau primnpal, sur la panse. Rapt du trépied. Iléraklès portant l'arc et le carquois, vjtu et coifTé do la peau de lion, par dessus un chiton court (lèvn) et barbe rouges, traits rouges sur la partie visible du chitot». ongf«)8 et dents du lion peints en blanc); il marche vers la droite, tenant des deux mains le trépied, la tête retournée vers la gauche. Apollon le suit, et a saisi de la main gauche un des anneaux du trépied. Il est vêtu d'un chiton court (rosaces blanches incisées, traits rouges sur les plis du bas), armé de l'arc et du carquois, et porte une couronne de laurier, sous laquelle ses cheveux retombent en longues mèches.

B. Sur l'épaule, au-dessous d'une bande de godrons noirs. Scène guerrière. A |)arlir de la droite et tournés à gauche, un homme barbu debout, portant une lance (rouge sur la barbe et l'himation); une femme dans la même attitude, portant une lance (chairs blanches, rouge sur l'himation); un vieillard assis (cheveux et barbe blancs), une lance à la main. Devant lui, et lui faisant face, un homme imberbe, vêtu d'un court himation, qui conduit un cheval (crinière et queue rouges); un guerrier armé de la lance et du bouclier, portant le casque k haut cimier, la cuirasse et les cnémides (rouges sur le bord du bouclier, les cnémides et la partie du chiton qui dépasse la cuirasse) ; un homme imberbe, appuyé sur sa lance (rouge sur les cheveux et rhimation).

C. Au-dessous du tableau principal. Animaux passant : un sanglier (défenses et contour du ventre blancs, col rouge) attaqué par deux lions (crinières rouges, ventres blancs); à droite, un second sanglier (défenses blanches).

A la base, dents de loup rayonnantes. Anneau saillant rouge, à l'attache du pied. Noir sur tout le reste du vase et à l'intérieur du col. Sous le pied la marque incisée :

Atf/ll .

GoU. Salamanca.

Ilélida, Vasoi griegês, p. a8; Ossorio, VoiOi griegos, pi. XXI.

46 VAStS GRECi 1)L MLsèE DE MAHlllh

VASES A FIGURES NOIRES DE FABRICATION COURANTE CONTEMPORAINS DES PREMIÈRES FIGURES ROUGES.

Ces vases se distinguent surtout des précédents par la qualité de Texécution, qui, sans être négligée, apparaît pourtant plus hâtive et plus routinière. Aucun d'eux ne porte en luimême une date précise, car les styles et les sujets qu'ils nous montrent sont de ceux que la tradition a très longtemps maintenus en faveur. Dans l'ensemble, ils appartiennent à l'époque des premières figures rouges.

Les deux amphores panathénaïques, n" 70, 71, qui manquent dans le catalogue de Brautschich, sont de bons spécimens du type traditionnel archaïque. On ne saurait les placer plus haut que les dernières années du vi* siècle, voire le début du v^ Le traitement des draperies dans le tableau de l'Alhéna promachos dénote un long chemin parcouru depuis l'époque du vase Burgon {Monumenti deW Istit., X, pi. XLVIII; Reinach, Hépert., 1, p. 2i4, 4)- Les palmettes peintes autour du col rappellent la série des amphores récentes, à décor clair disposé par zones (n"' 78 et suiv.). La plus petite, d'un dessin assez médiocre, présente au revers un sujet qui est sans analogue dans toute la série des vases panathénaïques. C'est un combat de deux hoplites, armés de la lance, du casque, des cnémides et du bouclier. Elle nous fournit la preuve, unique mais certaine, que les concours gymniques des Panathénées comprenaient, à la fin du vr siècle, une hoplomachie, (Sur les amphores panathénaïques, cf. Pottier, Calai., p. 790 et suiv.; Brautschich, Panalh. Preisamphoren.)

Les vases n^' 78-80, d'un type très répandu pendant la dernière période des figures noires, sont des amphores à zones circulaires et à motifs floraux. Ce mode de décoration tend u éliminer celui du tableau réservé sur fond noir. 11 n'est rien

moins qu'une invention récente, et c*ett dans Técolo d'Knékias qu'on en trouve les plus beaux exemples (Pottier, Votes (fil Louvre, F 57, 59). Mais il nVntre dons la fabrication courante et n'obtient sa grande faveur qu'à l'époque des premières figures rouges, sans doute sous rinfluencc des artiiitcA ioiiienu, tels que Nil^ostbènes, dont il rap|>cllc la manière. La forme spéciale d'ampbore à laquelle il s'applique est certainement plus réussie que celle 011 l'on peignait en nuHo|>c et nurtoiit que le type un peu lourd préféré par Aiidocidc. Le col, plus mince et mieux dégagé, s'accoste de deux anses plates trifides; le méplat de l'épaule est plus marqué. Des ornements tels que des lotus, des grecques, des palmettes sont disposés par zones autour du col, du baut et du bas de la panse. Doux grands motifs de fleurons et de palmettes, placés sous chaque anse, divisent en deux séries les personnages de la zone médiane. Les sujets dionysiaques abondent et sont presque de règle pour l'une des deux faces du vase. On y voit de grands rameaux de pampres déployés dans le cbamp, motif que connaissait déjà Hxékias, que popularise Nikostbènes et qui se répèle jusqu'à satiété dans les dernières poteries communes à figures noires. Les autres sujets sont pris au même répertoire que ceux des séries précédentes. Voici les plus notables de ceux qu'on trouvera sur nos vases : Héraklès rapportant le sanglier d'Érymanthe; Héraklès et les Cercopes, deux Amazones à cheval: Pelée enlevant Thétis; l^née portant Anchise; Thésée tuant le Minotaure. (Sur cette série, cf. Potlier, Calai,, p. 785 et suiv.; Vases du Louvre, II, pi. LX\X.)

