‹ Vases grecs et italo-grecs du Musée Archéologique de MadridChapitre 9 sur 34 · POTERIES COMMUNES ARCHAÏQUES DE FABRIQUES DIVERSES · texte numérisé non relu

POTERIES COMMUNES ARCHAÏQUES DE FABRIQUES DIVERSES

Ces poteries, pour la plupart grossières, sont difficilement datables. On peut les considérer dans leur ensemble comme contemporaines des séries attiques à figures noires. Il est d'ailleurs à croire que plusieurs d'entre elles proviennent des ateliers d'Athènes. Mais ni le style ni la technique n'en sont assez caractérisés pour attester cette origine. Les deux gobelets n"' i3i, 182 se classent dans une série dont les plus nombreux échantillons proviennent dlonie et plus spécialement de Samos (Bohlau, Ion. Nekrop., p. i45 et suiv., pi. VllI, 5-6, 10); d'autres, comme ceux-ci, ont été trouvés dans des tombes italiennes (de Ridder, Vases de la Bibl. NaL, n* i83, pi. IV); d'autres, même, en Espagne, à Ampurias (Annuari de Esiudis catalans, 1908, p. 201 et suiv., n*' 2 et 3). La forme semble d'origine égyptienne.

Les produits ioniens importés dans la Méditerranée occidentale ont donné lieu à de nombreuses imitations. Il n'est pas impossible que nos deux vases proviennent d'une fabrique italienne. On peut voir au Musée de Madrid, dans la salle ibérique, un gobelet de môme forme qui est certainement un produit de l'art indigène.

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