Archives de la Seine. Domaine. Carton 47, dossier 2i5o
Paris, et la guérite placée au-devant, sont occupés par les préposés au droit de Passe et ne sont pas loués1 .
Une lithographie : 22 X 16, de Bâcler d’Albe et Villain, paraissant dater de 1820, montre la barrière, à cette époque, avec les guinguettes environnantes peuplées de soldats et d’invalides2.
Barrière de Grenelle. Elle était également dénommée : Barrière, des Ministres , et, dans son Guide de 1787, Thiéry la place sur une voie qu'il dénomme : avenue des Ministres. Elle se composait de deux pavillons, dont la façade principale était décorée d’un fronton triangulaire ayant, en son milieu, un motif d’architecture en refends et bossages. Ce fronton reposait sur un attique soutenu par quatre piliers à chapiteaux doriques, lesquels piliers étaient formés de blocs carrés inégaux.
Le i3 messidor an II ( ior juillet 1794), le citoyen Romaigné avait loué, au prix de 3oo francs, l’un des deux pavillons, avec jouissance des deux guérites, pour y établir un cabaret à l’usage, surtout, des voituriers venant des villages circonvoisins. Un mois après son entrée en possession, eut lieu l’explosion de la poudrerie de Grenelle, qui enleva la couverture de pierre des guérites et incita le locataire à demander une indemnité. Il renouvela une demande semblable en l’an VI, la barrière ayant été fermée, à son grand préjudice, aux chevaux et voitures et par conséquent aux voituriers.
Le cabaret de Romaigné comprenait deux pièces au rez-dechaussée, deux au premier étage, alcôves, cabinets, un jardin en friche, clos de murs, et les deux guérites. Il fut obligé de