70 (Inv. 10900). Grande amphore panathénaïque. Haut., 0*66.

Col court; panse très rebondie; épaule tomt>ante; base pointue. Terre rosée, surface orangée. Printurc en noir lustré, très efTacée par endroits. Retouches rouges et blanches; incisions. Assez bien conservée.

Un tableau réservé sur chaque face.

A. Athéna entre deux colonnettes doriques supportant chacune an coq. La déesse est tournée à gauche (chairs blanches, bandelette rouge autour du casque à haut cimier; égide à écailles incisées, chiton bordé de points et de postes, orné de losanges que rehaussent des

points blancs). Elle brandit la lance de la main gauche (faute habituelle due au procédé du dessin par ombre portée) et se couvre d'un bouclier rond (bordure rouge; en épisème, un Pégase blanc). De chaque côté, une colonnetle dorique, sur laquelle est perché un coq (rehauts rouges). Le long de la colonnette de gauche, Tinscription, peinte en grandes lettres noires :

Ton AOCNêOEN AôuON Tôiv 'A0Y;vr,6îv «Oawv

B. Char de course au galop. Le char, attelé de quatre chevaux, est en marche vers la droite; Técuyer (barbe rouge, long chilon blanc, ceinture rouge) tient les rênes et une longue baguette (trait rouge sur le char, crinières, queues et colliers des chevaux peints en rouge).

Sur chaque côté du col, bande de palmettes opposées, entre de longs lotus, barrés d'un entrelac horizontal. A la base du col, un anneau saillant rouge; au-dessous, zone de godrons noirs et rouges. Au bas de la panse, zone de dents de loup rayonnantes. Noir, sur tout le reste du vase et à l'intérieur du col.

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vasos griegos, pi. XXV.

71 (Inv. 10901). Amphore panathénaïque. Haut., o~ 48; pi. XIII.

Panse rebondie; épaule tombante; pied plat.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en noir lustré, tournée par places au rouge. Retouches blanches et rouges. Incisions soignées. Assez bonne conservation.

Un tableau réservé sur chaque face.

A. Athéna entre deux colonnettes supportant chacune un coq. Même composition que dans le vase précédent (chairs blaifches, prunelles noires, chiton semé de points rouges et d'étoiles incisées; sur le bouclier, en épisème, un arrière-train de cheval blanc).

Sur la colonnette de gauche, peint en rouge :

TONAO^NÊGÊN AOUON Tûv *A8r;vY;6»v 20X(>)v

B. Combat de deux hoplites. Celui de gauche fuit en se retour* nant. (Casques à liants cimiers rehaussés de blanc, chitons courts bordés de points blancs, cnémidcs rouges, cuirasse ornée de motifs rouges (hoplite de gauche), boucliers ronds bordés d'un trait rouge et de points blancs; en épisèmcs : un trépied, un oiseau volant).

Sur le col, et au-dessus des tableaux, mêmes motifs que dans la précédente. Noir sur tout le reste du vase.

VA»»» AtTiQi 1 imn jioinKs 49

(iargiulo, RêOÊtU ém motwmenli Iti pbu inîèrtuanU du y née de Sapin, S* éd., Hapl«t. 18^7» I. IV. pi. WIX.

OMorio, K«fM grtêçùi, pi. W V.

72(lnv. 1091 !i). Amphore. Haut., o* 44*

Panae large; pied plat; aniet trifldet.

Terre rotée, turtece orangff. Peinture en beau noir lii»trc. Veu de reloudiea rouges et blanrho^ Trnvnil (i'iiiri^ion trèn soigné. Bon état de oouenraUon.

La panse est dô<nr<*- de deux sujcU que séparent les ornements petnia sous les ansrs.

