‹ Veillées d'amourChapitre 3 sur 16 · PRIERE · texte numérisé non relu

PRIERE

Te souviens-Tu mon Dieu, pour imposer ta Main

Sur les sillons en sueur de mon front qui s'incline

Comme un roseau d’argent au pied de la colline Du Pécheur qui demain,

N’aura plus pour prier et frapper sa poitrine,

Dessinant sur son front le signe de la Croix,

Qu'un manteau de haïllons que Tu as quelquefois Décoré de lustrine ?

De ma triste jeunesse où j’appris à souffrir, Seigneur t'en souviens-Tu ? Ta mémoire est grandiose Et ton regard divin peut sonder toute chose,

Même le souvenir !

S'il me ressemble encor, cet enfant que je fus, Dans mes nuits d’insomnies où je priai tout bas Sur mes ailes brisées et mes maux d'ici bas,

Ne m’abandonne plus !

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