‹ Veillées d'amourChapitre 1 sur 16 · LIB · texte numérisé non relu

LIB

C'était en Février, mois banni du soleil,

SEt mes yeux dévoilés qui cherchaient le printemps

Pour réchauffer mon cœur et mes pas hésitants, Ne virent que le ciel !

HARV. C

Un ciel plein de sanglots comme un bonheur détruit,

Qui semblait revenir d’un voyage lointain,

Et mon âme a gardé de ce jour incertain L'inquiétude et l'ennui !

FARMINGTON

LR

Qu'on me pardonne alors, mes piteuses chansons, Je n’ai jamais connu de joies ni de bonheur, Et si parfois l’amour a cru voler mon cœur,

Ce fut dans les buissons !

Mais si j'ai dû souffrir, ce n’est pas en vains maux, Car le rêve m’apprit comment pleurer le soir, En agitant encor quelques lambeaux d’espoir

Sur ses derniers rameaux !

Et puisque mes baisers pleins de mélancolie, Ont su donner l’amour aux lèvres que j'aimais, Je ne puis regretter de souffrir désormais

Ce que sera ma Vie !

Mais avant de venger mon âme au Paradis,

AMI, ce soir j'écris, car mon mal est profond,

C’est un rêve envolé, qui se brise au plafond De mon sombre taudis !

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