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Archives de la Seine. Domaine. Carton

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lui do I:» Lésion d'honneur, Directeur de l’Octroi || de Paris, || S'-I>r* l.ev per rot, Uouteleaûd, l.cl'ebvrc-La-Boulayc, llégisscurt de l'octroi. || étaient présents, Messieurs : || Jacques Molinos, chevalier de la Lésion d'honneur, architecte, Inspcctcur-ftènéral des Travaux publics du dépar || tcincnl de la Seine et de la Ville de Pans || ei François-Marie Jav, Inspecteur des Travaux.

Au dessous do 00 texte sont desssiné s trois plans du bâtiment, c 'est un édifice haut de 17 m. 7.S, carré, dont la façade au rei-de-cha usséc a trois baies cintrées, séparées par îles doubles colonnes accouplées. La baie du milieu est élevée sur un perron de quelques marches. La surface de ces baies est voilée de maçonnerie percée de trois portes rectangulaires. Au dessus des trois arcades régne une corniche à modillons surmontée d’un étage en attique percé de trois fenêtres carrées. Les deux autres ligures sont un plan du rez-de-chaussée et une coupe 1 .

La collection de M. Paul Blondel possède une gravure au trait de ce bâtiment : iM X 21, de Thiollet. 1829.

C'est â celte barrière, construite par Molinos en 182. |, que M. Alfred Dclvnu, Historien des barrières de Paris , a consacré la mention suivante, dont l’exactitude laisse plutôt â désirer :

Des deux bAli moins dont l'architecte l.c Doux l'avau ornée, un seul subsiste et sert aujourd’hui de poste de police *.

Mais voici encore que la fraude continue â ce bureau, en 1809. Dans un rapport du Commissaire de police de Yaugirard, du mois de janvier de celte année, il est demandé au Préfet de Police d'établir un poste de soldats â la barrière de Sèvres :

l. intérêt de la Ville de Paris commande en efVet celle mesure, aussi bien que

1. RibUothi^ue Nationale. Estampes. — Topographie de la France. Seine, Paris, \ \ ... Va 3iJ

a. Histoire antCiiotifue lies Rarnères île Paris, par Aurkd Du vau, i865, p. 37a.

la sûreté publique, car si, d’une part, les ouvriers réunis en un certain nombre exercent la fraude par cette barrière, il est à craindre, d’autre part, que des violences ne soient commises sur des employés de l’octroi et sur les gendarmes appelés pour leur prêter assistance.

Dans le post-scriptum d’une lettre du Préfet de Police, on lit:

Au moment de fermer cette lettre, je reçois l'assurance que le poste en question sera occupé par la ligne à partir du 10 février prochain et que son effectif sera de 7 hommes, sous-officier compris *.

Barrière des Paillassons. Elle se composait d’un unique bâtiment, souvent appelé, à cause des jardins voisins, Barrière des Marais. Sa façade était, formée d’un porche en avantcorps, percé d’une baie circulaire flanquée de deux piliers, et dont le sommet cintré s’ouvrait dans le fronton triangulaire. Ce porche, décoré de refends et de bossages, s’appuyait sur un bâtiment possédant également un fronton triangulaire percé d’une large baie apparaissant derrière le premier avantcorps. Au-dessus du toit en pente douce, s’élevait un attique carré, couronné d’une corniche. Sur les côtés étaient des grilles scellées dans des piliers ronds surmontés de globes ornés des armes du Roi. Il paraît bien difficile de fixer l’étymologie de son nom. Un Guide de 1 856 prétend qu’il y avait dans son voisinage une fabrique de paillassons. C’est une hypothèse, on en conviendra, qu’il n’était pas très malaisé de trouver 1 2.

Dans une lettre du 19 prairial an III (7 juin 1795), les administrateurs de l’Enregistrement et des Domaines nationaux informent le citoyen Gentil, Directeur, que le nommé

2. Le Guide du promeneur aux barrières et dans les environs de Paris, par B. R., i856, p. 71.

Dubois, marchand de vin, auquel avait été confiée la garde de cette barrière depuis le décès du sieur Brocas, n’occupe jamais son poste et qu’il se tient toujours dans un cabaret qu’il a établi à la barrière de l'Ecole Militaire. Pendant son absence, de nombreuses dégradations y ont été commises, qu’il y aura lieu de faire réparer. Ils décident que Dubois ne pourra garder ce poste et qu’il y aura lieu de le remplacer parle citoyen Rouvet, ci-devant commis aux barrières, recommandé par le citoyen de La Rue, ci-devant Directeur de la liquidation des Entrées b

Barrière de l’École Militaire. Cette barrière se composait de deux pavillons accotés par deux guérites ornées de refends et de bossages, devant lesquels régnait un immense espace circulaire. Chaque façade des pavillons avait, dans son milieu, un porche en cul-de-four. Au rez-de-chaussée étaient les croisées des bureaux. L’étage supérieur présentait un grand mur uni surmonté d’une corniche dorique avec fronton triangulaire portant, sculptées, les armes du Roi. Les intervalles des métopes étaient garnis de trophées militaires, qui, ainsi que les armoiries, étaient l’oeuvre de Moitte.

Le 7 brumaire an IV (29 octobre 1795), on trouve la location de deux bastillons (ou bastions) et dépendances, composant : « la ci-devant barrière de l’École Militaire », provenant de : « la ci-devant Ferme Générale », adjugée à Pierre-Louis Prusse, rue du Sépulchre, 702, à Paris, au prix annuel de 3. 100 livres sur une mise à prix de 1.800. En voici l’état des lieux :

Bastion à droite en sortant de Paris, au rez-de-chaussée, 4 pièces, une salle ensuite servant de corps de garde, 3 caves. Au Ier étage : 7 pièces ; au 2e étage, 7 pièces. Bastion de gauche en sortant de Paris, au rez-de-chaussée, 7 pièces,

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