JEANNE, YVONNE, LES JEUNES FILLES
UNE FILLE à Yvonne et à Jeanne.
Après des adieux si touchants,
Le cœur gros et n’osant regarder en arrière,
Nous revenions... lorsque, de loin, à travers champs.
J’ai vu les bleus courir droit à cette clairière.
Ils pensent, au milieu des danses, des chansons, Surprendre nos pauvres garçons Et les enrôler tous, de force, en leur milice. .
A la force brutale opposez la malice :
Reprenez les chansons qui viennent de finir,
Amusez les soldats, il faut les retenir
Jusqu’à ce que nos gars soient hors de leur poursuite;
Ils ne craindront plus rien au coucher du soleil.
(A Jeanne.)
Partons, ton air troublé pourrait donner l’éveil.
(Jeanne et Yvonne sortent.)