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ACTE I

YVONNE

l’amenant au banc.

Reposez-vous, mon père...

JAGAULT

Oui, je suis harassé.

YVONNE

Que s’est-il donc passé ?

JAGAULT

d’abord avec douceur.

On a cerné le pauvre presbytère Où je vivais paisible et solitaire.

J’ai refusé de leur prêter serment.

Alors, ils m’ont traîné, poussé brutalement...

(Se levant.)

Mais nous n’avions pas fait cent pas dans le village, Que sans aucun égard pour leurs lâches mandats, Mes braves paroissiens tombaient sur les soldats.

On s’est battu... tout fut pillage...

Sur nos fronts les balles sifflaient,

Sous nos yeux les granges brûlaient;

Ce n’étaient que clameurs de femmes, Et, sous les pieds de ces infâmes,

Que cris de blessés qui râlaient...

(Vivement.)

La nuit vint... J’ai pu fuira travers les broussailles, Pour éviter aux miens d’horribles représailles.

J'ai marché... j’ai soif et j’ai faim... J’atteignis cet asile enfin..,

(Défaillant.)

Mais je me sens mourir...

YVONNE

désignant l’ermitage.

Entrons ici, mon père, Nous trouverons quelque secours, j’espère.

(Les deux femmes soutiennent Jagault. Ils entrent tous trois dans l’ermitage.)

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