A. Héraklès rapportant à Eurysthée le sanglier d'Érymanthe. Au centre, llérak.lès, nu, tourné vers la droite (l>Arbe rouge et bandelette rouge dans les cbevcux), |K>rtc sur son épnulo gaucbe et soutient des deux bras le sanglier (défenses blanches et trait blanc au contour du ventre), qu'il semble vouloir jeter dans le pithos, cntcTrc» dan» le sol. Du vase, sur lequel il pose le pied gauche, sortent les bras et la tète d'Eurysthée (barbe rouge). A droite de ce groupe, Athéna, vue de profil, regarde la scène, la main droite levée, le buste caché par un bouclier rond (chairs blanches, casque à haut cimier rehaussé de blanc; chiton et himation, bouclier rond, bordé de points rouges, orné d'une chouette blanche posée sur un rinceau). A gauche d Héraklès et le regardant, la -main gauche levé<\ une femme debout (chiton, himation semés de points blancs, polos, chairs blanches, tresse rouge tombant sur le cou, bordure rouge aux vêtements et au polos). A ses pieds, un chien tourné vers la droite, la tête vue de face. Au-dessus, entre elle et Héraklès, de haut en bas, l'inscription peinte:

B. Dionysos entre deux Ménades. Dionysos, barbu et couronné de lierre (lierre et barbe rouges), vêtu d'une ample himation, est debout, tourné vers la droite, tenant un canthare à la main. Dcrrièn' lui, un bouc marche vers la gauche; un pampre étend quatre lon^s rameaux chargés de feuilles et de grappes. De chaque coté de ce groupe central, lui faisant face, bien qu'en marche vers la droite, deux ménades élèvent chacune d'une main des crotales (chairs blanches, bandeau rouge dans les cheveux, chiton, nébride, étroit himation).

Sur le col. palmcltes opposées, entre des lotus très allongi^, dlvijcs par un entrelac horizontal. Au-dessus des deux tableaux, bande de gudrons noirs. Sous l'atUchc «es anses, grand motif floral (trois fleur» de lotus et

a. LBROII. ^

5o Vases grecs ut mus^e de MAokib

quatre puiincltes au bout de longs pédoncules;. Sous la zone de personnages, entre des filets accouplés, une grecque, une zone de boutons de lotus réunis par des entrelacs, une zone de dents de loup rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied et à celle du col. Noir sur le rebord et à l'intérieur du col, sur les anses et le pied ^^

Sous la base, marque incisée : ^t—

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vasos griegos, pi. \\I.

73(Inv. 10923). Amphore. Haut., o~43.

Large col; panse rebondie; pied plat; anses trifldes. Terre rosée, surface orangée. Peinture noire lustrée. Retouches blanches et rouge pAle. Travail d'incision soigné. Bonne conservation.

Un sujet sur chaque face de la panse.

A. Githarède debout entre deux groupes de femmes. Le citharède, imberbe, est tourné vers la droite, la main gauche aux cordes de la cilharo, l'autre tenant le plectre (long chiton à manches, himation oblique retombant dans le dos; draperie tombant de la cithare; les bras de celle-ci peints en blanc). Près de lui, en partie caché par son corps et tourné vers la droite, un faon. Derrière lui, à gauche, deux femmes debout, face à droite, l'une cachant l'autre presque entièrement (chairs blanches, cheveux tombant en tresses sur les épaules, longs chitons à manches, avec bordure ornée d'incisions, himations obliques). La première tient de la main gauche des crotales, de l'autre relève le pan de son himation; la seconde élève d'une main une torche (flamme rouge) et semble tenir de l'autre de longs rameaux de feuillages qui se déploient dans le champ. A droite du citharède et lui faisant face, un groupe de deux femmes, symétrique au précédent (chairs blanches, mêmes coiffures, chitons longs, semés d'étoiles incisées, himations obliques retombant dans le dos). La première étend la main droite, abaissée, vers le faon qui est auprès du citharède, la seconde élève d'une main des crotales et semble tenir de l'autre des rameaux de feuillage.

B. Dionysos entre deux Ménades. Le dieu barbu et couronné de lierre est debout face à droite, retournant la tôle à gauche, élevant du bras gauche un canthare, l'autre bras caché sous l'himation (couronne incisée, chevelure tombant en tresses sur les épaules, himation oblique). A ses pieds, en partie cachée piir lui, imc petite panthère qui marche vers la droite. A droite et à gauche, deux Ménades se dirigeant en sens contraire, la tétc retournée vers le dieu (chairs blanches, chevelure noire en tresses, long chiton, constellé d'étoiles incisées, peau de panthère nouée par les pattes sur la poitrine). Dans le champ, des rameaux de feuillage.

Sur le col, btndet de pftliiieUe» oppotét», «lIoriiAnl •%<;€ de longi lolut el bftrréf» per un enlrrlac hoHionUl. 4u deiiatdeideux Ubleiux. Iiandr <!«• godront rougee ei noir». 8ou« chaque ente, un grand motif Oonl : IroU fleuron* de lolut, entre quatre* pAlincttet à longs pédoncules. Au be» de U pan«' Mon» de loiu;*. rrllifs par des entrelacs ; tone de dents de

loup ^.lillant. Peinture noire sous le pied, les anses, Tembou-

chure et l'intérieur du col.

Coll. Saiamauca.

Oworio, Vûioi griêgoê, pi. VII.

74 (inv. 10917). Amphore. Haut., 0*39.

Col court; anses trifldcs; pied profilé (tore cl filet). Terre rosée, surface orangée. Peinture noire lustrée. Retouches blanches ei rouges violacées. Peu d'incisions. Assez bien consenrée.

