LE MITRON
« Si les riches propriétaires employaient moins de bras à leurs bosquets et à leur chasse, tout n’irait-il pas mieux ? Çant mile chevaux que le luxe antretient dévorent la subsistance d’un milion d’hommes.
« M. FROMANT
* 11 serait avantageux à la société que la chasse fut permise depuis déçambre jusqu’en mars, surtout aux miliciens, pour détruire le gibier qui dévore nos campagnes. Mais il y a tel seigneur qui préfère un lièvre à un laboureur. »
Bien entendu, il n’est question de Vaugirard que dans le titre1.
Place de la mairie et promenades publiques. Page 401, ligne 12. — Par sa délibération du 8 août 1837, le Conseil municipal de Vaugirard vote les crédits nécessaires pour l’établissement de barrières en charpente destinées à fermer l’entrée de la place et promenade publique devant la Mairie2.
Le Moniteur Universel, du 26 novembre 1862, dit :
« Cette année va apporter de notables embellissements à la place de la Mairie, à
Le même Journal, du 19 février 1866, indique que l’ancienne banlieue, depuis l’annexion, a été dotée de différents squares représentant une superficie totale de plus de 61.000 mètres, dont le square du Vaugirard, qui mesure 4.134 mètres. 11 ajoute :
« C’est une surface de plus de 6 hectares qui a été ainsi convertie en jardins non moins élégants, non moins soigneusement entretenus que les squares du centre de Paris. »
Procureur-syndic de la commune de Vaugirard. Page 126, ligne 6. — M. Martinant de Préneuf garda cette fonction jusqu’au 23 septembre 1791 et fut remplacé par Pierre Burnel.
Réservoirs de Vaugirard. Page 434, ligne 25. — Aux renseignements donnés concernant le service des eaux, nous ajouterons que l’on trouve dans le plan cadastral de 1861, un réservoir d’eau situé rue du Transit, n° 35. Il est indiqué comme étant propriété de la Ville de Paris. Nous n’avons pas trouvé si sa construction remontait au temps de l’ancienne commune de Vaugirard, c’est-à-dire avant 1860, non plus si sa destination était d’alimenter cette localité ou Paris. Nous pensons pourtant qu’il existait avant l’annexion, puisque mention en est
1. Ces deux ouvrages appartiennent à la bibliothèque de M. Émile Le Senne, qui a bien voulu me les indiquer et communiquer, ce dont je le remercie bien vivement
2. Archives de la Seine. Registre des délibérations de la Commune de Grenelle,
faite dans des documents du Service des eaux remontant à 1 86 1 . Les plans le dénomment tantôt : réservoir du Transit; tantôt : réservoir de Vaugirard; tantôt : réservoir de Grenelle. En 1875, sa capacité était de 5o6 mètres et son altitude de 49.65. Actuellement sa capacité est de 6.400 mètres, et sa situation est rue de l’Abbé-Groult, n° 125 bis, qui est l’ancienne rue du Transit.
Routes et voies publiques. Page 444, ligne 5. — A propos des routes et voies publiques, nous signalerons l’existence, rue de Vaugirard, n° 217, d’une intéressante borne kilométrique, en fonte de- fer, encastrée dans le mur d’une petite maison. Elle mesure 1 mètre de hauteur sur o m. 3o de largeur environ, et porte, dans sa partie supérieure, en relief, les chiffres 3 km. 5. Au-dessous, est un cartouche rectangulaire, également en relief, mais dont l’inscription a disparu sous d’innombrables couches de rouille et de couleur. C’est probablement l'une de ces bornes qui, sur les grandes routes, indiquaient les distances à partir de Notre- Dame de Paris. Celle-ci paraît dater de 1840 à i85o.
Saint-Vincent-de-Paul (Société de). Page 207, ligne 4. — Actuellement la maison, dites des orphelins de Saint-Vincent-de-Paul, a son entrée rueDombasle, n° 58; l’un de ses côtés occupe la moitié de la longueur de la rue de Dantzig.
Soleil d’or (la maison du). Page 341, ligne 17. — La maison du Soleil d’or existe toujours. C’est une longue bâtisse qui a conservé une certaine allure et un aspect qui n’est pas sans grandeur. Dix hautes fenêtres éclairent sa façade, au n° 226 de la rue de Vaugirard, et au premier étage. Les trois fenêtres à gauche ont été surélevées d’un petit étage, alors que les sept autres ne sont surmontées que d’un comble mansardé. Le rez-de-chaussée est occupé par plusieurs boutiques, dont une seule a gardé la spécialité de la maison qui était un cabaret, mais qui a renié l’ancienne enseigne du Soleil d'or, pour prendre celle de la Tour d' Argent, venant d’un petit fortin qui surmonte son entrée.
Au-dessus de la porte charetière qui s’ouvre au milieu de cette façade, est un vaste panneau en bois sur lequel on a cloué l’antique enseigne, qui est une tète d’adolescent entourée de rayons dorés, du modèle usité sous le règnede Louis XIV. C’est là, certainement, l’enseigne primitive de la maison; elle est des plus intéressantes et mériterait une restauration. D’un ancien cabaret célèbre, elle est devenue l’enseigne d’un lavoir. On lit, en effet, sur le panneau de bois : Lavoir du Soleil d'or. Séchoirs et chambres chaudes.
L’immeuble paraît dater du commencement du dix-huitième siècle, mais son bel aspect semble indiquer qu’il ne fut pas toujours un cabaret, et qu’il avait été édifié à usage de maison de campagne pour quelqu’un de la haute bourgeoisie.
Dans la cour, très vaste, il reste, en aile à gauche, de vieilles et pittoresques maisons.
L’immeuble est situé juste en face de la rue de la Procession.
Dans le pignon formant le côté droit de la maison est resté un grand cercle
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mouluré en pierre, qui est assurément très énigmatique. Nous pensons qu’il ne pouvait être que la bordure d’une seconde enseigne, d’un autre Soleil d’or, qui était placé là, à hauteur du premier étage, pour être vu de loin par les personnes venant de Paris.
La ruelle du Soleil d'or existe encore aujourd’hui, mais elle est fermée aux deux extrémités depuis longtemps. C’est un long boyau allant delà rue de Vaugirard, en longeant la maison dont il s’agita droite, et aboutissant à la rue Blomet. Elle se dénomme la ruelle Cadot ou du Soleil d’or, et desservait l’auberge de ce nom du côté de la rue Blomet. C’était là une sortie qui devait être très appréciée des conspirateurs de la conjuration du camp de Grenelle.
Vaccine. Page 439, ligne 28. — C’est à Vaugirard que furent tentées les premières expériences sur la vaccine lorsque cette découverte fut apportée d’Angleterre. Ces expériences se firent dans une maison qui existait encore en 1 832 , et connue sous le nom des Deux Girouettes, appartenant alors au médecin Colon. ( Almanach municipal et commercial de Vaugirard et Grenelle, Année i832,chez Delacour, p. 41.)
l'Atlas de Lofèvre.
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