Velazquez et ses œuvres
Le goût de plus en plus répandu pour les chefsd'œuvre des arts, l'attention avec laquelle on étudie des portions assez peu connues jusqu'ici de l'histoire de la peinture, tels sont les motifs qui nous ont engagé à mettre le public français en mesure de consulter une excellente biographie d'un des plus illustres maîtres dont l'Espagne a le droit d'être si fière.
Il s'agit de Velazquez et du livre que lui a consacré M. W. Stirling, membre de la Chambre des Communes.
L'écrivain anglais a traité un sujet dont il avait une connaissance intime ; il s'y était préparé par des voyages dans la Péninsule, et il a donné dans un autre ouvrage (Annales des Artistes en Espagne, 1848, 3 vol. in-8°) la preuve de l'étendue des études auxquelles il s'est livré à l'égard des productions
Vj AVANT-PROPOS.
des peintres qui ont vécu au delà des Pyrénées.
Nous avons pensé que les amateurs peu familiarisés avec la langue anglaise accorderaient un accueil bienveillant à la traduction d'un écrit qui joint au mérite d'une narration élégante celui de l'exactitude des recherches.
Nous n'avons point voulu, d'ailleurs, nous en tenir à une simple version ; nous nous sommes proposé de rendre le volume publié à Paris fort utile aux personnes qui possèdent déjà le livre de M. Stirling, livre d'ailleurs épuisé (out of print) et qu'il est difficile de se procurer.
Nous avons ajouté diverses notes historiques , bibliographiques et artistiques ; nous distinguons ces annotations par des initiales diverses (W. S., — G. B., — W. B.), en sorte qu'à chacun revient la responsabilité de son œuvre.
Une adjonction plus importante est le Catalogue des peintures de Velazquez existant aujourd'hui dans les musées et galeries de l'Europe. M. W. Biirger, qui a visité toutes ces galeries, a pu réunir et décrire dans ce catalogue près de deux cent cinquante tableaux/
Il serait fort superflu de parler ici du mérite de Velazquez, de l'intérêt que présente sa biographie et de ses chefs-d'œuvre : il y a des noms qu'il suffit de prononcer pour que tout éloge devienne superflu.
G. Brunei.