Deux sujets séparés par deux grands motirs floraux peints sous les anses.

A. Hérakiés et les Cercopes. Iléraklès barbu, debout, marchant vers la droite cl se retournant à gauche (barbe rouge, retouches rouges sur la peau de lion, blanches sur lo chilon), tient de la main droite sa massue, de la gauche le pieu posé sur son épaule, où sont suspendus par les pieds les deux (Cercopes, nus, les mains liées.

B. Dionysos barbo. il est delx:ul, couronné de lierre, face à droite, et tient de la main gauche un grand rhylon, d*où sort un long rameau de vigne (chiton blanc, retouches rouges sur la barbe et les rayures de rhimalion^. Autour de lui, trois autres rameaux de vigne retombant verticalement.

Sous chaque anse, séparant les deux si^ets, un grand motif floral (trois fleurons de lotus, et quatre palmettes à longs pédoncules). Autour du col, xone de lotus et de palmettes renversés. Sur l'épaule, zone de godrons rouges et noirs. Au bas de la panse, une zone de boulons de lotus reliés par des entrelacs, une grecque, une zone de dents de loup, un filet rouge saillant. Noir sur le pied, le rebord el l'intérieur du col, les anses (moins le filet central).

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vatot gritgotf pi. XXI.

75 (Inv. 1093 1). Amphore. Haut., 0*39.

Panse large; anses trifides; pied plat.

Terre rosée, surface orangée. Peinture en beau noir lustre. Retouches rouges et blanches. Peu d'incisions. Bien conservée.

La panse est décgrée de deux sujets que séparent les ornementa peints sous les anses.

5a VASES GRECS DU M usés DE MADRID

A. Deux Amazones à cheval. Toutes deux sont tournées vers la droite (cliairs blanches; chiton noir court et collant, laissant à nu les bras et les jambes; bonnet phrygien noir bordé de rouge). Elles tiennent de la main droite deux longs javelots, de la gauche les rênes de leur monture. Celle de droite porte un carquois. Les deux chevaux (crinière et queue rehaussées de rouge) sont au pas. A leurs pieds, deux chiens tournés dans le môme sens.

B. ^Môme sujet. Tableau identique au précédent, à ce détail près que la première Amazone porte une chlaïna et un casque à haut cimier, la seconde un bouclier échancré (noir, bordé de rouge).

Sur le col, palineltes oppost'cs, entre des lotus très allongés, divisés au centre par un entrelac horizontal. Au-dessus de chaque tableau, bande de godrons rouges et noirs. Sous l'attache de chaque anse, grand motif floral (trois fleurons de lotus et quatre palmettes à longs pédoncules). Sous la zone de personnages, entre quatre lilets, zone de boutons de lotus reliés par des entrelacs. Près de la base, dents de loup rayonnantes. Anneau saillant rouge à l'attache du pied. Noir sur le rebord et à l'intérieur du col, sur les anses et le pied.

Le vase, brisé en plusieurs morceaux, a été recollé et restauré avec soin.

Coll. Salamanca.

Ossono, Vasos g riegos, p\. W\U.

76 (Inv. logoS). Amphore. Haut., o^Ao.

Panse large; anse triflde; pied plat.

Terre jaunâtre, surface orangée. Peinture en beau noir lustré. Travail d'incisions soigné.

Le vase, brisé en plusieurs morceaux, a été recollé et repeint sur les cassures.

La panse est décorée de deux sujets séparés par les ornements peints sous les anses.

A. Pélôe enlevant Thétis. Pelée (chiton court, brodequins avec ailettes rouges recourbées en avant), emporte la déesse vers la droite. Celle-ci (chairs blanches, bandelette rouge dans les cheveux, traits rouges sur l'himation, points rouges sur le bas du chiton, longues tresses sur les épaules), brandit de la main droite un serpent. A gauche de ce groupe, une Néréide (même costume que Thétis) s'enfuit dans le sens opposé, un bras levé au-dessus de sa tête, l'autre abaissé.

B. Dionysos et un Silène. Dionysos barbu (long chiton, himation à raies rouges, barbe et couronne de lierre rouges) est debout, tourné vers la gauche, tenant de la main droite un canthare, de la gauche un grand rameau de vigne. Les deux mains sont dessinées par erreur comme vues du même coté, et la lige de pampre que tient la main gauche est figurée comme passant derrière la droite, faute

rétulUni de Tenploi du dottin pAr ombre port^. Devant lo dieu, et lui riisaot (^oe, un Silène (btrbe rouge), ithYphallique, la main gauche levée, la droite tenant une olpé.

Sur le col, palroettet opposa entre de» lotus très allongé* que t^pare un entrelac hoHiontal. Au deaaui des deux tableaux, une bande de godront noir». Sou» rattache de» anae», grand motif floral (trola fleuron» de lolu» «I quatre paloaeltea à long» pédoncules). Soii» la xone de personnage», entre quatre flieta, une grecque âimpllfléê, sur fond noir; au-deaaous, des dents de loup rayonnante». Filet rouge sur le pied. Noir sur le rebord et à l'intérieur du col. »ur les anse» et le pied. j. ^

, Marque incisée sous la base : /^ f\

Coll. Salamanca.

