Archives de la Seine. Domaine. Carton 27, dossier io
3. Bibliothèque Nationale. Estampes. Collection Destailleur. Environs de Paris, t. I, p. 19.
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chant les cheminées. Un motif sculpté aux armes du roi, par Moitte, ornait le tympan du fronton triangulaire.
A vingt et un pieds en contrebas de ce bâtiment, disait Thiéry, et au niveau des eaux, s’élevait un mur en soubassement, formant parapet. Dans le milieu était une grande voussure encadrée de refends très hauts et très saillants en pierre, ainsi qu’aux angles et murs en retour, ménageant, en cet endroit, un bassin ouvert du côté de la rivière. Le surplus était rempli par des roches rapportées.
Et Thiéry ajoutait que ce bassin avait été creusé pour servir de gare aux pataches de la Ferme générale. Embarcations employées pour arrêter les marchandises de contrebande sur la Seine et faire payer les droits1.
Le bassin dont il s’agit avait vraisemblablement fait donner à cette barrière le nom de Cunette , qui s’applique au fossé creusé dans une fortification.
Le 9 mai 1791, Pierre-Guillaume-Gabriel Lapotaire aîné, affineur de cuivre, demeurant à Paris, rue de la Calandre n° 26, loue la barrière de la Cunette, moyennant le prix de 5oo livres par an; la location pouvant être résiliée au gré de l’administration et suivant le parti qu'elle se réservait de prendre au sujet de ces bâtiments. Le 26 brumaire an II (16 novembre 1793), la dite barrière était occupée par le poste de garde et par la citoyenne Brossard, « dont le mari est aux frontières », laquelle y avait été installée par Lapotaire au moment où celui-ci quittait les lieux2.
En l’an VII, le bâtiment était occupé parle bureau central de la vérification des passeports. Une partie en avait été louée
1. Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, par Thiéry, t. II, p. 632.