‹ Veines De La Main Et De L'Avant-BrasChapitre 24 sur 38 · TS · texte numérisé non relu

TS

Nous avons pris soin de les indiquer chemin faisant, et c’est ainsi que nous avons analysé les différents types de l’arcade veineuse dorsale de la main, ainsi que la grosse anastomose oblique qui réunit un peu plus haut la cubitale et la radiale superficielles à leur origine.

Anastomoses des veines profondes entre elles.

Tout d’abord , deux veines satellites de chaque artère sont unies l’une à l’autre par des anastomoses transversalles dites « en échelle ».

En second lieu, nous avons déjà indiqué comment chaque paire de veines interosseuses palmaires superficielles était unie à la paire correspondante de veines interosseuses de l’arcade profonde par deux anastomoses situées, l’une à l’origine, l’autre à la terminaison de ces veines.

Enfin, et en troisième lieu, nous avons vu comment les veines profondes du plan palmaire sont unies aux veines profondes du plan dorsal par des plexus veineux interposés aux barreaux du gril métacarpien.

Anastomoses des veines superficielles avec les veines profondes,

Ce sont ies plus intéressantes et les plus importantes au point de vue physiologique.

Il y en a à la face palmaire et à la face dorsale de la main.

1° Les palmaires forment deux groupes. Un groupe supérieur se compose de deux anastomoses (pl. IT, 17, 17) étendues entre les veines palmaires cutanées et les veines de l’arcade palmaire superficielle : elles sont situées l’une en dedans de la partie moyenne de l’éminence thénar, l’autre en dehors de

l'éminence hypothénar et sur la même ligne transversale que la précédente. Le groupe inférieur comprend trois à quatre anastomoses (pl. II, 18, 18) situées à des niveaux divers dans la moitié inférieure de la main, et unissant le réseau palmaire cutané aux veines interosseuses palmaires superficielles ;

2° Parmi les anastomoses dorsales, nous en citerons d’abord deux ou trois situées au niveau du poignet. Elles font communiquer l’arcade veineuse dorsale profonde avec les veines superficielles qui se trouvent à ce niveau.

lei se place l'étude de deux anastomoses sur lesquelles nous avons déjà appelé l'attention. Elles sont constantes, et ce seul fait permet de soupçonner d'avance leur importance physiologique. Elles font communiquer l’une l’extrémité externe, l’autre l'extrémité interne de l’arcade veineuse palmaire profonde avec les veines superficielles.

La première (pl I, 24) vient donc de l'extrémité externe de l’arcade profonde, ou plus exactement des veines radiales,

* aussitôt que ces veines ont traversé le premier espace inter-

métacarpien d'avant en arrière , c’est-à-dire de la paume vers le dos de la main. Son calibre est au moins le double de celui de chacune des radiales profondes. Elle aboutit, après un trajet d'un centimètre à un centimètre et demi, à l’une des branches de l’ellipse qui constitue l'origine de la céphalique du pouce ou dans le tronc même de la céphalique lorsque son origine est unique.

La seconde anastomose importante (pl. I, 23) est située, au contraire, en dedans, sur le bord cubital de la main. Elle naît de l'extrémité externe de l’arcade veineuse palmaire profonde, au moment où cette arcade, cachée sous l’éminence hypothénar, se recourbe en haut pour se continuer avec les veines cubitales profondes ; elle se porte directement en dedans, se dégage sur le bord cubital de la main; à ce niveau elle rencontre la salvatelle du petit doigt, dans laquelle elle s’abouche après un trajet de deux centimètres en moyenne.

Page 1