Oaaorio, I oaot yrie^ot, pi. XXYII.

77 (Inv. 10915). Amphore. Haut.,o-'a^.

Large col ; épaule tombante ; pied plat ; anses trifidcs.

Terre rouge pèle, surface d'un beau ton orangé vif. Peinture on noir lustré. Retouches blanches el rouges. Travail d'incision soigne. Quelques repeints sans importance sur des cassures. Le vase, brisé en plusieurs morceaux, a été adroitement restauré.

Un sujet sur chaque face de la panse.

A. Héraklès et le sanglier d'Érymanthe. Le héros barbu, tourné vers la droite, vêtu d'un simple ptigne noué autour des reins, terrasse un sanglier et lui enfonce une épée dans le corps, au-dessus de l'épaule ^barbe rouge, points rouges et blancs sur le pagne: l'œil indiqué par deux cercles concentriques). Le sanglier s'affaisse sur les {lattes de devant (défense blanche, points rouges et retouche blanche sur rencolure). Derrière lui un arbre qui déploie ses branches dans le champ du tableau (taches blanches, indiquant des fruits, et grappes noires). Ln carquois (rehaussé de points blancs, avec baudrier blanc) est suspendu k l'arbre (?) au-dçssus du sanglier. A gauche du tableau, derrière l'homme barbu, une massue; une autre, à droite, derrière la béte.

B. Scène presque identique. Thésée et le sanglier de Kromyo(?). Un homme imberbe et nu (baudricy* blanc, bandelette rouge dans les cheveux) terrasse en le teiTânt à pleins bras un sanglier pareil à celui du tableau précédent. Mêmes objets dans le champ (arbre, carquois, massue, à droite: un himation phé est posé à gauche, sur une branche de l'arbre).

Sur le col, xone de palmettes opposées, alternant avec de longs lotus, barrés par un entrelac horizontal. A l'épaule, au-dessus des deux sujets, zone de godrons ou de languettes assez grossièrement indiqués. Sous chaque anse, un motif floral (trois fleurons de lotus et quatre palmettes à longs pédoncules). \u bas He la panse, zone de boutons de lotus reliés par des

54 YASES GRECS DU MUSés DE MADRID

entrelacs; zone de dents de loup. A l'attache du pied, Ûlet rouge en relief. Noir sur le rebord et l'intérieur du col, le pied et les anses. Coll. Salamanca.

78 (Inv. 1093 1). Amphore. Haut., o-a4.

Même forme que la précédente, avec épaule un peu plus plate.

Terre rouge pâle, surface orangée, plus claire. Peinture en noir lustré. Retouches blanches et rouges. Travail d'incision moins soigné. Les deux vases semblent de la même main.

La panse, brisée en plusieurs morceaux, a été recollée et repeinte sur les cassures.

Un sujet sur chaque face.

A. Ënée portant Anchise. Énée marche vers la droite, courbé, et tenant de la main gauche deux lances en même temps que son bouclier (casque à haut cimier, à aigrette rouge, cachant entièrement la tête, cuirasse (?) et cnéuiides; le bouclier, à double échancrure, est indiqué a tort comme vu du côté convexe; points rouges et blancs en bordure; en épisème, un> fleur de lotus blanche). Il porte sur son dos Anchise, qui se tient à son cou(?), les deux jambes repliées (barbe blanche, bandelette rouge dans les cheveux, himation semé de points rouges). A droite, marchant dans le même sens, et se retournant, une femme drapée (Creuse) (chairs blanches ; prunelle indiquée par un point noir, bandelette rouge dans les cheveux, chiton, himation porté en châle et semé de quelques points blancs et rouges.

B. Dionysos et une Ménade (dessin plus négligé). Le dieu est assis, face à droite, drapé dans un himation, tenant dans sa main un canlhare(?) (barbe rouge, chiton blanc, points rouges et blancs sur rhimation). Devant lui, marchant vers la droite, une Ménade drapée se retourne et pose la main sur le canthare (chairs blanches, prunelle indiquée d'un point noir, bandelette rouge dans les cheveux, points rouges et blancs sur l'himation). Dans le champ, deux rameaux de feuillage croisés.

Sur chaque côté, trois palmettes noires, celle du milieu renversée. Pour le reste, même décor que le vase précédent. Coll. Salamanca. « Ossorio, Vasos griegos^ pi. X5CVI.

79 (Inv. 10993). Amphore. Haut. o"a55.

Large col; épaule tombante; anses trifldes; pied plat.

Terre jaune, surface orangée. Peinture en noir brillant. Retouches rouges et blanches. Dessin négligé. Le vase, brisé en menus morceaux, a été recollé ; )cs deux sujct<« ont été entièrement et très maladroitement repeints,

t%iitt ATTiQiritii A notmtii ^oihka 55

Un fti^el sur chaque fnrc de la paote.

