Archives Nationales. AB. XIX, iv’ôô
Le local choisi définitivement était la maison « sise à Vaugirard n° 58 », appartenant à M. Groult. L’établissement de Senlis cessait d’exister à compter du Ier octobre 1824.
Le directeur devait choisir de préférence pour collaborateurs des ecclésiastiques, et ne prendre des maîtres laïques qu’autant qu’il éprouverait trop de difficulté pour avoir des prêtres. A la rentrée de 1825, la maison devait être aménagée de façon à recevoir i5o élèves, posséder une infirmerie de 10 lits, une salle de discipline et une chapelle, dont la bénédiction devait être faite le premier jour de la reprise des classes de cette année L
Il nous faut constater dès maintenant que l’abbé Groult, éducateur aux idées larges et d’humeur libérale, ne vivait pas en parfaite intelligence avec l'Association. Dans un cahier d’observations, daté de février 1824, adressé au Comité général des chevaliers de Saint-Louis, le marquis d’Antichamp, rapporteur, lui reproche de ne pas rendre assez de comptes sur ce qui se passe dans la maison. 11 est trop le maître à la rue de Vaugirard, change trop souvent de professeurs, ne s’inquiète pas suffisamment d’où ils viennent et de leur moralité. Ht combien peu soignée estl’éducation religieuse, si l’on songe qu’il n’y a pas de prêtre pour dire la messe, pas de confesseur, pas de chapelle à Vaugirard.
Et le pudibond Marquis, de rappeler l’inconvenance de l’abbé Groult qui, à Senlis, ayant eu besoin d’installer six religieuses pour les nécessités du service, n’avait pas voulu qu’une seule fut vieille 2 !
Ces attaques du Comitéde l’Association, et certaines conditions nouvelles que ce dernier voulut imposer au directeur