A. Thésée el le tturetu. Théaée eocroupi, lerratient la ïnHt, tonih^ »ur les genoux. Dans le champ, deux himaliont pendut.

R. DioBjtos et une Ménade. \jc dieu, herbu et couronné de lierre, est assis, tournt^ vers la dniite sur un siège tani doatler. La Mënade (diairs hianchcs, chiton et himalion), court, les hras étendus vert kl gauche» en se retournant.

Sur le col, aone de palmelles. Sous chaque anse, grand motif floral (trois fleurons de loius entre quatre palmcltes). Au-dessus des tahleaux, handr de godroos. Au has de la panse» sone de boutons de lotus, sone de dents de loup.

80(lnv. 10905). Amphore. Haut., o'Sg.

Panse rebondie; épaule peu tombante; pied plat; anscH trifldes.

Terre rouge clair, surface orangée. Peinture en noir lustré Retouches rouges et hlanches en grande partie repeintes. Travail d'incisions assez soigné. Le vase, brisé en plusieurs morceaux, a été recollé et restaun^ sans discrétion.

Même sujet sur chaque face de la panse. Grande tête barbue vue de face entre deux grands veux prophylactiques. Couronne de feuillage rouge dans les cheveux, barbe rayée de traits ondulés, lèvres rouges, prunelles indiquées par un cercle noir, rehaussé au cenlre d'un point rouge et d'un cercle incisé. Les yeux prophylactiques, blancs, cernés de rouge, la prunelle marquée d'un cercle noir, avec point rouge au cenlre, entouré de trois filets concentriques rouge, blanc, noir. Dans le champ, des rameaux de feuillage stylisés. Sur Tune des deux tètes, la chevelure, sans couronne, est semée de points rouges entre des lignes incisées. Sous chaque anse, une tète barbue pareille aux précédentes, le haut du crâne masqué par l'attache de Tanse.

Sur le col, zone de palmettes opposées alternant avec de longs lotus, barrés d'un entrelac horizontal. Sur l'épaule, bandes de godrons rouges et noirs. .Au bas de la panse, une grecque, une zone de boutons de lotus reliés par des entrelacs, une zone de dents de loup. A l'attache du pied, un fllet rouge saillant. Noir sur le reste du vase, moins la face supérieure du rebord du col.

Coll. Salamanca.

Ossorio, Vasos griegot, pi. VIL

81 (ïnv. 10930). Hydrie ou Kalpis. Haut., o-38.

Panse trapue et rebondie, épaule plate; large col à rebord profllé pied étroit et plat. •

Terre rosée, surface orangé sombre. Peinture en noir lustré. Relouches rouges (?) et blanches. Le vase, brisé en morceaux, a été recollé et restauré assez maladroitement. Peu de chose subsiste du dessin primitif.

Un tableau réservé sur la face principale.

Dionysos (7) en citharède et trois Ménades. Le dieu est debout tourné vers la droite, les deux mains aux cordes de sa cithare (coiffure féminine, couronne de laurier incisée, long chiton à manches, himation oblique retombant dans le dos; les bras de la cithare peints en blanc). Près de lui, en partie masqué par son corps, un faon tourné vers la droite et retournant la tête à gauche. Derrière lui, à gauche, une femme debout, face à droite, tenant dans chaque main des crotales (chairs blanches effacées, chevelure tombant sur le cou, couronne de lierre incisée; chiton à manches, à plis ondulés; himation posé en châle sur les deux épaules). Une figure semblable devant le citharède, à droite, dans la même attitude mais retournant la tête vers lui (chairs blanches, coiffure à chignon, couronne incisée, même costume). Une troisième, à droite de la scène, face aux précédents (entièrement repeinte). Au-dessus du citharède un rameau, de feuillage.

Au-dessus du tableau, bande de palmettes obliques; sur les côtés, un double rang de points noirs. Sur le rebord de l'embouchure, une zone d'oves. I

Ck>ll. Salamanca (P).

Ossorio, Vasos griegoSt pl- XXVI.

VASIS ATTIQUM A riOURU NOIRM

PIN DB LA PRINTURB ATTIQUR A FIGURES NOIRR8. VASBS DB 8TYLB TARDIF ET TiÈOhlQÈ,

Ce sont en général des pièces de petites dimensions et surtout des lécythes. Ces poteries de pacotille ne valent pas plus par la variété des types que pur la qualité de Texécution. Dans les ateliers qui les fabriquent, tout effort d'invention a disparu. Les sujets dionysiaques sont encore les plus nombreux. L'ornementation se réduit souvent à de purs motifs linéaires. Le travail d*incision, toujours très négligé, fait parfois complètement défaut.

La série des lécythes a du moins l'intérêt de nous montrer comment se transforme cette sorte de vase pendant la période des figures noires. Le n* 82, à panse ovoïde d'un travail soigné, est certainement beaucoup plus ancien que tous les autres. Je Fai laissé à cette place pour marquer le point de départ de révolution. On notera le sujet des deux boucs alTrontés, qui est connu par des stèles sculptées et qui décèle déjà la destination funéraire du vase. Vient ensuite le lécythe trapu, à large épaule plate, à panse amincie vers la base, dont on a trouvé des spécimens dans le tumulus de Marathon. Ln troisième type se distingue par la forme cylindrique et très allongée de sa panse. Le vase s'effile; le col, plus élancé, présente souvent à mi -hauteur un renflement avec une arête vive. Il va sans dire que ces trois formes, bien que nées a des époques diverses, ont pu être fabriquées simultanément dans les ateliers attiques. Sur les vases du dernier type, les figures noires sont parfois tracées, non plus à même l'argile, mais sur une couverte d'un blanc d'ivoire. (Sur les lécythes à figures noires, cf. Pottieç, Calai., p. 776 et suiv.; 807 et suiv.).

La coupe a maintenant adopté le profil de la belfe cylix, à

58 YASBS GRCCft PII MUS^E DE MADRID

pied bas, à large vasque; elle est peu profonde et sans rebord. Cette forme restera la spécialité de la fabrique attique. C'est avec les potiers Nikosthènes et Pamphaios qu'elle se substitue au type de la coupe creuse à long pied.

Les n"" ii8, 219, d'un modèle très rare, tant pour la forme que pour le décor, sont des spécimens peut-être très tardifs de la peinture à figures noires. Les palmettes, tracées en larges touches, annoncent déjà la manière libre et lâchée des ateliers hellénistiques et notamment le style des Lagynos à fond blanc.

Lécythes.

82 (Inv. 10961). Haut., o-ia.

Forme archaïque. Panse ovoïde, élargie par le bas; pied plat. Terre jaune rosée, surface orangée. Peinture noire assez terne. Relouches rouges. (Quelques incisions. Le col et l'anse manquent. /

Dans un tableau réservé, Deux bouquetins, aiïrontés, debout sur leurs pattes de derrière (rehauts rouges sur le col et la croupe).

Au-dessous, deux filets rouges. Au-dessus, bande de godrons noirs. Noir sur le reste du vase.

Autrefois à la Bibliothèque Nationale.

83 (Inv. 10938). Haut.,0-23.

Panse amincie par le bas; col court; embouchure large et creuse; épaule plate; pied large et plat.

Terre rouge pâle. Peinture noire terne. Retouches rouges. Peu d'incisions. Dessin peu soigné. Bien conservé.

Sur la panse, Une Ménade entre deux Silènes dansant. Sur répaule, un sphinx entre deux feuilles de lierre (?).

Noir sur le reste du vase.

Coll. Salamanca.

84 (Inv. 10958). Haut., 0-19.

Même forme. Terre jaunAtre. Retouches blanches.

Sur In panse, Héral(lé8 et Cerbère. U héros, vêtu de la peau de

VAiivfi ArriQOitii A rtoviitii 5101111111 R9

lion, marche vert la droite, U^nanl d'une main la maastic. de ratilie un lien qui enlace le cou de Cerbère. Le chien (larhe« blanrhet) a deux léles. Tune tournée en avant, l'autre m arrière. Derrière lui llcrmèa (barbe, chlam)'de4 brodequinn à ailettes), debout, regardant è gauche. A gauche de la icène, Athéna, assise sur un siège sansdossirr (chiton. hiinalion, casque à haut cimier, chairs blanches). Klle tient la lance tic h main droite et étend l'autre en avant.

Sur ré|Miulc, double lone de languettes. Noir sur l'einlMuchurr, la luise rt le pied du smte.

Coll. UMu

85 (Inv. 19690). Haut., o"aa.

Mèmr foniic. Terro rosée, surface orangée, l'einliire en noir lustré. Retouches rouges et blanches. Travail d'incision peu soigné.

Sur la panse, Héraklès terrassant le lion de Némée. Le héros, couronné de feuillages (rouges) et nu, lient à bras le corps le lion, qui s'afTaisse sur ses pattes de devant (crinière semée de points rouges, rehaut blanc sur la queue). Dans le champ, avec des rameaux de feuillages, le carquois (rehauts blancs), la massue et Thimation du héros.

Sur le col, zone de lotus reliés par des entrelacs, zone de languettes. Noir sur le t>as de la panse (filet réservé;, l'anse et l'embouchure. Coll. Stûlzel.

86 (Inv. 19491). Haul.,o-i4.

Même forme.

Terre rosée. Peinture en noir lustré. Retouches rouges et blanches très efllsoées. Travail d'incision très négligé.

Sur la panse, Héraklès terrassant le lion de Némée. A gauche du groupe, une femme debout (chiton et himation). Dans le champ, des rameaux de feuillages et deux liimations.

Sur l'épaule, deux zones de languettes. Noir sur le bas de la panse, le pied, l'anse et l'emtMuchure.

Coll. Stûtzel.

87 (Inv. 1949a). Haut., 0*17.

Même forme, avec col plus haut.

Terre jaune pèle. Peinture noire décolorée. Travail d'incision très négligé.

6o VASES GRECS DU MUSÉE DE MADRID

Sur la panse, Combat de deux hoplites, entre deux personnages drapés. Sur l'épaule, un coq enlre deux fleurs.

Noir sur le bas de la panse, l'anse et Temboucbufe. Coll. Stutzel.

88 (Inv. 19519). Haut., o"3o.

Même forme, avec col court.

Terre rougeâtre, surface orangé sombre. Peinture en noir lustre. Relouches blanches. Travail d'incision peu soigné.

Sur la panse, Dionysos couché entre deux Silènes et deux Ménades. Le dieu est vôtu d'un simple himation, le torse nu. Les Ménades (chairs blanches, himalion), marchent vers la droite (celle de droite se retournant à gauche) avec des gestes de danse. Les deux Silènes, nus, font face au groupe central. Dans le champ, des rameaux de feuillage.

Sur répaule, languettes el paimettes. Noir sur Tembouchure, l'anse, le bas de la panse et le pied.

Coll. Stùtzel.

89 (Inv. 10955). Haut., o™ 17.

Même forme.

Terre jaune. Peinture en noir lustré tourné par place au rouge orangé. Uetouches blanches. Travail d'incision peu soigné.

Sur la panse, Scène funéraire(?). Au centre, un personnage barbu, vêtu du chiton et de l'himation, assis la lance à la main sur un siège à pieds croisés, sans dossier, et faisant face à gauche. Devant et derrière, une femme debout, vêtue du péplos dorien, lui présentant une couronne (celle de gauche, avec trace de couleur blanche sur le visage). Plus loin, à droite et à gauche, un cphèbe, nu, la lance à la main.

Sur l'épaule, zone de hachures; zone de boutons de lotus, réunis par des entrelacs. Noir sur l'embouchure, la base (cercle réservé) et le pied.

Coll. Salamanca.

ÎH> (Inv. 19489). Haut., o-a5.

Même forme.

Terrerosée. Peinture noire. Retouches blanches. Travail d'incision négligé. Urlw; et recollé.

Sur la panse, Ménade dansant entre deux Silènes. Dans le champ, des rameaux do feuillage.

VAtBft 4TtlQUKt A nOIUM MMRtS 6l

Sur réptule, aont de Ungticlles el de lolttt rellét per dei eotreiaoi. ^oir •ur le Im» de le pente (flkl réuttré), renie, rembouchure et le pM. Coll. Slûtiel.

SpécimfM de même iypê, très négligéi, SU (Inv. ioc>6o^. Haut., 0*16.

Citbaréde assis eutre deux femmes assises. Acqub en Grèce par De la Rada.

!I2 (Inv. loqSSV Haut, o"! a.

Hoplite combattant.

U:i (InN. loyOa). llaut.,o*ia.

Deux coureurs et deux hommes drapés.

Acquis à Chypre par De la liada.

94 (Inv. 10956). Haut., o~ 18.

Deux pugilistes combattant et deux hommes drapés. Coll. Asensi. Acquis en Grèce.

95 (Inv. 10970). Haut.,o"*i3.

Trois hommes drapés et un athlète nu.

Acquis par De la Rada.

96 (Inv. 10967). Haut., o"i6.

Forme récente. Panse cylindrique.

Terre rosée, recouverte sur le col et la panse d'un engobc blanc laiteui. Peinture en noir brunâtre, lustré. Incisions. Retouches rouges.

Sur la panse, Scène de chasse. Trois ravali^rs, en m<irche vers la droite (bonnet phrygien, le premier cavalier à droite vêtu d'une

6a VASES GltKCS DU MUSEE DE MADIVID

chlamyde, les autres nus; rouge sur la crinière des chevaux et l'un des bonnets) portent à la main des javelots et attaquent un fauve qui marche devant eux, la tête tournée en arrière.

Sur le col, double zone de languettes. Noir sur l'embouchure, l'anse, le bas de la panse (cercle réservé) et le pied (cercle réservé et en creux). Coll. Asensi.

!)7 (Inv. 10959). Haut., 0-18.

Même forme. Pas de couverte blanche. Retouches blanches. Quadrige en course.

Coll. Salamanca.

98 (Inv. 10974). Haut., o" i5.

Même forme, avec panse plus haute.

Char lancé au galop, près d'une borne. Entre les pattes des chevaux un grand vase en forme de dinos. Acquis par De la Rada.

9Î) (Inv. 10971). Haut., o^ao.

Môme forme, avec panse très effilée.

Un homme drapé sur un char; deux autres debout, derrière les chevaux ; un quatrième assis en avant.

Autrefois à la Bibliothèque Nationale.

100 (Inv. 10968). Haut., 0-16.

Même forme.

Banquet. Un personnage couché, entre deux autres assis. Un citharède.

Coll. Asensi.

Spécimens du même type, de plus en plus négligés.

101 (Inv. 11164). Haut., 0-19.

Deux grecques sur la panse.

Acquis par De la Rada.

VAIIS ATTIQDKê A nOUlUW HOlàU $$

102 (Inv. III65). Haut., 0-16.

Languettes sur l'épaule.

Coll. Salamanca.

103 (Inv. 10969). Haut, 0*10

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